Blogborygmes

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mercredi 14 octobre 2009

Tant-BourrinBrouillon de culture (4)

Je n'ai que trop tardé, depuis les numéros un, deux et trois, à venir vous dispenser de nouveau dans ces colonnes mes conseils culturels délicieusement avisés qui vous permettrons de briller dans les salons où l'on cause.

C'est aujourd'hui chose faite : j'ai été piocher dans ma bibliothèque quelques-uns des chefs-d'oeuvre de la littérature mondiale que tout honnête homme se doit d'avoir lus pour ne pas passer pour un plouc mal dégrossi.





Zizis dans le rétro - Raymond No-Queue

Zobie, une petite chipie délurée de douze ans, doit rester quelques jours à Paris chez son oncle Gabriel, pendant que sa mère se fait décalaminer le pot d'échappement avec son amant. En arrivant à Paris, Zobie n'a qu'une envie : voir un maximum de zizis, histoire de rattraper le retard pris sur sa mère. Mais malheureusement, le tonton Gabriel, qui travaille comme danseuse de charme, n'a pas envie de lui exhiber ses pendeloques.

Un matin, Zobie fait une fugue et décide d'aller visiter seule les quartiers chauds de la capitale. Hélas pour elle, son jeune âge lui barre l'accès de la plupart des établissements et sa quête de zizis reste vaine. A la tombée de la nuit, son oncle la retrouve et la ramène en taxi à la maison. Sur le trajet, pendant la traversée du bois de Boulogne, le taxi croise une floppée de jeunes hommes vendant leurs charmes qui ouvrent largement leurs manteaux dans la lumière des phares pour appâter le client. Hélas, Zobie s'est endormie et ne profite pas du spectacle. Les zizis de ses rêves disparaissent peu à peu dans le rétroviseur de la voiture sans qu'elle n'en ait eu conscience.





Selles du baigneur - Albert Couenne

Ariane Daube, jeune espoir du cent mètres papillon, a épousé Adrien Deumer, un expert-comptable qui travaille à la Société des Natations, sous les ordres de Socrawl, un séducteur-né. Ce dernier a comme une fusée dans le bas-ventre quand il voit la belle Ariane et il décide de la séduire. Comme il ne souhaite pas que celle-ci succombe à l'irrésistible attrait de son seul physique, il se déguise en vieux baigneur incontinent et va se promener sur la plage où elle parfait son bronzage. Ariane ne prête aucune attention à ce vieux laid qui passe et repasse plusieurs fois devant sa serviette. Socrawl se décide alors à mettre le paquet : il s'accroupit et défèque sur le sable devant les yeux horrifié de la belle qui s'enfuit aussitôt. Socrawl enlève son déguisement et lui déclare sa flamme malgré tout.

Commence alors une torride passion. Quelques mois plus tard, Socrawl enlève Ariane et l'emmène s'entraîner en Californie en vue des prochains Jeux olympiques. Mais, peu à peu, la passion s'étiole et l'ennui s'installe. Socrawl finit même pas devenir violent face aux mauvais chrono de sa protégée. Un jour, marchant par inadvertance sur une crotte qu'un chien avait laissée sur la plage, il y voit le symbole de l'impasse de leur passion. Ils décident alors tous deux de se rendre à l'agence France Telecom la plus proche et de s'y suicider.





Les nains sales - Jean-Paul Tartre

Hugo, un jeune intellectuel bourgeois, a intégré deux ans plus tôt le FLNJ (Front de Libération des Nains de Jardins). Chargé par l'organisation d'une opération délicate, à savoir aller dérober les nains de jardins dans l'enceinte même du Palais de l'Elysée, sa mission échoue lamentablement après qu'un des nains se soit débattu et ait donné l'alerte : il s'agissait - cruelle méprise - du Président de la République lui-même. Libéré après vingt-quatre mois de prison, une autre membre du FLNJ doit s'assurer qu'il n'a pas été endoctriné par les forces de l'ordre sarkoziennes et est récupérable pour de nouvelles missions.

Comme Hugo ne sait que répondre "il faut travailler plus pour gagner plus" quelle que soit la question qu'on lui pose, il est exécuté par un tueur du FLNJ de deux chamallows dans la tempe.





Les aventures d'Obscène Lupin - Maurice Lepatrèblanc

Obscène Lupin, mythomane cambrioleur, fait montre de ses talents d'escroc notoire et sans scrupule dans de nombreuses aventures, dans le cadre des Années Folles de la finance. Son cynisme, sa morgue, son goût du tape-à-l'oeil et sa soif de pouvoir font merveille et l'aident à renverser tous les obstacles qui osent s'élever devant lui. C'est également un séducteur, très apprécié des femmes qui apprécient les grosses liasses de billets affichées avec ostentation. Un héros moderne et indémodable à la fois.

dimanche 11 octobre 2009

AndiamoLes moulins à vent





Ce sont les lapins qui ont été étonnés...

Depuis si longtemps qu'ils voyaient la porte du moulin fermée, les murs et la plate-forme envahis par les herbes, ils avaient fini par croire que la race des meuniers était éteinte, et, trouvant la place bonne, ils en avaient fait quelque chose comme un quartier général, un centre d'opérations stratégiques : le moulin de Jemmapes des lapins...

Alphonse Daudet (les lettres de mon moulin)

Combien de fois ai-je lu ce magnifique recueil de contes et nouvelles à mes enfants et petits enfants ?

Des trois messes basses, en passant par le curé de Cucugnan, sans oublier la cabro de Moussu Séguin : qué se battégue touto la neui... e piei lou matin lou loup la mangé !

Mais celle qu'ils préféraient, c’était incontestablement la mule du pape et son fabuleux coup de pied au cul donné (à juste titre) au Testin Vedet : "et l’on vit la fumée jusqu’à Pampérigouste !"

Et que dire de l’élixir du père Gaucher ! Brave père blanc qui se prenait chaque soir une murge afin de retrouver la recette d’une liqueur autrefois élaborée par sa grand-mère.

Les jolis moulins de Provence m’ont donné l’idée et l’envie d’en parler, de les sortir de leurs oubliettes, leur rendre leurs ailes afin qu’ils s’envolassent.

Le moulin de maître Cornille : je soupçonne Monsieur Daudet d’avoir connu et peut-être fréquenté un brave meunier, fier et meurtri, dont il s’était inspiré.

Ainsi je vous ai dessiné le joli moulin de Daudet à Fontvieille… Enfin ça n’est pas exactement le sien, puisqu’il est en ruines, mais son frère jumeau... Faisons comme si.

Savez vous qu’au début du XIXème siècle 3000 moulins à vent étaient en fonction dans le nord de la France ?

Aujourd’hui, beaucoup ont disparus ou sont en ruines, mais certains sont encore entretenus pour notre plus grand plaisir.



Quant aux moulins Hollandais, ils ont été construits en bois. Ils servaient surtout à rejeter l’eau en dehors des digues, grâce à des pompes actionnées par l’arbre rotatif des dits moulins, ceci afin d’obtenir plus de terres cultivables (les polders) et protéger les populations des inondations.

C’est ainsi qu’au XIIIème siècle naquit Amsterdam contraction de Amstelledamme (digue sur la rivière Amstel)



Les moulins de Grèce et du Portugal possèdent un système à "vergues enroulées".

Ce système possède au moins huit vergues. La forme triangulaire des voiles est caractéristique, on pouvait réduire ou augmenter la surface des toiles, c'est ce qu’on appelle dans la marine à voiles "les ris", selon la force plus ou moins grande du vent.

En Crète, ce système est toujours utilisé afin de pomper l’eau servant à irriguer les cultures.



Moulin Grec

Et voici son alter ego le moulin à vent Portugais. Comme quoi, mêmes problèmes, mêmes solutions !

Et enfin les moulins à vent du troisième millénaire, ceux qui ne brasseront pas de l'air pour rien, à l'inverse de nombre de nos politiciens.

Ces élégantes éoliennes géantes qui sans relâche nous fourniront (peut-être) l'énergie dont nous sommes tous si friands !

Fasse qu'Eole dans sa grande miséricorde nous accorde BON VENT.

Ch'tiots crobards : Andiamo 2009 pour blogbo.

jeudi 8 octobre 2009

Saoul-FifreRahantanplan

Ha les héros ! Le mal qu'ils peuvent faire ! C'est un peu comme la pub, comme les images d'humains parfaits, hommes et femmes, dont nous inondent les magazines consuméristes et menteurs sans vergogne. Ben oui, de gros menteurs, même, car ça se saurait, si en achetant la montre on avait en prime la nana de la photo ?

Et si en s'abonnant à Rahan-gadget on devenait beaux, musclés, inventifs, adroits, respectueux des droits de l'homme et de la femme, courageux ? C'est l'arnaque absolue, moi je vous le dis. L'emballage ne correspond pas au produit à l'intérieur. Yen a qui voient dans Rahan le militant communiste parfait dans une société idéale. Comme Rahan "ne tue jamais ceux-qui-marchent-debout", j'émets déjà un gros doute à la base. À l'époque de Pif et de la russie soviétique, c'étaient plutôt les soumis, ceux qui "marchaient-à-quatre-pattes", que l'on laissait tranquilles. Et même à l'heure d'aujourd'hui, ce sont les grandes gueules au verbe libre, genre Anna Politkovskaïa, que l'on assassine.

Tel que vous ne me voyez pas, j'ai acheté les premiers numéros et j'ai eu le "coutelas" de Rahan et son collier de griffes. Du beau plastoc respectant comme il faut les normes de protection de l'enfance. Au bout d'une demie-heure d'efforts infructueux à essayer de couper les pattes d'une mouche capturée pour l'occasion, j'abandonnai.

Mon copain Rahan m'a beaucoup déçu ce jour là. Si il voulait me faire croire que c'était avec ce couteau de pic-nique qu'il éventrait les longues-crinières, c'était raté. Non, j'ai cassé ma tirelire et j'ai acheté un vrai couteau de lancer, inox et polymère, comme celui de Rahan ; mais ma sœur n'a jamais voulu se coucher le long d'un tronc d'arbre, qu'on fasse comme si je la sauvais du peau-de-bois, d'un coup précis dans son œil féroce. Dans l'œil du peau-de-bois, hein ? oui ma sœur aussi avait l'œil féroce, mais c'était pas écrit dans le jeu, enfin je me comprends. Elle avait pas l'esprit Rahan, ma sœur, c'est pas elle qui aurait sauvé les belles Tanaou ou Inoo par altruisme pur, et pas du tout pour les sauter dès que le chef aurait le dos tourné, comme j'en connais qui croient.

On met pas tout en commun, dans le communisme ! Seulement les nouvelles connaissances.

Ah il m'en aura fait faire des conneries, le Rahan, mais ça marchait jamais comme dans le livre, la liane cassait, le radeau coulait, le veau ne se laissait pas dresser et je me laissais enrôler par le sorcier/curé pour tenir un stand à la kermesse.

Mais par delà ces quelques imprécisions dans le suivi de la doctrine rahanesque, je suis fier de pouvoir affirmer haut et fort qu'en temps que digne fils de Crado je suis toujours resté fidèle aux valeurs représentées par chacune des griffes de son collier :

le bavardage, la débauche, la gourmandise, l'ivrognerie et la paresse !

lundi 5 octobre 2009

Tant-BourrinLa rectification

12 février 2062

Mû par je ne sais quelle force, je me décide finalement à m'installer devant le clavier et à écrire. Pour rien, pour personne, juste pour garder le propre fil de ma mémoire. Même si je sais qu'ils n'attendent que cela.

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vendredi 2 octobre 2009

AndiamoJeux (presque) interdits

Avertissement : j'ai scribouillé cette histoire il y a une quinzaine de jours, je ne savais évidemment pas ce qui allait se passer aux îles Samoa. Prémonition ?


Daniel se réveille, il a nettement entendu le ressac. Elle est déjà là, songea-t-il en s’extirpant de son lit, le dos trempé de sueur.

Dans le noir, il se dirige vers la fenêtre. Elle est grande ouverte, seuls les volets sont rabattus afin d’éviter la lumière des quelques réverbères. Il écarte les légers vantaux fait de plastique.

Tout est calme, il a rêvé… Encore une fois, songe-t-il, ça n’est pas pour tout de suite, pas encore, mais cela viendra. De cela, il est sûr, toutes les simulations qu’il a effectuées corroborent ce qu’il pensait depuis longtemps : la mer gonfle, s’enfle, la calotte glacière de l’Arctique a complètement disparue, les glaciers de l’Antarctique ont déjà fondus de plus de la moitié !


- Salaud ! T’as envoyé ton onde calorifique, on avait dit qu’on s’en servirait pas !

- Fallait pas me flanquer un tsunami sur B 413 !


Il fait encore très chaud malgré l’heure avancée de la nuit, vingt-sept degrés au bas mot. En cette saison - nous sommes en hiver - et puis ici, à 48° 51’ 44’’ NORD - 2° 21’ 3’’ EST, il devrait faire froid.

Daniel se souvient des hivers d’autrefois, cet autrefois pas si lointain - il n’a que trente-cinq ans. La neige tombait en cette saison. Avec ses parents, Christian son père et Michèle sa mère, ils partaient skier dans les Alpes, aux sept Laux dans le massif de Belledonne.

Quelques années avaient suffi pour tout détériorer, et cela de façon exponentielle. Daniel est sceptique, les rejets ne sont pas la cause essentielle de l’accroissement aussi rapide de la température, toutes les simulations qu’il a faites en arrivent à la même conclusion : il y a autre chose… Autre chose, mais quoi ?


- Te plains pas, j’aurais pu faire chuter S 012 sur ta T 856 pourrie !

- Tu peux pas… Tu peux pas, t’es pas équipée du ralentisseur d’orbites… Na !


Certes les humains inconscients avaient rejeté dans l’atmosphère des millions de tonnes de gaz carbonique, favorisant l’effet de serre. L’énergie nucléaire maîtrisée un siècle plus tôt n’avait pas été sans danger non plus : nombre de centrales avaient explosées, à cause de la négligence de ces inconscients qui pensaient tout savoir, tout maîtriser. Les radiations mortelles avaient fait des millions de victimes et, dans certaines régions, provoqué des naissances monstrueuses.

Daniel songeait à tout cela en contemplant sa ville pratiquement plongée dans le noir. Des mesures drastiques avaient été prises depuis deux ans afin d’enrayer la montée fulgurante de la température terrestre. Un peu tard, beaucoup trop tard, le processus était enclenché, irréversible, il faudrait des milliers d’années pour que tout redevienne normal. L’espèce humaine y survivrait-elle ?

En retournant se coucher, il jette un regard sur la photo en 3D, un hologramme que lui a offert Mélodie, sa fiancée. Ces hologrammes sont interdits, car trop voraces en énergie. Daniel n’en a cure, depuis le temps qu’il a averti le centre des catastrophes naturelles sur l’inéluctabilité des bouleversements à venir, ils auraient dû en tenir compte. Il passait à juste titre pour une sommité en matière de simulations, et ce malgré son jeune âge.

Sa main passe à quelques millimètres de l’image comme pour une caresse, le léger frémissement de l’air fait trembloter l’icône, puis tout redevient normal, le joli sourire se fige à nouveau.


- N’importe quoi ! Papa m’achètera la nouvelle console pour mon anniversaire, y’aura le ralentisseur d’orbites, et même l’écroûteur de noyau central ! Nananère…

- L’écroûteur ? AH AH AH ! L’ ECLATEUR, pas l’écroûteur, nunuche !


Ils ne se marieraient jamais. A quoi bon fonder un foyer, avoir des enfants qui ne survivraient pas ? Bon nombre de villes et villages avaient été engloutis, la mer remontait chaque jour davantage au gré des marées dans les estuaires. Le grand fleuve, celui qui arrosait sa ville, avait failli déborder et tout engloutir, il avait fallu construire des digues, afin de le contenir.

Daniel s’allonge, sachant que le sommeil ne viendra pas. Il prend un "Calmax" dans le tiroir de sa table de chevet, ferme les yeux et attend le sommeil…


Illéa pousse la manette de sa Playstation…

- Et voilà vingt degrés supplémentaires ! T’as vu, Iban, elle va fondre littéralement ta T856 pourrave !

- Eh ben tiens : explosion des chaînes volcaniques en série sur ta B 413 ! Elle est nase, elle est nase, disloquée, éparpillée… Stop ! J’ai gagné.

- Un partout, la balle au centre ! J’ai fait bouillir tous les océans de ta planète pourrie… Elle fume maintenant, et fumer c’est pas bon pour la santé !

-Vous n’avez pas fini de hurler comme ça !

La créature qui vient d’entrer, mesure en dimensions terrestres trois mètres cinquante. Assis à même le sol, deux bambins de deux mètres environ jouent avec leurs consoles, leurs petits tentacules agiles légèrement rosâtres courent sur le clavier et activent rapidement des petits leviers. Devant eux : un écran relié à un télescope électronique, on y aperçoit une petite planète située dans un tout petit système solaire à des milliers d’années-lumière. Cette petite planète est la troisième à partir de son étoile. Autrefois, elle était bleue.

- Vous avez ENCORE massacré une planète ! Et si elle était habitée, hein ?

- Voyons M’man, qui pourrait survivre sur un gros caillou rempli d’eau avec de l’azote et de l’oxygène dans l’atmosphère ?

- T’as raison mon chéri, s’attendrit la Maman en inspirant une profonde bouffée de monoxyde de carbone, tandis qu’elle fourrage nerveusement son orifice nasal avec l’un de ses nombreux tentacules.




P-S : au fait 48° 51’ 44’’ NORD - 2° 21’ 3’’ EST, ce sont les coordonnées de la rue Lafayette à Paris dans le Xème arrondissement… Là où je suis né.

mardi 29 septembre 2009

Saoul-FifreFort homme

Le "faux rhum" de Blogborygmes . Encore une idée géniale de Tant-Bourrin . Venez causer à mon cul, ma tête est malade ! Ah ça avait bien démarré, on avait de sacrées locomotives, des pipelettes de compétition, calune, mamasha ? Et puis tchoufa , plus personne, le grand silence blanc !

Bon, il faut dire qu'un forum, si vous le mettez pas dans un agrégateur ou dans un truc à forums qui vous tient au courant de si ça bouge, vous allez vite vous lasser, d'y aller "par hasard" et de le trouver immobile ?

Et qu'on ne se méprenne pas, je ne critique personne, je ne suis pas trop "forum", ni tchat, ni rien qui ressemble à de la discute.

Mais je n'ai pas su résister à un jeu rigolo proposé par Claudius . Tant-Bourrin et moi suivons le blog de Claudius avec attention depuis très longtemps. Perso, son goût pour la poterie me ravit, ses conseils littéraires sont solides, ses reportages photos magnifiques et puis, cerise ironique sur le gâteau, nous avons le même look !

Toujours est-il qu'il a repéré notre forum désertique et qu'il y dépose avec une régularité métronomique une photo d'actualité assez riche de sens pour titiller l'imagination cynique de gonzes dans mon genre.

Et il fait de même sur d'autres forums dont il est le visiteur coutumier. Il propose une phrase illustrant la photo, un "chapeau", quoi, et tout le monde y va de sa blague. Puis Claudius publie tous les résultats sur son blogue, ça lui fait un billet très drôle à peu de frais, surtout qu'il ne cite pas ses sources, à part un vague "de la part de mes amis forumeurs".

Je me suis dit que c'était dommage pour vous, alors maintenant vous savez qu'il faut suivre du coin de l'œil le blog à Claudius, et puis aussi notre forum, moribond mais point encore tout à fait mort ! Ci dessous, vous n'avez que ma participation, mais vous pouvez aller chez Claudius prendre connaissance des autres saillies, mais vous pouvez aussi, soyons fous, on n'a qu'une jeunesse, participer vous-mêmes !!




Con Pagny raie pub lichen d'œufs secs urine-thé

Bon maintenant, vous remontez dans les camions, mais il est interdit de s'enfiler pour gagner un peu de place !

Votre mission d'aujourd'hui sera simple : vous tapez sur les pharmaciens pour qu'ils vous donnent des somnifères à mettre dans les grenades lacrymogènes.

Vous, les camions pare-buffle, vous empêchez les vaches folles de l'ultragauche de retarder les TGV

Scène de vide grenier : "Les fourgons dinkytoys à 1 €, je les prends, mais pas le paillasson kaki tout déchiré.




NS ne se déplace plus sans son cerveau artificiel portatif qui lui souffle des réponses polies et en français impeccable.

Après sa "faiblesse", il se lance dans le développement du râble en se goinfrant au Fouquet's.

Cette semaine, c'est le petit Nicolas qui donne les résultats de la grille infernale du Sudoku du Figaro.

Les photopiles, c'est pile-poil ce qu'il me fallait pour me changer des photos à poils !




Blanche-neige (hors-champ) apprend la propreté aux 7 nains.

Le meilleur des mondes c'est un bain à bonne température.

À l'école des bébés-nageurs, il y en a un seul qui écoute le prof.

Osez nos nouveaux yaourts à la tendresse, avec de vrais morceaux de bébés dedans.

Le clonage : une technique à affiner.

Quel est l'imbécile qui a mis les bébés dans les échantillons d'urine ?




Roselyne Bachelot l'a garanti : les stocks de masques anti-pandémie sont là. Eminence et Petit-Bateau ont répondu présents.

Je sais pas ce que j'ai ce matin, j'ai la tête dans le cul.

Ma gynéco et mon dentiste ont le même masque hygiénique. Un nouveau designer doit être en train de saturer le marché.

Le fantôme du Professeur Choron revient avec une fiche-bricolage : "Vous avez un slip, vous avez un masque anti-grippe !!"




N'envoyez plus de dons à la Banque du Sperme : les stocks débordent.

Comme les grands enfants qu'ils sont restés, les paysans jouent à "qui pissera le plus haut".

Les tonneaux sont en perce. Goûtons le beau chaud lait nouveau.

Les femmes doivent bien mesurer le rapport bénéfice/risque du vaccin H1N1 : des complications peuvent survenir sous forme de pertes blanches abondantes.

samedi 26 septembre 2009

Tant-BourrinEspèces de pauvres contes (2)

Vous en avez redemandé, tant pis pour vous ! Voici deux nouveaux contes dépoussiérés pour mieux coller à notre belle époque ! Plus la peine de chercher quoi lire ce soir à vos chères têtes blondes !

C'est parti ! Il était une fois...


La belle au bois dormant

Pour le baptême de la princesse, fille du Président de la République Nicolas Ier et de la reine Carla, une teuf d'enfer est organisée au Fouquet's à laquelle a été convié le gratin de la jet set : grands patrons d'industrie, affairistes, lêche-culs et fées ont été invités à grands frais sur le budget de l'Etat.

Les fées se succèdent devant le berceau de l'enfant pour lui offrir un don, sachant que se faire bien voir du Président de la République ne pourra qu'être profitable à leur business à venir : la fée Ségélanne lui confère la force tranquille, la fée Bolorette lui promet plein de thunes, la fée Clavière lui donne le don de préserver sa pelouse intacte, etc.

L'ambiance tombe brutalement quand la fée Vile-Pinte, qui n'a pas été invitée à la fête, surgit soudain et jette un sort sur la princesse : "Quand elle aura vingt ans, elle se piquera avec une seringue et mourra d'overdose".

Le service d'ordre musclé évacue mili militari la gâcheuse de fête. La consternation est générale.

Heureusement, la fée Rachida commue ce mauvais charme en une peine incompressible de cent ans de sommeil.

Pour éviter le mauvais sort, le Président de la République Nicolas Ier fait paraître un édit condamnant à mort tous les dealers, les trafiquants de drogue, les fumeurs de joints et les animateurs de Canal+.

Malheureusement, tout ceci est en vain : un jour, alors qu'elle prépare un gâteau avec son ami Doqueginéquaut, elle laisse malencontreusement choir la seringue à crème sur son pied et tombe immédiatement dans un profond sommeil. Il faut préciser que la crème pâtissière en question était issue d'une recette de Doqueginécaut à base de peyotl et de mescaline.

Cent ans plus tard, sous le règne donc du Président de la République Nicolas IV, un prince charmant arrive sur son scooter blanc et se rend au chevet de la princesse qui ronfle toujours comme une bienheureuse, car elle souffre des végétations.

Là, il a des palpitations cardiaques devant la beauté qui s'offre à lui. Il se penche tendrement vers elle, lui arrache sauvagement toutes ses fringues empoussiérées et la baise fiévreusement par tous les trous avant de repartir, sans qu'elle n'ait cessé un instant de ronfler.

Le Prince charmant est tout guilleret : pour une fois, il n'avait même pas eu besoin de ses pilules de GHB pour baiser ce soir-là !



Les trois petits cochons

Trois frères cochons se construisent chacun leur maison.

Le premier, un junkie indécrottable, bâtit à la hâte la sienne avec une partie de ses récoltes : chanvre, cannabis, etc.

Le deuxième, un écolo convaincu, bien décidé à ce que son logement ait une trace environnementale minime, n'utilise que du bois issu de massifs forestiers locaux exploités de façon durable.

Le troisième, bien plus pragmatique, sentant que la bourse entre dans une période de tourmente, liquide son portefeuille d'actions et se fait construire, avec ses bonus de trader, une villa luxueuse avec piscine, jacuzzi, salle de billard et tout le toutim.

Sorti de sa cité craignos, un loup débarque dans la contrée qui, alléché par ses trois petits cochons, rêve d'en faire son frichti. Il faut préciser que les loups lisent relativement peu les gazettes et que celui-ci n'était donc pas au courant des ravages de la grippe porcine, sinon il aurait préféré aller se taper un mouton près du courant d'une onde pure.

Le loup se dirige vers la maison du junkie et s'en fait un tarpé géant, qu'il fume en deux-trois taffes, car il possède une sacrée capacité pulmonaire.

Le petit cochon junkie se croit - à juste titre - dans un bad trip et se précipite chez son frangin écolo.

Le loup revient le lendemain de sa cité, tout guilleret d'avoir fumé son joint géant la veille, et arrive devant la maison de bois. Il sort alors un jerrican d'essence, le répand sur les murs et craque une allumette pour en faire un brasier.

Le petit cochon écolo s'enfuit alors, horrifié par ce gaspillage énergétique d'une ressource rare et limitée. A tout hasard, son frangin junkie le suit. Ils se réfugient tous deux dans la villa de leur frère. Celui-ci y organise une soirée mondaine et ne veut pas qu'elle soit gâchée par la présence de ses deux frères qui lui font honte. Il leur propose donc, car il est quand même charitable, de s'installer dans la niche de 60 m² de son yorkshire.

Le lendemain, le loup, tout réjoui que son feu de joie de la veille ait fait les titres du 20h de TF1, arrive devant la villa. Mais les vigiles qui montent la garde près de la villa le repère et l'abattent alors qu'il essayait de franchir les grilles. Bin oui, on ne laisse quand même pas une villa à 300 millions d'euros sans surveillance.

Prévenu que le loup est mort, le petit cochon trader va en informer ses frères, histoire de les rassurer mais surtout pour qu'ils lèvent le camp fissa : il ne veut plus voir ses marginaux de frères chez lui.

Mais arrivé à la niche où ils logent, il s'aperçoit que son yorkshire les a dévorés pendant la nuit. Il en est donc définitivement débarrassé. Tout est bien qui finit bien !

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