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samedi 9 juillet 2005

Saoul-FifreArthur

Ces chèvres commençaient à me brouter sérieusement les poils et à me gonfler au compresseur d’air. Surtout Arthur. De longue à faire des cagades, casser les clôtures, partir dans la colline, ronger les oliviers… Arthur surtout, ce fumier pourri : debout sur ses pattes arrière, c’est qu’il atteint ses 2m50, ce grand encorné de mes nouilles ! Je vous dis pas l’état des oliviers, si on le rattrape pas tout de suite. Ou plutôt si, je vous le dis : plus d’écorce, plus de feuilles, les branches cassées à concurrence de 2m50… Le typhon Arthur. Merci beaucoup, mon Dieu ! Avec un zig pareil, plus aucun avantage à vivre en région tempérée.

En plus, toujours à chercher la bagarre. C’est un violent, ce mec, je vous jure ! Il s’avance vers moi, faussement calme, sûr de lui, avec des tressautements nerveux dans les muscles des épaules, et puis il fait un truc marrant, enfin, marrant, mouais, pas vraiment : il baisse la tête comme pour me faire admirer ses grandes cornes bien implantées, mais alors pas du tout de l’air de dire :

« T’as vu comme tu m’as encore fait cocu ? »
mais bien, et sans l’ombre d’un doute, je décrypte à livre ouvert la mauvaise détermination qui brille dans ses yeux :
« Si t’aimes les gros machins vrillés, tu vas jouir, p’tite tête »
tout ça, en soufflant et en grattant furieusement du sabot. Je le soupçonne de potasser des traités tauromachiques, le soir à la clarté lunaire. Belzébuth seul sait comment il se les est procurés et qui lui a appris à lire. Peu importe, mais ça n’arrange pas sa mégalomanie !

Bon, en principe, quand ce genre de moment un peu difficile à passer se coltine à mon destin, je me mets à hurler en essayant d’avoir l’air d’y croire (ça ressemble à s’y méprendre à un glapissement d’australopithèque) les rares insanités que ma mère m’a apprises ça fait déjà un bail… Et, miracle, si par hasard je lui sers une obscénité bien gluante à laquelle il n’a pas encore eu l’honneur d’être présenté, eh bien il lui arrive d’avoir un mouvement de recul, l’air pincé, moitié choqué, moitié dégoûté de voir tant de vulgarité dans un si frêle jeune homme… Mais aujourd’hui : macache ! Mes injures doivent être de vieux poncifs rassis, peu convaincants et leur charge émotionnelle tellement élimée que l’accoutumance joue et qu’il fonce.

L’instinct de conservation me fait creuser le ventre en une véronique de toute beauté qui m’évite ainsi une opération de l’appendicite sans anesthésie par le chirurgien-fou Arthur, que, soit dit entre nous, et il n’est pas dans mes habitudes de débiner quelqu’un dans son dos sans de sérieuses raisons, je ne recommande pas même à mon pire ennemi. Ce judicieux influx nerveux zigzaguant à la vitesse de l’électricité directement des yeux aux muscles sans passer par le cerveau me fait gagner la seconde indispensable pour me planquer derrière un arbre. L’autre brute prend son virage en épingle à cheveux sur ses deux pattes intérieures, comme un vrai pro, et commence à me mimer « mon manège à moi, c’est toi… » autour de l’arbre. Tout en crachant les dernières cellules pulmonaires que m’ont laissées vingt ans de tabagie active, je beugle :

« Déconne pas Arthur, je disais ça pour rire ! Pas un mot, j’en pense pas un mot ! Je t’èèèèèèèème !! »

Son besoin affectif est comblé. Ou alors il commençait à trouver que la force centrifuge ne lui faisait travailler que le cerveau gauche et il n’attendait qu’un prétexte pour entamer la négociation d’une paix honorable. Toujours est-il qu’il pile net, en une sorte d’ultime galop sur place, d’une élégance olympienne. Complètement calmé, il pousse ensuite la bonté d’âme jusqu’à faire les derniers pas vers moi. Je sais qu’il veut que je le gratte derrière les cornes, là où il a du mal à se débrouiller tout seul. Le silence s’installe entre nous. Mes doigts courent dans ce crin court dont pas un négociant en laine ne voudra.

Vraiment, qu’est-ce qui me prend de gaspiller de longues plages de mon emploi du temps avec cette trique à pattes ? Et à quoi ça sert que l’autre il se décarcasse à inventer l’insémination artificielle ?

Je jette un regard par-dessus l’épaule. Toutes les chèvres sont là, l’œil humide, béant d’admiration devant leur Grand Homme, avec des brindilles d’olivier dépassant encore au coin de la lippe, en une ironie délibérément appuyée. Le premier Commandement de l’Eleveur, en lettres de feu, explose soudain et m’incendie la rétine :

« Avoir l’ascendant sur toi, jamais la bête ne laisseras ! »

Aussitôt, un courant de faible intensité me parcourt, me réveille et me remet sur les rails de la rigueur pragmatique. Je m’ébroue et ordonne d’un ton sec :

« Bon, c’est pas tout ça ! Ils sont goûteux, mes oliviers ? C’est de la qualité extra, hein ? Un bon équilibre énergie / azote, ça madame ! Et ben, pas un gramme de foin ce soir ! C’est l’heure de la traite, vous allez me rentrer direct à la maison et…, au petit trot, je veux dire ! »

Et, Arthur en tête, le troupeau obtempère, bon enfant. Ils ont prononcé tous les autres, ils peuvent bien me laisser le dernier mot …

jeudi 7 juillet 2005

Tant-BourrinLes voies présidentielles

Il m'arrive parfois de me poser, comme ça, des questions à la con. L'autre jour, il y en a une, particulièrement sans intérêt, qui m'est venue en tête (ne me demandez pas pourquoi) : tous les Présidents de la République française décédés ont-ils donné leur nom à une voie de Paris ? Question à la con, mais qui, du fait d'un fonctionnement interne que je maudis, m'a tourné en tête jusqu'à ce que je me décide à vérifier par moi-même.

A ma décharge, il me semble me rappeler (merci aux lecteurs ou lectrices qui le savent de confirmer ou d'infirmer la chose) que l'argument "les Présidents morts ont tous eu droit, sans exception, à leur rue dans Paris" avait été avancé, il y a quelque temps, quand la bataille avait fait rage autour du rebaptême d'une partie du quai du Louvre en quai François Mitterrand.

Eh bien, on nous a menti : il y a des oubliés de l'histoire ! En voici la preuve, en balayant les 22 Présidents dans l'ordre chronologique...

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mardi 5 juillet 2005

Saoul-FifrePoéter plus haut qu'on a le luth

Très jeune, la poésie m'a kidnappé. J'apprenais avec beaucoup de plaisir et de facilité les poèmes que l'on devait savoir "par cœur", très belle expression dont on a oublié le sens premier, "par amour", pour la galvauder dans le sens "ânonner par cœur", sans essayer de comprendre, comme un âne...

Le vrai poète s'exprime effectivement "par cœur", ou bien "de toute son âme", comme chantait Charles Trénet. Les mots ne sont pas filtrés par le cerveau avant de gagner la bouche ou la main. La poésie est de l'écriture automatique non édulcorée par des contingences sociales, politiques, commerciales, raisonnables, elle est l'expression de la liberté de l'individu, mais aussi de sa soumission à une inspiration, un génie qui le dépasse. Qui transgresse ces deux conditions est un parolier, un pondeur de textes, un pisseur de copie.

La 1ère fois que mes parents m'ont demandé quel métier je voulais faire quand je serai grand, j'ai répondu : "poète". Autant vous avouer tout de suite que je n'ai jamais réussi à faire grimper mes capacités sur la côte pentue de mes ambitions. Tant-bourrin et moi, entres autres mauvaises actions, avons commis quelques textes que nous nous sommes envoyés mutuellement en rougissant de honte. Celui que je vais vous recopier n'a d'autre légitimité à sa sélection que le fait que Tant-bourrin ne le connaît pas encore. Il est un peu nullos, c'est vrai, mais allez, faites péter les vôtres, ça sert à ça, les commentaires ?

Jeannot, le fin fond des promoteurs,
à 120 mètres de hauteur,
visitait le caca qu'il avait fait construire
pour ceux qui savent LÀ où il faut investir...

Jobard, le pauvre garçon d'ascenseur,
à 120 mètres de hauteur,
faisait le métier le plus con.
Et c'est dur, de savoir qu'on est perçu comme l'un des plus cons...

Jonas ! Ha, Jonas, le martin-pêcheur,
à 120 mètres de hauteur,
filait gaiement dans l'air d'azur,
à la recherche d'une truite aux mœurs pures...

JBX23(*), le martien venu d'ailleurs,
à 120 mètres de hauteur,
décidait de s'amuser à atterrir
pour foutre la trouille, les glandes et la quinte aux brav's gars d'Paris...

Une particule composée de cellules, d'atomes et d'électrons vengeurs,
à 120 mètres de hauteur,
comme elle était en chaleur,
fit se liquéfier un peu d'vapeur...

Wouah, l'été pourri d'sa mère !?!?

lundi 4 juillet 2005

Tant-BourrinLa bêtise au front de taureau

Nous vivons décidément des temps extraordinaires. En témoigne cette brève dépêche de l'AFP, gentiment reprise dans la presse ce week-end.

Voilà, un nouveau pas est franchi dans l'avancée de l'insondable connerie humaine : une femme a vendu son front comme espace publicitaire, sous forme de tatouage, au plus offrant, et ce pour avoir les moyens d'inscrire son fils dans un établissement scolaire privé.

Pris comme ça, à la légère, c'est juste une brève à classer dans la rubrique "insolite", une petite info qui attire l'oeil, fait sourire et alimente les discussions autour de la machine à café le lendemain.

Mais à bien y réfléchir, un léger frisson d'effroi me parcourt l'échine devant ce condensé de la crétinerie rampante.

Trois réflexions me viennent en tête...

Tout d'abord, même si cela peut paraître politiquement incorrect (choeur des vierges : "pauvre femme, réduite à vendre son front pour offrir les meilleures chances à son fils !"), je pense que la mère de famille en question souffre vraisemblablement d'un déficit neuronal dans la zone du cortex cérébral abritant la jugeote, la dignité humaine et l'estime de soi. Eût-elle été réduite aux dernières extrêmités pour nourrir ou loger sa famille, j'aurais pu comprendre (sans l'approuver) la démarche. Mais là... Un front marqué à vie pour payer deux à trois ans d'école privée à son fils, ça me dépasse.

Ensuite, pour qu'une transaction aussi infâme puisse se faire, il faut aussi un acheteur. Cynique. Prêt à tout. Vomitif à souhait. GoldenPalace.com est de cette trempe : quand on se nourrit de l'exploitation de la misère humaine en faisant miroiter des gains rapides par le jeu, on peut tout aussi bien chier sur la tête (ou plus précisément sur le front) des gens. Ce qu'ils ont fait.

Enfin, dernier point : si nos amis de GoldenPalace.com font ça, c'est bien qu'ils espèrent avoir en retour des retombées positives en terme de fréquentation de leur site de merde. Imaginer que quiconque, à l'écoute de cette info ou croisant un être humain tatoué sur le front, puisse être séduit par une telle forme de publicité et avoir envie d'aller jouer du fric en ligne sur RottenPalace me paraît inconcevable. Mais hélas, inconcevable n'est pas moderne...

Alors donc, puisque le futur serait aux panneaux publicitaires humains, allons-y gaiement : que les plus beaux fleurons de l'industrie française se lancent eux aussi dans le créneau !

Et demain peut-être aurez-vous, partageant pour la première fois de tendres moments avec une jeune femme, la surprise de découvrir, tatoué sur son sein : "l'Aréole, parce que je le vaux bien !". Et continuant à parcourir son corps, vous lirez "AirWick, une bonne claque aux mauvaises odeurs" tout au bas de ses reins. Et si c'est avec un monsieur, vous lirez peut-être, lorsqu'il sera en de bonnes dispositions, tatoué sur son membre viril, "quand je fais de la purée Mousseline, je suis sûr que tout le monde en reprend"... Que de bonheur à venir !

Et pourquoi s'arrêter là ? Si la chose devient monnaie courante, les cours du tatouage de pub vont s'effondrer, même l'épicier du coin pourra s'offrir un front. Et peut-être même pire : avec un marché de l'emploi toujours aussi désastreux, pourquoi un employeur n'imposerait-il pas demain à ses employés de prouver leur motivation et leur attachement à l'entreprise en se faisant tatouer le nom de celle-ci sur leur front ?

Je vais certes sûrement un peu vite en besogne, mais qui aurait cru il y a quelques années qu'un jour des mères de famille donneraient, contre rémunération, une marque commerciale comme prénom à leur nouveau-né ? Ou se feraient tatouer ainsi le front ?

Et que se passera-t-il quand, malgré ce sacrifice, l'employé se retrouvera viré comme un malpropre parce que les actionnaires exigent du 10% de rentabilité ?

Une seule chose me console : celui-ci pourra alors toujours se faire tatouer, juste en dessous du nom de son ex-employeur, "...c'est de la merde !"

Ça n'arrangera rien du point de vue esthétique, mais au moins, ça le défoulera !

samedi 2 juillet 2005

Saoul-FifreSociété Protectrice des Rats-nimaux

Petite brève parue dans "La Provence" du 30 Juin 2005.

La Société Protectrice des Zanimaux a porté plainte contre le maire UMP de Nice, Jacques Peyrat, pour cruauté envers les animaux, après que celui-ci a déclaré avoir "écrabouillé un rat gros presque comme un chat", à l'aide d'une pelle, lors d'une visite dans un local à poubelles du vieux Nice. "Je ne supporte pas cet animal", a déclaré le maire, estimant "qu'il y a trois fois plus de rats que d'hommes à Nice". La SPR a déposé plainte pour cruauté envers les animaux avec incitation, assortie d'une constitution de partie civile, dans une lettre au procureur de Nice. "Une grosse opération de dératisation est nécessaire, mais rien ne justifie de partir ainsi en expédition punitive", note-t-elle.

Jacques Peyrat ! Sénateur-maire-crapule-UMP de Nice, bon, sa présence dans un local à poubelles était on ne peut plus logique, mais la question n'est pas là.

De qui se moque la SPR ? Elle reconnaît qu'une grosse opération de dératisation est nécessaire mais elle dénie au maire le droit de couper le ruban rouge de l'inauguration, de sceller, non la première pierre du plan d'attaque, mais le destin d'une de ces pourritures de rats qui grouillaient par là ? Quel est le problème ? Peyrat n'a pas son CAP de dératiseur ? On a le droit de le faire mais pas de le dire ? Pourquoi la SPA n'attaque-t-elle pas tous les vendeurs de pièges, de blé empoisonné, d'articles de chasse ?

GGRRrr... c'est typiquement le type d'évolution de la société qui me met en colère : ce rat (presque gros comme un chat) a eu une vie magnifique, libre, les poubelles des niçois sont abondamment garnies de tas de bonnes choses, le paradis a duré ainsi plusieurs années jusqu'à ce que sa route croise celle de Jack Peyrat au nom prédestiné. Et faut pas emmerder à Jack, c'est un conseil d'ami. Le rat a joué, il a perdu mais il a eu une belle vie et il meurt sans avoir connu les affres de la sénescence et en combattant. Il ira au Walhalla.

La SPR trouve ça pas glop : le sang a giclé et Jack n'a pas respecté le process officiel d'éradication du rongeur. Le vétérinaire désigné par la SPR tire chaque rat au fusil hypodermique, signe le permis d'inhumer et doit leur assurer une sépulture chrétienne qui respecte leur dignité de rat.

Mais ces sans-cœur, ces sans viscères, ces sans aucune sensibilité de membres de la SPR ne bronchent jamais si il s'agit d'attaquer des élevages concentrationnaires !

Là, ils ont en face d'eux des lobbies qui savent se défendre et qui sont en règle avec les lois puisque ce sont les lobbyistes eux-mêmes qui ont tenu la main des députés ou des membres du gouvernement qui rédigeaient les lois et les normes leur permettant de faire du profit...

Là, il ne s'agit plus d'un animal sauvage libre, à la sexualité épanouie et efficace, dont la mise à mort par l'homme, son seul prédateur, quand le rat se reproduit un peu trop, est un acte d'auto-défense naturel...

Là, il s'agit de bêtes qui souffrent depuis leur naissance, entassées, confinées, avec le "confort" minimum calculé scientifiquement pour ne pas qu'elles crèvent (catastrophe économique), nourris avec des aliments médicamenteux (antibiotiques, calmants) en préventif. Les marges sont calculées tellement "juste" pour que le panier de la ménagère ne "s'envole" pas, que si la bande (de poulets, de lapins, de porcs, etc...) n'est pas prête au jour dit, l'éleveur perd son bénéfice...

Contre cette véritable Shoah des animaux, ces conditions dégradantes de vie qu'on leur inflige dans le seul but de les manger à bas prix, La SPR ne s'élève JAMAIS. Là, on touche au sacro-saint intérêt économique. Pan sur les doigts. Votre subvention risquerait de vous être enlevée. Ce serait dommage.

Ils ne lèvent pas le petit doigt pour améliorer le sort de millions d'animaux se relayant dans les chaînes de la mort industrielle, et ils vont se payer un avocat pour redorer la mémoire d'un vieux rat d'égout ! Ça me dégoûte...

vendredi 1 juillet 2005

Tant-BourrinUne page de pub

Nombreux sont les sites et les blogs, surtout ceux issus des formules clés en main, truffés plus ou moins insidieusement de publicités, elles-mêmes plus ou moins ciblées en fonction des billets. Vous vous documentez sur les Pyrénées ? Paf ! On vous balance une pub pour Canigou ! Vous vous délectez d'un billet comparatif sur les meilleures bières du monde ? Paf ! Une pub pour les Pompes Funèbres Générales ! Vous lisez un billet sur le noble labeur des pêcheurs en haute mer ? Paf ! On vous balance une pub pour le Figaro, c'est-à-dire de quoi emballer le poisson (j'ai obtenu le même résultat en consultant un billet sur les troubles intestinaux, je me demande bien pourquoi ?)...

Alors, puisque tout est publicité, moi j'ai pris la liberté de faire ma propre publicité. Mais contrairement à Jacques Dutronc, ce ne sera pas pour moi-même, mais pour Olivier Marais, un jeune auteur-compositeur-interprète pétri de talent qui vient de sortir un nouvel album autoproduit.



Pour vous mettre tout de suite à l'aise, je tiens à préciser que :

- je ne suis pas le producteur de l'album,

- je n'ai rien composé, ni écrit, ni chanté sur cet album,

- je ne touche pas un centime sur les ventes de l'album,

- je ne touche pas un centime non plus pour cette publicité éhontée,

- Olivier n'est pas mon frère, mon père, mon fils ou mon cousin. Ce n'est pas non plus le fils de mon boss. Ce n'est pas non plus ma soeur, ma mère, ma fille ou ma cousine qui aurait changé de sexe en cours de route,

- bref, cette publicité est avant tout un coup de coeur...

Pour tout vous dire, je connais Olivier depuis 1999, après être tombé par hasard sur son site, avoir écouté trois extraits de chansons enregistrées à l'époque dans des conditions techniques apocalyptiques (son pourri, paroles quasi inaudibles) et avoir malgré tout ressenti une émotion intense : a star was born, pourvu que les little pigs ne le eatent pas en cours de raod !

Depuis, Olivier a continué à travailler ses textes, ses musiques, écrit des dizaines et des dizaines de chansons, sorti un premier disque autoproduit en 2000, encore un peu balbutiant, fait de la scène, beaucoup de scène, et résultat : il a sorti il y a une semaine "Nous les garçons", un nouvel album, son premier chef d'oeuvre absolu !

Que dire ? Olivier est le meilleur pour vous pondre une mélodie qui vous envoie un hameçon dans l'oreille et vous grappe le cerveau et l'âme en moins de deux, le meilleur pour tisser dans ses textes, à partir des petits riens du quotidien, un univers tendre et plein d'humour. Le meilleur, vous dis-je, et il faut vous dépêcher de le découvrir avant qu'il ne remplisse le Stade de France.

Qu'est-ce que vous faites encore sur ce blog ? Allez vite le découvrir, screugneugneu !

mercredi 29 juin 2005

Saoul-FifreRions un peu

Pour ce billet, je vais pas me casser la tête, d'ailleurs pourquoi me casserais-je la tête, c'est kiki veut que je me casse la tête ? C'est bientôt les vacances, merde...?

Je me suis fait aider (je leur ai laissé tout faire, oui !) par les potes à Tant-bourrin rigoler.com Il faut que vous sachiez que Tant-bourrin est resté un temps fou (au moins un an) en tête de leur hit-parade des trucs téléchargés avec un karaoké hilarant qu'il a adapté/traduit d'un pastiche américain. Et il en a plein d'autres, tout aussi drôles, certains peut-être un peu trop cochons pour un blog de haute tenue comme le notre... Lui et Tant-bourrine sont des écumeurs de soirées karaoké, ils arrivent avec leur matos, leurs CD-ROMS et ils vous mettent le feu. Si vous voulez vous taper une sacrée soirée, et aussi leur faire un gros plaisir, vous vous les invitez ! (prévoyez large au niveau bibine)

Bon, tout ça pour dire que la blague de Rigoler.com d'aujourd'hui m'a bien plu, et que c'est pas tous les jours, et que la voilà :

Comme vous le savez tous, mes chers amis, Socrate était un philosophe grec réputé pour sa sagesse. Un jour qu'il se promenait sur l'agora, il fut abordé par un quidam qui l'interpella ainsi :
- Socrate ! Tu sais ce que je viens juste d'apprendre à propos d'un de tes élèves ?
- Attention, lui dit Socrate, avant de dire quoi que ce soit, il faut que tu passes un certain test. Je l'appelle le test du triple filtre...
- Triple filtre ?
- Oui. Avant que tu ne me parles d'un de mes élèves, ce serait bien que tu filtres ce que tu vas dire ... Le premier filtre est le filtre VÉRITÉ. Es-tu absolument certain que ce que tu vas me dire est vrai ?
- Euh ... C'est à dire ... Non. Je l'ai juste entendu dire ...
- Bien, tu n'es donc pas certain que ce que tu vas dire est la vérité. Le second filtre est la BONTÉ. Ce que tu as à me dire est-il bon pour mon élève ?
- Ben ... pas exactement ...
- Donc, tu veux me dire quelque chose de désagréable pour mon élève sans être sûr que ce soit vrai. Essayons le troisième filtre, si tu veux bien. Il s'agit du filtre de l'UTILITÉ. Ce que tu veux me dire est-il utile pour moi ?
- C'est difficile à dire, plutôt non, en réalité ...
- Tu m'accorderas donc que tu souhaites me confier quelque chose de désagréable sur mon élève, qui ne me sera d'aucune utilité et dont tu n'es pas sûr. Ne crois-tu pas qu'il vaut mieux, dans ce cas, te taire ?
- Si, Socrate, je vois bien que tu as raison. Je me tairai donc.

C'est par ce genre de raisonnement que Socrate est passé à la postérité comme un grand sage.

C'est aussi du fait de ce genre d'attitude qu'il n'a jamais su que Platon baisait sa femme...

Et aussi, en "bonus-track", une perle du bac 2004 :

"le cerveau des femmes s'appelle la cervelle"

Moi, j'aurais mis une bonne note à cet(te) élève car je trouve qu'il faudrait 2 mots différents pour parler de 2 choses différentes. Et je ne parle pas de supériorité ni de rien de vexant ni d'agressif, mais bien de DIFFÉRENCE.

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240 241 242 243 244 245 246 247 248 249 250 251 252 >