Blogborygmes

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samedi 13 août 2005

Tant-BourrinAttachez vos ceintures

Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée,
mais ceinture dorée vaut mieux que pantalon tombé.

vendredi 12 août 2005

Tant-BourrinIl faut compter sur les chansons

Dans la série "Tant-Bourrin se pose des questions métaphysiques à la con", il y en a une belle qui m'est venue à l'esprit tantôt : vu qu'il existe pas mal de titres de chansons contenant des chiffres et des nombres, jusqu'à combien peut-on compter en alignant des titres de chansons ? Et question subsidiaire : quel est le pourcentage des nombres compris entre 1 et 100 qui sont présents dans au moins un titre de chanson ?

Reconnaissez que là, j'ai fait fort : c'est typiquement la question débile qui prend la tête à donf, on se creuse le ciboulot, on parcourt toutes les pochettes de vinyles et de CD que l'on a chez soi, on demande à ses amis, on gogolise sur le net. Bref, on se prend le chou pour des crétineries. Mais je crois que je suis assez doué pour ça.

Vu qu'il n'y a pas, à ma connaissance, de base exhaustive (et librement accessible !) de toutes les chansons existantes, j'ai décidé unilatéralement (après tout, ce sont MES conneries) de limiter le champ d'investigation aux chansons francophones, interprétées par des artistes ayant acquis un minimum de notoriété (je ne vais pas vous sortir une chanson de Gaston Chabichou ou de Glwadys Boudin).

Allez, les règles étant fixées, sur quels résultats pariez-vous ? Pour ma part, avant de commencer, j'aurais parié à vue de nez sur 23 pour la première question et environ 40% pour la seconde...

Les jeux sont faits ? Rien ne va plus ! Voici les résultats de mes investigations...

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jeudi 11 août 2005

Tant-BourrinRénovons les vieilles lunes...

Proverbe chinois : "Quand le sage désigne du doigt la lune, le fou regarde le doigt"

Trouvant ce proverbe, mis à toutes les sauces, usé jusqu'à la corde, je vous en ai concocté quelques variantes résolument plus modernes, histoire de lui redonner un bon petit coup de neuf...

  • "Quand le sage désigne du doigt la lune, le fou regarde le doigt, et le prudent surveille son portefeuille car il connaît cette vieille ruse"
  • "Quand le sage désigne du doigt la lune, Gilbert Montagné regarde ailleurs"
  • "Quand Bush désigne du doigt la lune, les Sélénites ont du souci à se faire"
  • "Quand le proctologue désigne d'un doigt ganté la lune, le sage serre les fesses car l'heure du toucher rectal approche"

Merci qui ? Merci Blogborygmes !

mercredi 10 août 2005

Tant-BourrinAllez les vers !

Le Saoul-Fifre et moi-même avons dans la caboche
Un machin à deux roues tout rouillé, un vélo,
Autant dire un biclou, et on a la pétoche
De ne pouvoir passer pour de grands intellos

Car pour faire connaître et admirer son blog
Il faut y étaler sa bonne érudition
En racontant sa vie de brillant urologue,
D'avocat ou de geek plein de belle ambition.

Las, je suis fort marri, mon compère est bouseux
Et j'ai beau avancer mon cher parisianisme,
Je le sens malgré tout : notre blog est vaseux,
Son audience est minable et souffre de nanisme.

Pour attirer les foules, il faudrait, je suppute,
Agiter ses neurones et jouer les instruits
Avec d'autres billets que la guerre des putes,
La danse des connards ou bien Julie la truie.

C'est vrai, sur la finesse, nous avons lésiné.
Nous fûmes bien grossiers, nous battons notre coulpe,
Et pour le coup, merdoum, je suis enquiquiné :
Pas de rime à la "coulpe" si ce n'est le mot "poulpe".

De tous les beaux penseurs, nous sentons le mépris.
Des ligues de vertu, nous craignons la colère.
Mais alors qu'il faudrait exhiber son esprit,
Nous courrons sur le net avec les fesses à l'air.

Nous avons tout tenté pour ranimer la muse,
Le pinard, la fumette et même l'ecstasy,
Mais toutes ces substances, lorsque l'on en abuse,
Vous font voir gros Nounours déguisé en nazi.

C'est pourquoi, fidèles à notre trivialité,
Refusant de toucher à notre paradigme,
Nous pondons nos billets de piètre qualité
Sous le sceau d'infamie : le label Blogborygmes.

Mais je veux ici-même en un sursaut ultime
Relever le niveau par mes alexandrins.
Je sais, c'est nul, ça craint, ça vaut pas un centime,
Mais tant pis, je persiste et signe Tant-Bourrin.

mardi 9 août 2005

Tant-BourrinPensée express

Il ne faut pas confondre loi d'Ohm et droit de Volt.

lundi 8 août 2005

Tant-BourrinLa guerre des putes

On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ving-six trente-quatre trente-neuf gnnngnnngnnn ans. Saoûl-Fifre et moi-même n'échappons pas à cette fatalité, comme en atteste le petit récit que je vais vous faire.

Il y a quelques années, Saoûl-Fifre, qui découvrait alors les joies du surf, m'avait fait suivre une de ces nombreuses blagues qui se propagent sur la toile à la vitesse d'un sprinter survitaminé. Celle-ci avait trait aux subtilités de notre belle langue et pointait le décalage sémantique introduit par la mise au féminin de quelques phrases anodines, surtout dans l'esprit des gros beaufs machos de base.

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samedi 6 août 2005

Tant-BourrinHein ?

Ce matin-là, Ernest Robichu s'aperçut qu'il était devenu sourd pendant la nuit.

Oh, bien sûr, il lui fallut un certain temps pour se rendre à l'évidence. Ainsi, quand il alluma son poste de radio et que celui-ci resta bêtement muet, il se dit simplement que les piles étaient mortes et qu'il faudrait qu'il pense à en acheter des neuves à la quincaillerie du coin en revenant du boulot. Mais il se sentit vite mal à l'aise : tout semblait étrangement cotonneux autour de lui. La porte du frigo ne produisit pas son grincement habituel quand il l'ouvrit pour prendre le saucisson. Le pain se laissa découper sans le moindre petit bruit.

Ernest avala son quignon et ses trois rondelles en proie à une indicible panique. Puis il lâcha un énorme rot, un de ceux qui, d'habitude, résonnent longuement dans la petite cuisine. Il n'entendit rien : il était bel et bien devenu sourd. Que faire ? Prévenir son patron ?... A quoi bon ? Le téléphone était devenu inutilisable dans son état... Attendre que ça passe ?... Oui, mais si ça ne passe pas ?... Voir son docteur ! Oui, c'est ça ! La première chose à faire, c'est d'aller voir le docteur !

Dans la rue, Ernest Robichu se sentit perdu. Ses vieilles godasses ne couinaient plus, les voitures filaient, plus silencieuses qu'un pet de mouche anémique. Il ne pourrait plus écouter la radio, tailler le bout de gras avec ses vieux potes au bistrot du coin, et surtout, il ne pourrait plus entendre le son de sa télé !!! Bon sang, qu'allait-il devenir ?

Quand il appuya sur le bouton de la sonnette, Ernest n'était plus qu'une loque humaine, tremblante de toute son âme. Par chance, le docteur Bidonnard put le recevoir rapidement dans son cabinet.

Le docteur lui fit un grand sourire poli, et articula quelque chose. Sans doute lui demandait-il ce qui l'amenait. Ernest Robichu désigna ses oreilles, puis il haussa les épaules en signe d'impuissance. Puis il hurla : "DOCTEUR ! JE N'ENTENDS PLUS RIEN !!!" Le volume sonore utilisé, proche de celui d'un décollage de Boeing 747 par jour d'orage, en était d'ailleurs la meilleure des preuves.

Le docteur parut perplexe, ses lèvres s'animèrent de nouveau. Ernest n'osait maintenant plus bouger. Il laissait le docteur examiner ses oreilles, plaçant en lui ses derniers espoirs de retrouver une vie normale, avec télé et rots sonores.

Le docteur de redressa brusquement, écarquillant les yeux de surprises. Il se pencha de nouveau sur les oreilles d'Ernest, comme pour vérifier si ses yeux ne l'avaient pas trahi. Il cessa subitement son examen, visiblement en proie à un inextinguible fou rire. Ernest pâlit. Mais pourquoi se tenait-il ainsi les côtes ? Qu'avait donc sa surdité de si risible ?

Le docteur plongea alors ses doigts dans les oreilles d'Ernest, et en extirpa.....deux boules Quies !

Ernest sentit monter en lui un immense soulagement, ainsi qu'une terrible envie de rire. Ah, quel étourdi, quel ballot il faisait ! Paniquer pour deux malheureuses boules Quies ! 'Y a vraiment qu'à lui que ça arrive ce genre d'histoire stupide !

Il ne pouvait plus se retenir. Il éclata lui-même de rire....mais son sang se glaça aussitôt dans ses veines. Du rire qui était sorti de sa gorge, aucun son n'était parvenu à ses oreilles.

Ernest Robichu était réellement devenu sourd pendant la nuit.

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