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dimanche 18 août 2013

celestineMa baie des anges

Il ne vous aura pas échappé que je ne sais rien refuser aux tenanciers de ce blog protéiforme (j’aime bien ce mot, ça fait toujours bien dans une conversation, essayez, vous verrez. Ca en jette. ) Bref, après la Baie de Somme de l’Ancêtre (vous noterez la majuscule déférente) on me somme d’écrire ma Baie des Anges. Je m’exécute avec d’autant meilleure grâce que ce n’est quand même pas une corvée.

Mes origines en patchwork me font balancer comme un métronome entre deux fougues : Italienne du côté de ma mère et Irlandaise du côté d’un copain à mon père. (Meuh nooon, papa, je plaisanteuh ! )

Bref cette double tare fait que j’ai la tête près du bonnet (phrygien), toujours prompte à m’enflammer au propre comme au figuré, un tempérament de feu, à côté duquel les éruptions du Vésuve ne sont que des pétards mouillés un quatorze juillet pluvieux sur la plage de Malo-Bray-Dunes.

Ce grand préambule (de savon) pour vous esspliquer pourquoi on peut avoir comme ma moman des ancêtres italiens, de l’époque où Nice et la Savoie n’avaient pas encore été l’objet du Traité de Turin, tout en étant une Niçoise pur jus. Elle pratique encore couramment le Nissart, et parle avec ce délicieux accent remis au goût du jour par Mado la Niçoise, et qui n’a rien à voir avec les autres accents du sud. J’ai grandi en croyant que ses expressions étaient comprises par tous, du nord au sud de l’hexagone. Comme par exemple « j’en ai une fourre ! » qui signifie « je suis fatiguée, j’en ai plein le dos ». Ou encore « Celle-là de ficanasse ! » pour parler d’une qui se mêle des affaires des autres. Ou pour parler d’un type pas riche, « celui-là, il a pas quatre sous pour faire baler un gari » ce qui peut se traduire littéralement par il n’a pas d’argent pour faire danser un rat…

Je vous laisse imaginer mes premiers dialogues avec les copines en arrivant à l’école communale dans la ville de garnison où je suis née, grâce aux aléas de la vie d’artiste de mon père…. Forte des enseignements de ma mère, sur le quai de Rauba Capeu, par exemple, je n’ai jamais fait l’erreur que font les « estrangers » en le traduisant par « robes et chapeaux ». En réalité, le vent y est si fort qu’il vole le chapeau.

Ma mère me racontait aussi l’histoire de cet Anglais qui demandait à un Niçois « Do you speak English ? » et qui répondait « Noun, you aspeto lou tram » ce qui voulait dire, non, moi, j’attends le tram. Tram qui refait son apparition après avoir été supprimé…souvent hommes varient ! Segure que vaï ! D’ailleurs, ma mère connaît tellement d’histoires, parfois je me dis que je devrais les écrire avant qu’elle s’en aille.

Nice est comme une jolie femme, son collier de perle brille le long de la Promenade des Anglais, elle semble un peu prétentieuse sous ses beaux atours, mais elle recèle des trésors bien cachés à ceux qui savent lui parler gentiment. J’y ai connu d’insouciantes vacances sur les gros galets ronds de la grève, bercée par le parfum du mimosa de la bataille de fleurs, au Carnaval. J’aime encore me balader Rue de France et arpenter le Boulevard Carabacel où mon père et ma mère se sont connus, d’après la légende…

Dépassez donc le stade du Japonais moyen, qui va rester des heures sur la place Masséna, la Prom et l’Avenue de la Gare devenue Jean Médecin (A Nice, pour qui vos tétons ? pour mes deux seins, ha ha, la vieille blague qui circulait au moment des élections !) et laissez-vous embarquer dans le vieux Nice, où, si vous évitez les restaurants –pièges-à-touristes du Cours Saleya, vous pourrez déguster à des adresses un peu secrètes les fameuses spécialités niçoises.

La vraie salade, avec les olives de Nice, toutes petites, et marron clair, le vrai Pan Bagna,(sans concombre !) les beignets de fleurs de courge, ou de fleurs d’acacia, la pissaladière, la ratatouille et l’inénarrable socca, sorte de galette de pois chiche qui se déguste grillée comme un péché avec un verre de rosé. Et puis, les panisses, les gnocchi, les ravioli, les cannelloni maison et surtout, les petits farcis. Tomates, courgettes rondes, aubergines, poivrons, pommes de terre. Tout se farcit à Nice. Bref, rien que d’y penser j’en pleure tellement c’est bon.

Pour digérer vous pouviez aller faire un tour aux Arènes et jardins de Cimiez pour écouter un concert de Jazz. Je parle à l’imparfait, car hélas, ce lieu magique, vestige gallo-romain qui donnait à la musique une poésie étrange a cessé d’exister, au nom de la sacro-sainte « rentabilité », sous prétexte de la non moins sacro-sainte « sécurité » on ne sait jamais, c’est vrai qu’on n’est pas à l’abri d’une fracture du coccyx sur les vieilles pierres deux fois millénaires… En 2010, ce fut un dernier concert bien nostalgique, entaché par cet arrêt de mort prononcé par la Mairie.

La Mairie…ciel, je ne sais pas si j’en parle ! Les vieux Niçois, eux, (mais il n’y en a plus guère) pleurent de voir leur ville devenir la proie des ambitieux, des snobs parvenus et des promoteurs et, n’ayons pas peur des mots, mais ayons peur des maux, de la voir glisser peu à peu vers le bord extrême où il vaut mieux être riche, blanc et en bonne santé que pauvre noir et malade. Chiotti et Estrozizi ont bien compris le truc ; ils se servent de la splendeur de la Baie pour servir leurs appétits démesurés de pouvoir. Nice, tremplin à ministres…A sinistres, oui !

Et pourtant, dans mon cœur, Nice restera Nissa la Bella, éternellement. C’est une ville qui me rend belle. J’y suis bien, elle s’accorde à mon teint et à mes yeux. Et souvent, écrivis-je un jour, je me prends à rêver de Nice, ma ville phare, mon étape, mon escale depuis toujours. Nice de mon enfance, son collier de perles, ses eaux turquoises, son marché aux fleurs. On est à une ville comme à ses souvenirs, attaché à jamais par des liens invisibles et puissants. Et on y revient par intermittence jusqu'à ce qu'un jour, enfin, on décide de s'y retirer pour son dernier face à face avec la vie. Je sais que mon chemin me ramènera vers ses ruelles, son ciel anglais, son air doux et humide, quand, dans quelques décennies, l'appel des bateaux du vieux port et des flâneries dans le Vieux Nice s'imposera comme une évidence. Alors je reprendrai mon voyage au pays de Nucera, interrompu durant la parenthèse enchantée qu' aura été toute ma vie. Et je partagerai mes jours entre la mer et la montagne, entre la plage et les sommets, la côte et l'arrière-pays, faisant du délicieux contraste de cette région une façon unique de ne jamais s'ennuyer.

lundi 12 août 2013

AndiamoBalade en baie de Somme

Certes ça n’est pas la baie des Anges, ni Copacabana, mais par contre c’est beaucoup plus sauvage !

Cette baie est située à l’estuaire du fleuve côtier la Somme, ce fleuve a donné son nom au département. Je viens d’apprendre qu’à l’âge de pierre ce fleuve était aussi important que le Saint Laurent ou l’Orénoque ! Incredible comme on dit de l’autre côté de la Manche justement.

Hélas la baie s’ensable inexorablement, les ports de Saint Valéry, du Crotoy, et du Hourdel, n’abritent que très peu de chalutiers, il y a encore une trentaine d’années, ils en regorgeaient, les eaux saumâtres de la baie abritent de nombreuses espèces de poissons, et de coquillages.

A chaque marée un courant violent envahit la baie, modifiant sans cesse les emplacements des bancs de sable, qui forment des hauts fonds sur lesquels il ne ferait pas bon s’échouer. C’est pour cela que des bateaux spécialisés sillonnent chaque jour la baie afin de placer les bouées aux bons endroits, pour matérialiser le chenal.

Tout proche le parc de Marquenterre réserve ornithologique magnifique, je l’ai visitée il y a quelques années, elle comporte des « cabanes » permettant de photographier les oiseaux sans toutefois les déranger…

On peut embarquer à bord du bateau « commandant Charcot » pour une visite de la baie, classée site protégé depuis peu. On embarque depuis Saint Valéry sur Somme, pour rejoindre la pointe du Hourdel, qui abrite (ça va faire plaisir à Blutch) de nombreuses espèces d’oiseaux marins, on y trouve également des veaux marins (mais non pas votre voisine prenant un bain de mer !) et des phoques… Pas des pédés, les autres avec des petites nageoires…

Allez on embarque ?

Le long de cet estuaire on voit de jolies maisons, résidences bourgeoises datant de la fin du XIX ème siècle, début XX ème, cette côte assez proche de Paris attirait les citadins en mal de grand air et de bains de mer ... La mode des baignades en mer venait d'être lancée.

Vieillottes, un tantinet désuètes... Mais tellement belles !

Voilà la visite est terminée, c'était un ch'tiot billet de vacances....

Les deux premières images ont été chourrées sur le WEB, les autres sont de votre serviteur.

mardi 6 août 2013

Saoul-FifreTous des voleurs

Plus difficile que moi en melons tu meurs. Exigeant sur la qualité. En fait mon père était producteur de melons en Algérie (entre autres). Et puis vous savez ce que c'est, ah non vous êtes presque tous parigots-bouches-de-métro, mais un enfant de cultivateur on attend de lui qu'il finisse les invendus, ça fait partie du contrat qu'on lui a fait signer avec son sang à la maternité.

Ah j'en ai bouffé du melon trop mûr ou bien malade ou bien ligneux, fallait pas gaspiller, tu sais combien on aurait pu le vendre, un beau melon comme ça, ingrat, t'y comprends rien, tu connais pas ton bonheur. Chez nous, on mangeait pas des "tranches" de melon, c'était chacun son melon, voire SES melons, voire SA cagette, quand l'adéquation entre la production et la consommation avait connu un blême dans le prévisionnel.

T'avais intérêt à aimer le melon, quoi ? J'aimais le melon, moi, mais avec leurs histoires comme quoi c'était OBLIGATOIRE d'aimer le melon, ben ça me coupait l'envie. Putain comment ça les choquait, de me voir chipoter sur le melon, c'était leur destin, leur gagne-pain, t'imagines que mes caprices fassent tâche d'huile, se répandent, deviennent à la mode, que les gens me choisissent comme guru de l'antimelonisme, qu'à chaque fois qu'une fille arrive à convaincre un nouvel adepte de la diabolicité du melon, elle obtienne une nuit entière avec moi ? La chair de leur chair qui les mène à la ruine, à la désolation, à la jachère ? Faut aussi se mettre à leur place, merde.

L'amour familial connait des Hoo et des Baah, j'en sais quelque chose, mes enfants crachent par terre et dans ma direction à chaque fois qu'ils ne peuvent faire autrement que de me croiser, et pourtant je ne les ai jamais forcé à bouffer du melon, alors vous imaginez le regard peu amène de mes géniteurs envers le traitre à leur race que j'étais, d'autant que je laissais sadiquement à mon écorce 2 bons centimètres de chair tout à fait délicieuse, mes frères et sœurs plus mieux civilisés que moi la rongeant jusqu'à l'os, couvés énamoureusement des yeux, reconnus comme leurs dignes rejetons, solidaires dans l'adversité économique et fidèles à la mémoire génétique.

Testard comme vous me connaissez, je ne risquais pas de tomber par faiblesse dans aucun chantage affectif et je finis par m'enfermer dans une bulle psychotique d'où le melon était absent.

Et puis, les années passant, 69 en particulier, année érosive, j'acceptai d'y ouvrir quelques brèches, me déclarant à ma propre stupéfaction amateur de BONS melons. Je les sniffais longuement et précautionneusement avant d'y porter une dent méfiante puis d'y puiser un réel plaisir. Mon père aurait enfin connu le soulagement dû aux cœurs justes mais il n'est plus là. Et ma mère le pourrait encore mais si je lui crie au téléphone : "Je remange du melon", j'ai peur qu'elle me réponde : "Quoi ? Alain Delon a un ranch ?".

Tout ça pour vous dire que notre fournisseur de melons est un arabe, et non l'inverse, je la fais d'entrée de jeu pour vous éviter les affres de l'hésitation au seuil de l'atteinte la plus illicite du sacro-saint politiquement correct. Et ses melons sont superbons, 3 pour 2 €, nan je suis vraiment dégueulasse de vous narguer comme ça, ils ont une cabane en planche au bord de la N113 et ils vendent les fruits de pleine saison, soi-disant pour les touristes mais en fait c'est beaucoup les indigènes du coin qui viennent se ravitailler.

L'autre jour j'avais un RV avec mon homéopathe, c'est un vrai docteur mais comme il est pas conventionné, je sais que quand je le paye en liquide sans lui demander de feuille de remboursement il est vachement content, alors j'étais parti avec 2 billets de 50 euros dans ma poche. Ça parait cher comme ça mais j'y vais qu'une fois par an maximum et puis lui, il me guérit au moins, je ressors pas plus malade que je suis rentré, comme j'en connais qui préfèrent aller chez des collègues à lui.

Je m'arrête devant la cahute, je choisis mes melons en leur reniflant le cul, la méthode est universelle et peut être extrapolée à moultes situations où une décision cruciale est nécessaire, je paye et je remonte dans mon carrosse, que je fais démarrer.

L'arabe lève son index pour me faire signe de l'attendre, je baisse ma vitre, il s'approche et me dit d'un air timide : "Vous aviez de l'argent quand vous êtes arrivés ?". Je réponds : "Ben oui, j'avais 2 billets de 50 € dans la poche...". "Ah ben c'est les vôtres alors, tenez !"

Tous des voleurs !

mercredi 31 juillet 2013

AndiamoL'homme des bois

L’homme des bois…

C’est ainsi qu'on appelait un pote de classe. Son patronyme commençait par « M » : je vais donc l’appeler Maurice…

Maurice était un grand gaillard, la tronche fendue en deux, toujours la banane ! Sapé façon craspouille, pas de chaussettes, tous les matins il devait se filer la tête contre le mur afin de se coiffer, à moins qu’il ne se colle un pétard dans les ronces et qu’il allume la mèche !

Aujourd’hui, il serait à la mode, mais dans les années cinquante pas trop ! C’était la coupe à la « Branlons Mado » qui faisait fureur ! Mécolle, avec mes douilles frisées façon Rital, j’étais dans l’sac !

Donc revenons à Maurice. Ce mec, je ne l’ai jamais vu sortir un cahier ou prendre des notes, toujours le dernier de la classe, je le talonnais, sans toutefois réussir à lui chourer sa place. Il y tenait au Godin, bien chaud l’hiver, dans ces classes hautes de plafond et difficiles à chauffer avec leurs nombreuses fenêtres. Moi, je l’aimais bien, l’homme des bois, gentil, poli avec tout le monde, pas bavard, présent mais glandeur comme c’est pas possible.

En fait, il avait tout compris Maurice : il avait adopté l’attitude du parfait crétin, le sourire, l’amabilité, le silence, incognito, furtif je dirai… Voilà, il avait inventé l’élève furtif bien avant les avions du même type ! Une pointure, ce mec, quand j’y songe…

Les profs aussi l’appelaient « l’homme des bois » : on aurait dit qu’il sortait d’une hutte de charbonnier de l’époque moyenâgeuse ! Non content d’être négligé, le gant de toilette chez lui ne faisait que passer… Ses fringues schmouttaient la vieille sueur. Mais bon, on n’ allait pas en faire un cake. La guerre étaient finie depuis peu et on était habitués à manquer de baveux, de fringues et tout le reste !

Aujourd'hui, ils font la gueule s'ils n'ont pas des niques, des t'as dit l'as, ou des cons verts !

Quelques années plus tard, pris de remords quant au peu d’attention que j’avais porté à mes pauvres études, je m’inscrivais au cours de dessin industriel.

Ces cours étaient dispensés gracieusement le samedi après-midi et le dimanche matin. Au passage, j’allais à la gambille toute la nuit le samedi. Quand j’arrivais après deux ou trois heures de sommeil aux cours, le garenne n’était pas très frais !

Un beau matin (z’avez remarqué ? On dit toujours un beau matin dans les histoires, JAMAIS : un matin pourrave !)... Un beau matin donc, je vois débouler dans la salle un grand mec : costard gris anthracite, cravate, tronche fendue en deux… L’homme des bois, m’écriai-je !

Il vient vers moi me dit bonjour, et moi la mâchoire pendante :

- Putain, KESKITARRIVE Maurice ?

- Rien de particulier, je suis venu saluer Monsieur « X » qui était mon prof. De dessin indus.

- Tu es dessineux ?

- Non, maintenant, je continue mes études afin d’être ingénieur !

- %^¨$£**µ// ; ???

- T’as l’air surpris ?

Moi l’air crétin (naturel en somme) :

- Ben oui ! Écoute, Maurice, à l’école, tu étais franchement nul ! Moi, j’étais pas loin, d’accord, mais comment tu as fait pour intégrer une école d’ingénieur ?

- Facile, je comprenais tout ce que les profs racontaient, mais ça m’emmerdait d’écrire, je suivais parfaitement les cours… Et puis je m’y suis mis, et voilà !

Je ne sais pas si ce Maurice était ce qu’on appelle un « surdoué » mais ça lui ressemblait bougrement ! Mais en matière de « foutage de gueule », c’était une pointure assurément.

lundi 22 juillet 2013

Saoul-Fifre1500 ième et dernier billet

Désensablez vos portugaises : même les meilleures choses ont une fin, les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures, le mieux est l'ennemi du bien, point trop n'en faut, il faut savoir raison garder, calmos les gallines, va voir ailleurs si j'y suis, le bureau des réclamations est fermé, regarde, Michel Strogoff, regarde, des comme ça t'en liras jamais plus, pars et surtout ne te retourne pas, la vie ne vaut d'être vécue sans zamours, on ne peut être et avoir tété, redoux vers le fut dur, c'est au pied tout mou qu'on reconnait le limaçon, l'avenir est un gardien crasseux qui se lave le dos, tourne 7 fois ta langue dans sa bouche avant de lui faire une cochonnerie, Andiamo is aware and saliving in Paris, d'ailleurs son obélisque bien dans l'axe de la Madeleine, ça concorde, aimer c'est regarder la même érection se disent les seins exubérants, t'en souviens-tu la scène, quand les zobs vibreront d'amour il n'y aura plus d'commissaires mais des mains courantes sur des peaux lisses, proximité, plaintes, violons, fouille au corps, doigt ganté, suce-paix, suce-pince, évasion, encore eut-il phallus avoir ou bien prendre langue vivante optionnelle voire obsessionnelle, ce soir à la fraîche nous irons têt'-bêche nous lécher gaiement, entre barbus nous devrions nous entendre, puis nous con-prendre, nous surprendre, nous limer, nous élimer sans nous éliminer, nous allumer, nous illuminer, nous alimenter, nous halluciner, nous aliéner, nous lier, nous rallier, nous huiler, nous reluire, avec modération comme de bien entendu, il ne faut pas abuser des bonnes choses, vous le savez pourtant que c'est la crise, qu'il va vous falloir progressivement apprendre à vous serrer la ceinture, même si vous pourrez la faire voler par dessus les moulins par permission expresse et sur requête argumentée, à tour de rôle, il y en aura pour tout le monde, formez la chenille, faites la queue, tenez-vous par les poils, enfin : par ces trois pauvres poils anémiés qui ont survécu à la grande razzia et qui continuent à se battre en duel dans le no man's land désherbé et les trous de bombes, triste époque, Pétrole Hahn à la rescousse, plus jamais ça, c'est bien beau mais ça repoussera t-y un jour, misère de misère, tondues, comme à la libération, pour engraisser le baron Bich qui n'a pourtant pas besoin de pourboire pour améliorer le rata de sa cantine, La Tour d'argent, et pour boucher les siphons de douche, après les horreurs de la guerre, celles de la paix, respectez nos poilus, paix à leur mémoire, gardez d'eux une vision confite dans leur héroïsme, hirsutes, mousseux, ruisselants, mais toujours prêts au con bas, à l'hallali, à l'aïoli, à aller au lit, aïli aïlo, spectacle unique en odorama, son et lumières, tout comme au Puy-du-pas-si-fou-que-ça, vous y reviendrez ou sinon vous direz pourquoi non mais on ne peut pas comme ça toujours refuser son animalité sans qu'elle se rappelle à votre bon souvenir d'une manière ou d'une autre, c'est quand même dingue de nier gnangnan ragnagnas l'évidence des hormones à Hermione, ocytocine, aussitôt prêt, lève la cuisse voilà qu'çà glisse, ho hisse, je n'ai rien inventé mais on m'a raconté, vous croyez peut-être encore à la génération spontanée hé bien non : papa-maman ne se sont pas seulement regardés dans le blanc des yeux avec énormément de respect, il a également fallu qu'ils se secouent en haletant, avec le même air débile que Toto le clébard quand il joue à chat perché avec la chienne du voisin, cette allumeuse, maintenant, si tout le monde est d'accord, on peut décider d'arrêter ces cochoncetés matérialistico-sexuelles et confier les processus de reproduction à des professionnels de laboratoires, c'est vous qui voyez, à vous les documentaires médicaux à la place des films de cul, à vous les joies de la culture par le Vidal, à petites doses le soir avant l'extinction des feux, à vous les commentaires tristounets et bien pensants dans les blogs élitistes et grand bien vous fasse car l'on reconnait l'arbre à ses fruits, rira bien qui rira le dernier, le chat parti, les souris dansent, les grandes douleurs sont muettes, tout est bien qui finit bien, je vous salue bien bas et je me casse.

Nan, je déconne...

Quoique. Même Hara-Kiri a un jour mis le mot "fin" au bas de son aventure, non je ne touche pas aux monstres sacrés, je dis ça je dis plus rien.

mercredi 17 juillet 2013

AndiamoLa rentrée

Je suis passé tout à l’heure chez « Auchclercroisement », mon magasin préféré, nous sommes le premier juillet, les vacances scolaires ne sont pas commencées…

Institutrices , instituteurs, profs et autres, c’est le meilleur moment, ça va bientôt arriver et rien n’est entamé… Le meilleur moment de l’amour c’est quand on monte l’escalier ? Et bien c’est à peu près la même chose, la petite culotte en moins !

Et dans ce magasin, sous mes yeux horrifiés, j’ai vu koitesse ? Des rangées de cartables, des trousses (pas chemise) des cahiers, des grands, des petits, des gros, des tout maigres, des pochettes à dessin, des millimétrés, des calques, des compas, des pas cons (très peu en fait), des pots de colle (ça manque pas par contre), des stylos, des pleins de trucs que je ne sais même pas à quoi ça sert (est-ce que ça servira un jour) ?

Moi ça m’horrifie, ça me pile, ça me déprime ! Si j’étais écolier aujourd’hui, je crois bien que je me tirerais un rouleau de zan (avec la petite bille rouge) dans la tronche ! L’école n’est pas finie que déjà on leur flanque la rentrée prochaine en pleine tronche !

Ah les crevures ! Marchands du Temple, du fric, vite, vite, des fois qu’il y ait une banqueroute commack ! Une révolution inattendue, une Flambite suraiguë, que le p’tit à la cravate tirebouchonnée s’étouffe avec des bulots pas frais !

Mais où va-t-on ? Quand vous achetez un appareil z’électro-ménager, on vous propose sourire carnassier en coin, la garantie supplémentaire de cinq ans !

- Vous êtes vachement sûrs de la saloperie que vous me vendez ! leur dis-je à chaque fois, ainsi vous pensez que cette plaisanterie à X euro, ne fonctionnera pas correctement cinq ans ?

- Noooon, c’est pas ce que j’ai voulu dire, mais enfin vous savez on ne sait jamais…

- Oui, et surtout vous touchez une belle commission sur les assurances quinquennales !

- EUUUUUH !

Dans le même état d’esprit, ne lisez pas ça, Mesdames, si vous êtes sensibles :

Imaginez un peu si la maison « Pompes Funèbres Joyeuses » visitait les maternités, et proposait aux nouvelles accouchées un contrat obsèques en faveur de leur nouveau-né !

Autant prendre les devants puisque fatalement ça arrivera un jour !!! Ça n’est pas si idiot que ça, et le mercantilisme galopant s’installant, ça ne m’étonnera même pas !

En attendant préparez vos p’tits seaux, vos p’tites pelles, et hop à la plage !

jeudi 11 juillet 2013

Tant-BourrinChat - rat - deux (9)

Voilà enfin l'été et son doux soleil, l'époque où l'on a envie de laisser sa couenne frire doucement sous les dards puissant de l'astre rayonnant après avoir laissé ses neurones dans la boîte à gants de la bagnole. Bref, l'avachissement règne en maître.

Heureusement, Blogbo est là pour sortir tous nos bœufs lecteurs de cette torpeur cérébro-délétère : voici une petite salve de charades à la maure-moelleux-neuneu, ces charades tellement capillotractées que le cuir chevelu n'y résiste pas, ces charades qui ont tant fait pour la renommée de ce blog. Car, je le précise, il s'agit de création originale, pas d'un vulgaire copier/coller d'emballage de Carambars.

Avant de donner le top du départ, je rappelle que les à-peu-près infâmes ne sont pas pour me faire peur, j'en veux pour preuve les salves précédentes, consultables , , , , , , et itou. Ceci étant, je crains de m'être tellement surpassé ce coup-ci que la plupart de mes charades soient limites introuvables ! Mais à vous de prouver qu'impossible n'est pas Blogbo ! :~)

Le thème de cette série est le cinéma et, plus précisément, les chefs-d’œuvre du cinéma.

Dernier point : inutile de pourrir ma boîte mail, vous pouvez poster directement vos propositions de réponses dans les commentaires et vous entraider en cas de difficulté (hautement probable). Je fournirai la solution des charades non résolue à une date non fixée, selon mon bon vouloir.

Voilà, maintenant, Mesdames et Messieurs Cinéma, c'est à vous ! :~)

A vos marques ! Prêts ? Partez !



Charade n°1

Mon premier est ce que l'on dit en constatant que Monsieur Paul, professeur de métier, donne généralement des notes assez mauvaises, mais sans que celles-ci soient carrément catastrophiques
Mon tout est un chef-d’œuvre du septième art



Charade n°2

Mon premier est ce que l'on dit rageusement au fruit de la fenaison pour l'exhorter à rire des blagues qu'on lui raconte
Mon tout est un chef-d’œuvre du septième art



Charade n°3

Mon premier est ce que l'on disait pour signifier que l'on avait reconnu un célèbre organiste dans la description d'un homme moche, alcoolique, paisible et vivant en couple
Mon tout est un chef-d’œuvre du septième art



Charade n°4

Mon premier est ce que dit un méridional qui a un cheveu sur la langue pour inviter des ouvriers à rendre un peu plus convexe l'enseigne de son magasin qui représente un célèbre canard de bande dessinée
Mon tout est un chef-d’œuvre du septième art



Charade n°5

Mon premier est ce que l'on dit pour signifier que l'on est peu attiré par les jeux sexuels à base de barres chocolatées achetées dans les Bouches-du-Rhône, et ce pour cause de rugosité anale
Mon tout est un chef-d’œuvre du septième art



Charade n°6

Mon premier est une équipe de footballeurs composée de reptiles sauriens insectivores originaires du Sud-Est du Nigeria, déjà victorieux de deux championnat et de trois coupes
Mon tout est un chef-d’œuvre du septième art



Charade n°7

Mon premier est ce que l'on dit pour promettre un coup de main de la part d'un Prince britannique, et ce malgré le coup de colère d'une tante dans un chef-lieu de canton du Calvados
Mon tout est un chef-d’œuvre du septième art



Charade n°8

Mon premier désigne une face d'un dé à jouer que l'on désigne
Mon tout est un chef-d’œuvre du septième art



Charade n°9

Mon premier est ce que l'on s'exclame pour laisser entendre que la perspective d'un jeu sexuel consistant à se la tremper dans l'eau et à l'enduire de plumes n'est pas sans provoquer quelque état d'âme
Mon tout est un chef-d’œuvre du septième art



Charade n°10

Mon premier est un assemblage de barreaux dont on a bêtement hérité
Mon tout est un chef-d’œuvre du septième art

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