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dimanche 16 mars 2014

AndiamoLe vieux matou

Que peut-on faire d'un chat devenu trop vieux ?

Il était beau, il était fort, il sentait bon le Ronron bien frais et la sardine à l'huile d'olives, il était facétieux et joueur, câlin et taquin avec ça ! Quand il faisait ses griffes sur mon "Slim" tout neuf ou sur les collants d'Andiamette...

Et puis il a vieilli, il sentait les croquettes "en promo", la sardine à l'huile moteur, l’ail pas frais, le vieux hareng.

Qu'est-ce qu'on va foutre de lui ? ai-je déclaré un beau matin alors qu'il avait balancé une pêche à côté de sa caisse.

Nous avons regardé Pompon, et chacun a donné sa petite idée...

- Un manchon a déclaré Andiamette, qui a toujours les mains gelées et les pieds aussi d'ailleurs !

- Non ! a hurlé mon fils, lâchons-le dans le jardin, et HOP tire au lance-pierres ! Trois barnums chacun, le vainqueur aura droit à un paquet de "langues de chats" ! Il est fertile en imagination, mon fils.

- Moi ze veux pas qu'on lance des cailloux sur Pompon, a pleurniché ma fillette.

Pauvre petit cœur, elle est si sensible !

- Ze voudrais qu'on fasse des patins avec sa peau, comme ça ze salirait plus ma sambre quand ze rentre dedans avec les pieds un peu sales.

Brave petite, déjà bonne petite ménagère, je lui apprend la vaisselle, la couture et la modestie !

Perso, j'aurais bien suggéré une blague à tabac, mais tout le monde sait qu'il n'y a que la peau d'couilles pour conserver l'tabac... Alors !

Le greffier, lui, nous regardait par en dessous, l'œil un peu torve, il faisait le gros dos, crachant même un peu... Il se doutait bien, sous son poil rare au-dessus de la tête, qu'on lui préparait un plan foireux.

C'est pas con les sournois quand ça vieillit ! Il avait échappé aux boulettes ''mortauxratesques" de la Mère Sautaupaf, aux coups de sorlots des gamins en mal de ballon de cuir, aux barnums assassins de Ti' Pote dont au sujet duquel j'vous ai déjà causé !

Même qu'une fois, il était allé relever le numéro de châssis d'une pauvre bagnole qui passait dans ma rue. Il s'en était bien tiré le garenne, bien sûr il traînait bien un peu l'antérieur droit et le postérieur gauche, mais bon ça équilibrait, je l'avais surnommé "vilebrequin" eût égard à sa démarche quatre et trois font sept !

Mais là, il se gourait bien qu'il allait lui arriver quelque chose de chelou, il la subodorait l'arnaque, il reniflait la fatale solution, Pèpère !

Alors j'ai donné MON idée...

Eh bien ça y est : il trône au milieu de la pièce, face à la cheminée, sur un plaid tout neuf ! Pas comme lui. Il a gagné vilebrequin, il grogne et crache quand on veut lui chourer sa place, le KING c'est lui "Vilebrequin premier".



Vilebrequin premier, il est bizarre hein ?".

(ch'tiot crobard Andiamo pour Blogbo)

mardi 11 mars 2014

AndiamoJeux de mains (3)

Mes collègues...

-Quels collègues ?

-Ben Saoul-Fifre et Tant-Bourrin, mes coblogueiurs...

-Ah bon ? Tu as des collègues ? Des coblogueurs ? Ils sont où ? à part Miss Kesskadie, qui est réapparue comme la vierge (là elle va se marrer) à Lourdes, je suis un peu comme Anne ma frangine, je ne vois que Sarko qui rougeoit, et Hollande qui merdoit.... Mais de collègues POINT !

-Ben alors ?

-Faut que tu t'y colles Doyen, y'a pas à tortiller du fion pour lichiéquesse dans l'trou !

Alors voilà toujours mon logiciel à deux ronds, un peu de couleur pour faire passer la pilule, et en avant Guingamp comme dit Célestoche.



Tout d'abord "la jettatura" les doigts en fourche qui signifient : "je vous maudit".



Une main mécanique, demain la science nous remplacera-t-elle ?



Enfin... Les mains "douceur" celles qui caressent...

(Ch'tiots crobards Andiamo)

jeudi 6 mars 2014

Mam'zelle KesskadieM'as mettr' un homm' là d'ssus

- Chéri, t’es certain que tu ne t’es pas trompé de chemin?

- Oh, ça va ! la barbe!

- Ça promet pour le week-end à la campagne ...

- Foutu GPS de bordel de merde.

- L’outil vaut la main qui s’en sert.

- Tu veux l’avoir quelque part ma main ?

……….

- Ben là, qu’est-ce que tu fais ?

- Tu vois bien, je déboutonne mon chemisier.

- Je vois bien, bordel, mais arrête !

- Quoi, tu n’aimes pas mon soutien-gorge pigeonnant rouge ?

- Ah ben si, mais tu crois que c’est le moment ?

- Il n’y a pas d’heures pour les braves, oh, c’est doux mon sein quand je frotte le mamelon.

- T’es agace.

- Oh, mmmmmmmmmm

- Toi, quand tu veux…

- Je veux bien que tu me mettes la main quelque part..

- Coquine, attends, tiens, je me gare dans ce chemin de travers, y a personne, viens ici que j’y mette le menton.

- Gros matou méchant.

- Petite chatte coquine..

- Ouch ! Mes cheveux ! Tu tires mes cheveux !

- Ils sont pris dans l’agrafe. Maudites agrafes de soutifs.

- Ouilllle…

- Attends ça ne sera pas long.

- Ça y est, je pleure, tu tires trop fort !

- Ben tiens, je l’ai déchiré, ça ne te fera plus mal.

- T’as pas déchiré mon soutien gorge qui m’a couté une semaine de salaire ?

- Bah, c’est pas la peau des fesses que ça cache ce truc ?

- Tu vas me le rembourser !

- Ah pour ça, tu me fais payer cher chaque galipette.

- Tu fais quoi ?

- Je retourne sur la route, tiens, tu m’as enlevé le goût.

……….

- Tu boudes.

- `````````````

- Allez, boude si tu veux.

………..

- Ça fait une heure que tu boudes, quand tu auras fini, préviens moi.

……….

- Qu’est-ce que tu fais ?

- Je te préviens que j’ai fini de bouder.

- Avec ta main sur mon pantalon ?

- Quoi, je n’ai pas vraiment la place pour y mettre la tête, avec le volant ..

- T’es sérieuse ?

-……….

- Oh, mais t’es sérieuse… hmm

- Mon chou..

- Attends, je recule un peu le siège.

- J’aime quand ton jeans est un peu étroit.

- Tu me gonfles, poupée, mais j’aime ça.

- Je te gonfle, tu veux que je te pompe … l’air aussi ?

- T’es complètement cinglée… oh,, ma cochonne..

- Voilà le bouton, qu’est-ce qui se cache sous cette braguette ?

- Tu sais ce qui se cache, c’est le gros méchant loup.

- Attends que je lui dise deux mots…

- BARRE-TOI TRIPLE IDIOT’ T’AS ACHETÉ TON PERMIS EN SOLDE ?

- Ouch…ma tête… tu pourrais faire attention..

- Ç’est pas ma faute, c’est ce type qui m’a coupé, allez, continue.

- Le gros méchant loup, ouh, ouh, où es-tu ?

- Je suis dans les bois, cherche-moi...

-……

- Attends, je vais t’aider à trouver...

- Loup, loup y-es-tu ?

- Saleté de braguette !

- Tu tires trop fort, laisse-moi faire.

- Non, mais je suis quand même capable de m’en tirer tout seul ?

- On se demande comment tu fais pour aller pisser.

- Arrête de rire, allez, je prends cette sortie et je m’arrête sur ce petit chemin de travers… voilà

- Houhou, loup, où es-tu ?

- Il dort un peu, mais si tu lui parles, il va se réveiller.

- Loup ? Loup, c’est pas l’heure de la sieste…

- Tu vas voir, quand il va se réveiller ce qu’il a à te dire.

- Loup, loup, ne dors plus !

- Attends, j’incline le dossier, je vais me détendre, ça va aller...

- Alors, on est timide? Le petit chaperon rouge ne te fera pas de mal.

- Il a peut-être peur de faire face à la mère-grand ?

- Idiot de loup, loup, loup où es-tu ?

- Ça m’énerve.

- Ah non, ne t’énerve pas, c’est pas bon pour ton loup !

- Tu crois que c’est facile d’avoir le loup prêt à chaque coup ?

- Non, mais c’est que tu vas m’engueuler !

- Non, excuse, c’est moi, c’est gentil, mais on remet ça.

- D’accord, mais ne viens pas me dire que je n’essaie pas de nous sortir de la monotonie !

- Je vais essayer de nous sortir d’ici et non, je ne te dirai pas gna gna gna...

……..

- Tu boudes ?

- Non, je ne dis rien.

- Mais si, tu boudes.

- Je ne dis rien, pour une fois que je ne dis rien, tu devrais être heureux, tu dis que je parle tout le temps.

- Tu vois : tu boudes.

……….

- Maman, mais qu’est-ce que c’est que cette histoire que tu fais là avec eux ?

- Ben, l’Esprit-Saint m’a fait un petit sans que je ne sente rien passer, Joseph ne m’a jamais touchée, et je faciliterais les galipettes ?

- Saint-Christophe, allez, reprends le dossier voyageurs, Maman, reprends le dossier des femmes monoparentales et plus d’échanges sans ma permission !

samedi 1 mars 2014

AndiamoJeux de mains (2)

Mes coblogueurs se sont mis sur "pause" CHUUUUT ne les réveillons pas ! Heureusement, j'ai parfois des pigistes bénévoles qui viennent me soutenir, à mon (grand) âge il me faut des souteneurs, les mauvaises langues ajouteront "comme une pute" !

Mais comme j'ai toujours une mine à peu près convenable, je vous ai préparé deux ch'tiots crobards...

Adiù siatz, comme dirait mon bon BOF !



Et vous mes mains ne tremblez plus.
Souv'nez vous quand j'vous pleurais d'ssus.
(Jacques Brel)




Un cul solide et bien charnu.
Tout le monde voudrait s'asseoir dessus.
(Ricet Barrier)

(ch'tiot crobards : Andiamo pour Blogbo 2014)

lundi 24 février 2014

AndiamoUn amour infini

- Monsieur Delmont ! C'est le quatrième acheteur que vous refusez ! Êtes-vous sûr de vouloir vendre votre maison ?

L'homme qui s'adresse à Claude Delmont est un jeune vendeur, employé chez le marchand de biens ayant pignon sur rue dans la petite ville de Villefranche-de-Lauragais, à une trentaine de kilomètres de Toulouse.

Claude Delmont n'est plus très jeune, soixante-dix ans aux vendanges, un cœur un peu fatigué, par une vie un peu débridée, mais dans le sud-ouest con, on aime bien la fête.. con !

- Vous savez, Monsieur Delmont, vous en voulez cent cinquante mille francs de votre maison. Elle est grande certes, mais il y a pas mal de travaux à effectuer, et puis nous sommes en 1963, et avec la ceinture que le grand Charles nous resserre chaque jour, il faut faire des concessions. Tenez, le dernier visiteur vous a fait une offre à cent trente-cinq mille francs, c'est très raisonnable, Monsieur Delmont ! Très raisonnable !

- J'ai dit cent cinquante, un point c'est tout !

- Bon, c'est votre droit, Monsieur Delmont, mais si vous persistez, mon patron va rouspéter et ne s'occupera plus de vous, c'est notre droit également.

- On verra bien, jeune homme : à diù siatz !

Une fois seul, Claude marmonne, "il" m'a envoyé un couple ! Lui, il est boutonneux, elle est mal fagotée, sapée comme une serpillière. Ah non ! Je ne veux pas de ça pour "ELLE" !

Il s'est fait réchauffer un bol de soupe, genre garbure, quelques morceaux de pain dur à tremper afin que "ça tienne au corps" comme on dit, une large tranche de pain de campagne, un morceau de fromage de chèvre, arrosé avec le "chabrot" ! Et au lit...

L'orage qui menaçait depuis hier s'est enfin déchaîné, apportant un peu de fraîcheur et d'eau pour le maïs qui en avait bien besoin. Claude s'est réveillé, il est assis dans son lit, il n'a pas allumé.

Le bruit de tôle froissée tant attendu s'est fait entendre, Claude se lève, enfile ses bottes de caoutchouc, alpague sa canadienne avant de sortir.

Dehors, le platane de la terrasse est secoué par les bourrasques, et contre le muret il aperçoit, à travers l'encre de la nuit, deux phares curieusement dirigés vers le ciel.

Un sourire illumine sa face, c'est ELLE... Oui, c'est ELLE !

Il ouvre le portillon, un grincement sinistre se fait entendre, nul alentour pour capter ce bruit, il vit un peu à l'écart sur la route de Gardouch.

Contre le muret, une 404, dont on ne distingue pas bien la couleur, est encastrée. Claude ouvre la portière côté conducteur, une jeune femme est affalée sur le volant, elle est seule dans la voiture.

Avec d'infinies précautions, Claude a extrait la jeune femme de la voiture, l'a prise dans ses bras et commence à l'emporter chez lui.

L'effort est considérable pour un homme de son âge, il sent une douleur monter dans sa poitrine, il respire lentement, fait le vide dans sa tête, ne pas paniquer, ne pas s'affoler, inutile d'en remettre une couche !

La porte entrebâillée lui facilite l'entrée, il dépose la jeune femme sur le grand canapé, il ôte ses bottes et sa canadienne, lentement en portant sa main à la poitrine, il reprend son souffle, puis se penche sur la femme.

Elle a la quarantaine tout au plus, des cheveux coupés assez courts, elle est très belle. Claude lui sourit, il sait que dans dix minutes elle ouvrira ses jolis yeux couleur noisette, se passera la main dans les cheveux et demandera...

- Où suis-je ?

Depuis la cuisine, Claude l'a entendue, il arrive une tasse de thé à la main...

- Tenez Madame, c'est du Darjeeling !

- Oh, mon préféré, vous êtes devin ?

- Nooon, mais c'est mon préféré également !

Elle trempe ses lèvres dans la jolie tasse de porcelaine, la dernière d'un service magnifique, cadeau de sa Marraine pour son mariage, c'est si loin, si loin, sa Michèle partie il y a près de vingt ans bouffée par le crabe.

Elle va me dire...

- C'était bien bon, merci, Monsieur... ?

- Claude. Appelez-moi Claude, et vous ?

- Je ne sais plus, je ne me souviens plus de rien ! J'ai ouvert les yeux dans cette pièce, je vous ai vu, c'est tout ce dont je me souviens...

Ça fait combien de fois que je la vois ? Douze, quinze fois ? C'est toujours à peu près le même scénario, bien sûr quelques mots changent, un "je me rappelle" au lieu de "je me souviens" mais vraiment des détails. Je faiblis, mon cœur ne va pas trop fort, ce soir, j'ai bien cru... Qui peut prendre le relais ? Tous ceux qui se sont présentés étaient soit trop vieux, soit trop cons, soit pas assez "couillus" !

Il se souvient de la première fois : c'était il y a quinze ans, le bruit l'avait réveillé, il s'était levé une lampe torche à la main. Une 404 encastrée dans le mûr de clôture, la cœur serré, la peur de découvrir des blessés, des morts peut-être ? Juste une jeune femme infiniment belle et seule. Il l'avait portée chez lui, préparé un thé, le téléphone coupé à cause de l'orage, il n'avait pas pu prévenir les gendarmes. Leur nuit magnifique, suivie des deux autres, et un matin...

Il lui a présenté sa chambre, ensemble ils ont mis des draps propres, et au moment de la quitter : elle va me dire...

- Pourquoi vous partez ? tout en faisant glisser sa robe.

Elle sera là durant trois jours, magnifique, allant, venant, virevoltante, ils prendront des bains ensemble ! Elle se mettra même aux fourneaux, afin de lui préparer une tarte Tatin puis, au troisième jour, quand il se réveillera, la place près de lui sera vide, seul subsistera un peu de son parfum, Shalimar de Guerlain...

Durant mes longues journées d'attente, je la dessine infiniment...

(ch'tiot crobard Andiamo)

(Cette petite histoire m'a été inspirée par des B.D, des films, des bouquins que j'ai lu, mais depuis la Bible qu'a t-on vraiment inventé) ?

mercredi 19 février 2014

BlutchTombée or not tombée

En passant dimanche par la ligne de partage des eaux, au col des Vaux, j’ai été interpellé par une goutte d’eau. Ben oui, à chacun ses interlocuteurs, moi, c’est une goutte d’eau qui m’a apostrophé.

- Blutch… Blutch ! J’ai un problème et toi seul peux m’aider à le résoudre.

Je dis que j’ai été interpellé par une goutte d’eau, c’est vrai, mais à ce stade, je n’en savais encore rien. C’était juste une petite voix cristalline de petite fille. J’ai failli passer mon chemin sans y prendre garde tant il peut être dangereux de vouloir porter assistance à une petite voix cristalline. Et pour tout dire, une voix petite et douce, je la préfère, et de loin, dans les tons suaves, et là, ce n’était pas le cas.

- Blutchhhhhhh ! J’ai un problèèèèèèèèème ! S’il te plaîîîîîîîîîîîîit !

Purée, là, l’affaire se corse car je ne connais qu’une personne capable d’utiliser un ton pareil et je ne la vois pas, mais vraiment pas aller se perdre sur la ligne de partage des eaux.

Je suis illico presto entré dans un état que le père Plexité n’aurait pas snobé pour deux sous.

Je tente une manœuvre, à la fois de contact et d’intimidation, car on ne sait jamais….. Eh bien je n’aurais pas dû, car la suite allait me livrer à d’intenses interrogations auxquelles même Chexpire n’aurait pas osé penser.

- Tu es bien gentille, mais qui es-tu ?

- Je suis une petite goutte de pluie et j’ai un problème.

Un problème de goutte de pluie, je n’avais encore jamais dû y faire face. Pour ma perte, je lève un sourcil interrogateur. Bon d’accord, je dramatise, disons alors pour la perte de ma tranquillité momentanée, mais c’est déjà beaucoup.

- C’est quoi ton truc existentiel ?

- Ben tu penses pas si bien dire…. Je suis une goutte de pluie venue d’Atlantique, comme presque toutes mes sœurs. A chaque fois que je peux, en montant dans les nuages, je prends la direction de chez toi, parce que j’aime bien ton champ qui n’est pas pollué par des cochonneries chimiques.

- Mais tu ne vas pas me dire que la pluie peut choisir où elle se pose, parce que dans les coins de merde, il y ferait toujours beau !

- Maiiiiiiis noonnnnn ! Je suis une goutte d’eau philosophe. Voilà ! Avant je ne savais pas, alors il m’arrivait des tas de trucs pas marrants du tout. Une fois je me suis retrouvée dans un labo où ils mettaient des tas de machins dans de l’eau qu’ils faisaient bouillir. Ça puait et ça me grattait partout. On se poussait toutes pour sortir de là au plus vite. Je suis partie une des premières, la fenêtre était ouverte, et après un très long vol plané, j’avais atterri chez toi. C’est de là que m’est venue l’habitude de toujours chercher ton champ pour m’y poser. Mais hier, les vents étaient trop violents et j’ai été emportée bien plus loin. J’étais désespérée lorsque je t’ai vu, alors je me suis posée sur ton front. Mais putain, tu n’es pas cadeau tout de même parce qu’à cause de toi, je vais perdre à jamais mes repères, mes sœurs et mes habitudes.

- Mais en quoi puis-je être responsable d’un coup de vent trop violent ?

- Ce n’est pas ça qui est grave car je me suis posé juste avant la grande barrière.

- La grande barrière ?

- Ben oui, idiot…

- Merci !

- Heu, ben oui ! Tu étais juste sur la limite du partage des eaux. En me posant sur toi, j’étais encore du côté Atlantique. Via la Loire, j’allais me retrouver au large de Nantes, là où se trouve ma famille. Mais tu n’as pas été fichu de t’arrêter lorsque je t’ai appelé et depuis, tu as passé la grande barrière. Ça signifie que je ne vais plus pouvoir retrouver l’Atlantique et ce n’est pas la joie. Cette grande barrière qui va nous, me pousser au sud via le Rhône.

- C’est bien le Sud, non ? Il y fait beau et chaud. Chez les bipèdes, ça se pousse au portillon pour trouver une place au soleil…

- Les bipèdes, c’est rien que des cons. Tu as essayé de boire l’eau du Rhône ? Mes copines en sont malaaaaaades. L’eau du Rhône est tellement dégueulasse qu’EDF ne veut même plus l’utiliser pour refroidir ses centrales atomiques, ils disent que ça rouille leurs tuyaux et que c’est pour ça qu’il y a des fuites…. Les gouttes qui arrivent sauves dans la mer finissent leur vie tartinées de cochonneries anti-solaires dès qu’elles arrivent. En plus, elles se font engueuler à chaque fois qu’elles touchent le sol. A peine dans le train de nuages, elles sont toutes débarquées en même temps dans le même coin de champ, alors forcément ça fait trop d’un coup et le paysan les engueule. En plus, Toutes celles que j’ai rencontrées qui venaient de par Marseille avaient l’haleine empestée d’anis et elles étaient tellement saoules qu’elles ne pleuvaient même plus droit. Dans ton pays, les gens ne sont pas si barbares avec nous. Vous ne nous mettez pas de vin dans votre eau…

- Ben non, faut pas gâcher…… heu, l’eau, bien sûr. Mais je ne vois pas le problème…

- Tu es bouché ou quoi !  Depuis dix minutes, tu as passé la grande barrière, maintenant toutes les gouttes d’eau qui tombent au sol vont irrémédiablement finir leur vie chez les salopeurs de rivière, les buveurs de pastis et les bouffeurs d’ail, et ça, c’est pas une vie de goutte d’eau. Alors je suis malheureuse, parce que j’ai mes habitudes et que j’aime bien ton champ qui sent bon le foin naturel.

- Et selon toi, qu’est-ce que je devrais fai….. Oh, et puis merde pour ces cons qui me font traverser la France pour avoir des explications concernant ma récupération d’eau de pluie.

J’ai fait demi-tour en veillant à ce que la goutte ne prenne pas la tangente durant le virage. Je l’ai faite monter sur mon doigt et j’ai été la déposer délicatement de l’autre côté du col. Machinalement je m’essuyais  les mains avec un torchon lorsque je l’ai entendue me dire :

- Ne me serre pas si fort.

J’ai délicatement posé le torchon dans l’herbe, à côté d’une rigole. De là, je l’ai vu prendre le ru vers la Loire. Depuis, je sèche mes mains au vent pour ne pas risquer d’écraser une goutte d’eau. Il me restera à expliquer à des fonctionnaires des eaux et forêts que je suis en retard car j’ai pris soin d’une goutte d’eau…

Avant moi, personne n’avait approché de si près la désespérance philosophique d’une goutte d’eau. Personne pour clamer haut et fort les conditions d’existence in aquatique (ben tu ne vas pas parler d’inhumanité pour une goutte d’eau, non ) ! Imposées à chaque goutte d’eau de la Terre. Pourtant on ne ferait rien sans elle. Elle est un morceau de l’océan, et en même temps, c’est elle qui fait déborder le vase. Je trouve même qu’il en faudrait plus pour remplir ce rôle. Tiens ! Elle me doit bien ça, faudra que j’en parle à ma goutte d’eau. Je vais peut-être être à la tête d’une armée de gouttes d’eau débordeuses de vase.

Prochaine dissertation sur la métempsychose des gouttes d’eau ou la preuve irréfutable que la réincarnation existe.

vendredi 14 février 2014

AndiamoTous à poil !

Ah que de polémiques ! Que d'histoires pour une paire de seins, ou une petite quéquète !

J'ai vu, comme tout le monde je l'espère des reproductions de quelques pages du bouquin de Madame Claire Franek et Monsieur Marc Daniau, ben voui je suis curieux et je m'informe !

Il faut savoir que le bouquin est paru en avril 2011, aux éditions Rouergue, à l'époque il était passé complètement inaperçu.

Mon père possédait dans sa bibliothèque quelques bouquins assez "hards" tels que : "j'irai cracher sur vos tombes" de Boris Vian, "les aventures du roi Pausole", de Pierre Louÿs (abondamment illustré), à qui on doit également, mais ça ne vous a pas échappé je vous connais un peu : "Aphrodite". Figurait également : "Nora la guenon devenue femme" de Félicien Champsaur , paru en 1921. Nous avions accès à cette bibliothèque, nous avions regardé ces bouquins bien sûr ! Mais sans plus, je préfèrais et de loin les aventures de Tintin et Milou, ou celles de Spirou et du Marsupilami !

A la maison j'ai adopté le même principe, j'achetais (A SUIVRE) Métal Hurlant, Hara-Kiri, tous ces bouquins étaient bien en vue, mes enfants ne les regardaient même pas, ou si peu ! Préférant Astérix ou Yoko Tsuno !

Mon père (né en 1896 mais quelle avance sur son temps) disait : "s'ils ne comprennent pas, pourquoi leur cacher ? Et s'ils comprennent, alors ils n'apprendront rien de plus que ce qu'ils savent déjà" ! Il avait raison car dans ma banlieue, à traîner dans les rues dans les années quarante, tu avais vite fait ton éducation !

Internet diffuse largement quelques dessins illustrant l'ouvrage ! Pas de quoi fouetter un chat... Si j'ose dire, des Monsieur et des Madames TOUTLEMONDE, nues (j'ai mis le "E" exprès, marre de la suprématie macho Mesdames) Il y a des gros, des maigres, des grands des petits, des noirs, des jaunes, des viocs, des d'jeuns, et même des keufs !

Ceci afin de montrer que lorsque tout le monde va se baigner à poil : "tous égaux" !

Bon ceci n'implique pas l'obligation de se balader à poil, chacun faisant comme il lui plaît, dans la mesure ou ça ne dérange pas le voisin.

Mais enfin, ce sont ces mêmes indignés qui laissent leurs enfants jouer en ligne à des jeux d'une violence inouïe ! Mais que l'on tue, que l'on s'étripe , que l'on se "Kalachnikov" à tour de bras ça ne les gênent pas ! Et bien moi oui, ça me gêne la violence ! Le cul non, vous commencez à me connaître, et puis si vous sortez couverts vous ne risquez rien, n'est-ce pas ?

Quelques images empruntées à internet, et depuis l'intervention de Monsieur le censeur : les ventes ont triplées... No comment !

Alors franchement pas de quoi fouetter une zibounette ni un joli sourire d'avril !

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