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mercredi 6 janvier 2010

Tant-BourrinJuste un petit signe

Quand l’heure fut venue pour Radegonde Laverrue de rendre son dernier soupir, son âme était en paix et emplie de sérénité : Gédéon, son cher époux, était là, à son chevet, qui lui tenait la main et l’assurait de son amour éternel. Elle était en outre tellement convaincue de l’existence d’une vie après la mort que mourir ne l’affolait nullement : ce n’était juste qu'un passage obligé vers autre chose, voilà tout !

Certes, elle regrettait de quitter cette vie si prématurément, à 48 ans à peine, et de ne pouvoir vieillir aux côtés de son Gédéon, mais elle saurait l’attendre de l’autre côté : leur séparation de serait que provisoire.

- Gédéon ?
- Oui, ma douce ?
- Tu sais, je reviendrai te faire un signe…
- Un signe ? Mais quand ça ?
- Quand je serai morte. Je…
- Ne parle pas de malheur ! Tu ne vas pas mourir, le docteur a dit que…
- Ne prends pas cette peine, Gédéon, je sais très bien de quoi il retourne. Je sens le mal qui gagne en moi et je sens bien que c’est pour très bientôt. Mais sois-en sûr : je reviendrai te faire un signe, pour te dire que ça continue au-delà de la mort, pour te dire que je t’aime et que je t’attends…
- Ne parle pas, ma chérie, repose-toi plutôt.

Le soir-même, Radegonde Laverrue passait de vie à trépas.

Et elle fut très émue de voir son Gédéon pleurer sur son corps sans vie.

Oui, car elle avait bien eu raison d’y croire : son essence n’avait pas disparu avec son dernier souffle. Si elle n’avait plus d’enveloppe charnelle, elle avait encore une conscience qui lui permettait de voir, ou plutôt de sentir les choses du monde matériel qu’elle avait quitté. « Sentir » n’était d’ailleurs pas le mot exact et elle se dit qu’il eût fallu en créer de nouveaux pour exprimer cette étrange faculté. Percevoir ? Ressentir ? Bah ! Peu lui importait ! Elle savait que Gédéon avait de la peine et cela la renforça dans son intention de lui faire un signe.

Elle voulut lui caresser les cheveux. Mais très vite, elle réalisa que la chose était tout sauf évidente lorsque l’on n’est plus que pur esprit. Elle se concentra, tenta de réunir toute son énergie, mais sans le moindre effet.

Cela la contraria au plus haut point. Mais elle se dit que, le temps aidant, elle apprivoiserait mieux sa nouvelle condition et qu’elle finirait bien par développer une forme de force psychique qui lui permettrait de tenir sa promesse.

Radegonde avait pu, deux jours plus tard, assister à son propre enterrement, sonder les cœurs de ceux qui pleuraient ou prenaient des poses contrites autour du cercueil. Elle pardonnait les larmes feintes et l’hypocrisie des cousins éloignés : ce n’étaient après tout que des êtres de chair, de douleur et de veulerie, qui ignoraient tout de la vie immatérielle qui les attendait après la mort. Et Gédéon l'ignorait également. Cette pensée fit souffrir Radegonde : il fallait qu’elle le prévienne, qu’elle lui fasse ce petit signe promis.

Elle essaya de diriger toute sa force psychique vers ce but, tenta de pénétrer dans le corps d’un petit moineau perché sur une pierre tombale, à deux pas de là. « Si un moineau se pose sur son épaule pendant mon enterrement, Gédéon comprendra que c’est moi », se disait-elle. Mais hélas, il y avait comme un mur infranchissable qui barrait la route de la matérialité à son être éthéré. Ce fut un nouvel échec.

Et les jours passèrent.

L’esprit de Radegonde avait suivi Gédéon jusque dans leur pavillon de banlieue. Elle pu ainsi voir (ou plutôt ressentir) son cher époux au prise avec la vie de célibataire. Elle eût même souri, si elle avait eut une bouche, de le voir accumuler catastrophe sur catastrophe devant les fourneaux, véritable terra incognita pour lui. Et aux plats calcinés répondaient les chemises brûlées lors de séances de repassage tout aussi épiques.

« Pauvre Gédéon, se disait-elle, il faut vraiment que j’arrive à lui faire un signe pour le réconforter ». Mais toutes ses nouvelles tentatives se révélèrent vaines : il y avait un océan entre la matière et son incorporalité que sa puissance psychique ne pouvait traverser.

Quelques mois s’écoulèrent ainsi pour Radegonde, partagée entre la joie d’accompagner son Gédéon et la frustration de ne pouvoir communiquer avec lui.

Et puis il y eut ce jour funeste où Gédéon rentra du travail, comme tous les jours de la semaine.

A part qu’il n’était pas seul cette fois-ci.

Une accorte jeune femme l’accompagnait, qui gloussait beaucoup, d’un rire de crécelle qui eût vrillé les nerfs de Radegonde si elle en avait encore disposé.

Ce fut un cataclysme pour elle : son Gédéon avec une greluche ? Son Gédéon qu’elle attendait patiemment pour une vie éthérée et heureuse à deux ? Elle fulminait.

Car le Gédéon en question, lui, paraissait bien plus enclin à savourer une vie on ne peut plus matérielle : après un savoureux dîner aux chandelles (le traître avait fait appel à un traiteur !) suivi de quelques coupes de Champagne (lui qui n’achetait que du mousseux, même pour le nouvel an !), il entraîna sa cocotte vers la chambre à coucher. Vers LEUR chambre à coucher !

Radegonde était hors d'elle. Les deux tourtereaux s’étaient allongés dans le grand lit et commençaient leur effeuillage dégoûtant entremêlé de caresses obscènes. Il fallait que cela cesse ! Il fallait ABSOLUMENT que cela cesse tout de suite !

Un maelström de fureur emportait le pur esprit de Radegonde, sa rage enflait, vibrait, résonnait, grondait jusqu’à emplir toute la chambre à coucher. Et puis soudain, ce fut comme si elle explosait brutalement. Radegonde sentit comme un flux d’ondes sortir de son être immatériel. Le bouddha de bronze, qu’elle avait installé, dans sa vie antérieure, sur une étagère au-dessus du lit, se mit à avancer imperceptiblement tout seul, jusqu’à atteindre le bord et basculer.

Le crâne de Gédéon explosa sous l’impact de la lourde statuette. La femme, éclaboussée par le sang de son amant affalé sur son corps, passa des gémissements de plaisirs aux hurlements d’horreur.

Radegonde était ravie : elle avait enfin tenu sa promesse et pouvait attendre sereinement que son Gédéon agonisant la rejoigne, ce qui ne serait plus long. Dieu que la mort était belle !

dimanche 3 janvier 2010

AndiamoSarkmania

J’ai fait un grand retour en arrière, il y en a des talents sur ce BLOG, des chanteurs (euses) incroyables !

Bien sûr, les membres fondateurs :

- SAOUL-FIFRE

- TANT-BOURRIN

... et les guest-stars :

- CALUNE et même CALUNETTE à l’occasion de l’anniversaire de Choufifrounet !

- BILLY et ses talents d’imitateur !

- LA POULE et son café du pauvre….

Il y en a peut-être eu d’autres, manifestez-vous. (j'ajoute : Tant-Bourrin me l'a affirmé... Il n'y en a pas d'autres)


Alors je me suis dit (à mon âge on parle souvent seul) : "pourquoi pas ?"

J’ai voulu pasticher à ma manière STARMANIA l’opéra-rock de Michel Berger et Luc Plamendon.

Vous rendez vous compte ? Il a trente-deux ans, cet opéra-rock ! On dirait un nouveau-né… Un peu comme moi !

Bien sûr, ma voix n’est pas terrible, mais c’est une vieille voix, alors un peu d’indulgence et on ne ricane pas !

Un grand merci à TANT-BOURRIN que j'ai mis une fois de plus à contribution afin de "nettoyer" les enregistrements, souffle, parasites, etc.


Tout d’abord :

La blouse du prolo’s man




Après ce chef-d’œuvre (y’en a qui ricanent), voici :

Bonne



Voulez-vous une suite ? Si oui : envoyez une enveloppe "garnie" (pas moins de cent euros) à Blogbo qui transmettra (peut-être) !

... Ou alors des oranges à la Santé !

jeudi 31 décembre 2009

Saoul-FifreLa trêve des confiseurs

Pas la grève, imbécile : la trêve des confiseurs ! T'imagine des confiseurs faire grève à la période de Noël ? Faudrait quand même être con !

Fiseur.

Elle a pris la suite de la trêve de Noël, habitude qui vient aux militaires vers la fin décembre, de se montrer moins belliqueux. Lors de la grande guerre, en Noël 1914, des allemands, des anglais et des français sont sortis de leurs tranchées pour chanter des chants religieux ensemble, jouer au foot etc. Cette anecdote authentique est racontée par le film Joyeux Noël de Christian Carion. Une idée de cadeau originale à glisser à l'oreille du père Noël.

Mais il doit être à l'agonie, à l'heure qu'il est. Avec son gros ventre, ses problèmes de triglycérides dus aux sucreries, aux 'tits remontants qui réchauffent, ses poumons encrassés par la suie des cheminées, il a fait un arrêt cardiaque chez des amis à nous, sur les coups de 5 heures du matin, ce 25 décembre. Là, il est entre les mains de 4 bouchers dont un chevalin. Quadruple pontage. Ses artères partent en charpie à peine ils y touchent. Moi si j'étais vous, je compterais plus sur lui pour l'année prochaine. Ni pour le service après-vente.

Mais je voulais parler de paix.

L'homme en habit rouge, ça ne le concernait pas, lui. Il embrigadait les gosses dès le berceau avec ses GI Joes, ses armes automatiques, ses panoplies de flics et autres tueurs d'indiens. Il voulait "faire le bonheur des enfants". Mais pas de tous, visiblement. Ho, en une seule nuit, bien sûr qu'il n'a pas le temps d'aller partout. Ya des petits malins qui proposent d'alterner, dans ce cas. Fais tourner le ouetj' qu'ils disent. Ils ont jamais conduit un traineau, ceux-là. Va faire descendre des rennes dans les pays chauds ? Ça va renauder, ruer un max et tu te payes un beau plongeon dans la méditerranée et jamais un gosse te commande une bouée pour Noël alors ne compte pas en trouver une dans la hotte. Sans moi, l'Afrique.

Saint Louis, lui, il avait instauré la trêve de dieu. On ne pouvoit guerroyer sans cesse ni repos. Ah oui, une vraie grasse matinée sans risquer d'entendre le tocsin ? La paix, nom de dieu !! Tout le monde en rêve, mais il faut bien vivre, alors on travaille chez EADS, on engraisse un marchand d'armes en achetant son journal, on vote pour le plus belliciste, ça fait plus sérieux, sans doute, on prend sa carte, on choisit son camp, on dit "nous", on serre les rangs pour avoir moins froid, moins peur.

Le germe de la guerre est dans notre cœur.

Dès que l'on porte son appartenance en bandoulière. À un groupe, à une couleur, à un dieu, à un trust, à une classe sociale, à un pays, à un sexe, au lieu d'être tout simplement citoyen du monde.

Dès qu'il y a sentiment de supériorité, dès qu'il y a mépris, il y a une guerre en germe.

On vient de m'offrir Le grand mémento encyclopédique Larousse en deux volumes reliés de rouge, publiés en 1936. Ces deux lourds volumes, richement illustrés, se voulaient la quintessence des connaissances de l'époque. Époque coloniale, je le rappelle. Voici un extrait de la table des matières, concernant les religions :

Allez je vous recopie car je ne suis pas sûr que ce soit lisible :

Les religions des non-civilisés, par V. Larock
La religion Juive, par le rabbin M. Liber
La religion catholique, par le chanoine Gustave Bardy
Religion des Eglises protestantes, par le pasteur Ch. Bost
La religion orthodoxe, par l'archiprêtre S. Boulgakov

Jusque là, on est dans la bonne logique des familles : on s'est adressé à un membre éminent de chaque confession pour le faire parler de l'Eglise à laquelle il appartient.

Mais quand il s'agit des niaqwés, des nègres et autres basanés, ce n'est plus le même son de cloche :

La religion musulmane, par Gaston Wiet
Les religions de l'Inde, par L. de La Vallée Poussin
La religion et la pensée chinoise, par Nicole Vandier
Les religions du Japon, par Jean Ray

Bien sûr, on ne parlera pas des "religions de la France", ni de la "pensée française", et surtout, on ne proposera pas à un membre de ces religions bizarres et primitives de nous les présenter.

D'abord, ils ne sauraient pas, et puis ils ne seraient pas assez clairs, et ils n'ont sûrement pas le recul nécessaire à une bonne analyse, engoncés dans leurs croyances totemiques.

Gandhi nous aurait pourtant écrit une superbe synthèse de la religion Hindouiste, j'en suis persuadé.

Oui mais vous imaginez la Maison Larousse signer un chèque en roupies à un fakir aux 3/4 à poils ?

lundi 28 décembre 2009

Tant-BourrinAstrologie, voyance : ce qui vous attend en 2010

Eh oui, la page de 2009 va bientôt être tournée et l'année 2010 pointe déjà son nez au portillon, chargée de son lot d'espérances, de joies à venir, mais aussi de craintes et d'angoisses...

Ah, si l'on pouvait connaître l'avenir !...

Eh bien, c'est tout à fait possible : en exclusivité mondiale, nous avons fait appel aux dons de voyance exceptionnels du grand marabout-astrologue Tant-Bourrinus pour révéler à chacun d'entre vous, lecteur(rice)s chéri(e)s, ce qui vous attend au cours de l'année à venir.

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vendredi 25 décembre 2009

AndiamoMatin de Noël

Quand j’étais gamin, le matin de Noël, dans la rue, il y avait foule, celle des mômes qui sortaient avec leurs jouets tout neufs.

Oh ! Pas une kyrielle de jouets, non, un cadeau par môme, et encore !

Les filles portaient dans leurs bras, tel le saint sacrement, le baigneur "Nobel" ou la poupée "Bella" dans ses beaux habits tout neufs, pas pour bien longtemps car le frangin un peu rancunier se chargerait de cabosser le poupon en celluloïd, ou d’arracher la jolie perruque frisotée de la princesse en robe d’organdi, au motif : n’avait qu’à pas m’déchirer mon Spirou et les héritiers !

Chez nous, peu de jouets mais des livres. Une année nos parents nous avaient offerts : "L’ENCYCLOPEDIE POUR LA JEUNESSE".

Une collection de plusieurs volumes, traitant des sujets très variés : l' astronomie, la géographie, les volcans, les océans, les poissons des grands fonds, l’architecture, l’histoire, de la botanique aussi.

Bien sûr, ces articles restaient à la portée des enfants que nous étions. Je les ai lus et relus, les photos en bleu, on ne voit plus ce genre de photographies, des gravures. Et puis surtout des récits d’aventures extraordinaires.

Ces articles, je les ai lus jusque très tard, et ils étaient loin d’être mièvres. Bien foutue, cette encyclopédie, perdue au cours de mes nombreux déménagements.

A l'occasion d'un autre Noël, nous avions reçu plusieurs livres de la comtesse de Ségur, les bouquins étaient pour les trois enfants que nous étions.

Ils peuvent paraître puérils aujourd’hui, mais ils m’ont donné le sens du dialogue. Ces récits étaient très vivants, les enfants de l’époque étaient-ils si différents ? Les adultes qui les entourent assurément, les Paul, Sophie et autres Madeleine aimaient construire des cabanes, ou jouer à la dinette. Quant à la pauvre Sophie, elle accumulait les gaffes et les catastrophes ! Ça ne vous rappelle pas votre enfance ?

Le langage de la chère Comtesse (pas celle du Canard enchaîné) paraît bien suranné, voire précieux, mais, lorsque j’étais gamin, il ne me choquait pas. Je n’aurais pas traité mon pote de "poltron", je lui aurais dit : t’as les foies ou t’as la chiasse, bien sûr. Mais à la lecture de la née Rostopchine, ça m’amusait.

J’aurais bien aimé avoir un train. Oh ! Pas électrique, j’étais conscient, mais un mécanique….

Je rêvais devant la boîte avec son superbe dessin, représentant une loco à vapeur fumante et entourée de volutes bleutées, tractant ses voitures dans un paysage enneigé, bien en évidence, dans la vitrine du marchand de jouets.

Frustration ? Sans doute, car il y a une trentaine d’années, j’ai monté un train dans une table basse, que j’ai dû fabriquer moi-même. Ce train était à l’échelle Z. Ecartement des voies : 6,5millimètres ! Des motrices pas plus grosses que mon pouce !

Et tout ça fonctionnait : aiguillages, rails de coupure, etc. Sur le dessus de cette table, un verre assez épais, nous prenions l’apéro et chacun faisait mumuse avec ce jouet qui évoluait dans un décor provençal que je m’étais également coltiné.

Le tout était assez encombrant : mon fils en a hérité.

Les avions que je construis puis que je fais voler ? Sans doute une frustration également. Les copains, je veux parler des anciens jeunes comme moi, se font la même réflexion : nous n'avons eu guère de jouets étant gamins, alors nous compensons ! Je crois aussi sincèrement que les hommes restent tout au long de leur vie des gamins, et quand ça n’est pas : ce sont des vieux cons !

En ce jour de liesse
Déridez-vous les fesses.
J’ai fait pour vous fidèles lectrices
Celui qui vous transporte d’aise : le BÔÔÔ : Corto Maltese à poil ! Depuis le temps que vous le réclamiez !

Hé ! Ne jouez pas les vierges effarouchées, j’ai les noms de toutes celles qui voulaient le voir tout nu, j’vas balancer… DEDIEU !


Alors le voici, le voilou….

Les Messieurs qui en feraient leur ordinaire je le leur offre également.



Pour vous Messieurs une mère Noël… HUMMMM !

Comme précédemment, les Dames que ça intéresse….

Et puis, et puis, plutôt qu’un long discours, à vous Mesdames que j’aime beaucoup, je souhaite ceci :

BEAUCOUP DE BONNES CHOSES.

Et enfin, je souhaite à toutes et à tous de JOYEUSES FÊTES et que 2010 fasse que si vous n’êtes pas plus nombreux autour de la table l'an prochain, vous ne soyez surtout pas moins.

mardi 22 décembre 2009

Saoul-FifreTu veux notre photo ?

Cherche, cherche.... Combien de fois avons-nous prononcé ces mots, et notre Pouny grattait de tout son cœur, de toutes ses griffes, malgré les cailloux tranchants et la terre dure, tassée, compacte, pour nous ramener au soleil la truffe que son flair phénoménal avait décelée. Pourquoi creusait-elle si vigoureusement, avec tant de concentration et de professionnalisme ? Par amour, par habitude, par obéissance, par respect ? Je n'en sais rien mais elle accordait de l'importance à cette recherche, et bien sûr à la résolution de sa recherche, ce diamant noir caché dans les profondeurs du sol, incognito, qu'un labour hasardeux n'a strictement aucune chance de découvrir.

C'est cet espoir de trouver quelque chose, de ramener de l'inconnu à la lumière, qui est fascinant dans ces recherches sur Google, le moteur le plus utilisé. Mais pas que. Certains arrivent chez nous avec Ask ou avec orange ou par bing et sans doute par bien d'autres médias. Nos requêtes-stars sont un peu toujours les mêmes :

Julie la grosse cochonne a toujours beaucoup de succès. Essayez, vous verrez qu'on arrive systématiquement dans les quatre premiers liens. Autant dire que notre réputation n'est pas fameuse parmi les déçus de l'érotisme qui tombent sur le billet d'un éleveur de porcs, sans même une petite photo prise de loin. Que du texte. Et comme les auteurs de ce style de requêtes savent à peine lire et sont plutôt du genre "visuels"... je te dis pas les boules qu'ils ont. Chez Blogbo, vous débandez aussitôt !

foie gras poele vinaigre balsamique marche très fort également. Là aussi, Manou ne les rate pas, ils se prennent un revers qui les renvoie d'autorité replonger sous les jupons de Ginette Mattiot ou de la tante Marie, la queue (de la casserole) basse et entre les jambes.

Oui-Oui et Cindy et son petit ami requin plaisent toujours beaucoup et ne se démodent pas d'un poil. Mais les malades sont après nous, on les récupère par cars entiers, dès qu'ils demandent des trucs zarbis, fous, des machins d'obsédés, de morbides, de demeurés congénitaux, le sieur Google les envoie derechef à notre adresse. On les attire.

C'est proprement incompréhensible, avec nos billets doux, nos dentelles de littérature, notre élégance innée, nos morceaux choisis, notre romantisme à la Chateaubriand. Je n'y comprends rien. Ya de la triche dans l'air.

En tout cas, moi, je n'emploie jamais de mots aussi scabreux. C'est sans doute Tant-Bourrin, quand il a bu un coup de trop ? Faut dire qu'il part en biberine assez rapidement. Enfin voici ce que des humains souffrants tapent dans une petite fenêtre numérique, ce qui les fait débarquer dans notre univers rigoureux et moraliste. C'est fascinant.

elle mange la bite de son beau-frere

j'ai couché avec ma tante du bled

j'ai mie mon zizu dans le petit cul a mon frere

je voudrais baiser avec le parrain de mon fils Bof, tant que ça reste en famille...

ma machine a laver fait un bruit de foreuse C'est normal, à 1200 t/mn !!

bo j'ai vomi dans mes cornflakes Ça t'apprendra à manger ricain.

ail dans le cul Remède souverain contre la grippe A.

soufflerie sous jupes Les filles pètent aussi.

qu'esperer d'une rencontre avec son ex 20 ans apres Au moins, il ne mettra pas une heure à trouver ton clitoris ?

ennemie de fantasio marque de colle C'est Secotine. Merci qui ? Merci Blogbo !

chelon cirrhose Rhoooooo ?

gainsbourg troue le cul Ça lui arrivait...

recherche tænia a vendre J'en ai plein le cul ... de votre insistance.

le prince charmant est pas pres d'arriver il etait saoul et s'est perdu son cheval est mort Merci de nous prévenir, je transmets à Mlle Keskadie.

come l'arbre tu es un gland Et toi, comme le gland, tu as un pète au casque.

voici un gentil toutou qui saute sa cochonne de maitresse Ça paye juste le chauffage et la gamelle.

dessine moi une tondeuse Le Petit Prince a grandi. Il est endetté pour trente ans grâce à son pavillon.

quadrisomique 21 Ils sont très attachants, très affectifs. Yen a même qui ont des skyblogs.

radieuse petite pipe Avec le plaisir en sus...

calmer erection mari Poche de glaçons autour, injection de bromure, photo de la belle-mère... Bon courage et de tout cœur avec vous.

mon chaud lapin viens me fourrer On est bientôt Noêl, ça c'est Abs qui vient réviser les paroles pour faire sa maligne au Réveillon.

bonne mine malgre l'alcool Je ne vois pas ce qu'il y a là d'extraordinaire.

la chatte de ma voisine veuve Ah oui : la mère Michel ?

grosse caille qui se touche Qu'elle se fasse tailler une plume...

prehension boudins Tiens, on est Mardi !

se galocher ou pas au premier rancart Jamais de la vie, sauf si elle accepte la sodomie.

baisser avec une tante Mon oncle, oui, vers la fin...

seins qui sortent oups video J'ai un chausse-pied, si tu veux, pour les faire re-rentrer ?

cramouille qui déborde Bon alors j'arrête de verser l'huile d'olives ?

broute-moi le gazon Tant-Bourrin ? Ya une dame qui te demande !

vieux cherche pisse et caca Pour soutenir et aider nos anciens, je propose que nous unissions nos efforts pour organiser un grand scatothon.

Bien entendu, et il est juste et bon de le rappeler : tout est authentique. Ce sont bien nos contemporains qui ont tapé ces recherches avec leurs petits doigts ! Une fille a fait un blog spécialisé, vos folles requêtes , mais je ne lui envoie rien, non mais ? Les nôtres sont trop mimis.

On se les garde.

samedi 19 décembre 2009

Tant-BourrinBrouillon de culture (6)

Après les premiers numéros (le 1, le 2, le 3, le 4 et le 5), il semble que vous n'êtes pas rassasiés et que vous en demandez encore.

Comme je ne sais pas résister à mes chers lecteurs et lectrices et que je sais que votre niveau culturel frise le néant et a cruellement besoin d'être élevé, voici donc un nouveau numéro de "Brouillon de culture", le billet qui fait briller les neurones !

Un "Brouillon de culture" aujourd'hui consacré aux séries de légende qui ont marqué l'histoire de la télévision...





Starsky et Hulk

Cette série mythique met en scène deux policiers californiens. L'un, Starsky, a grandi dans les rues de New-York et est très extraverti alors que son acolyte, Hulk, est généralement plus réservé, sauf quand il se met vraiment en colère.

Au cours des différents épisodes de la série, ils résolvent toutes les affaires qui leur sont confiées avec des méthodes peu conventionnelles et plutôt musclées. Ainsi, quand il s'agit de soutirer des aveux à un suspect, Starsky a-t-il l'habitude de glisser à l'oreille de Hulk que ledit suspect l'a traité de gros vilain, ce qui a pour effet de rendre Hulk vert de rage et lui donne l'énergie nécessaire pour la conduite de l'interrogatoire.

Malheureusement, leurs aventures s'achèvent quand Hulk est renvoyé de la police après qu'il lui ait été reproché d'avoir détérioré 214 uniformes au cours des six mois précédents.





Ma saucière bien aimée

Cette série culte était censée raconter sur plusieurs saisons la passion fétichiste d'un pervers, nommé Jean-Pierre, pour une saucière en porcelaine.

La série dut toutefois être réduite à un seul épisode après que Jean-Pierre, en voulant se gratter le nez, eût laissé choir la saucière vedette qui se brisa en mille morceaux. Craignant le courroux du réalisateur, l'acteur principal disparut immédiatement comme par magie, mettant définitivement fin au projet...





Julie l'escarre

Cette série phare entame sa quarante-troisième saison avec toujours autant de succès. Julie l'escarre, une femme commissaire de police essayait, lors des premières saisons, de concilier son métier stressant et sa vie de famille. Les années passant, les personnages et le cadre général ont peu à peu évolué : la plupart des enquêtes se déroulent désormais dans l'enceinte de la maison de retraite "les glaïeuls" où réside Julie. Elle y résoud toutes sortes d'affaires ténébreuses : vol de dentiers, contrefaçons de couches Confiance, traffic de camomille, etc.

La durée des épisodes a toutefois due être allongée à trois heures, les déplacements de Julie l'escarre n'étant plus aussi rapides qu'autrefois depuis qu'elle course les malfrats avec son déambulateur.





Zozo

Le jeune Don Sarko de la Vulga mène une double vie : anodine la plupart du temps sous sa vraie identité, mais héroïque quand il devient Zozo, l'injusticier masqué. Avec l'aide de son fidèle serviteur Fillono, que l'on n'entend jamais parler car Don Sarko le tient éloigné des micros, Zozo n'a de cesse d'aller combattre la justice sociale partout où il en reste quelques traces, en signant des textes de loi iniques d'un Z qui veut dire Zozo. A noter la présence dans la série d'un personnage grotesque, principale adversaire de Zozo : la sergente Ségo la Garcia, qui échoue dans toutes ses tentatives pour niquer Zozo.

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