Blogborygmes

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dimanche 3 octobre 2010

AndiamoSlam (billet à 4 mains)

Dans ma Caïffa trois chiens, j’écoutais un « CD » de l’ami Georges.

Bien sûr, j’avais déjà entendu le poème d’Antoine Pol, mis en musique par MONSIEUR BRASSENS : « les passantes ». Mais ce jour-là, j’ai appuyé sur le ch’tiot bouton situé à tribord de la barre, afin de le réentendre. Et puis, comme c’était gratos, j’ai recommencé, encore et encore !

In petto je me suis dis : voilà un poème qu’il est beau ! AH ! Le beau billet que ça ferait….

Alors je me suis raclé la gorge et j’ai « slamé »… Enfin j’ai fait ce que j’ai pu ! Puis j’ai dessiné quelques Madames… Il y a même des blogueuses : Françoise et Laurence. Enfin, si elles se reconnaissent, car j’espère ne pas les avoir massacrées !

Ceci fait, encore faut-il mettre tout cela dans le blog… En pareil cas, je fais appel à TANT-BOURRIN :

- Salut mon n’veu ! (vu qu’il m’appelle onc’Andiamo) Ça te dirait de bosser un peu ?
- HEU….Ben tu sais, en ce moment j’ai pas mal de bou….
- AH ! Merci, je savais que je pouvais compter sur toi !

Alors j’envoie en vrac : quelques crobards mal cadrés, une bande son pourrie, etc.

Charge à lui de tout remettre en ordre, de monter, synchroniser et enjoliver tout ça !

Il s’en tire bien le bougre : merci à lui.

Allez : on clique ? Voilà.... Un peu de douceur en ces périodes moroses :


mercredi 29 septembre 2010

Saoul-FifrePutain de bourrasque

Tiens je m'aperçois que je vous ai souvent parlé de Marc mais que je n'ai jamais fait de billet spécifique sur lui. Nous avons été dans la même classe depuis la seconde, en 72, nous passions tout notre temps libre ensemble, tous nos WE... Après le bac, je travaillais en Normandie, je l'avais fait embaucher dans la même boite et, de retour sur Bordeaux, nous avons été en concurrence autour de la même fille, enfin, jusqu'à sa mort en 82, on ne s'est pas beaucoup quitté.

Pourquoi deux âmes se rencontrent-elles ? Je ne sais pas si c'est très constructif d'essayer de disséquer le processus, mais on peut essayer : je n'avais plus mon père et lui ne l'avait pas sous la main puisque son paternel avait installé femme et enfants puis les avait abandonnés. Son père était un espèce d'aventurier qui commerçait au Vietnam et qui s'était marié avec une métis de là-bas. Marc était donc quarteron, comme notre Françoise , mais moins compliqué qu'elle quand même comme origines ! Ce côté "issu des colonies" le rapprochait de mes ascendances "pied-noires", aussi.

À part ces deux points, il faut bien reconnaitre que nous étions fort dissemblables : son corps était un outil bien huilé dont il faisait ce qu'il voulait , ses nombreuses années de judo lui ayant donné des muscles, une souplesse et des réflexes impressionnants. Alors bien sûr, il m'a tiré dans ce sens et nous avons fait plein de sports ensemble, mais dès qu'il fallait un peu de ressort, ou dès que la vitesse s'accélérait, ou qu'il prenait de l'altitude, je l'abandonnais à son destin de risque-tout.

Si l'on excepte sa superbe pipe en forme de dragon que sa "veuve" m'a gentiment léguée, Marc m'a également laissé en héritage sa manière très particulière (ancestrale ?) de faire le riz.

Vous mesurez autant d'eau en volume que de riz. Vous la mettez à bouillir puis vous versez le riz dedans. Un tour de cuillère pour mélanger et vous posez la casserole sur le plus petit feu de votre cuisinière, réglé au minimum, sans oublier le couvercle. Marc utilisait pour ce faire une mauvaise casserole en aluminium fin. Quand il n'y a plus d'eau, mais vraiment plus, éteindre et laisser couvert.

En principe, si tout le fond de la casserole a attrapé, vous avez réussi "le riz à la Marc". Le meilleur, c'était bien sûr la partie grillée. Bon, ça se déguste avec "la sauce à la Marc" : vous prenez un Tupperware (c'était la mode) et vous melangez dedans moitié Nuoc-Mam, moitié jus de citron, et là j'aimerais pousser une grosse gueulante : le Nuoc-Mam des années soixante-dix avait du caractère, lui ! Rien à voir avec le liquide insipide banalisé pour plaire à vos palais d'occidentaux-chochottes que l'on trouve actuellement sous le même vocable !

Comme nous étions de voraces adolescents, nous rajoutions beurre et rapé.

Mais bonjour après, le boulot pour rattraper la casserole !

samedi 25 septembre 2010

Tant-BourrinQuand j'étais modèle (4)

Cela fait fort longtemps que je ne vous ai point narré une de ces si savoureuses anecdotes qui émaillèrent ma folle jeunesse, du temps où je mettais le pied à l'étrier à de jeune artistes-peintres débutants en acceptant de poser pour eux. Je vous ai déjà raconté comment Léonard de Vincennes accéda à la notoriété grâce à moi, comment Yves Klein m'en fit voir de toute sa couleur et comment je fus à l'origine du plus célèbre tableau de Botticelli. Les plus croûlants fidèles lecteurs se souviennent peut-être même d'un très ancien billet dans lequel je leur contai ma première séance de pose pour Picasso.

Mais voici une autre rencontre dont je ne vous ai point encore parlé : une des plus importantes mais également des plus douloureuses qui soit.

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mardi 21 septembre 2010

AndiamoButterfly

Constant Maloine avait tout pour être un homme heureux ! Trente-sept ans, taille moyenne, petite moustache bien entretenue, de très solides études l’avaient mené à occuper un très important poste d’agent de change pour la très sérieuse compagnie « Suez and consorts ».

Il avait épousé dix ans plus tôt, en 1901, la douce Edmonde, de cinq ans sa cadette.

Une jeune provinciale comme on disait alors, originaire de Nuits-sous-Ravières, une bourgade de l’Yonne, aux portes de la Bourgogne.

Elle en avait conservé un léger accent, roulant gentiment les « R ». Cela lui donnait un charme qui émouvait Constant.

Une jeune fille très « comme il faut », élevée chez les religieuses de la congrégation des filles de la charité. Elle en avait gardé cette modestie, ces gestes mesurés, et cette parole rare, qu’on leur enseignait dans ces austères institutions. Le regard baissé, les mains croisées devant elle, comme pour préserver sa précieuse virginité !

Edmonde était la fille de Rosalinde, une amie de sa mère. Elle avait été présentée à Constant, lors d’un goûter que sa chère Maman donnait régulièrement, et qui réunissait des connaissances de la chère vieille dame. Le jeune homme un peu timide qu’il était alors avait été immédiatement séduit, et il semble bien que la réciproque fut vraie.

Le mariage avait été célébré dans la plus stricte intimité : l’oncle Adrien, le frère de son père ; Rosalinde, la maman de la mariée ; ainsi qu'Anaïs sa sœur cadette ; la mère de Constant, veuve éplorée d’un capitaine de dragons : Anselme, mort à Sedan en octobre 1870, alors qu’elle attendait le bébé.

Anselme avait été un militaire courageux, intrépide. N’était-ce pas lui qui, le 20 octobre 1870, avait lancé sa compagnie de dragons, sabres au clair, contre les canons de sa majesté le Konprintz, devant les murs de Sedan ?

La charge de cavalerie avait littéralement été éparpillée, par les charges des bouches à feu, mais que peut un valeureux cavalier, si courageux soit-il contre un obus de « 90 » ?

L’oncle Adrien, lui, avait été réformé, à cause ou grâce à ses pieds plats. Homme d’affaires fort peu avisé, il avait acheté en 1879 de « l’emprunt Panama », initié par le très sérieux Monsieur Ferdinand de Lesseps, le génial ingénieur qui avait mené à bien le percement du canal de Suez. Et qui voulait réitérer son exploit, en entreprenant le percement d’un canal, reliant l’océan Atlantique à l’océan Pacifique, en territoire colombien.

Muni des précieux coupons, il bramait haut et fort que bientôt il serait un rentier heureux. Dix ans plus tard, il devait déchanter de belle manière ! Depuis, il avait trouvé un emploi de « gratte-papier » chez un notaire cacochyme de la rue Rambuteau, dans le IVème arrondissement.

Constant, en homme avisé, de surcroît « bien placé », avait acquit en août 1906 une conséquente poignée d’obligations baptisées : "emprunt Russe"…

Du solide ! Le très sérieux et populaire Tsar Nicolas II s’en portait garant en personne… Alors !

Tout aurait été pour le mieux en cette douce année 1911 : une bonne place, des revenus conséquents, un bel appartement au second étage d’un immeuble haussmannien rue Coquillière, dans le très huppé deuxième arrondissement.

Une épouse dévote sans être bigote, ne manquant jamais la grand’ messe du Dimanche matin, en l’église notre Dame des Victoires, toute proche.

Lui-même se rendait à pied chaque matin au palais Brogniard, en empruntant la rue des Petits Champs, puis la rue des Victoires, pour se retrouver rue du Quatre Septembre. Négligeant les « sapins », nom populaire que l’on donnait aux fiacres, ainsi que le tout nouveau « métropolitain » de la compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP), dont quelques lignes venaient d’être mises en service. Quant au reste du réseau actuellement en construction, il occasionnait une gêne si considérable, que notre brave Constant se demandait si tout cela était bien nécessaire !

Parfois, il lui arrivait, certains dimanches de printemps, d’aller en compagnie de son épouse flâner sur les grands boulevards.

Ils empruntaient la rue du Louvre, puis la rue Montmartre, pour se retrouver boulevard Poissonnière, et là, tranquillement, ils remontaient parfois jusqu’à la porte Saint-Denis.

Tout au long du chemin, ils se régalaient du spectacle de la rue, les bateleurs, les « forts » et leurs haltères, les briseurs de chaînes, et même des montreurs de singes, ainsi que des toutous savants.

Ils s’asseyaient à une terrasse, Edmonde commandait un thé, Constant un bock de bière, puis ils repartaient tranquillement. Parfois, quand Edmonde était un peu lasse, ils rentraient avec l’omnibus, sorte de grosse diligence à impériale, tirée par quatre chevaux de trait.

Tout aurait été pour le mieux, disais-je, si son épouse s’était montrée un peu plus lascive dans les jeux du déduit !

Sa stricte éducation, due au long séjour chez les sœurs, ne lui avait apportée qu’indifférence pour les choses de l’amour. Ainsi, elle obligeait Constant à éteindre le bec de gaz chaque fois qu’il voulait « faire la chose ». C’est de cette façon qu’elle désignait l’acte d’amour.

Et pire encore : jamais au grand jamais, elle n’avait retiré sa longue chemise de nuit, en fin coton brodé, pour accomplir l’acte amoureux ! Constant en était réduit à de hasardeux tâtonnements dans les replis de ce qu’il appelait : « la camisole » ! Et, bien entendu, il lui fallait impérativement disposer une serviette « nids d’abeilles », ceci afin de ne point tacher le drap ! Autant de contraintes qui l’exaspérait et, disons-le franchement, seraient venues à bout des plus viriles ardeurs !

Il aurait aimé pouvoir admirer ce corps souple et gracieux qu’il devinait lors de ses brèves étreintes, la regarder également lors de ses ablutions dans le grand tub en fer blanc étamé.

Mais hélas, il n’avait pas le droit de pénétrer dans l’exigu cabinet de toilette lors des grandes ablutions hebdomadaires. Il la voyait faire chauffer l’eau dans un grand faitout, puis la verser dans le joli broc en faïence de Moustier. Mais au moment de franchir la porte du cabinet, elle le repoussait gentiment, en faisant non de la tête.

Jeune homme, il était allé maint fois au « Chabanais », une maison de tolérance comme on les nommaient à l’époque, pas moins de trente-cinq « pensionnaires » animaient les soirées parisiennes !

Tout un monde ! La baignoire de verre, que le Prince Edouard VII faisait remplir de champagne !

Le palais des glaces, une chambre garnie de miroirs du sol au plafond : à deux, on s’y croyait en pleine partouse !

La suite du Cheik, un décor des mille et une nuits, avec les pensionnaires déguisées en princesses Berbères. Et puis surtout : le cabinet des spécialités, où trois pensionnaires masquées vous faisait faire le tour du Bosphore, la visite de Sainte Sophie, sans oublier l'ascension du grand minaret, en une heure seulement, mais quelle heure !

Certains soirs, en rentrant du palais Brogniart, il aurait bien fait un détour par la rue Chabanais toute proche, mais il y renonçait chaque fois, espérant que son épouse….

Edmonde s’était trouvée depuis peu, une vocation pour une œuvre de charité. Ainsi, chaque après-midi de la semaine, elle se rendait à Notre Dame des Victoires, et là, près de la basilique, dans un petit immeuble, au sixième et dernier étage, elle retrouvait d’autres femmes, bourgeoises un peu coincées, en mal de ragots, pour des travaux de broderies. Ces ouvrages étaient ensuite vendus. Les bénéfices allaient aux nécessiteux des bons pères blancs, qui veillaient sur la santé et les âmes de nos chers indigènes.

Elle s’imaginait, dans sa candeur, les dangers encourus par ces braves missionnaires, perdus au milieu des tribus cannibales, dispensant la bonne parole, baptisant des villages entiers, leur apportant « la bonne religion » et les bienfaits de notre magnifique civilisation occidentale…

Enfin, un après-midi, après avoir encore essuyé la veille un refus de son épouse au prétexte de migraines tenaces et lancinantes, Constant, alors qu’il descendait la rue des Petits Champs, bifurqua sur sa gauche et emprunta la rue Chabanais !

Il s’arrêta devant le numéro 12, frappa : on lui ouvrit, il entra.

Même ambiance feutrée que quelques années auparavant. Les lourdes tentures de velours pourpre, surchargées de passementeries : pompons et franges dorés, cordelettes tressées, et puis aussi les canapés Louis Philippe, les chaises longues style Récamier, sur lesquelles trois ou quatre hétaïres fort peu vêtues étaient langoureusement allongées...

Derrière son haut bureau, juchée sur un tabouret : Madame Marthe, la sous-maîtresse, qui tenait « ses filles » d’une main de fer ! Elle avait pris du galon, la petite Marthe, il lui avait fallu en arpenter des kilomètres de pavés à « Mama la ventouse », comme on la surnommait alors, avant d’en arriver là ! Maintenant, c’était une « gâtée », comme on appelait alors les anciennes prostiputes, arrivées à ce stade.

- Monsieur Constant, ça faisait bien longtemps !

- Chuuuut ! rétorqua ce dernier, mettant son index en travers de sa bouche, afin de lui signifier le silence. Bonjour Madame Marthe, Lucette est toujours là ?

- Non Monsieur Constant, elle a fait un beau mariage… Un ministre à ce qu’il paraît ! Par contre, nous avons une nouvelle : Miss Butterfly, une perle rare, si je puis vous conseiller….

- Je vous fais confiance. Toutefois, pouvez-vous me prêter un loup : j’aimerais, maintenant que je suis marié, rester discret.

Le visage masqué, Constant se rend au premier étage, pousse la porte du cabinet du cheik, entre…

Paresseusement allongée sur un sofa de velours rouge, une femme jeune, magnifique, le visage couvert d’un masque en forme d’ailes de papillon, le regarde. En s’approchant, Edmond remarque, au-dessus de son sein gauche, une tache de naissance légèrement rosée, cette marque a la forme d’un petit papillon.

- Butterfly ? interroge-t-il, désignant le petit papillon.

Pour toute réponse la jolie femme hoche la tête affirmativement. Les instants qui suivent transportent Constant au septième ciel et même au-delà !

Constant est dans tous ses états, il ne peut plus sortir Miss Butterfly de son esprit, aussi deux fois par semaine se rend-il au numéro 12 de la rue Chabanais. Cette créature l’a littéralement envoûté. Ah ! On est loin de la prude Edmonde et ses travaux de broderies, songe notre débauché débridé.

Dimanche matin, sa tasse de thé avalée, Edmonde comme chaque semaine a fait chauffer l’eau dans le grand faitout, puis l’a versée dans le joli broc en faïence de Moustier.

Elle est entrée dans l’exigu cabinet de toilette, a tiré la porte, elle s’est entièrement déshabillée, puis lentement, elle a fait couler l’eau chaude sur son corps superbe. L’eau ruisselle sur ses seins et contourne la légère protubérance, que forme la jolie petite tache rosâtre représentant un petit papillon…. Juste au-dessus de son sein gauche.


(Ch'tiots crobards Andiamo)


Lorsque ce billet paraîtra, je serai absent (encore des vacances... Fait ch... la retraite !) Si vous me faites le plaisir de commenter, je répondrai dès mon retour, MERCI.'' ''(sauf si je trouve un sémaphore)

vendredi 17 septembre 2010

Saoul-FifreMaltraité

- Alors, bientôt maltraité ?

- Ah, il me reste encore deux ans à tirer, avec la déforme de l'autre, là ?

- Oh lui, c'est dans un an et demi qu'il la prend !

Je suis d'un peu loin cette histoire de retraite qui passe en ce moment au parlement. C'est pas que je me sente concerné vu que j'ai tellement travaillé au noir que quand j'aurai accumulé mon nombre de trimestres officiels exigés, il n'est pas certain que je sois encore là pour en profiter. Mais que ça ne m'empêche pas d'avoir un avis.

D'abord, il y a plein de gens qui sont ravis de leur sort, ravis de leur vie, de leur activité professionnelle, qui ne comptent s'arrêter qu'au seuil de leur mort ou de leur incapacité définitive. Ceux là, ben, puisqu'on nous parle de système solidaire, et puis c'est tellement rare des gens heureux, pour ceux-là on n'a qu'à pas parler de retraite, pas fixer de date, rien leur donner, on va économiser un max, puisqu'on est dans une logique strictement financière, me semble t-il ?

Ils toucheront quand ils s'arrêteront, pas avant. Non mais vous imaginez la mère Bétencourt toucher sa retraite à 62 ans et continuer parallèlement à toucher des jetons de présence en diamants ? Et nos hommes politiques ? Ils vont continuer à nous faire tourner les sangs jusqu'à des quatre-vingt-dix piges et cumuler leurs retraites d'adjoint, de maire, de député, de ministre et de sénateur ? Non non non ! Ou tu t'arrêtes, ou tu touches, mais pas les deux. On est bien d'accord : tu ne veux pas prendre ta retraite ? C'est ton choix libre et réfléchi ? Alors tu t'assois dessus.

C'est valable aussi pour les acteurs célèbres, les vedettes de la chanson et pour tous ceux qui ne peuvent vivre sans le shoot d'adrénaline que leur procure leur travail. Vous imaginez l'argent qu'on va économiser en ne leur versant pas un centime ? C'est que c'est souvent des gros salaires et donc des grosses retraites ! Oui je sais : je suis d'un naturel optimiste et je cause comme si que mon projet de loi était déjà accepté.

Il est pourtant pas mal, mon amendement ?

Au lieu de ça, à qui ils s'attaquent, les ceusses au pouvoir ? Toujours aux mêmes, selon le vieil adage qui dit qu'il vaut mieux en prendre un peu à beaucoup que beaucoup à quelques uns : aux couches les plus pauvres de la société (oui, voilà les matelassiers qui passent). Car bien évidemment, sinon ça ne serait pas drôle , les ouvriers vivent moins longtemps que leurs chefs, et en moins bonne santé.

D'autre part, on nous bassine avec l'augmentation de la durée de vie pour nous expliquer qu'il faut travailler plus longtemps (merci Strauss Kahn, entre autres !), mais comme on parle de travail, il vaudrait mieux parler d'espérance de vie en bonne santé , un concept mesuré depuis peu, grâce à l'OMS mais sur lequel nos politiques savent être discrets.

Vous comprendrez pourquoi en vous penchant sur ces chiffres. Les gurus actuels qui nous promettent à tous de devenir centenaires ne nous précisent pas dans quel état. En Italie par exemple, pour les hommes et les femmes, la courbe de l'espérance de vie en bonne santé est en train de s'inverser. En Allemagne elle est descendue en 2005 à 55 ans. Chez nous, elle tourne autour de 63 ans... Mais demain ?

De qui se moque t-on ? Pour des raisons de stricte mécanique financière, et car il est bien entendu que ce sont les revenus salariés qui doivent casquer et non les revenus tabous de la spéculation boursière et capitaliste, on va presser le citron, faire suer le burnous des modernes esclaves jusqu'au bout, jusqu'à leur dernière année encore valide. Ils auront cotisé et travaillé toute leur vie pour un salaire de misère pour mourir ou devenir impotent le jour de leur retraite ? Et encore, ces salauds, ces croque-morts, ces voleurs, ces assassins, ils nous promettent une "resucée" dans quelques années !

Combien de coups de massette encore pour bien enfoncer le clou ? 64 ? 65 ? 66 ? 67 ans ? Et si nous prenions la masse pour bien leur enfoncer dans le crâne qu'on en a marre ?

'tain je me sens devenir révolutionnaire, ça me fait tout drôle j'ai pas l'habitude.

lundi 13 septembre 2010

Tant-BourrinL'avenir n'est plus ce qu'il était

9 septembre 2023

Mes travaux sont sur le point d’aboutir. Premier essai prévu demain matin : le couronnement de plus de dix ans d'efforts. D'ici là, je dois procéder aux ultimes vérifications. Dans moins de vingt-quatre heures, je deviendrai le premier homme à voyager dans l'avenir.

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jeudi 9 septembre 2010

AndiamoSidonie

Pour être une belle fête, ça allait être une belle fête !

Soixante ans, la retraite, ça se glorifie, c’est une date importante, et puis notre chère Sidonie le méritait bien.

C’est ce que pensait Valérie en préparant la liste des gens qu’elle allait inviter afin de célébrer l’évènement.

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