Blogborygmes

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 4 février 2006

Tant-BourrinLes sept Pépitos cachés

...ou plutôt : les sept péchés capitaux !

Bon, pas moyen d'y couper : je me suis à nouveau fait enchaîner. Cette fois-ci, c'est Abscisse qui m'a refilé le bâton merdouilleux. Et par malheur, Byalpel est passé juste avant moi, il m'a piqué par anticipation toutes les bonnes idées que j'avais pour répondre à ce questionnaire à la con (By, tu devrais bientôt recevoir une citation à comparaître devant les instances judiciaires adéquates pour répondre de ton plagiat). Enfin, bon, puisqu'il faut y aller, allons-y...


L'avarice

Citez les 7 objets dont vous auriez du mal de vous séparer :

Ouille, ça commence mal : si on parle vraiment d'objets et non pas de personnes, je sens que je ça va être dur, vu que je suis au fond assez peu matérialiste et qu'il y a pas mal de choses dont je pourrais me passer, notamment les 1238 bibelots de Tant-Bourrine. Bon, allons-y quand même...

  • Mon ordi connecté au net : comment pourrais-je t'abandonner, cher lectorat adoré ? (un peu de fayotage pour se mettre d'entrée le public dans la poche)
  • Mes skeuds, accumulés au fil des ans et des envies, avec un petit penchant pour mes vieux vinyles, dans lesquels passaient tout mon maigre argent de poche en un temps où mes oreilles n'étaient pas encore blasées.
  • Une chaîne pour écouter les CD et vinyles en question, faut pas me prendre pour un con, j'aurais l'air de quoi avec mes skeuds sinon ?
  • Mes prothèses dentaires (7 ou 8 couronnes, 2 inlays, une quarantaine de plombages) : je n'ai pas envie de bouffer de la purée et des flambys jusqu'à la fin de mes jours.
  • Mon toit : Non, je ne pourrai jamais vivre sans toit, je ne pourrai pas, ne pars pas, j'en mourrai, un instant sans toit et je n'existe pas... (air connu)
  • Une paire de godasses : je ne suis pas un va-nu-pieds comme certains bouseux de ma connaissance que je ne nommerai pas.
  • Une petite boîte musicale qui fait "meuh" quand on la retourne : juste histoire d'arriver à sept dans cette putain de première série à la noix.


La luxure

Citez 7 choses qui vous émoustillent :

  • Une tapette à mouche
  • Un coup de savate bien placé
  • De la citronnelle
  • Un émetteur d'ultrasons
  • La suppression de toute eau stagnante
  • Une bombe d'insecticide
  • Une crème antimoustique

Voilà... heu... en relisant bien la question, je m'aperçois que j'ai parcouru la question un peu trop vite, j'avais lu "citez 7 choses qui vous émoustiquent". Zut, c'est ballot, ça...


L'envie

Citez les 7 célébrités dont vous avez envie :

Putain de série à la con ! Est-ce que j'en ai sais quelque chose, moi ? Ça fait si longtemps que je n'ai pas pu lire Gala chez mon coiffeur ! Bon, histoire de ne pas déclarer forfait, on va dire...

  • Lara Fabian, parce que j'ai besoin d'une alarme pour ma bagnole.
  • Bernadette Chirac, pour faire peur aux pigeons qui viennent chier sur mon rebord de fenêtre.
  • Maïté, parce qu'au poids, c'est la plus avantageuse de toutes.
  • Lance Armstrong, pour qu'il détartre mes chiottes rien qu'en pissant un coup dedans.
  • Richard Clayderman, pour faire l'habillage sonore de l'ascenseur de mon immeuble.
  • Ilona, pour lui chanter 72 fois par jour "colchiques dans les prés", histoire de lui faire subir à peu près l'équivalent de ce que je subis depuis que Tant-Bourriquet s'est entiché d'un "monde parfait".
  • Saoul-Fifre, parce que j'aimerais bien que Tant-Bourriquet voit à quoi ressemblent les animaux (je parle des animaux de la ferme du Souf', pas du Souf' lui-même !... quoi que...).


La colère

Citez 7 choses qui ont le don de vous faire grincer des dents / de vous faire hurler :

  • Les chaînes bloguesques
  • Surtout celles où il faut donner 7 fois 7 réponses
  • En quelque sorte, celles qui requièrent 49 réponses
  • C'est beaucoup, non ?
  • Enfin, moi, je trouve...
  • Saletés de chaînes !
  • Les dentistes


L'orgueil

Citez ce qui vous semblent être vos 7 plus grandes qualités physiques ou non :

  • Je suis un modèle absolu, parfait, quasi-inimitable, bref une sorte d'étalon - sans aucune connotation sexuelle, cela va de soi -, de mesure absolue, de standard accompli, d'archétype souverain en matière de concision, de synthèse, de laconisme essentiel dans le moindre de mes écrits, la moindre de mes phrases, le moindre de mes mots, car je trouve qu'il y a une certaine obscénité à étirer ses phrases en des longueurs oiseuses et byzantines, à se perdre dans une prolixité superfétatoire, à délayer l'idée sous un inutile et vain verbiage, hypnotique et creux, alors que le sens profond, la moelle de la pensée, le substrat neuronal pourraient être exprimés en trois mots brefs et percutants, ce que je m'efforce donc de faire en chaque occasion, dans le moindre de mes écrits, la moindre de mes phrases, le moindre de mes mots - comme je le disais précédemment -, ce qui permet de capter l'attention de mes lecteurs et de tracer une ligne droite - chemin le plus court, c'est une évidence, entre un point et un autre, tout du moins dans un espace euclidien - entre le signifiant profond de mes textes et le cortex neuronal de mes lecteurs, tapant ainsi droit dans le mille de leur sphère cognitive et assurant par là-même une efficacité maximale à mon processus de communication bloguesque.
  • J'écri dans un bon francé san faute.
  • Je suis doté d'une grande force de pensée et sais rester concentré sur l'essentiel, ce qui m'évite de passer sans arrêt du coq à l'âne. Ça me fait penser que j'ai eu un bruit bizarre dans ma voiture en passant sur un dos d'âne ce matin, il faudra que je l'emmène au garage pour faire vérifier les amortisseurs.
  • Les muses de l'inspiration ont déversé l'encre de l'humilité dans le stylo de ma pensée, et c'est pourquoi le papier de la simplicité sur lequel je couche le torrent de mes phrases ne se tord jamais sous les boursouflures de la métaphore.
  • Je relis toujours mes précautionneusement phrases.
  • Bref, je suis un écrivain accompli.
  • Je suis modeste et lucide.


La gourmandise

Citez les 7 choses qui font le ravissement de vos papilles gustatives :

  • Le chocolat noir
  • Le chocolat au lait
  • Le chocolat blanc
  • Le chocolat en poudre
  • Le chocolat aux noisettes
  • Le chocolat fondant
  • Le chocolat vomi


La paresse

Citez vos 7 ingrédients pour glander dans les règles de l'art :

  • Une chaise
  • Un fauteuil
  • Une chaise longue
  • Un canapé
  • Un lit
  • Un matelas
  • La moquette


Et enfin : Citez 7 blogueurs à qui vous faites circuler cette chaîne :

Aaaaaaah, enfin le moment tant attendu où je peux donner libre cours à mon sadisme naturel !...

Bon, évidemment, Souf', tu ne peux pas y couper. Pas besoin de te creuser la tête à chercher un sujet de billet... Et puis, en tenant compte de ceux qui sont déjà caramélisés dans cette chaîne, de ceux qui sont englués dans la migration de 20six, de ceux dont je pressens qu'ils ne voudront pas participer, de ceux qui ont quinze chaînes de retard, je vais aussi bâtonmerdiser Anténor, Twig, Salomé, Bakemono, Manou et Lalune.

Mais si vraiment ça vous gave trop, laissez tomber : je préfère ça à une malédiction jusqu'à la 74ème génération...

vendredi 3 février 2006

Saoul-FifrePremier cabri

Notre premier cabri de la saison est né aujourd'hui. Enfin, celui de Djali. Et de Djédaï, le pauvre. J'allais l'oublier, alors qu'il y est un peu pour quelque chose , non ? Ça c'est super bien passé, à l'ancienne, à la maison, avec juste l'antenne mobile de la clinique vétérinaire dans la cour, en cas de pépin.

Là, je rigole, mais pour notre premier fils, on rigolait pas. Déjà le premier, comme on dit, ben c'est le premier, et on peut pas savoir ce que c'est à l'avance. Quand on perd son pucelage, c'est aussi une première fois, mais on a un a priori positif. La littérature emploie des vocables valorisants pour parler de ces choses. Mais la mise bas ? Enfin : l'accouchement, 'scusez, déformation professionnelle, habitude, tout ça... ? C'est inquiétant, c'est médicalisé, ya quand même un paquet de conards qui ne pensent qu'à vous faire flipper, ils ont même fait de hautes études dans ce but ! Je me suis farci toutes les visites aux gynécos avec Margotte, et toutes les séances de gym pré-natale, et on ne vous parle que de prudence, de risques, de maladies génétiques, de décollement du placenta... Bonjour l'angoisse ! Bon, nous on s'est pas mal débrouillés, puisque notre premier cabri est arrivé avec un mois d'avance. Un mois d'angoisses économisées. Et puis aussi comme il faisait que 2 kgs, il a dû passer plus facilement. Et puis on leur fait passer des tests à la naissance, aux bébés, et lui il avait tout bon. Ça c'est dans la colonne des +. Mais dans la colonne des - , aillaillaille ! Ce bargeot de chef pédiatre, il nous a confisqué notre bébé, la chair de notre chair C8=(( ! Margotte voulait l'allaiter mais n'avait pas le droit car il était dans un centre de prématurés ou nul n'avait le droit d'entrer sauf le personnel. J'ai dit chez Byalpel que je n'aimais pas faire d'esclandres. Ben là, quand on a compris que le dialogue était impossible, j'en ai fait un d'esclandre ! J'ai d'abord fait le tour des services de pédiatrie de la région pour leur expliquer le topo, et j'en ai trouvé un pas loin de chez nous qui comprenait notre position. Youpi, j'ai commandé une ambulance, on a signé une décharge, et hop, le fifils il a changé de crèche. Là où on était, c'était Margotte qui s'en occupait, lui donnait le sein, et le remettait dans sa couveuse, en attendant qu'il grossisse. Ce qu'il a fait. Genre De Gaulle, qui était lui aussi prématuré. Mais vraiment mauvais souvenir, ces médicastres, petits tyrans au pouvoir absolu dans leur établissement et qui font main basse sur votre enfant. Je n'ai pas pété les plombs ce jour-là, je ne craquerai jamais.

Nos enfants, ce sont aussi nos actes, nos créations, ce blog, par exemple, que nous avons mis au monde avec Tant-Bourrin. Le cabri de l'amitié. Qui va sur ses un an, ma foi. Si c'est un enfant, c'est encore un bébé, mais pour un blog, au rythme où ils lèvent le museau puis replongent dans leur trou, ça sent la bouteille au goulot de laquelle on a déjà beaucoup tété. Nous avions un programme ! Il se trouve que je l'ai rédigé, mais nous nous connaissions si bien que j'étais assuré que ce serait un Programme Commun À la relecture, je trouve que, contrairement à nos amibes politiques, nous avons tenu nos promesses. Si nous aimons bien avancer "les deux pieds, les deux mains dans la merde", provoquer, nous vautrer dans des approximations vaseuses, nous ne souhaitions pas non plus nous enfermer dans un espace de gaieté obligatoire à la Walt Disney. La vraie vie est restée présente, sous-jacente avec ses larmes, ses peurs, ses colères. Et ses surprises : la proclamation mi-solennelle, mi-plaisantine de Patrice Deramaix se réalise ! Il existe à l'heure actuelle un site BLOG-BORYGMES, un BLOG-BORBORYGMES, et trois BLOGBORYGMES ! Une vraie famille, et ça en fait des gargouillis... Au delà de la famille qui nous réunit par le nom, que l'on n'a pas choisie, il y a la famille élargie, celle que l'on a été grapiller sur le net, et avec qui nous nous sentons en affinité. Chutney est à l'intersection des 2 ensembles. Mais que de talents, que de rires, d'émotion ! Que de richesse, de différences mises en scène ! La blogosphère ne me semble pas avoir de spécificités particulières. Elle est à l'image du monde extérieur. Elle a l'interactivité de la vraie vie, avec un peu de formalisme (la chose écrite, finie), un sentiment de liberté (pour ceux qui ont choisi le mur de l'anonymat), mais les relations nouées dans ce cadre laissent dans les cœurs un rien d'incomplétude. Il y manque le regard, la voix, le sourire. Le smiley rame sec, sans arriver à exprimer la finesse.

Il y manque de la chair.

jeudi 2 février 2006

Tant-BourrinGogues, la galère...

Avez-vous lu cette dépêche ? Moi, ce genre d'information, ça me troue le cul (oui, bon, je sais, c'est facile comme humour à deux balles, mais je n'ai pas pu m'en empêcher)...

Ainsi, selon cette dépêche (je résume brièvement, vu que la durée de vie des pages d'info de Yahoo est limitée dans le temps), le marché des toilettes high tech japonaises est en train d'exploser littéralement aux Etats-Unis, et Toto, le fabricant de ces WC (c'est vraiment le nom de la firme), va ouvrir une usine au Mexique (main d'oeuvre bon marché, pas fou le Toto !) destinée à la production pour le marché américain.

Ces toilettes sont devenues des bijoux de technologie, dotés d'une lunette chauffante, de jets d'eau multidirectionnels (waouh !), de musique d'ambiance et de gazouillis d'oiseaux (histoire de couvrir les prouts sonores, les Japonais sont d'une pudeur !), d'un système d'analyse d'urine (Lance, fais gaffe !), d'un pèse-personne avec mesure de la masse graisseuse, et d'un système de mesure de la pression artérielle. Rien que ça.

Tout cela me laisse songeur. Encore quelques années d'évolution en ce sens, et la vie ne va pas devenir simple d'ici quelques années, quand nous aurons des besoins pressants. Voici ce que ça pourrait donner pour un humain quelconque après l'installation chez lui d'un WC de douzième génération.

Lire la suite

mercredi 1 février 2006

Saoul-FifreVnyz, la vénusienne

Ces nuits en wagon-lits sont toujours trépidantes et agitées, mais cette arrivée en Trans-Italie-Express vaut son pesant de rayons dorés grâce à la longue traversée du pont sur la lagune, à la petite aurore. Les détails se dévoilent, repoussant le drap de la nuit lentement, s'étirent, faisant craquer leur engourdissement et Venise, j'allais dire Vénuse, comme la déesse née des eaux, se redresse sur la brume de son sommeil.

Le terminus de Santa Lucia est un commencement. Après avoir acquis l'indispensable coupon qui permet de sillonner sans limite la Génialissime, ses îles vassales et la barrière littorale du Lido, à bord de ces véloces vaporetti, et s'être débarrassé de nos bagages à l'hôtel, nous avons entamé de dévorer des yeux cette ville intacte, entière, de l'arpenter, la sillonner, la ratisser. En Octobre, pas de Mostra, pas de Carnaval, pas de régates, pas de Biennales. Le nombre des sectateurs et des amoureux transis de la Bellissime a suivi un sévère régime amaigrissant. Tout est moins encombré, on arpente des fondamenti déserts, les queues sont inexistantes, les gens calmes, accueillants...

Venise est une ville sympa, vivante, bruyante, tapageuse, courageuse et bien réelle. Si côté musée il y a, il ne m'a pas gêné : Venise est belle, elle le sait, elle est fière et ça lui fait manifestement plaisir de montrer ses appâts. Mais sans affectation ni sophistication. Son maquillage reste discret, naturel . La beauté, oui, mais pas au prix de la vérité ! Ses tenues révèlent plus qu'elles ne cachent ses formes véritables, au risque (et à l'honneur !) d'en revendiquer les imperfections qui nous la rendent unique et touchante. Une grande fente dans le mur d'abside d'une église ? Elle pourrait la couvrir d'une de ces grandes toiles dont elle a à revendre au Maître ? Et bien non ! Voici ma fente, et prenez la comme vous le voulez...

Venise dont le travail est incontestablement de se vendre aux touristes. Mais il est tout aussi exact qu'elle accepte, si nous voulons bien nous en donner la peine, de nous laisser gracieusement toucher

"les p'tits bouts d'sa peau, bien cachés,
que les autres n'ont pas touché..."

Sa cuisse légère ne s'alanguit vénalement qu'entre San Marco et San Polo, en passant par le Rialto, finalement... Dans le Canareggio, le Dorsoduro, la pointe du Castello, qui représente en surface la grande majorité de Venise, la boutique de Max ou de "vétro c'est trop" se cantonne au rôle d'exception qui confirme la règle de son absence. Les prix y sont aussi beaucoup plus "per résidenti solamente" : j'ai été me faire recommander une bonne bouteille de "grappa vecchia" dans une boutique spécialisée du Rialto (affichée 29 €)... puis suis allé acheter sa jumelle dans une petite épicerie de quartier... à 17 € ! On a crapahuté comme des malades : tout ce qu'on peut voir en 3 jours on l'a vu. C'est un vrai labyrinthe, surtout la nuit où on a pas le soleil comme repère, on s'y paume très facilement mais ça fait partie du "giocho" ! 3/4 jours de plus et je pouvais m'installer comme guide, mais en fauteuil roulant...

Après un dernier petit aller-retour nocturne en vaporetto (dans les 2 places si convoitées du "nez" du bateau) pour rendre moins poignant l'arrachage à Venise, nous sommes enfin rentrés. Le serveur du dernier resto, qui nous avait visiblement à la bonne, nous a lancé "a domani" puis, devant nos airs contrits, "a Natale, allora...".

Le quai de départ de Santa Lucia n'est pas une fin. C'est une certitude de retour. On revient toujours à Venise, c'est "bateau" de le dire. On y revient en pensée, au pire, et cette infidélité sera la dernière à nous fouailler sur notre lit de remords.

Petite bibliographie sans importance :

"Fables de Venise", album de BD de Hugo Pratt (Corto Maltese)
"Voir Venise..." et "...et mourir", 2 tomes de la série BD des Largo Winch. (Franck/Van Hamme)
"La mort à Venise" de Thomas Mann
"La reine Albemarle, ou le dernier touriste" de Jean-Paul Sartre
"Le voyage en Italie", de Jean Giono...
"En observant Venise" de Mary Mc Carthy
"Voyages en Italie" de Chateaubriand
"Mémoires" de Casanova
"Venises" de Paul Morand

mardi 31 janvier 2006

Tant-BourrinUn monde pas frais

Peut-être vous souvenez-vous de la parodie que j'ai consacrée, il y a quelque temps, à mon émérite (agricole) co-blogueur ?

Eh bien, figurez-vous que la muse est venue à nouveau me taquiner sur le même sujet.

Bon, je le reconnais, il s'agissait d'une muse bien crottée et, plus que ma créativité, c'est surtout le museau qu'elle m'a taquiné.

Néanmoins (nez en moins ?), je vous vous invite à vous boucher le nez et à ouvrir les oreilles...

Les paroles originales sont ...

Prêts ? Alors, musique !...

Lire la suite

Tant-BourrinLe grand jeu-concours polychrome de l'hiver : l'homme en or

Comme promis, voici les résultats et les réponses du grand jeu-concours polychrome de l'hiver. Bravo à toutes celles et ceux qui ont participé, même à certains qui ont a pris la peine de m'écrire pour m'annoncer un score nul !

Voici donc le podium.

Le grand vainqueur incontesté est.... Procrastin, avec un score remarquable (compte tenu de la difficulté) de 12/20 !!! Un grand bravo à lui !

La deuxième, handicapée par des problèmes d'envoi de mail, est.... Anne, avec un score correct, mais insuffisant, de 10/20.

Enfin, se partageant la troisième marche du podium,.... Twig et Matthieu, avec un score limite risible de 6/20.

Félicitations malgré tout aux suivants que ne je vais pas citer par charité, au vu de leur prestation... Oh, et puis si, finalement : Byalpel et Pascal avec un score de... mmmmmmouhahaha... 2/20, et Lalune avec le zéro parfait (respect !).

Et enfin, voilà ce que vous attendez tous : les bonnes réponses ! Les plus perspicaces d'entre vous (tout du moins, ceux qui ont trouvé au moins deux bonnes réponses) auront compris que le point commun entre toutes les chansons était... la couleur !

  1. Serge Lama - Toute blanche
  2. Luis Mariano - L'amour est un bouquet de violettes
  3. Jean-Michel Gascuel - Le chien aux yeux jaunes
  4. Adamo - J'avais oublié que les roses sont roses
  5. Lynda Lemay - Les souliers verts
  6. Berthe Sylva - Du gris
  7. Michel Jonasz - L'homme orange
  8. Christophe - Les mots bleus
  9. Léo Ferré - L'affiche rouge
  10. Johnny Hallyday - Noir c'est noir

Et voilà ! C'est tout pour cette fois !

lundi 30 janvier 2006

Saoul-FifreMa dernière séance

Nous ne sommes pas des fanas de cinéma, nous voyons grand max cinq ou six films par an. Je déteste sortir de la salle en pensant "Bof...", donc on sélectionne. Le grand écran est super, mais je préfère encore repérer sur un programme télé un film mythique, un film qui a résisté au temps, et filer le voir chez ma belle-mère...

Bon, faut dire qu'en province, les salles ne prennent aucun risque. Ce sont des américanades qui sont sûres de faire du chiffre, les quelques sorties matraquées à la télé, soutenues par la promotion de grandes vedettes. Pas question de programmer de temps à autre des auteurs à la rentabilité non garantie ou des rediffusions. En plus, à Salon-de-Provence, qui est notre ville de proximité et le siège de l'Ecole de l'Air, c'est "films de pilotes avec des conflits internationaux avec Tom Cruise ou Schwarzennegger obligatoires".

À Paris et dans les grandes villes, j'imagine que le concept de salles d'Art et d'Essai existe encore, non ?

En plus, ce qu'est devenue l'ambiance des salles obscures a plutôt un effet repoussoir sur un garçon bien élevé comme je le suis. Le papier-cristal qui enveloppe les bonbons "Mi-cho-ko" ou "La pie qui chante", c'est fait exprès pour me faire crisser les dents, ou je suis parano ? Les gros porcs qui mangent leurs pop-corns la bouche ouverte, en en faisant tomber sur vous ? Ceux qui s'amusent à souffler dans la paille de leur coca pour faire des bulles, au lieu d'aspirer ? Ceux qui commentent ? Ceux qui racontent la suite aux copains, vu qu'ils l'ont vu déjà trois fois ? Les soupirs des anges ? Vous avouerez que, sans être misanthrope (et je le suis), ya de quoi préférer rester chez soi devant un bon livre...

En ce moment, je suis dans "Comment je suis devenu stupide", de Martin Page, que nous avait conseillé Audalie. Excellent. Merci du tuyau, Audalie !

D'abord, dès l'entrée dans la salle, je flippe. A l'allure dingue où il surfe sur son ticket, tout le long de son étroite pellicule qui plonge dans un cinéma, j'ai toujours la trouille qu'il se casse la gueule, l'autre Jean Mineur, là !!

Enfin, je finis par surmonter mes phobies, et, suivant les avis éclairés de Byalpel , on est allé voir "Je vous trouve très beau". Et ben, David, je te remercie du bon plan ! Profondément. Merveilleuse histoire qui finit bien, mais de justesse. J'ai pleuré deux fois : à la scène de la cabine téléphonique, et à la fin. Qu'est-ce qu'elle joue bien, la Eléna !! Ça, c'est un prix d'interprétation féminine crédible. Pas comme Valérie Lemercier dans "Palais Royal" (il paraît qu'elle est nominée ! J'adore Lemercier, mais pas dans "Palais Royal" !). Michel Blanc est très bien aussi. Il a la sobriété de jeu des vrais grands.

Je relaie donc la chaîne et conseille ce super film très émouvant à tous. Et particulièrement à Anténor . Cela peut sembler paradoxal, puisque l'histoire se termine bien, mais il lui suffira de partir cinq minutes avant la fin, et ses sado-tendances seront comblées. Par contre, peu après le début, il va y trouver une scène du plus pur anténoresque. Je suis bien certain qu'il achètera le DVD dès sa sortie pour se passer l'extrait en boucle. Le plouc se retrouve veuf, et n'a bien sûr jamais daigné jeter un œil sur la machine à laver. Le CHAT se retrouve enfermé par erreur dans la machine à laver à HUBLOT FRONTAL. Une dose trop importante de POUDRE À LAVER y est versée, et un mauvais PROGRAMME est lancé. La MOUSSE envahit la BUANDERIE, et le chat MEURT.

Notre Maréchal (que son nom et sa descendance - non, pas sa descendance - soit béni mille fois) aurait-il participé à l'écriture du scénario ?

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240 241 242 243 244 245 246 247 248 249 250 251 252 >