Blogborygmes

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 22 avril 2010

Tant-BourrinBrouillon de culture (8)

A peine sept numéros de "Brouillon de culture" (que l'on peut visionner ici : 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7) et voilà que notre émission est déjà devenue une véritable institution, le phare de la culture au milieu de la tempête de la médiocrité ambiante, le must du bon goût pour toute l'intelligentsia parisienne.

Autant dire que ce huitième numéro, consacré aujourd'hui aux séries télévisées, ne devrait qu'enfoncer le clou...

Voici donc quelques chefs-d'oeuvre télévisuels que je suis allé exhumer rien que pour vous de ma vidéothèque. Non, ne me remerciez pas, c'est un apostolat pour moi que de laver la crasse des masses ignorantes...





L'homme duplique, hardi

Ce feuilleton mythique de la télévision française narre l'histoire de Joseph Durtol, un batelier un peu bourru et dont toute l'ambition dans la vie se résume à faire du transport de marchandises diverses à bord de la péniche. Hélas, les conditions de la batellerie sont très difficiles dans les années 60 : Durtol et sa famille en sont réduits à vivre d'expédients, tant et si bien que sa fille Yvette n'entend pas mener le même genre de vie que son père, au grand dam de celui-ci.

C'est alors que Joseph Durtol a une idée de génie : plutôt que de transporter des céréales ou de la houille pour des tarifs de misère, il décide de se livrer à un trafic de DVD piratés, qu'il duplique lui-même hardiment en série sur son ordinateur de bord. Hélas pour lui, être en avance sur son temps peut s'avérer désastreux : les lecteurs de DVD n'existent pas à cette époque et Durtol garde son stock sur les bras, ce qui entraîne au final sa faillite et la vente forcée de sa péniche.





La petite prison dans la mairie

Cette série raconte l'histoire d'une famille de fermiers, les Ingallshiev, venus clandestinement d'Azerbaïdjan pour tenter sa chance en France, à Plume-Crique, non loin d'un village nommé Houalneute-Grove. Ils y mènent pendant une dizaine d'années une vie tout aussi miséreuse que celle qu'ils ont quittée, sous le joug de patrons peu scrupuleux qui les exploitent. Hélas, tout se gâte le jour où Karl Ingallshiev, croyant naïvement à de vagues promesses de régularisation de sans-papiers, se rend avec toute sa famille à la mairie de Houalneute-Grove pour se faire connaître des services administratifs. Toute la famille finit alors derrière les barreaux, dans l'attente d'un charter vers Bakou.





Delanhoé

Cette superbe série télévisée conte les aventures du célèbre chevalier justicier Delanhoé sous le règne de l'infâme Prince Nicolas, dit Nicolas le petit. Aidé par les hommes de Dany des bois, Delanhoé chevauche les rues sur son fidèle Vélib et boute, lors de joutes mémorables, les automobilistes parisiens hors de la voirie, tout en oeuvrant pour le retour d'un prince socialiste (lui-même si possible) sur le trône de France.





Belle fait gore

Ce feuilleton télévisuel, hélas trop méconnu, aurait dû constituer la suite de "Belle et Sébastien".

Sébastien, grisé par le succès de ses premières aventures, devient un gamin déluré, capricieux et violent, y compris envers Belle, la grande chienne blanche avec laquelle il a pourtant vécu de si belles aventures. Un jour, dans un accès de violence incontrôlée, Sébastien se saisit d'une hache et fracasse le crâne de Belle. Celle-ci, blessée, parvient toutefois à s'enfuir. Affectée psychologiquement par les séquelles de son agression, elle devient un monstre sanguinaire qui attaque et égorge les villageois isolés.

Le tournage du feuilleton ne put toutefois être mené à terme : la scène du coup de hache ayant dû être tournée plus d'une cinquantaine de fois avant d'atteindre un résultat satisfaisant, le budget "chiens" mit les comptes de la production dans le rouge.





Le manège désenchanté

Cette série animée met en scène le manège du Père Pivoine sur lequel s'amuse la petite Margotte. Zarkobulon, un petit personnage monté sur ressort, la transporte au pays du Gagner plus grâce à une formule magique : "Travaillepôvqui, travaillepôvcon" ! Hélas, à l'instar de tous ses amis, Pollux le chien, Azalée la vache, Ambroise l’escargot, Flappy le lapin et le Bonhomme Jouvence, elle comprend vite que derrière l'agitation frénétique de Zarkobulon, il n'y a que du vent et que la vie ne cesse d'être de plus en plus dure pour elle. Le désenchantement se révèle terrible pour ceux qui ont cru trop vite au flot ininterrompu de promesses... Une série essentielle pour l'édification des jeunes générations !

lundi 19 avril 2010

Saoul-FifreVite, chie, c'est l'intestin !

Ô funérailles ! J'ai raté mon tour de billet ! Qu'est-ce que je vais prendre comme savon par Tant-Bourrin ! Ouillouillouille mes fesses, rien que d'y penser, le soufflet de la forge s'y met et la braise y rougeoie méchamment. J'ai honte ô oui j'implore ton pardon ô Grand-Bourrin et puis je m'excuse moi-même, même si je sais que ce n'est pas poli mais je n'ai pas le temps d'attendre ta réponse.

Je ne vois qu'une solution pour me racheter à tes yeux : je m'engage solennellement ici même à rédiger trois billets consécutifs en manière de pénitence. C'est-y pas honnête, comme proposition ? Si si, c'est excessivement honnête et d'ailleurs trop honnête pour être vrai, en fait. C'est dommage, je le reconnais, mais il s'agissait encore une fois et malheureusement pour vous, d'une mauvaise plaisanterie, du genre de celles dont je suis coutumier et auxquelles je vous ai habitué. Vous êtes mithridatisés en quelque sorte, et je vous inocule dorénavant mes toxiques à sec, sans remords ni voix intérieure courroucée.

Non, sans dèc', vous y avez cru ? Ça va pas dans tête à vous ? Trois billets à la suite, mais comment y arriverais-je, mes braves grognards, fidèles lecteurs, spectateurs attentifs de ma sénescence ? Sans vous commander, je souhaiterais que vous visualisiez bien ceci : ma cervelle est en phase de liquéfaction, vous pouvez entendre le doux clapotis du petit lait qui s'échappe par les fentes de la faisselle. Mes idées adoptent une forme fluide, fuyante, on en aperçoit le fond, ou pas, c'est selon, sa transparence ressemble de plus en plus à de la vacuité et des reflets glissent d'une façon aléatoire à sa surface.

On y plonge, on y coule, on s'y noie. Il suffit d'ouvrir la bouche pour y perdre la vie. De humer, de respirer, d'espérer quelques bulles. Je ne souhaite à personne de sombrer dans mon bocal à réflexions. Il y règne un univers glauque, moite, poisseux. Les mots y moisissent du désespoir de devenir un jour des phrases. Enfers et putréfactions. Seule issue de secours : rajouter de l'alcool à ce pot-au-noir chaud et humide pour en endiguer la fermentation. Halte. Douane zoll. Oui vous les bactéries anxiogènes, on ne passe plus ! Le seuil de tolérance est atteint, vous me resservirez un peu de ce délicieux Saint-Pourçain blanc, malgré son arrière-gorge diplomatiquement sulfureux. Calune me conseille de lâcher la poire pour reprendre la plume ??? Comme si l'une empêchait l'autre, non mais je rêve, ça fait bien six mois qu'elle saute son tour, entre autres, alors est-elle en position, si j'ose dire, de me faire la morale ? Sur le fond, je suis d'accord pour lâcher la poire qu'on a porté l'autre jour avec Bof à l'alambic. Un léger dérapage acétique l'a rendue impropre à la consommation humaine mais elle reste apte à la désinfection des plaies de l'âme.

La gourmandise doit céder le pas devant l'urgence à noyer les microbes.

vendredi 16 avril 2010

AndiamoL'usine, ça n'est pas le bagne

J’ai travaillé quarante ans dans des usines : des très grandes, des moyennes, chez des artisans aussi. J’ai travaillé assez dur, cinquante ou soixante heures par semaine, parfois des dimanches quand la situation le réclamait, toujours sur la base du volontariat et fort bien rémunéré !

C’était l’époque où les professionnels n’avaient pas droit au port de l’épée, ni de pénétrer dans les ateliers à cheval certes, mais nous avions droit à un certain respect.

La loi de l’offre et de la demande… Toujours elle ! Des montagnes de boulot et pas assez de pros.

Généralement, l’embauche se faisait à sept heures. En conséquence, le lever s’établissait aux environs de cinq heures quarante-cinq. Très souvent, à l’époque, les gens n’habitaient pas très loin de leur lieu de travail.

Quand vous avez déjeûné à six plombes du mat’, le travail physique aidant, sur les coups de neuf heures, vous avez un petit creux ! C’est le sacro-saint moment du casse-croûte : pain frais, saucisson, pâté et rosé du matin… Entrain ! Et bien sûr la clope après tout ça, de la gauldo pure et dure, sans filtre, mais pas plus dangereuse que les LIGHTS ! Car, pour avoir sa dose, on doit aspirer comme un cachalot qui reprend son souffle. Tandis qu’avec la gauldo nature, une tite taf et t’as fait le plein de nicotine, au passage t’as respiré moins de goudrons !

A Paris et dans sa banlieue, j’ai croisé dans ces usines quelques phénomènes, des vrais titis, des comme on n'en fait plus !

Je vais changer les noms, bien sûr, mais je vous assure que ces individus ont réellement existé!

Commençons par Nénesse : un p’tit bonhomme, 1 mètre cinquante-cinq debout sur une brique, épais comme une tige de frein, la casquette années trente, droite derrière la nuque, la vraie fouillasse des Julots casse-croûte.

La première fois que je l’ai vu, c’était dans son « casino », c’est ainsi qu’il nommait le petit atelier qu’il tenait en dehors de ses heures de boulot. Il venait bosser là afin que sa « gerboise » et ses « rongeurs » lui lâchent la grappe ! Du taf au black, ça va de soi ! Il retapait des mobs et des pétoires. Justement, mon copain cherchait une 125, pas trop chère.

Je l’emmène chez Nénesse. On arrive : c’était l’hiver un soir de semaine, il faisait déjà nuit, présentations…

- Tu viens chercher ta pétoire, môme ?

- Ouais, rétorque mon copain.

- J’en ai une laga, mais j’te préviens, renouche bien l’article, j’te la vends pas dans un sac, faudra pas v’nir chialer : j’rends pas les pions, surtout que j’te la fourgue pas lerchem’ !

Eh bien la moto fonctionnait, mon pote est rentré avec, comme quoi !

Par le plus grand des hasards, je me suis retrouvé à travailler avec ce Nénesse dans une usine.

Il était soudeur et possédait un poste à arc, un engin énorme type rotatif, qui faisait un foin…

Il l’appelait : « mon carillon », belle image !

Un jour, il alpague le chef d’atelier, mon gigale, comme il le nommait.

- Eh ! M’sieur P… Venez voir, regardez-moi ça, mon carillon on dirait l’homme orchestre ! Vous entendez le raffut ? Comment voulez-vous que j’écoute Mozart dans de pareilles conditions ?

Le père P…. était plié en deux, mdr comme on écrit aujourd’hui. D’ailleurs, il nous avait avoué que les jours où il n’avait pas le moral, il venait le voir, l’écoutait, et repartait gonflé à bloc !

Atteint de la maladie de Dupuytren, il avait fallu l’amputer de deux doigts à la main droite, l’annulaire et l’auriculaire. Un jour, il me montre sa pogne et me déclare :

- Tu vois, môme, avec ma patte de poulet, j’peux même plus alpaguer un jacquot ! (un jacquot étant un litre de rouge). Et il est vrai qu’avec les trois doigts restant, sa pogne ressemblait à une patte de poulet !

Cerise sur le gâteau : la visite du cirque de Gavarnie, un poème, pas la chanson de Roland certes, mais plus folklo assurément !

Nénesse raconte (pour le suivre il fallait avoir fait argot en seconde langue) et encore vous n’avez pas l’accent !

On déboule, y’a l’gus qu’a voulu me louer un gail ! Tu me r’nouches sur une bique ? Déjà que sur ma meule j’ai la chopotte qui traîne dans l’caniveau, et pis sur ces bestiaux là y’a pas d’frein à main. Non j’vais vous attend’ au rade, c’est aussi un gastos, on cassera la dalle quand vous serez revenus !

La smala revient, je pense qu’il avait dû lichtronner un peu, en attendant le retour de la caravane.

Il raconte :

- Ah la la ! C’était l’gastos de la tab’ qui r’cule ! Le loufiat nous sert de la ragougnasse de tétons d’négresses en entrée, des rognures à l’échalote comme plat de résistance, j’ai pas attendu l’claquos, ni la tarte aux nouilles ! On s’est levés et on a renaudés vilain, en menaçant l’taulier d’aller porter l'pet chez les kébours !

Je ne me souviens plus comment s’est terminée l’histoire, je pense que je pleurais de rire, et que j’étais incapable de suivre, car il fallait le voir gesticuler… Inénarrable !

Un autre tout aussi folklo, on va l’appeler le piaf.

Le piaf avait récupéré, après la débâcle des doryphores, un casque, il s’était fabriqué une paire de béquilles, puis coiffé de son casque allemand, une béquille sous chaque bras il arpentait l’allée centrale du grand atelier, en marmonnant : grooosss malheur la guerre ! Grooosss malheur ! Quel spectacle : à pleurer de rire !

Sur la porte de son vestiaire, il avait fixé de ces petites plaques métalliques que l’on apposait autrefois sur les pierres tombales. Elles étaient en aluminium, avec des inscriptions en relief, un peu le même système que les plaques minéralogiques.

On pouvait lire :

- A mon époux regretté.

- A notre chère Papa.

- De la part des voisins.

- Les anciens combattants.

Etc….

C’était autrefois, avant 1983, date à laquelle cette magnifique entreprise a fermée. Je n’ai jamais retrouvé une telle ambiance. C’est fini je crois et bien fini, hélas pour vous les jeunes, car lorsque je lis vos billets, je m'aperçois que l'ambiance dans les boîtes, ça n'est plus ça !

vendredi 9 avril 2010

Tant-BourrinBouché

Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas stressé les oreilles en couinant une petite chanson de ma composition. Réparons donc illico cet oubli.

Voici, en exclusivité mondiale pour les lecteurs de Blogborygmes, "bouché", une chanson que j'ai écrite avec mes tripes. Spéciale dédicace aux durs de la feuille, aux seconds couteaux, aux pas francs du collier, à ceux qui ont plein de travers, mais aussi aux gens bons....




Bouché

Paroles (!) et musique (?) : Tant-Bourrin


Téléchargeable directement ici


J’étais puceau, sorti tout droit de ma Creuse.
Quand je t’ai vue, l’effet bœuf que tu m’as fait !
T’as juste dit en riant : « c’est moi, l’osseuse ! »
Comme un couillon, je t’ai offert un bouquet.

Moi, je faisais partie de ces gars loyaux
Qui manquent juste un petit peu de cervelle,
Mais toi, tu m’as pris pour un mignon dévot
Parce que j’avais entre mes mains deux missels.

Bouché, bouché, notre avenir est bouché.
Entre nous deux, ça ne fait plus que barder.
Nos sentiments auraient dû rester cachés
Car notre amour a fini par se viander.

On a taillé une bavette un moment.
Tu m’as dit que t’écoutais le groupe Abba,
Que tu lisais un pavé d’Chateaubriand,
Que tu créchais dans un vieux gîte à la noix.

Mais t’as pas dit que t’étais plus un tendron,
Que tu voulais juste vivre à mes crochets,
Que tu rêvais d’avoir cinq ou six lardons,
Sinon, c’est sûr, je n’aurais jamais flanché !

Bouché, bouché, notre avenir est bouché.
Entre nous deux, ça ne fait plus que barder.
Nos sentiments auraient dû rester cachés
Car notre amour a fini par se viander.

Pour te payer ces robes qui te boudinent,
Plus d’une fois, j’ai dû casser mon cochon.
Depuis que t’as voulu refaire ta poitrine,
Mon compte en banque est vide, j’ai pas le rond.

Mais aujourd’hui il faut que je te confie
Que je me bouge et que je me décarcasse.
Ça va changer, compte donc tes abattis !
Je vais bientôt mettre fin à cette farce !

Bouché, bouché, notre avenir est bouché.
Entre nous deux, ça ne fait plus que barder.
Nos sentiments auraient dû rester cachés
Car notre amour a fini par se viander.

Voilà, c’est fait, je n’ai pas fait de quartier
Et j’ai tranché dans le vif tout aussitôt.
En m’échinant, j’ai découvert, épaté,
Ta tendreté sous le fil de mon couteau.

Bouché, bouché, notre avenir est bouché.
Entre nous deux, ça ne fait plus que barder.
Nos sentiments auraient dû rester cachés
Car notre amour a fini par se viander.

mardi 6 avril 2010

AndiamoUn rat qui rit

Ah ! Le beau journal que c'était...

J'ai découvert Hara-Kiri en 1963 à Toulouse, vendu dans la rue, et j'ai été immédiatement séduit.

Quelle innovation ! Tout y passait, l'irrespect était leur maître mot.

J'ai voulu me défouler, il y avait bien longtemps, et le crayon me démangeait... J'ai dit LE CRAYON !! Faut pas rêver non plus !

Allez, le printemps se fait tirer l'oreille, alors un p'tit sourire, du moins je l'espère.



Vous pouvez toujours manger la bestiole !




Allons Messieurs ne fantasmez pas trop !



J'ai bien une petite idée...



J'hésite.



Ou alors en location au one two two ?



Ne le changez pas : il me fait trop marrer !



Il n'y a pas de petits profits.



J'ai l'âge requit pour un abonnement !



AH Les belles doches... Que serions-nous sans elles ? La vôtre vient dîner ce soir ? Veinards !



La prochaine fois promis : je vous dessinerai les BAISAUNOURS !

(ch'tiots crobards Andiamo pour Blogbo 2010)

samedi 3 avril 2010

Saoul-FifreBonjour

Je ne sais pas si vous vous en souvenez, car je vous parle d'un temps que seuls les plus anciens d'entre vous ont connu, mais j'ai écrit des billets sur ce blog, à une époque. C'était le bon temps, comme on dit, les idées fusaient, les mots jaillissaient joyeusement, facilement, comme par magie, c'était la fête perpétuelle du langage et du rire. Mais je vais arrêter d'en parler, je me fais du mal.

Aujourd'hui, bien sûr, rien n'est pareil, j'ai perdu la mémoire, mes phrases sont incohérentes pour la plupart et je ne sais plus où j'habite, si quelqu'un pouvait me ramener chez moi, il serait bien aimable et je lui en aurais beaucoup de reconnaissance. Mais de quoi étais-je en train de vous entretenir ? Ah oui, l'autre jour, Calune m'a envoyé un mail en me proposant d'écrire un pastiche sur "Une chanson douce" de Henri Salvador. Chouette, une idée sans être obligé de la chercher. Par contre, sa proposition de mettre "une chatte douce" était d'un vulgaire ? Décidément, cette Calune est définitivement infréquentable, ou alors il va falloir qu'elle s'amende.

Bon je suis quand même parti de son idée, pour ne pas qu'elle se vexe, mais je suis resté dans la tonalité élégante et classieuse qui m'est naturelle et dont je ne pourrais, le voudrais-je, même, me défaire.

Je me rappelle que j'avais une rubrique qui s'appelait "Comptines pour adultes". Bon, c'est une sorte de berceuse pour adultes, mais y'aura qu'à la placer là dedans.

Même si c'est plutôt une "perceuse" pour adultes.

Une chose douce

Une chose douce, où tu m'as glissé, Papa
Une ornière rousse, d'où tu m'as tiré, Maman
Cette chose douce, je veux bien y retourner
Y glisser mon pouce, le sucer d'un air gourmand.

Tes petites miches sont trempées
Chaque fois que bave le loup Hou hou hou hou
Puis ma langue cessant de lécher
Entre tes miches vint mon doigt Wa wa wa wa

Un coup dans tes miches
Ce sera quand tu le veux
Les autres on s'en fiche
Du moment que l'on est deux.

Une chose douce
Où m'abritait ma Maman
Une ornière rousse
J'y dormais, petit enfant.

Oh la jolie vallée que voilà
Je suis né dans cet endroit là La la la la
Et le petit que je suis resté
Sur tes tétés, il s'est jeté
Pour les croquer.

La raie de tes fesses
Cachée par tes longs cheveux
Sous une caresse
Ouvre un œil voluptueux.

Cette grotte douce
Je veux y rentrer aussi
Même si tu doutes
Qu'elle fut le seuil de ma vie.

mardi 30 mars 2010

Tant-BourrinConsultez les pages blanches !

Voilà.

Il faut bien que ça arrive de temps en temps. Trop de boulot la semaine, trop de flemme le week-end, pas d'inspiration. Résultat : queud. Nada. Pas le moindre début de commencement d'ébauche d'esquisse de billet.

Me volilà donc contraint de vous annoncer une page blanche.

Mais comme chez Blogbo nous sommes des pros, je ne vais pas vous l'annoncer tout platement et sans fioriture, non, je vais vous l'annoncer de moultes façons, genre les "exercices de styles" de Queneau.


La méthode faux-cul

Hein ? Quoi ? Pardon ? Un... billet ? Ah boooon ? Je devais faire un billet aujourd'hui ? Vous êtes sûr ? C'était pas le tour de Saoul-Fifre ? Ah bon ? C'est ballot, ça m'est complètement sorti de l'esprit ! Bon, bin, tant pis, hein ! Quand le tour est passé, il est passé ! Je ferai plus attention pour mon prochain billet !


La méthode agressive

Non, y'a pas de billet ! Et alors ? Ça te défrise, lecteur de mes deux ? Déjà que je supporte que tes yeux de bovin décérébré viennent salir ce blog en posant leur regard torve dessus, manquerait plus que tu viennes chialer en réclamant plus de billets ! Non mais ! Des chieurs comme toi, j'en bouffe dix au petit déjeûner ! D'ailleurs, j'ai les adresses IP de ceusses qui se croient tout permis dans les commentaires : s'ils continuent, je pense que je vais aller leur rendre une petite visite musclée, histoire de leur remettre les idées en place ! Capito ?


La méthode opportuniste

Cliquez ici !


La méthode marseillaise

Oh fatche ! Je vous avais concocté un billet de trois milliards de kilomètres de long, une vraie saga genre les "Rougeauds macache", mais y'a une météorite qui est tombée sur la maison, qui a traversé le toit et s'est écrasée pile sur mon ordi. Tu parles d'une tuile ! Bon, bin, tant pis, vous attendrez le prochain billet !


La méthode statistique

L'analyse exhaustive de l'échantillon de billets signés par Tant-Bourrin révèlait jusqu'à hier la présence de trois billets de type "page blanche" sur 440 billets au total, soit une probabilité d'occurrence de 0,682% pour ce type de billet défectueux. Ce quatrième rebut fait bondir cette probabilité à 4 sur sur 441, soit 0,907%, révélant par là-même une certaine usure chez le rédacteur susnommé.


La méthode versifiée

Hélas, point de billet, chers lecteurs et lectrices
L'encre de mon stylo ne voulait plus couler
Ma muse a mis les bouts, j'ai le cerveau qui crisse
J'ai failli, honte à moi, je suis un vrai boulet


La méthode publicitaire

Déjà mise en pratique ici


La méthode amnésique

Un billet ?... Qu'est-ce que vous appelez un billet ? Un truc écrit sur un... quoi ? Un blog ? C'est quoi, un blog ? Et qui est ce Tant-Bourrin dont vous me parlez ?... Et d'abord, qui êtes-vous ?


La méthode franche

Bin ouais, je n'ai pas fait de billet aujourd'hui. Bin, non, je n'ai pas honte. Bin, non, j'avais pas envie, c'est tout ! Bin, oui, je me fous des lecteurs, pourquoi ?


La méthode non discriminatoire

Déjà mise en pratique ici


La méthode Zen

Afin de lutter contre le fléau du stress et d'ouvrir votre esprit à la plénitude, j'ai décidé de vous initier au Zen. Première leçon : faites une méditation introspective d'une heure en contemplant la page blanche ci-dessous.


La méthode musicale

Déjà mise en pratique ici


La méthode fait divers

BOURRINVILLE - 30 mars 2010 - Un billet de grande valeur dérobé sur un blog.
Un billet de grande valeur, mis en ligne sur Blogborygmes, un des blogs les plus prestigieux du monde, a été dérobé dans la nuit du 29 au 30 mars 2010. Alors que son rédacteur, Tant-Bourrin, avait programmé sa mise en ligne automatique à 0h11. En fin d'après-midi, le billet a mystérieusement disparu peu avant que celle-ci soit effective. Les malfaiteurs ont tout emporté du billet, n'en laissant pas le moindre mot. Ce matin, Blogborygmes arborait une page blanche à l'emplacement où aurait dû figurer le précieux billet. Les policiers, rendus sur place, n'ont pour l'heure pas recueilli d'élément susceptible d'orienter l'enquête.


La méthode promotionnelle

Cliquez ici !


La méthode greenwashing

La consommation énergétique d'Internet explose, à la fois du fait des équipements informatiques des internautes mais également en raison de la croissance vertigineuse du nombre de data centers, de plus en plus énormes et énergivores. Ce billet, qui pourrait sembler de prime abord n'être qu'une vulgaire page blanche, relève en fait d'une démarche éco-citoyenne : en incitant le lecteur à passer moins de temps devant l'écran, en sollicitant moins les serveurs distants, c'est de l'énergie et du CO2 que nous économisons. Pour vous, pour nous, pour la planète !


La méthode viticole

La méthode préférée de notre ami Saoul-Fifre ! Cliquez ici !

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240 241 242 243 244 245 246 247 248 249 250 251 252 >