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lundi 15 mars 2010

AndiamoMa France

Je dois porter la scoumoune !

Il y a quelque temps, j’écrivais un billet : jeux presque interdits, et paf !... dans la foulée, un tsunami aux îles Samoa !

Je prépare une série de cht’iots crobards et de photos (persos) afin d’illustrer la merveilleuse chanson de Jean Ferrat « ma France » et notre poète décède !

J’ai sollicité à nouveau l’aide de Tant-Bourrin afin de mettre en place la vidéo, regroupant des ch’tiots crobards que j’ai fait (à l’exception du marché qui est de Bill Marshall, une aquarelle que je lui avais acheté il y a fort longtemps).

Je dois avouer que T-B a fait fort comme d’hab, un grand merci à lui… Que serais-je sans toi ?

Les photos sont aussi les miennes, le dessin représentant un puits de mine, m’a été inspiré par une photo de GI, merci à elle, une grande photographe de talent, je vous invite à visiter son site.

Ce billet n’était pas « programmé » pour ce jour, ce sont les circonstances qui font que nous avons voulu rendre un petit hommage à ce grand poète.

ch'tiot crobard : Andiamo



samedi 13 mars 2010

AndiamoVous avez dit : conquête ?

Certes personne ne les attendaient… Surtout pas là !

Les Américains avaient posé les premiers le pied sur la Lune : un petit pas pour moi, un grand… Gna, gna, gna, gna !

Puis, en 2011, sans rien dire, ni effet d’annonce, ni quoi que ce soit, les Russes s’étaient posés sur Mars ! Et rebelote : un petit pas pour nous, un grand… Gna, gna, gna, gna !

Cinq ans plus tard, les Chinois explorent Vénus ! 450° à la surface tout de même, bel exploit technique.

Mais pas de : gna, gna, gna, gna... A la place : un grand pas pour nous, et rien que pour nous ! Et devant les écrans du monde entier… Un magnifique bras d’honneur !

Il n’y avait rien à glaner sur cette bouillante planète, seulement de l’esbroufe, du vent : montrer au monde entier de quoi ils étaient capables.

Seulement un petit hic… Tout petit hic : la firme chargée de fabriquer les plots d’atterrissage en matière à haute résistance aux températures élevées, pour d’obscures et mercantiles raisons de prix de revient, avait honteusement merdé sur la qualité du matériau !

Quelques secondes après avoir posé le module sur le sol vénusien, les plots se mirent à fondre !

Ils se liquéfièrent littéralement, se fondant en une osmose parfaite avec la roche. Si bien que lorsque l’équipage voulut repartir afin de rejoindre l’étage resté en orbite et dont la mission était de les ramener sur la Terre, le module fut incapable de décoller !

Le pauvre équipage périt sur le sol surchauffé. Quant au rescapé resté en orbite d’attente, il tenta de revenir sur terre, mais à la suite de manœuvres aussi hasardeuses que douteuses, il rata complètement son entrée dans l’atmosphère terrestre et fut propulsé quelque part entre Saturne et Neptune !

Quant au directeur de la firme auquel avait été confié la fabrication du train d’atterrissage, il fut livré à la vindicte populaire place Tian’ Anmen !

Et enfin, trois ans après les Chinois, les Français et leurs amis Belges posèrent le pied sur EUROPE, l’énoooorme satellite de Jupiter ! Personne ne les attendaient, surtout pas là !

Putain la gueule des Ricains, Russkofs et autres Tongs, même les Rosbifs, évincés. Toujours là pour prendre le meilleur, mais ne pas participer, indépendance oblige !

Ce 29 Juillet 2019, Gaston Bouchard, Maurice Beulmans, Philémon Chagneul et Gustave Heindrycx se posent sur Europe, après six mois, trois jours et sept heures d’un long mais pas trop chiant voyage. Ils avaient eu la sage précaution d’emporter des jeux de cartes. Dingues de belote, ils ont tout de même ruiné douze jeux de trente deux brèmes !

Gaston Bouchard, le capitaine, est le premier à ouvrir la porte du sas. CRRRR, fait-elle en pivotant sur ses gonds. Six mois dans le froid, ça mine un peu la mécanique tout de même.

Devant ses yeux incrédules s’ouvre un paysage paradisiaque, des arbres, une rivière, un ciel un peu chargé de nuages. Une douce température baigne ce petit Eden. Il lui faut prononcer une phrase, quelque chose qui restera dans les manuels d’histoire (remplacés depuis belle « burette » par des clés U.S.B.).

- Euh… Ben… J’pisserais bien un coup moi ! (surtout après le blanc de Graves que nous venons de boire afin d’immortaliser l’événement) se dit-il in petto.

Nos trois mousquetaires (qui étaient quatre comme nous le savons tous) descendent les barreaux de l’échelle de coupée et se retrouvent sur le sol Européen.

Le plus jeune de l’équipe, le Belge Maurice Beulmans, déroule le double drapeau Franco-Belge (comme les entremets d’autrefois, vous n’avez pas connu bien sûr !) dont l’emblème central représente un coq dressé fièrement sur une chope de bière. On avait pensé à mettre une grosse frite dans le bock mais ça n’aurait pas été sérieux.

- Au nom une fois, allez, allez, de nos deux grands pays, je déclare une fois, que ce stallelite… euh.. sallelite, ça est vexant une fois, ce satellite… ouf !... est annexé à compter d’aujourd’hui une fois, à nos deux pays, conjointement et réciproquement, dans un but d’équité par consentement mutuel, et en toute connaissance de cause ! Nous sommes là pour conquérir une fois, et nous le ferons, sais-tu ?

Une légère brise fait gracieusement onduler la bannière.

Nos quatre hommes s’avancent précautionneusement, quand soudain, écartant les hautes herbes, surgissent des êtres à l’apparence humaine. Pour toute parure, ils portent sur leurs bides un gland tressé, ils sont superbes, jeunes et beaux, les hommes comme les femmes sont parfaitement glabres, pas un poil ni un cheveu. Ils avancent les mains tendues en avant, en signe d’accueil.

Un peu interloqués, nos conquérants restent stoïques, ils tendent également leurs mains, le contact a lieu. Et là une foule de renseignements et de questions affluent dans leurs cerveaux, depuis l’étrange histoire des Klongs (c’est le nom qu’ils se donnent) à la demande de la recette des moules frites.

Les Klongs, d’aussi loin que l’histoire leur a été racontée, ont surgi comme ça, spontanément, sur ce monde où la technologie était à son comble, l’énergie à profusion sans que nul ne s’en occupât, des mégapoles, les voyages intersidéraux leur était communs, nul ne travaillait, la nourriture était présente dans leurs assiettes sans que l’on su comment elle y était parvenue.

Et puis, à l’inverse des humains, petit à petit, ils s’étaient débarrassés de toute cette technologie, patiemment, pas à pas, pour en arriver au dépouillement actuel. Exactement la démarche inverse de celle des humains.

Ils étaient végétariens, à une toute petite exception près toutefois, bah ! Il faut tout de même se faire plaisir de temps en temps, leur avaient-ils avoué.

Quelle bande de larves, songent nos pieds nickelés, voilà une conquête qui aura été bien facile !

Entourés par la tribu joyeuse et exubérante, nos astronautes sont entraînés vers le village fait de branches et de feuilles.

Tout n’est qu’harmonie : des enfants complètement rasés eux aussi jouent à même le sol, avec des petits cailloux ou des branchettes, d’autres jouent avec des piles de boîtes.

Au beau milieu du village trône une construction complètement anachronique : une sorte de pièce voûtée en matériau très dur, fermée par une lourde porte vitrée !

Étonnés, nos quatre hommes s’approchent, tâtent, hument, promènent leurs doigts sur la construction, un peu comme les singes dans "2001 odyssée de l’espace". Étonnant, étonnant, ne cessent-ils de répéter.

L’un des autochtones s’approche, prend la main de Gaston Bouchard. Ce dernier a aussitôt l’explication : voilà, cette salle sert pour nos petits plaisirs, seule construction que nous ayons conservée de notre ancienne technologie. Vous voyez nous sommes très proches, nous avons également nos faiblesses !

La nuit tombe, ça n’est pas la nuit noire, mais plutôt un clair obscur, l’immense disque de Jupiter, toujours visible, envahit tout l’horizon, la tache orangée en forme de ballon de rugby est bien visible.

Quatre femmes se sont approchées, superbes, minces, des hanches parfaites, une poitrine haut perchée…

- Si j’me penche un peu trop près, déclare Philémon Chagneul, j’vais m’crever un œil !

Gentiment, elles les conduisent vers l’étrange construction, en ouvrent la porte de verre. Malgré son poids, elle ne présente aucune résistance.

Plusieurs tables sont alignées. Les gracieuses sylphides invitent l’équipage à s’allonger, puis elles entreprennent de les déshabiller. Je passe sur les plaisanteries plus ou moins graveleuses de nos compères restés plusieurs mois sans présence féminine.

Ces gracieuses créatures sont allées chercher de grands rasoirs type coupe-choux. Peu rassurés, les hommes se sont assis. Un grand sourire, une douce pression de la main, les voilà à nouveau allongés. Avec une grande dextérité, nos quatre grâces commencent à raser les hommes, ceux-ci rient de bon cœur surtout lorsqu’elles attaquent les parties intimes, ce qui a pour effet de les mettre dans tous leurs états, petits gloussements des raseuses !

Le rasage terminé, les quatre jeunes femmes s’absentent un petit moment, puis reviennent chacune portant une petite calebasse. Dans ces récipients une sorte d’huile ou d’onguent. Soigneusement, langoureusement, elles oignent le corps des hommes, qui semblent apprécier hautement le traitement, au vu de la modification importante qu’une partie de leur individu a prise…

Elles se reculent, admirent leur travail. D’un sac en raphia tressé, elles extirpent des petites feuilles séchées, puis les disposent sur les corps nus, ce qui fait rire les hommes qui semblent beaucoup apprécier ces petits attouchements.

Elles se baissent et extirpent du dessous des tables des sortes de sangles faites d’un métal très souple, et commencent à ceinturer nos compères.

- Je sens que ça devient HARD, lâche Gaston Bouchard, une tite séance bondage ça va pas être dégueu.

Les autres se marrent, l’œil lubrique, la lippe gourmande.

Un petit baiser furtif sur les lèvres et les masseuses se retirent à reculons avec de grands sourires prometteurs.

La lourde porte se referme, les mains menottées sous la tête, Gaston, Maurice, Philémon et Gustave, observent la grande agitation qui tout à coup se déroule sous leurs yeux : de toutes parts des hommes et des femmes sont arrivés, ils ont dressé ce qui semble être des grandes tables, apporté des bancs en osier, alignés des écuelles taillées dans le bois, et surtout des grands couteaux en os.

Sur la porte, l’une des femmes, qui tout à l’heure s’était occupée d’eux, pose ses mains. Gaston la fixe intensément.

- Vous avez dit CONQUÊTE ? hurle la voix dans sa tête.

Le regard égrillard fait place à la panique, la sueur commence à ruisseler sur le torse des conquérants. Il est vrai que depuis le départ des jolies Dames, la température a augmenté… Fortement augmenté.

mercredi 10 mars 2010

Saoul-FifreLa traite des blanches

Oui, si on avait des Saanen , je pourrais faire ce mauvais jeu de mot mais là, avec nos vieilles alpino-nubiennes dont on peut compter les os, je vais plutôt parler de "traite des planches". Question d'étique. Les chèvres, ça a toujours eu cette dégaine de squelette qui pisse le lait. On a beau doubler les rations de foin, les laisser manger la "soupade" d'herbe le soir quand on les rentre, on entend leurs osselets qui cliquètent sous la peau, et tout le profit part dans les mamelles.

Ah ça, ya du monde au balcon ! Le chirurgien esthétique est passé par là, ou quoi ? C'est beau, c'est fier, comme dirait Bof, mais comme elles sont à quatre pattes, leurs pis trainent par terre, que leurs petits sont obligés de se coucher sur le dos pour pouvoir téter ! Et que bientôt va falloir y faire un nœud pour leur-z-y remonter un peu les trayons ! Quoique gonflés comme ils sont, ça va pas être commode. Pauvre d'eux, ya qu'à les voir stressés, tendus, revendicatifs, prêts à exploser, pour se dire qu'en période de crise on a vraiment du mal à joindre les deux bouts !

Cette année c'est la cata. On a du lait mammiteux, on a des orphelins, on a une mère qu'a perdu ses petits... Ben oui, ya pas de mot pour qualifier cette horreur ! T'as perdu ton mec, t'es veuve, t'as perdu ta mère, t'es orphelin, mais t'as perdu ton enfant ?? T'es rien ! Allez allez, ne restez pas là, vous gênez la circulation ! La langue française, si riche, n'a pas prévu votre cas. Allez je rédige illico ("d'abord", en patois limousin francisé) une requête à l'Académie, en leur proposant les néologismes lacrymère et lacrypère.

Du coup, c'est simple : on trait la lacrymère (qui braille tout ce qu'elle sait) et on donne son lait aux orphelins (qui chialent tout ce qu'ils peuvent). Comme ça les fait taire, c'est magique ? Le vieux bouc venant de mourir, il conviendrait aussi de consoler ses veuves, qui sont également ses filles, mais la veuve pleure peu. Elle souffre en silence, l'œil sec et retrouve son entrain rapidement.

L'heure de la traite est un moment consensuel merveilleux. Hop un petit morceau de pain rassis en remerciement pour le don futur de son lait car la chèvre sait que le pain frais est indigeste. Mes deux mains viennent se poser avec naturel sur ses rondeurs à la peau douce avec seul un petit tressaillement de sa part comme réaction. Assia a besoin d'être traite avec la même évidence que j'ai besoin de son lait : nous sommes faits pour nous entendre. Mes doigts pressés de faire jaillir les jets mousseux l'empoignent, appuient alternativement sur les deux mamelles et le lait gicle en continu dans le seau. Chaque main remonte au cœur du pis chercher le lait et l'accompagne dans sa descente vers la sortie. Le lait a le désir de s'échapper et je l'encourage de mes doigts. Le seau se gorge sur un rythme binaire et Assia me bredouille les yeux renversés un truc mi-prière mi-complainte, moitié encore, moitié plus fort. Désolé ma belle mais plus une goutte ne veut sortir, et le seau est plein. Encore un peu de ce délicieux pain rassis ?

Vite, il me faut amener ma récolte aux trois petits cabris avant que le lait ne refroidisse. Je transvase dans un biberon et le plus dégourdi attrape la tétine au vol. Les deux autres tentent de le plaquer. Prises vicieuses, coups de boule, aucune technique virile ne les rebute. Hey le bout lui a échappé et un autre le remplace. Le rythme se maintient et le niveau de lait baisse à vue d'œil dans le bibe. Top chrono, je crois bien que le record a été battu. Je recharge et essaye d'avantager celui qui n'a rien eu. Il a compris qu'il fallait struggler pour sa life et met les bouchées doubles. Il tient fort la tétine et ne donne pas l'impression d'être disposé à la lâcher. Les deux autres me tètent les doigts pour tromper le temps. Ah le plaisir ineffable de se faire tailler une pipe au petit doigt par un chevreau vorace ! Anne elle-même m'a confié un jour sous le sceau du secret n'être pas insensible aux fantaisies buccales de ses bicous. Elle savait la confiance absolue qu'elle pouvait m'accorder pour ce qui est de garder le silence au sujet de ses pratiques zoophiles. Je recharge et recharge encore les biberons, j'alterne en fonction des motivations, j'ai bien l'impression que chacun a eu son compte, ils ne font plus que chipoter avec le téton caoutchouteux.

C'est pas croyable d'aimer ça à ce point ! De vrais drogués de la tétée. Ils tueraient leurs frères pour une dose !

Que c'est lait, mon dieu que c'est lait.

dimanche 7 mars 2010

Mam'zelle KesskadieLa touche F11 du frigo

Qu'est-ce que le F11 ? Le F 11, mes chers amis, est la touche que l'on pèse subtilement en retenant sa respiration, car, telle une Déesse vengeresse dans un accès de SPM, cette touche remets votre ordinateur tel qu'il était lors de votre achat, seules les égratignures et les miettes de muffins restent.

C'est pourquoi l'écran nous demande quatre fois plutôt qu'une : voulez-vous vraiment remettre votre ordi à zéro ? Un vrai téléphoniste de Bell Canada ! Après qu’on les quitte pour une autre compagnie de téléphone, ils insistent : Vous ne voulez vraiment pas revenir avec nous ? Non. Zêtes certain, on promet qu'on va être fin. Non. On ne peut pas jeter aux poubelles tant de temps passé ensemble. Si.

Ce préambule pour vous informer que j'ai fait F11 sur mon ordi, donc, je n'ai plus vos adresses courriel, car, dans un excès de j'en-ai-ras-le-bol des plaintes des enfants, j'ai aussi fait F 11 sur les deux autres ordis familiaux. Tin Toé !

Hélas, comme dans tout mouvement intempestif, il y a un lendemain relatif.

Bref, je ne vous écris plus parce que je n'ai plus vos adresses.

J'en ai profité pour faire un F 11 sur mon frigo.

Voyons le bon côté des choses, le frigo ne m'a pas demandé quatre fois si je voulais vraiment procéder. C'est moi qui m'ai demandé toute seule pourquoi, diantre, avais-je voulu le effonzer.

J'aurais aimé poster une photo avant et après. Mais... l'internet étant accessible à tout le monde, je me suis méfiée. En effet, si chacune sait que le pompier qui viendra inspecter votre maison a le biceps formé et la face bronzée, nulle ne peut rien affirmer de l'inspecteur de la salubrité municipale. J'eus peur de voir arriver un petit bedonnant laid, pointilleux, du genre qui plie ses bas avant de se mettre au lit avec son caleçon blanc et sa camisole pour souhaiter bonne nuit à son cadran.

Mais j'ai confiance en votre imagination et votre expérience de la pustule et de la spore pour que vous vous imaginiez l'état de la chose.

As-tu eu des surprises ? me demanda une copine sur MSN. Pas du tout. Je dois avoir développé une indifférence à la spore qui n'égale que l'air blasé du restant de lasagne que j'ai fait quand j'étais encore mince, ce qui veut dire voilà longtemps.

Par contre, je me suis demandée si je n'inscrirais pas mon appareil sur un ebay pour une collection inédite de moisissure domestique moderne pré et post H1N1. Hélas, mon idée s'est effacée en même temps qu'une tache suspecte dont je me demandais si c'était de la rouille, dans lequel cas, vaut mieux ne pas insister à frotter, ou un liquide rougeâtre dont la liquorosité naturelle aurait fossilisé en ce tas caoutchouteux dont on pourrait faire, j'en suis certaine, une gomme pour pneu très résistante à l'hiver.

Mes efforts furent salués par Thomas, 15 ans, d'une tonitruante adolescente rouerie : Hé ! Est-ce bien un frigo de la famille ? Wow ! On devrait le nettoyer comme ça à tous les mois !

On, n'est-il pas, excluant la personne qui parle.

Mais, de tout événement de notre vie, fusse-t-il d'un banal quotidien, retenons des leçons salutaires et morales.

1. Le nettoyant pour céramique n'est pas efficace dans un frigo.

2. Prendre note de oucéquécé qu'on range les tablettes une fois lavées en attendant que le frigo lui-même soit débarrassé de ce coulis qui ferait pâlir d'envie tout CSI bien nommé, parce qu'éventuellement faut les retrouver dans la maison, à un endroit où personne ne risque de s'y accrocher, donc, de les retrouver.

3. Prendre note de quelle tablette s'accroche où dans le frigo. Un remaniement refrigéré se gère aussi bien qu'un remaniement ministériel.

4. Ne plus jamais acheter de Miso (pâte de soja japonaise). C'est le deuxième sac que je jette intact après un an de présence sur la tablette. J'haguis ça. Prendre la bonne résolution de maigrir à la place. Ça prend moins de place dans le frigo.

5. À défaut d'amant cochon, mettons la main sur un vaillant torchon.

jeudi 4 mars 2010

Tant-BourrinDe grandes épreuves sportives trop méconnues (2)

Je vous ai fait découvrir, dans un billet récent, quelques-unes de ces nobles compétitions sportives hélas trop méconnues du grand public.

Quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que, suite à la publication de ce billet, le nombre de spectateurs avait doublé lors de la dernière journée du champignonnat de France (pour atteindre deux spectateurs payants) !

Pour le coup, j'ai éprouvé quelques remords de n'avoir pas été plus exhaustif dans mes mises en lumière et ai décidé de compléter mon premier billet. Voici donc quelques autres compétitions trop confidentielles au regard de leur intérêt sportif patent.

Vous savez ce qu'il vous reste à faire ? Allez donc soutenir tous ces merveilleux compétiteurs de l'ombre !



Le taupe 14

Cette charmante compétition est essentiellement pratiquée dans le Sud-Ouest. Les deux équipes, composées de quinze solides gaillards, se répartissent sur un terrain herbeux, aux deux extrémités duquel sont installés des poteaux en forme de H. Les joueurs doivent rester immobiles jusqu'à ce qu'une taupe pointe le bout de son museau à la surface du sol. Le joueur le plus proche a alors le droit de lui décocher un violent coup de pied. Si la taupe passe entre les barres, il marque un point, et l'on dit que la taupe est transformée (ce qui est logique, vu qu'il n'en reste généralement qu'une bouillie informe). La première équipe atteignant le score de quatorze taupes transformées a gagné.




Lave-la-salopette

Epreuve populaire s'il en est en Suède puisqu'elle voit tous les ans près de 20000 participants s'affronter, Lave-la-salopette consacre une fois l'an le champion du lavage de taches tenaces sur une salopette défraîchie. Une épreuve d'endurance redoutable dont seuls les plus aguerris peuvent sortir vainqueurs, comme la mythique et regrettée Mère Denis qui emporta plus de dix fois le trophée dans les années 70 et 80.




Mille ans sans Raymond

Le "Mille ans sans Raymond" est une compétition un peu particulière puisqu'elle n'a pas encore eu lieu : son coup d'envoi est prévu pour juin 2010, tout de suite après la piteuse élimination de l'équipe de France de la Coupe du monde de football (une épreuve sans intérêt et très - trop ! - largement médiatisée, sur laquelle nous ne nous appesantirons donc pas). L'épreuve se déroulera en deux étapes :

- la première consistera en une sympathique chasse à l'homme sur la personne de l'entraîneur (ou plutôt du futur ex-entraîneur) de ladite équipe, avec force lazzis, insultes, menaces, etc.

- la deuxième consistera à se jurer de ne plus placer un Raymond à la tête de l'équipe de France pour mille ans au moins et essayer de tenir cet engagement.

Une bien palpitante compétition sportive donc. Rendez-vous en 3010 pour les résultats finaux de la première édition !




Le "vends tes clopes" challenge

Le "vends tes clopes" challenge voit s'affronter les meilleurs camelots du monde, qui doivent vendre à sauvette, dans un minimum de temps et au meilleur prix, un stock de cigarettes de contrebande. Les candidats doivent souvent pour cela affronter des conditions extrêmes et hostiles, tels que des règlements de compte ou des descentes de police, tant et si bien qu'il est arrivé plusieurs fois que le vainqueur finisse la compétition derrière les barreaux ou six pieds sous terre. Notons enfin que l'épreuve est sponsorisée par Cosa Nostra Sports Events Organisation.




Le Franprix de Monaco

Le Franprix de Monaco est une course de clients organisée dans une grande surface de la Principauté. Ceux-ci doivent remplir leur caddie d'une liste préétablie de produits et franchir le plus rapidement possible la caisse d'arrivée. L'épreuve est particulièrement difficile car le circuit, dans des rayons étroits, rend les manoeuvres de dépassement dangereuses, voire impossibles, avec à la clé de nombreuses sorties de route.

A noter qu'une autre épreuve du même type a lieu tous les ans à deux pas de là, également dans la Principauté, mais celle-là se déroule à Monte-Carlo et dans un magasin Rallye.


vendredi 26 février 2010

Saoul-FifreIci, aujourd'hui

Tiens, notre poêle à bois est éteint depuis trois jours, on vit la porte ouverte, l'hiver serait-il fini ?

Des trainées résiduelles de cumulo-nimbi nous arrivent encore. Après les amoncellements de déluges de cet hiver, ce ne sont pas quelques gouttelettes à peine humides qui vont nous faire ressortir capuches ou bonnets, seraient-ils made in Croukougnouche, ce qui n'est malheureusement pas encore de saison, bien que mon anniversaire se rapproche !

Comment ça, "mes allusions ont la discrétion du pachyderme empoté" ?

Je disais juste que nos averses se ridiculisent par leur durée ; atteint visiblement d'évacuation précoce, le ciel se vide instantanément de ses nuages et le grand beau soleil reprend ses droits sur l'horizon.

Les abeilles en profitent pour sortir se dégourdir la trompe et se dépoussiérer les sacs à pollen. Faut dire que la lune est montante et que les bourgeons gorgés de sève impatiente se sentent bien a l'étroit, serrés dans leur corset de velours vert amande.

Mais il faut souffrir pour être beau. Bientôt, prise dans un étrange désir d'évolution trans-genre, la fleur en devenir, abandonnant ses habits de séduction, dépliera ses blanches pétales. Elle offrira sans tabous sa fleur dégoulinante de rosée aux butineurs et butineuses de passage. Comme chaque année, rituellement, le champ d'amandiers nous organise son bal des débutantes. Frémissantes dans la fraîcheur du matin, virginales, le teint pâle à peine rehaussé d'un peu du rose de la confusion, elles se déploient et envahissent la moindre brindille de leurs arbres.

La nature nous offre en fin d'hiver un de ses plus beaux spectacle. Feu d'artifice immobile, calme, les nuages blancs d'une floraison pléthorique se sont posés ça et là sous nos yeux émerveillés. Annonce que le Printemps se rapproche, cette explosion de blancheur teintée d'un peu de sang est le premier signe que la vie se réveille chez les plantes engourdies, que leur sève se réchauffe, qu'elles se tiennent prêtes, dans les starting-blocks, pour le gros travail de croissance et de mise au monde d'une kyrielle d'enfants-fruits qui les attend.

Chez les chèvres, c'est l'inverse : la fécondation se fait plutôt à l'automne, et les naissances, maintenant. Nous avons eu sept petits de sortis, aujourd'hui. Avec seulement trois cabres. Je dis ça dans le seul but de faire bisquer Anne. Qu'elle voie bien qu'on ne chôme pas, en Provence. Nos bêtes ont sagement attendu que nous rentrions de vacances et ont mis bas dans la foulée, sans tergiverser ni barguigner

J'ai vu une pie qui réparait son nid de l'année dernière, aussi...

mardi 23 février 2010

Mam'zelle KesskadiePour José, animateur sur NRJ, qui essaye d'arrêter de fumer I

J’ai commencé une série de courriels que j'envoie à un animateur NRJ (oui, on a ça aussi ici), me disant que j’écris des niaiseries au moins aussi drôles que les leurs.
Il est le porte-parole d’un défi d’arrêter de fumer pour le mois de mars.



À lire avec un accent de bonne sœur.


Mon cherrrrrrrrrrr José, je me prrrrrrrésente : Imelda, ex-femme du curé Hubert de la Paroisse des Saintes-Senteurs-des-pieds-de-Jésus. José, depuis le décès accidentel de mon époux (il est tombé en bas de sa crrrrrrrroix), je me suis rrrrrrrrecyclée en tireuse de carte. Ç'aurait-pu tété pire, j’aurais pu être liseuse de craques de fesses ou devineuse à la température, ou peut-être déchireuse de kleenex à Claire Lamarche. J’ai bien tourné finalement.

Donc, mon cher José, je t’offffrrrre une lecture gratuite de tarot pour débuter ton pérrrrrriple d’abstinent de l’objet long et cylindrique qu’est la cigarette. J’espère que tu n’as point pensé à mal, mais je ne croise pas, j’ai bien dit objet long, chez-toi, n'est-ce pas, on ne peut pas confondre. José, l’homme qui tire mieux qu’un fumeur, ce qui n’est pas difficile quand on connaît l’effet du tabagisme sur la fonction érrrrectile. Grosse cigarette, tite quéquette.

Reprenons notre carte qui est la première du cheminement au Tarot : le fou. Ohhhhhhhhhhhhhh, que cette carte tombe bien pour toi qui non seulement est payé à la niaiserie, mais qui débute ton glorieux chemin vers une haleine enfin fraîche ! Mario et l’autre vont pouvoir enlever leur masque d’oxygène. Autant pour respirer que pour ne pas te sentir ! Tu vas enfin pouvoir rrouler une pelle à ta femme sans qu'elle aille vomir ! Ben oui, tu pensais quand même pas que ses haut-le-cœur à vos baisers passionnés étaient des restants de nausée de grossesse ? C’est vrai que la fumée peut embrouiller les idées.

Donc, le fou, disais-je, entreprend un projet. Il ne sait pas trop vers quoi il tend, tend, ici jeune homme de toutes les passions, veut dire il ne sait point trop ce qui l’attend, genre combien de kilos il va prendre. Surprise ! Il n’en prendra aucun ! Comment je le sais ? Mais tu oublies que je vois tellement clair que je peux voir sous la neige en hiver ! Et pourquoi tu n’engraisseras pas mon cochon ? Oui, je sais que sous ton air angélique, se cache une bête. Pas bête comme niaiseux, bête comme un siffleux. Tsé, le tit bruit quand on est essouflé d’avoir trop fumé ? Bon, alors, tu n’ajouteras pas à ta silhouette tentatrice une seule rondeur parce que tu vas suivre les bons conseils qui seront sur le site du défi ! Mais oui, tu vas suivre les bons conseils plutôt que de suivre tes mauvaises idées, tu iras plus sûrement au paradis de l’air pur et tu veux quitter le Démon qui, tu le sais, apparaît dans la fumée.

José, l’intelligence de la parole va se révéler à toi, comme d’habitude, en lisant un texte ! Parce que quand tu dis sans avoir lu, doux Jésus !!!!!.. Le site va enfin te montrer la vérité et tu verras la lumière ! Surtout qu’il n’y aura plus de boucane pour te la cacher !

José, que j’aime dire ton doux nom, José. Yosé. Saint-José-du-rire-impromptu ! Bon, toujours est-il que José, je t’enverrai ta lecture régulièrement pour que tu saches que tu n’es pas seul. Non, José, les milliers d’inscrits ne sont pas payés par ton épouse pour te supporter, ils existent vraiment. Tu ne les vois pas, mais aie la foi !

Foi d’Imelda, la tireuse de cartes plus dont la droiture des prédictions égale le tirage de joint du beau-frrrrrrrrrrrrère Armand.

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