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dimanche 17 février 2008

AndiamoCherchez l'appât

Tsssi, tsssi, tsssi,... Sous le soleil, les cigales entamèrent leur chant lancinant. L'Ubaye coulait, paisible en ce matin de Juin. La journée sera encore bien chaude, songea Pierre en entrant dans l'eau.

Ses cuissardes le protégeaient car, malgré la chaleur, l'eau était toujours fraîche, et au bout d'un moment franchement glacée, surtout quand il restait des heures les pieds et jambes dans la rivière à taquiner la truite.

Enfoncé sur ses cheveux noirs, un "bob", kaki autrefois mais bien pâli par le soleil, et, épinglées tout autour, SES mouches, fabrication "maison" : soies de sanglier, plumes soigneusement choisies, crins, et autres ingrédients tenus jalousement secrets !

Il avait déjà changé deux fois de mouche. D'un geste souple du poignet, Pierre envoyait l'appât juste sous les racines d'un arbre mort bordant la rive. Elle aurait dû se trouver là, "sa Princesse", comme il se plaisait à l'appeler, une jolie truite dans les trente-cinq centimètres, avait-il estimé.

Deux jours auparavant, il avait failli la choper. Il faut croire que l'hameçon n'avait pas fait son office : surprise, elle s'était laissée remonter en partie puis, quand à moitié sortie de l'eau elle s'était rendue compte de ce qui se passait, un vigoureux coup de queue et la belle argentée avait replongée.

Si elle n'avait pas été blessée, Pierre avait toutes ses chances. Par contre, si l'hameçon avait écorché sa bouche, ce serait peine perdue : on ne les trompait pas deux fois, ces animaux-là !

Alors qu'il remplaçait son leurre pour la troisième fois, il vit, à quelques mètres de la grosse souche, émerger une tête de femme. L'eau ruisselait de sa chevelure blond platine, un large sourire malicieux lui éclairait le visage. Elle sortit les bras de l'eau, puis les éleva au-dessus de sa tête.

Stupéfait Pierre constata qu'elle était nue, mais, ce qui le stupéfia davantage, ce fut de constater qu'elle brandissait "sa" Princesse encore frétillante. C'est ça que vous essayiez d'attraper ? lui dit-elle avec un petit accent dans la voix.

Curieux, je ne l'ai pas vu arriver, trop occupé par mon lancer, songea-t-il.

Elle s'avança, portant toujours la truite. Elle ondulait gracieusement du bassin, prenant son temps, tâtant chaque pierre du bout du pied, cherchant des appuis sûrs pour ne pas glisser. Petit à petit, Pierre la vit émerger de l'eau. Quand celle-ci lui arriva aux cuisses, il vit qu'elle était complètement nue !

Un peu gêné, il détourna la tête. Cela la fit sourire. Elle s'avança encore, se plaça face à lui, s'inclina respectueusement : voici pour vous, mon Seigneur, et elle partit d'un grand rire.

Pierre lui enleva le poisson des mains, c'était vraiment une belle prise, une truite "fario", elles devenaient rares, surtout les pièces de cet acabit. Comment avez-vous fait ? La belle sirène nullement gênée par sa tenue (en l'occurrence surtout son manque de tenue !), lui répondit avec un petit sourire : laissez-moi sortir, l'eau n'est pas très chaude...

Comment j'ai fait ? lui répondit-elle après être sortie de l'eau et s'être assise sur un gros rocher, je l'ai aperçue, je me suis penchée, puis je l'ai attrapée, avec les petites mains que voilà lui dit-elle en les agitant devant le nez de Pierre.

Il lui sourit à son tour, puis s'installa à son côté tout en regardant loin devant lui, visiblement troublé par la jeune femme, pas timide notre pêcheur, mais la situation le dépassait un peu.

Je m'appelle Nora, articula la jolie sirène avec son drôle d'accent. Pie... Pierre, balbutia-t-il, je voudrais vous remercier, quoique ça me gêne un peu, j'aurais aimé la sortir moi-même de l'eau "ma Princesse".

Votre "Princesse" ? Pierre lui expliqua sa précédente mésaventure, ce qui la fit rire. J'ai faim, déclara-t-elle tout de go, je casserais bien une petite croûte ! C'est bien comme ça que vous dîtes ? Oui, bravo, mais vous êtes de quelle origine ? Oh ! je suis originaire de l'ex-Yougoslavie, un petit village des Karpathes, je suis une vraie montagnarde.

Alors Pierre déballa de son sac à dos une belle boule de pain, du saucisson sec de campagne, amoureusement préparé par un paysan de la région qui tuait encore le cochon, du jambon de pays de la même provenance, et, pour arroser le tout, il sortit de l'eau, calée entre deux gros cailloux, une bouteille de Tavel "Seigneur de Vaucrose".

Le soleil avait complètement séché la peau de la jeune femme, Pierre en admirait le grain joliment satiné, je vous plaîs lui lâcha-t-elle en le regardant droit dans les yeux ? Euh... Ben... Pierre bredouilla quelque chose d'incompréhensible, tandis qu'une jolie couleur pourpre colorait ses joues. Nora lui sourit, puis lui passa le bras autour du cou, elle se pencha vers lui, ses lèvres se posèrent sur les siennes, tous les campaniles de Provence tintèrent dans la tête de Pierre.

Le lendemain quand on retrouva notre pêcheur, il était très pâle, exsangue, près de lui desséchée, couverte de mouches vertes, la truite gisait, recroquevillée, la queue touchant presque la tête, l'ardeur du soleil sans doute.

Le cadavre de Pierre fut conduit à la morgue pour y subir l'autopsie d'usage en pareil cas. Le légiste dans son rapport conclut à une mort par exsanguination.

Mais enfin, qui, au vingt-et-unième siècle, croyait encore aux vampires ?


vendredi 15 février 2008

Saoul-FifreLe gars veut Line

Dans mes cauchemars les plus terrifiants, ceux qui me remplissent d'une impression nauséeuse au réveil, qui me laissent le souvenir de m'être colleté avec une mission trop lourde pour mes épaules étroites, je me retrouve souvent dans le rôle d'un petit Haddock en situation anti-G, essayant de mettre la main sur la bulle de wisky qui se refuse à lui avec d'autant plus de véhémence que le besoin du pauvre capitaine s'accroît.

C'est pénible, ce sentiment de frustration.

Même sans être alcoolique, même nocturne, même si les soi-disant significations oniriques me font ricaner, même si je me rassure dès le saut du lit d'un roboratif café-calva, pour bien me prouver que les stocks existent et sont facilement accessibles, ben le manque, l'idée du manque, quoi, a dès à présent fait ses ravages et l'horrible soif, déjà gravé son empreinte dans l'historique de mon bio-computeur personnel.

Ça s'arrose.

Et pourquoi pas d'une copieuse larmichette de mon single malt préféré, ce sublime Lagavulin iodé et tourbé que ma belle-doche m'a offert à Noël ?

Gasp. Gulp. Oops. Zut et merde : j'avais oublié que la bouteille était verrouillée ! Oui le cadeau de mon second fils complétait à la perfection celui de sa grand-mère maternelle, mais avec une grosse louchée de sadisme teintée d'une once de génie. Connaissant mon goût pour tous ces jeux de réflexion stimulant la logique spatiale, ainsi que mon penchant pour la dive bouteille, il a trouvé le cadeau adéquat, celui qui tue, qui tombe impec, le super bien vu, THE right gift plus adapté, tu meurs...

Le casse-tête chinois que si tu le résous pas, ben tu fais ceinture pour la picole !!! Et en plus il est beau !

Mais dur : j'ai eu beau le torturer par tous les trous, impossible de lui faire avouer la solution. Je parle du casse-tête, hein, c'est une simple métaphore ? J'ai re-essayé quelques jours plus tard, sans plus de succès, puis j'ai décidé d'appliquer la loi N° 6 bis "Avec le temps, va, tout trouva...", la plus efficiente que je connaisse. Elle se résume à attendre que la motivation soit assez forte pour mettre le but à atteindre à sa portée.

Ce jour était arrivé : en deux petits glissements progressifs de tenons dans des mortaises et quelques frottis de ficelle, je résolus l'énigme.

Jamais whisky meilleur ne sortit de l'île d'Islay .

PS1 : À consommer avec modération.

PS2 : Ne vous faites pas de fausses idées : c'est du jus de pomme !

mercredi 13 février 2008

ManouVoix ferrée






19h15, dans un train de banlieue ordinairement bondé. Un homme d’une trentaine d’années demande un peu d’argent et parle. Il parle de plus en plus lentement :

« Peut-être que je vous dérange. Nous avons tous nos problèmes. Je sais que vous êtes fatigués, que votre journée n’a sans doute pas été bonne. Mais soyez encore capable d’enlever le manteau d’une femme délicatement et de lui demander si tout va bien. Soyez capable de gestes tendres. Les hommes et les femmes sont faits pour s’aimer. N’oubliez jamais de prendre le temps d’aimer, de sourire, d’écouter… »

Son monologue se poursuit tandis que le terminus approche. Alors un vieil homme se lève, lui donne quelques pièces, le remercie en souriant. S'excusant presque, le mendiant répond « J’aurais voulu en dire plus, beaucoup plus. Il y a tant à dire ».

lundi 11 février 2008

Tant-BourrinLa très aventureuse vie du Chevalier de Tant-Bourrin et de son écuyer Saoul-Fifre (Chapitre XIV)

(lecture préalable des chroniques précédentes conseillée)

Où les aventures du Chevalier de Tant-Bourrin prennent une dimension mythique

XIIIème siècle après Jésus-Christ - Quelque part dans le Royaume de France

L'étrange équipage cheminait, tout engadoué et misérable, sous les sombres nuées d'un ciel pluvieux.

En tête, le Chevalier de Tant-Bourrin, dos voûté, tête basse, l'aura définitivement en berne, chevauchait tristement la bourrique miteuse de son écuyer, son blanc destrier lui ayant été confisqué lors de ses dernières aventures. Il avait rêvé d'un avenir brillant et ne récoltait qu'un présent brayant.

Derrière, son écuyer Saoul-Fifre, entièrement tacheté par les projections de boue des sabots de la bourrique ainsi que par ses déjections (celles de la bourrique, pas celles de Saoul-Fifre), marchait d'un pas las, tout piteux d'avoir dû laisser sa monture au Chevalier et tout auréolé d'une indéfectible aura de mouches.

Et, chemin faisant, l'écuyer réfléchissait dans la tripaille de son crâne. Il en arrivait à la conclusion que, tant que son Maître ne serait pas casé avec femme et lardons, leur errance perpétuelle continuerait sans fin. Or l'errance perpétuelle, ça va tant que l'on peut tranquillement cuver son vin en roupillant sur le dos d'une bourrique qui avance toute seule. Mais s'il s'agit de crapahuter derrière la dite bourrique, c'est beaucoup moins drôle.

Mais comment faire ? Tant que le Chevalier n'aurait que sa Dame Calcinée du Grozosieau en tête, peu d'espoir : celle-ci était comme en léger froid avec lui depuis quelques broutilles passées. Non, assurément, il fallait lui trouver une autre Dame de ses pensées, mais plus facile à dire qu'à faire...

Le visage de l'écuyer s'éclaira soudain : il venait d'avoir subitement une idée géniale ! Légèrement aidé, il est vrai par une affiche parcheminée publicitaire 4x3 plantée sur le bord du chemin.

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samedi 9 février 2008

BofCruel...

L'histoire avait si bien commencé...


Dommage qu'elle se finisse si mal...

édit spécial Andiamo

jeudi 7 février 2008

AndiamoLa bougie

Chloé sortit sur le pas de la porte et regarda dans le jardin. Didou, son petit Didou, se balançait vigoureusement sur la balançoire du portique vert planté au milieu de la pelouse. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, le petit garçon sauta à terre. Chloé sursauta, mais non, il ne pouvait rien lui arriver, pas encore...

L'enfant, âgé de quatre ans environ, courut vers sa mère bras tendus et se jeta dans ses jambes en criant : "Maman" ! Chloé se baissa, lui caressa les cheveux. Il leva la tête, un grand sourire, et repartit vers sa balançoire. 1, 2, 3, 4, 5, un grand rire, un nouveau saut puis, en courant, il tenta de rattraper le chat, mais celui-ci escalada prestement la clôture et s'enfuit en miaulant.

Chloé consulta sa montre. Vingt et une heures, Didou ! Rentre, mon chéri, il est l'heure d'aller faire dodo. Didou, un peu boudeur, quitta à regrets la clôture et rentra. Allez, Maman va te déshabiller, mettre le beau pyjama "Snoopy", un gros bisou-câlin, et dodo. Bien sûr, je te lirai "OUI-OUI".

Après avoir refermé l'album, donné le bisou-câlin, Chloé s'éloigna sur la pointe des pieds, un dernier regard sur SON petit garçon qui dormait déjà, puis, délicatement, elle referma la porte.

Sur le coin du joli bureau "Chippendale", la flamme de la petite bougie bleue commençait à vaciller. Avec un gros soupir, Chloé ouvrit le tiroir et en sortit une autre bougie, bleue comme la précédente. La dernière, songea-t-elle tristement. Une larme coula sur sa joue. Avant que la bougie ne s'éteigne, la jeune femme pencha la mèche vers la flamme (surtout allumer la bougie nouvelle à la flamme de la précédente).

Puis elle déposa la bougie neuve au même endroit, s'installa dans le grand fauteuil "Voltaire", son préféré, alluma une cigarette. Le cancer ? Tout cela avait si peu d'importance en ce moment précis. Le sommeil la surprit au moment où elle revoyait la scène : elle entre dans la chambre, Didou dort...

Maman ! Réveil en sursaut. Vite, elle regarde la bougie. Ouf de soulagement, elle brûle encore, sa flamme claire ne tremble pas. Oui mon chéri, Maman arrive. Chloé monte les marches, pousse la porte de la petite chambre, Didou est debout, une moue boudeuse en guise de sourire.

Bébé a mal dormi, il a fait plein de rêves méchants, des couche-mares. Cauchemars, mon chéri, des cauchemars. Allez, viens, Maman va préparer le petit déjeuner, oui, du Nutella avec de la brioche, dessus et dessous le Nutella ! Oui, bébé.

Elle pue ta bougie, et puis elle n'est pas belle, Didou n'en veut plus ! Ne la touche pas ! Chloé a hurlé, puis a violemment repoussé l'enfant. Tu m'as fait mal, Maman est méchante, la bougie elle est vilaine et pis, et pis, elle pue mauvais, na !

Une journée de plus, une journée encore, la bougie bleue, les jeux de Didou, ces dix derniers jours semblables "copiés collés" ou presque.

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, voilà, un de plus qu'hier... Le même saut à pieds joints, sursaut de Chloé, c'est idiot songe-t-elle, je devrais y être habituée maintenant. Didou lui enserre les jambes. Caresse sur les cheveux bouclés. 1, 2, 3, 4, 5, le saut, la cavalcade poursuite avec le chat...

Vingt et une heures, le câlin, dodo après "OUI-OUI". Un peu plus long que les jours précédents, le câlin. Les yeux de Chloé s'embuent de larmes, la porte refermée doucement.

La flamme de la bougie éclaire faiblement le coin du bureau. Chloé s'affale dans le fauteuil, allume sa cigarette, elle revoit ce matin, il y a dix jours, il y a dix siècles.

Bonjour Didou ! Didou dort encore, il n'a même pas bougé, Chloé tire les rideaux s'approche du petit lit, debout paresseux ! L'enfant ne bouge pas, Maman pose sa main sur le front de bébé, il est glacé, elle tire prestement la couverture, inerte, bébé est inerte, la peur lui tord le ventre. Elle soulève son Didou, les bras pendent, les jambes aussi, c'est une poupée de chiffon qu'elle tient dans ses bras. Un cri de bête jaillit de sa poitrine, NON pas lui, mon bébé n'est pas mort, pas LUI ! Tous mais pas LUI !

Elle a appellé Camille, son amie, sa presque soeur, celle qui ne l'a jamais abandonnée, quand Fred est parti, elle était là, Camille mon autre moi. J'arrive, a-t-elle simplement dit, ne touche à rien, à rien, ne préviens personne, j'arrive...

Elles sont allées voir Matéo, le vieux Manouche, un Rom. Il vit à l'écart à la limite du village, il habite toujours sa vieille "verdine", trop vieux pour suivre la tribu, ses yeux ne voient presque plus. Tu me donneras tout ce que tu possèdes, ton argent, tes bijoux, ta maison. Chloé a tout donné, tout signé. Pas pour moi, a dit Matéo, pour ma petite fille, moi j'vais bientôt crever, alors...

Chloé est repartie avec dix bougies bleues. Tu devras allumer la première à 22 heures, ensuite, chaque jour quand la bougie sera prête de s'éteindre, tu allumeras la suivante à sa flamme, et ainsi de suite.

Le soir même, à 22 heures, Chloé a allumé la bougie. A l'étage, la voix de Didou a crié : "Tu ne m'as pas fait mon bisou-câlin, et pis t'as pas lu OUI-OUI". Maman est montée comme une folle et a serré Bébé très fort. Tu m'fais mal, a-t-il protesté.

Et voilà, la dixième bougie est là, sa flamme commence à vaciller. Alors Chloé se lève. D'un geste las elle ouvre le tiroir du joli bureau "Chippendale", sa main plonge et ramène un Lüger. Ce pistolet, elle le tient de son grand-père, ramassé sans doute sur un soldat Allemand.

La bouche grande ouverte, le canon glisse lentement entre ses dents.



dessin Andiamo 2008

mardi 5 février 2008

Saoul-FifreCarla

Andiamo nous a gentiment dessiné Carla. Comme il dit : "Mieux vaut tout de même sauter sur elle, plutôt que sur une MINE !"

Calune m'a demandé cet été, et comment peut-on refuser quelque chose à Calune, moi je n'y arrive pas, en tout cas, une interprétation de la magnifique chanson de Jean Ferrat l'Amour est cerise

Mais ya des petits trucs qui me déplaisent dans les paroles, sans que je puisse vraiment dire quoi, je sais pas, un côté trop travaillé à fond ou pas assez bien léché, vous voyez, ma gêne est floue et j'ai du mal à l'argumenter ? Toujours est-il que, n'osant bien sûr pas toucher à un seul mot écrit par le maître, j'ai choisi la dure voie de tout changer, de tout envoyer valser.

Le bon dieu me le pardonne, je suis un voyou.

Ses bretell's sont mises
Sa ceinture, bouclée
Boutonne ta chemise :
On voit tes nénés
L'amour est sottise
Le travail, pressé
Vraiment tu l'épuises
Faut qu’il aille bosser

De colère, tu trembles
De le voir tout mou
Tu trouves son membre
Au dessous de tout
Même dans ta bouche
Il reste piteux
Normal que tu louches
Vers tant d'autres queues

Pour te voir éteinte
Il est prêt à tout :
Te rendre enceinte
Pratiquer l'vaudou
Ne porte pas plainte
Les flics, il connait
Une bonne verveine-menthe
Saura te calmer.

Tu deviendras ronde
T'auras des envies
De fraises en Novembre
Mais plus de son vit
Que tes draps s'inondent
Car dans son ennui
Ton petit immonde
appuie ta vessie.

Allez, sans rancune
Il va à l'Elysée
Gagner plus de thunes
Rentrer plus usé
Taper dans ta lune
Là, faut plus rêver
Tu sais ses lacunes
Il va t’épouser

Ses bretell's sont mises
Sa ceinture bouclée
Boutonne ta chemise :
On voit tes nénés
L'amour est sottise
Le travail pressé
Vraiment tu l'épuises
Faut qu’il aille bosser !

Et pour les réclamations sur la qualité de l'interprète, adressez-vous à Calune et à sa Calunette, les vraies coupables !

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