Blogborygmes

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 19 avril 2008

Saoul-FifreCarte postale

Pitié !

Vraiment je vous supplie de me croire : je suis absolument ravi du petit congé de blog que je me suis offert. Je suis tout à fait désolé qu'il n'ait pas duré plus longtemps. C'est pas compliqué, l'idée même d'écrire un petit billet à 3 € 6 écus vite fait sur le coin de l'archou ne m'a pas effleuré une seule seconde.

Par contre je vous imaginais parfaitement, une larme au coin de l'œil, les mains croisées, tristes, et le jour pour vous était comme la nuit. Cela paraît à peine croyable, mais cette image me réjouissait, me transportait d'allégresse. J'étais assis, l'esprit aussi vide que l'agenda de François Bayrou et je pensais à vous qui attendiez bien inutilement le texte que j'ai, que nous avons la faiblesse de vous pondre à heure fixe.

Voyez dans quel état vous met le moindre petit retard dans la pisse de copie, la souffrance qui en résulte ? Ce n'est pas un service que nous vous rendons de vous donner de si régulières habitudes. Vous considérez nos rendez-vous épistolaires comme un dû et voilà : un petit lapin déposé délicatement, en manière de farce, et ce sont les furies des grandes eaux de Versailles qui se déclenchent ...

Le cerveau le plus consciencieux, le plus décalé, n'est pas à l'abri d'une crampe de création qu'il lui faut tirer nettement, dans une prise de repos décomplexée, une sieste dont toute culpabilité se trouvera bannie, le balancement du hamac rythmant seul l'absence absolue de remords car le courage est l'apanage empanaché de l'esprit lucide, assumant de manière égalitaire ses luxuriances comme ses abstinences.

Je serai de retour quand vous recevrez cette carte. Nous nous sommes tellement éclatés que je n'avais vraiment pas la tête à écrire aux poteaux restés à Paname ou ailleurs. Bisous quand même.

mercredi 16 avril 2008

AndiamoTout fout l'camp !

Je peux plagier ce pauvre Rutebeuf ? Oui ? Bon alors j'y vais... Excusez-moi, c'est la première fois, et ce sera la dernière.

Que sont mes quartiers devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été vandalisés
Je crois le bêton les a ôtés...

Peut-être un p'tit coup d'mou, peut-être pas, en tout cas on nous a :

Burennisé le Palais Royal.

Pyramidisé la cour Napoléon du Louvre.

Pompidourisé le joli quarter Saint Merri, pauvre rue Brisemiche (elle existe vraiment, si, si).

Manque plus qu'à couvrir la Seine... Putain la belle autoroute !

Raser Notre Dame... Waouh le parkinge !

Bulldozériser le palais Médicis... Et HOP, à la place du jardin du Luxembourg... Un golf, avec tous les trous du cul qui font la une de nos quotidiens, on en trouvera bien dix-huit.

Alors voilà, j'ai pris mes plumes, mes pinceaux, un peu de couleurs, de l'encre de Chine, et j'ai modestement essayé d'illustrer cette jolie chanson de LEO FERRE, pour la musique, et de JEAN ROGER CAUSSIMON pour les paroles.

Cette chanson s'intitule : NOUS DEUX.




Ils sont partis sans crier gare
Avec leurs mômes, et leurs guitares
Nos frères Gitans de Saint-Ouen


Elles sont parties à tire d'aile
Et sans retour les hirondelles
Paris n'en avait plus besoin


Flots de béton et de bêtises
Faut des drugstores et du strip-tease
Des buildings et des souterrains


Et de Boulogne et de Vincennes
Et des quais fleuris de la Seine


Bientôt il ne restera rien

Dessins Andiamo



Je serai absent pour un bon moment, aussi je ne pourrai pas répondre à vos commentaires, veuillez m'en excuser, merci.

dimanche 13 avril 2008

ManouCorée 2















vendredi 11 avril 2008

Tant-BourrinMon prochain album (9)

Je vous le dis tout net : j'en ai assez !

Oui, j'en ai plus qu'assez de vos goûts de chiotte votre manque d'enthousiasme vis-à-vis de mes maquettes pour mon prochain album.

Après de nombreux enregistrements pétant le feu (, , , , , et itou) mais vite éteints par l'extincteur de votre froideur, je pensais pourtant avoir trouvé la formule magique avec ma dernière maquette : de la bonne guimauve bien sirupeuse à souhait, apte à se mélanger sans heurt au cérumen qui obstrue - hermétiquement selon toute apparence - vos conduits auditifs empoussiérés. Mais hélas, vos réactions glaciales m'ont conduit à faire une petite partie de ball-trap avec le CD de cette dernière prise studio.

Et là, je me suis dit "halte-là" ! Ne suis-je point en train de me fourvoyer en essayant de flatter les couillons le grand public dans le sens du poil ? Je sais bien qu'il faut faire la pute d'infimes concessions lorsque l'on vise à atteindre le grand nombre et à refourguer des millions de CD, mais ne suis-je pas allé trop loin dans mes premiers essais ? Est-ce que les gros boeufs lecteurs de Blogborygmes, échantillon hélas tristement représentatif de la masse grouillante des décérébrés qui achètent de la soupe musicalo-commerciale sans intérêt, méritent que je cherche à leur plaire à tout prix ?

La réponse est bien évidemment "non", uniquement dans la mesure où cela ne risque pas d'affecter les chiffres de vente de mon prochain CD. Mais je suis convaincu qu'en restant moi-même, qu'en cessant d'être politiquement correct, qu'en refusant de travestir mon moi profond pour vous séduire, qu'en mettant les doigts dans le nez et en crachant ma bile à la gueule de la société, ça pourrait le faire. Et puis, de toute façon, y'a quasiment plus que ça que je n'ai pas essayé.

Bref, j'ai laissé tomber mon smocking de scène pour une tenue plus seyante, abandonné mes escarpins vernis pour une paire de rangers, oublié ma raie gominée pour une coiffure plus décoiffante, renoncé aux "mais je vous en prie, mon cher" au profit de "fuck off, asshole" plus tranchants.

Me voilà désormais paré d'un look qui déchire grave la mort de sa race. Croyez-moi, ça va faire mal !



Bien imprégné de mon nouvel état d'esprit punk et de Champomy, je suis donc retourné en studio, bien décidé à tout destroyer, local et matos compris.

Bon, évidemment, j'ai été un peu freiné par le fait que le studio d'enregistrement en question était le studio de mon pote Paulot et que les consoles d'enregistrement se réduisaient à son ordinateur personnel (oui, je sais, c'est le seul producteur que j'ai pu trouver, mais bientôt les grandes majors du disque viendront me bouffer dans la main, c'est moi qui vous le dis). A mon premier graffiti "anarchy in Bourrinville" au crayon à papier sur la tapisserie, Paulot m'a sauté sur la râble en me disant "eh, oh, t'es gentil, mais tes saloperies, tu les fais ailleurs que chez moi" et en m'obligeant à tout gommer. Je me suis donc tenu à carreau par la suite (Paulot est beaucoup plus costaud que moi), mais l'esprit y était quand même, hein...

Pour ce qui est de l'inspiration, le déclic est venu quand Paulot, après le calendos, m'a glissé : "dis donc, t'aurais pas un peu forci, toi ? Tu devrais mettre en pratique ce que tu chantais y'a pas si longtemps, hein !"

Et là, paf ! L'idée de génie ! Je fis un gros doigt d'honneur à Paulot, histoire qu'il se mêle de ses oignons et pour rester dans l'esprit punk (en attendant toutefois que Paulot ait le dos tourné : punk mais pas fou) et, décidant qu'il n'y avait que les imbéciles qui ne changeaient pas d'avis, j'écrivais dans l'instant ce qui deviendra assurément un tube interplanétaire, l'hymne de toute une génération imbue de provocation et de défiance.

Et comme je ne suis pas chien, je vous fais profiter à la fois de cet enregistrement et de la pochette de mon prochain album. Ecoutez-moi ça, les vieux babas ! Ça défrise les bouclettes, hein ?




Cliquez sur l'image pour voir la pochette en grand


Tant-Bourrin - God save the couenne


God save the couenne
Les big macs, les lasagnes
Le régime number one
C'est bananes !

God save the couenne
Les lipides, j'en suis fan
Et y'a plus de futal
A ma taille

Plus que c'est gras, plus que c'est délice
Plus que c'est gras et plus que ça glisse
Et y'a plus d'futal, plus d'futal
Plus d'futal pour moi

God save the couenne
Les matières grasses
Faut que ça baigne
Dans l'huile

God save the couenne
Et Maïté rules the world
Et à table, man
J'suis un vrai éboueur

Oh God save la friture
God save saindoux et graillon
J'suis en communion
Avec la nourriture

Mais mettre un futal devient un supplice
Faut être à plusieurs, faut s'y mettre à dix
Les coutures explosent en feu d'artifice
Et crac le futal, mon futal

God save the couenne
Les matières grasses
Faut que ça baigne
Dans l'huile

God save the couenne
Les matières grasses
Et y'a plus de futal
A ma taille

No futal, no futal
No futal for you
No futal, no futal
No futal for me

No futal, no futal
No futal for you
No futal, no futal
No futal for you

(Téléchargeable directement ici)


Hein ?... Pardon ?... Non, ça ne va quand même pas recommencer ???... Des mauvaises langues (même pas piercées) me sussurent à l'oreille que tout cela ressemblerait peut-être de façon quasi subliminale à ceci...

Alors là, une telle mauvaise foi, ça me fout véner grave ! Je sens que je vais tout destroyer à grands coups de rangers, moi !

...enfin, quand Paulot sera parti. Il est costaud, Paulot.

mercredi 9 avril 2008

BofBouillarbaisse

Aujourd'hui je vais vous la faire courte et instructive.

Tout d'abord, si vous avez comme moi la chance de posséder une boite vivante : laissez définitivement tomber la hotline.

Et au cas où vous passeriez outre, que le mardi vous écoutiez un conseiller lorsqu'il vous demande de flasher la mémoire à l'aide du petit bouton dessous, si ça ne marche toujours pas ensuite, c'est normal, vu que les identifiants et mots de passe ont été effacés. Je le savais pas, et apparemment le conseiller non plus. Du coup, j'ai eu un rendez-vous téléphonique avec super-conseiller, pas disponible avant le vendredi. Super-conseiller qui le vendredi m'a déclaré : après examen de votre ligne en ligne, ça ne marche toujours pas (ce que j'avais remarqué aussi, mais je ne suis pas super-conseiller). Je vous envoie un technicien sur place pour vérification plus complète. Un technicien en chair et en os, j'avais oublié que ça existait.

Le type a bien rigolé quand je lui ai raconté l'affaire : en fait, c'était une défaillance du central qui avait coupé ma ligne une journée, et le premier conseiller, avant de se renseigner là-dessus, m'a fait planter la boiboite vivante avec le flash mémoire. Une minute plus tard et le truc reparamétré, c'était reparti.

J'en ai raté le blogboquizz, je tente de m'en remettre.

Entre temps, on a eu notre premier assaut de touristes, caméra et appareils photos en bandoulières. J'ai rien contre les flashs, faut pas se leurrer, en grande partie ceux qui les actionnent nous font vivre, mais je me demande toujours à quel moment ils vont pas finir par nous jeter des cacahuètes.

- Bonjour, dans votre casserole là, c'est bien ce qu'on appelle la bouillarbaisse ?

- Non madame, c'est du couscous ça.

Alléluia, ils sont revenus.......

lundi 7 avril 2008

AndiamoLe sirop

DING-DONG ! Le carillon de l'entrée sonne. Simone tressaille, surprise, elle coupe la plaque à induction sous la casserole, elle s'essuie hâtivement les mains sur son tablier.

- Qui ça peut être, se demande-t-elle ? Elle se dirige vers l'entrée, aperçoit une silhouette à travers le verre dépoli, déverrouille la porte en PVC blanc de chez "Latriple".

- Ah, bonjour facteur ! Le préposé est là, casquette rejetée en arrière, un "colissimo" à la main.

- Un recommandé, M'dame Ronchard !

Signature, petit pourliche. Avant de rentrer, Simone jette un regard circulaire sur "sa" résidence, cent cinquante maisonnettes identiques, des jolies pelouses arborées (comme ils disent ces cons), un sourire satisfait illumine sa face déjà avachie.

Nous avons réussi, pense-t-elle ! Un croum qu'elle aura fini de rembourser dans dix ans, si tout va bien... A cette seule idée, elle se signe, discrètement, des fois qu'on la remarque.

Quarante-six ans, des fins de mois difficiles, un mari chef comptable dans une petite boîte d'import-export, deux mômes aux visages ingrats, plus préoccupés par leur acné que par les études, dix-neuf ans pour le garçon, deux de moins pour la fille.

Simone se retrouve dans SA cuisine, toute neuve la cuisine, une "Latriple" elle aussi, Robert la lui a offert pour leurs vingt-cinq ans de mariage, elle aime caresser le plan de travail en vrai "faux-marbre" !

Alors elle pose le petit colis jaune, ouvre le tiroir à roulettes, d'un mouvement si doux qu'on dirait une caresse. Simone a vraiment beaucoup de chance, placards à profusion, table à induction, four encastré : haute technologie a assuré le vendeur, température réglable au degré près ! Lave-vaisselle, réfrigérateur américain, avec glaçons et glace pilée à la demande !

Mais surtout LE four à micros-ondes ! Simone en fait un usage intensif, c'est incontestablement la reine des surgelés, elle pensait s'y mettre, avec une cuisine si moderne, mais cette grosse loche a bien vite repris ses habitudes : télé à longueur de journée, et vite fait la décongélation, quand arrive l'heure de la bouffe.

Sans hâte, elle ouvre son colis. A l'intérieur, bien enveloppée dans plusieurs couches de papier, une petite bouteille de Perrier. L'étiquette a été retirée, mais elle est tellement reconnaissable, grâce à sa forme si particulière.

Simone dévisse lentement le bouchon, sent le contenu, perçoit une légère odeur de cannelle, de vanille, et autre chose d'indéfinissable. Elle en verse très peu sur le bout de son doigt. La substance est sirupeuse, d'un joli vert amande, elle la goûte du bout de la langue, c'est sucré, parfumé, la cannelle sans doute : pas mauvais, conclut-elle.

Puis elle retourne à sa casserole abandonnée tout à l'heure, elle se prépare un bol de chocolat, dans lequel elle trempera des tranches de brioche achetées à "l'AUCHCLERCROISEMENT". Depuis bien longtemps, les enfants ne rentrent plus déjeûner, le lycée et la fac sont trop loin, alors cantine ! Ainsi, elle peut tout à loisir se vautrer dans son beau canapé, acheté par correspondance aux "Deux Redoutables Belges", son bol de choco dans une main, les tranches de brioche tartinées Nutella bonne couche à portée de l'autre ! Et surtout, devant son feuilleton préféré : "les feux de l'amour".

Elle ne parvient pas comme à son habitude à se concentrer sur les péripéties amoureuses de ses héros préférés, cela l'agace. Alors elle se lève, en plein milieu de l'épisode, au moment précis où Truc va peut-être, et enfin, rouler une pelle à Machine.

Elle se dirige vers la cuisine : "je vais confectionner un gâteau", dit-elle à haute voix !

Jamais elle n'a fait ça, oh ! Elle ne se lance pas dans une recette très compliquée, elle va préparer un gâteau au chocolat pour sa petite famille, ils vont être heureux, pense-t-elle.

Elle enfile un manteau, et se rend à pieds jusqu'à l'AUCHCLERCROISEMENT tout proche, afin d'y acheter les ingrédients nécessaires : chocolat noir, farine, un sachet de levure, des oeufs.

A peine rentrée, elle confectionne son dessert, dispose la préparation dans un moule à manqué, sans oublier d'y ajouter une cuillérée à café du si joli sirop reçu le matin même. Trente minutes au four, elle sort son chef-d'oeuvre, l'admire, puis le pose sur la paillasse afin qu'il refroidisse.

Waouh ! Tu nous a gâtés, s'esclaffe Robert. Ah oui, reprennent à l'unisson les charmants "boutonneux", c'est vraiment toi qui as tout préparé ?

- Ben oui, répond l'interpellée.

Et puis ce petit goût de je ne sais quoi... Vanille, cannelle, peut-être ? En tout cas, c'est rudement bon, reprennent en choeur les Einstein de la banlieue Nord.

Après le Navarro du soir, quand Simone et Robert se retrouvent, ils font ce qu'ils ont négligé depuis bien des mois.

Le lendemain, Simone est prise de la même frénésie culinaire que la veille, elle se rend dans sa grande surface préférée, et achète de quoi préparer une tarte aux pommes !

Elle confectionne elle-même la pâte brisée, tout lui semble facile, elle épluche les pommes, les coupe en fines lamelles, forme de jolis dessins en disposant les quartiers de "Golden delicious" d'une qualité exceptionnelle, l'indispensable cuillère à café de sirop, HUMMM, ils vont se régaler.

La fête ! Robert complimente abondamment son épouse, les enfants sourient, eux les "adoléchiants", comme se plaît à les appeler leur père, ils sourient !

Le soir, au moment du coucher, Monsieur est encore pris d'une rage de cul, qui fait pleinement le bonheur de Madame !

Toute la semaine, la famille Ronchard a droit à des desserts "maison" : flan, Charlotte aux fraises, et même un Saint-Honoré servi dimanche ! Rien n'arrête Simone pour régaler sa petite famille.

Quand, le lundi matin, Simone se retrouve seule dans sa belle cuisine, elle entreprend de confectionner un sirop.

Tout d'abord quelques emplettes indispensables, dans son incontournable, "AUCHCLERCROISEMENT" : du sucre de canne, une gousse de vanille, de la cannelle, sans oublier le pack de petites bouteilles de Perrier.

Alors, sur sa jolie plaque à induction, elle prépare un sirop, parfumé à la vanille, ainsi qu'à la cannelle, puis incorpore le reste de sirop reçu la semaine précédente, enfin elle ajoute des colorants : E 104, E 131, ils ne servent à rien, mais ils sont si jolis, et leur couleur vert-amande tellement en harmonie avec la teinte verdâtre qui commence à couvrir les mains de la famille Ronchard, ainsi qu'une partie de leur corps.

Simone a versé le sirop dans cinq des petites bouteilles de Perrier, c'est avec un peu de mal, qu'elle termine les petits paquets destinés à ses meilleures amies, les petites membranes qui poussent entre ses doigts la gênent un peu.



dessin Andiamo

samedi 5 avril 2008

Saoul-FifreOasis

Je crève
Ma gourde est restée vide
Tout là-bas sur ta piste
Je rêve
Tu es là devant moi
Mais tu t'envoles en volutes
Et je chute.

Oasis
Je t'attends
Dans les sables
Mourant.

Ton vent
Il m'assoiffe et m'obsède
Et me fait tomber à genoux
Ton vent
Je lui tordrais le cou
Si je n'étais à bout.

Oasis
Je t'attends
Dans les sables
Mourant.

Je t'aime
Comme une fiancée lointaine
Que je n'aurais pas connue
Je t'aime
Tes photos étaient belles
Mais tu n'es pas venue.

Oasis
Dans le vent
Je pense à toi souvent.

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240 241 242 243 244 245 246 247 248 249 250 251 252 253 254 255 256 257 >