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lundi 15 mai 2006

Saoul-FifreSolution de ce %§@#€! de Sudoku littéraire

Allez : Anne aussi l'a demandée, je la mets en ligne. J'attends de pied ferme vos insultes q:^) !

Saoul-FifreComptines pour adultes (4)

C'est sur l'air de une souris verte

Une moule ouverte
Qui coulait dans l'herbe
Elle attrape par la queue
le premier de ces messieurs...
Rhoooo, la bonne surprise :
Fous la moi dans l'huile,
Fous la moi dans l'eau,
Mais fous la moi dans un endroit tout chaud !

Je la fourre dans ma bouche
Elle éternue et je la mouche

Je l'enquille entre mes seins
Pas b'soin d'lui faire un dessin

Je la glisse entre mes cuisses
elle s'immisce dans l'orifice

J'la caresse, elle se redresse
Et je l'empale entre mes fesses !

Oh la coquine !

dimanche 14 mai 2006

Tant-BourrinGive a little bit...

C'est dingue les jouets qu'ils fonts de nos jours !

Tenez, il y a quelque temps, afin de parfaire l'éducation de Tant-Bourriquet, nous lui avons acheté toute une série de petits animaux en plastique : un cheval, un âne, une vache et son veau, une brebis, un cochon et un chien. Reconnaissez que l'ensemble a fière allure...

Mais en vérité, l'objectif principal était de le préparer par avance au choc psychologique qu'il pourrait éprouver si, par une sombre nuit du côté de chez Souf', il tombait nez à groin avec Julie la grosse cochonne...

Voilà, rien de bien intéressant, me direz-vous. Tant-Bourriquet, en bon petit citadin sophistiqué qu'il est, joua pour la forme un peu avec ces bestioles, mais préféra bien vite retourner à ses petites voitures.

Mais voilà, l'autre jour, prenant la reproduction de Julie la grosse cochonne en main, j'eus une petite surprise. En quand je dis "petite", tout est relatif : petite certes compte tenu de l'échelle, mais sacrément maousse en proportion !

Eh oui, Julie n'est pas Julie, c'est Jules le gros cochon, en fait ! En apparemment en pleine forme !

Bref, nos fabricants de jouets (heu... chinois en l'occurrence) ont développé ces dernières années un souci du détail tout à leur honneur.

Pour le coup, je vérifiai immédiatement si la parité avait été respectée parmi les autres figurines... Et elle l'a été : le chien est certes un chien, mais la vache doit être appelée "madame", ainsi que la brebis et que l'âne (qui est donc une ânesse, si vous suivez bien).

Mais en revanche, ne vous attendez pas à un coup de génisse : le veau est bien un veau...

...et assez précoce, apparemment !

Restait le cheval, un bon vieux bourrin, bien viril comme il se doit...

Vu la taille moyenne des attributs chevalins, je me préparais à sortir le grand angle pour la photo "retournée", quand je suis tombé sur... ça !

Touti rikiki-ridiculos... La plus ignoble quéquette de l'homme !... Ce n'est pas possible, ils ont dû être à court de plastique lors du moulage !...





Dites, je peux changer de pseudo, hein ?

samedi 13 mai 2006

Saoul-FifreSudoku pour littéraires

J'ai eu de petits problèmes techniques hier soir, qui expliquent mon retard de publication. Des problèmes dus à ma nullité en informatique, et non à celle de mon PC, puisque j'ai un Mac. Tant-Bourrin porte sa croix, je porte la mienne, rien n'est parfait en ce bas monde... Sauf les Macs. Voici un mots croisés avec sensiblement plus de cases que ceux que j'avais pris la mauvaise habitude de vous concocter. Ha, ça surprend ? Vous aussi, vous vous vautriez dans la facilité ? Et ben cette époque bénie est terminée ! Va falloir cravacher sec. La solution est griffonnée quelque part dans mes piles de brouillons, et je vais donc le refaire en même temps que vous. J'ai le vague souvenir que cette grille avait fait renâcler Tant-Bourrin. Il se tenait sur le reculoir. Il avait fallu l'aiguillonner dans la montée. C'était bien évidemment la faute à mes définitions méchamment Capello-tractées ! Comme si l'animal était blanc-bleu et innocent comme le poulain qui vient de naître, sur ce sujet ?!?!

Donc Tant-Bourrin est hors-concours, bon courage aux autres, et les solutions me parviennent par mail . Comme d'hab'...

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vendredi 12 mai 2006

Tant-BourrinAntivirus

Qui n'a jamais eu, au moins une fois dans sa vie, de petits soucis informatiques ? Qui n'a jamais été infecté par un virus ou un cheval de Troie semant la panique sur son disque dur ? Hein ?... Répondez pas tous à la fois ! ;~)

Ayant eu moi-même l'autre jour un tout petit souci (la mise à jour automatique de mon antivirus ne fonctionnait plus, suite à une mise à jour de Windaube XP), j'ai eu l'idée d'écrire une petite parodie sur ce thème en modifiant très légèrement le texte de "Antisocial" de Trust (que Bernie Bonvoisin me pardonne !)

Les paroles originales sont ici.

Allez, poussez à fond le son de vos enceintes !

Musique !

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jeudi 11 mai 2006

Saoul-FifreNiark niark (2)

Finalement, comme vous m'avez bien tous gâvé à vouloir me faire passer pour un mouton qui saute sur la première mode venue, j'enfonce le sudoklou : et une petite grille ! On dit merci qui ? Merci Blogborygmes !! Meuh non, je déconne, la voilà, la suite des aventures de Zoulikha ! On dit merci qui ? Non, là, j'en demande peut-être un peu trop...

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mercredi 10 mai 2006

Tant-BourrinNuages

La photo est ancienne déjà, en noir et blanc. Quatre gamins y posent dans la lumière d'un après-midi d'automne, sur les graviers d'une petite cité HLM de banlieue ouvrière. Mes frères, ma soeur et moi.

J'ai gardé des souvenirs immenses de cette époque. Tout me paraissait alors simple et solide. Solide comme la main de mon frère aîné que je tiens sur la photo. Solide comme les cailloux, innombrables et éternels. Solide comme les murs de la cité, construite vers la toute fin des années 50. Solide comme mon père qui prenait la photo.

La vie se résumait alors à des choses évidentes, bien tracées, aux jeux, à l'école, aux goûters... La réalité était la réalité, point barre. Les secondes étaient des années.

Le tout premier coin enfoncé dans cette sérénité, je m'en souviens comme si je le revivais, fut la découverte, un jour, d'une petite tête de mort en plastique - vraisemblablement un bout de porte-clé un peu macabre - au milieu des graviers de la cité. Je ramenai mon trophée à la maison, à la fois fier et intrigué, pour demander à ma mère ce dont il s'agissait. Un peu embarrassée, elle répondit que quand on était très vieux, on mourrait et que l'on devenait comme ça. Et là, horrifié (non par le concerpt de mort mais par la perspective de ressembler un jour à cette face grimaçante), du haut de mes cinq, six ans, je lui répondis que non, pas moi, on me ferait plein plein de piqûres et que je guérirais et que voilà.

Et je repartis dans mes jeux, retouchai du doigt la solidité du monde, et bien vite j'oubliai complètement cet épisode.

Et puis la mort, la vraie, pas celle de plastique, vint cueillir année après année quelques fleurs dans le jardin familial : une arrière-grand-mère, un grand-père, une autre arrière-grand-mère... Le poison instillait ses effets délétères. Les certitudes vacillaient et, vers treize, quatorze ans, je m'interrogeais de plus en plus souvent sur le sens de tout ça, de ce temps présent qui devenait passé avant même qu'on ait pu le saisir, de cette étrange dimension unidirectionnelle et impalpable. La réalité même de la vie ne me semblait plus si patente.

Et peu après, il y eut le premier infarctus de mon père. Et les cailloux se firent encore moins solides.

Je me réfugiais de plus en plus dans des mondes oniriques, je découvrais alors la poésie, celle qui me parlait une langue inconnue et que je comprenais pourtant, celle qui faisait voler les cailloux.

Apollinaire, bien sûr, dont je buvais les "Alcools" à la régalade.

Et puis Jules Supervielle.

En relisant l'autre jour "Les amis inconnus", j'ai mesuré rétrospectivement à quel point j'avais pu, adolescent, m'imprégner de sa poésie, à quel point les mauvais vers que j'essayais alors moi-même d'écrire transpiraient maladroitement la tentation inconsciente d'imiter son style.

Son poème "le nuage" me touchait tout particulièrement...

        Il fut un temps où les ombres
        A leur place véritable
        N'obscurcissaient pas mes fables.
        Mon coeur donnait sa lumière.

        Mes yeux comprenaient la chaise de paille,
        La table de bois,
        Et mes mains ne rêvaient pas
        Par la faute des dix doigts.

        Ecoute-moi, Capitaine de mon enfance,
        Faisons comme avant,
        Montons à bord de ma première barque
        Qui passait la mer quand j'avais dix ans.

        Elle ne prend pas l'eau du songe
        Et sent sûrement le goudron,
        Ecoute, ce n'est plus que dans mes souvenirs
        Que le bois est encore bois, et le fer, dur,

        Depuis longtemps, Capitaine,
        Tout m'est nuage et j'en meurs.

Les mots de Supervielle m'habitaient, m'habillaient, je me sentais moins seul, moins nu. Le monde réel n'était plus mien qu'à mi-temps, cette vie dans laquelle j'étais si peu à l'aise, je la réinventais sur des bouts de papier. Et puis...

Et puis le temps a passé, comme un nuage. J'ai refermé un jour le cahier où j'écrivais mes poèmes. Le coeur s'est endurci ou, tout du moins, a fait semblant. Pour se protéger. Pour survivre. Etudes, boulot, routine.

Des années comme des secondes. La tête toujours un peu ailleurs. A côté de la vie.

Jusqu'à ce jour de novembre 2004 où les cailloux se sont évaporés.

Mon frère aîné et moi étions descendus de Paris pour aller enterrer mon père. Et en arrivant chez ma soeur qui habite à deux pas de la vieille cité, tout avait changé. Les murs si solides n'étaient plus là, juste des gravats.

La démolition de la cité était prévue depuis un certain temps déjà, mais le mauvais hasard avait voulu tout s'écroule en même temps : la cité, mon père, les bribes du passé... Poussières. Tout s'envole un jour en un nuage de poussières.

Une pellicule de grisaille sur une vieille photo...

        Depuis longtemps, Capitaine,
        Tout m'est nuage et j'en meurs.

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