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vendredi 17 octobre 2014

Tant-BourrinCes petits détails qui pourrissent des chefs-d'œuvre

Il en faut parfois bien peu pour gâcher une œuvre : un infime grain de sable peut suffire à gripper les rouages de l'émotion et à faire descendre de quelques degrés le plaisir ressenti. Un mauvais coup de pinceau du peintre qui, sous un certain éclairage, donne à penser que le sublime modèle avait une verrue sur le nez, et l'on ne voit plus que cela sur la toile, qui occulte la beauté d'ensemble du tableau.

Il en va hélas de même dans les chansons : j'en ai fait à maintes reprises la douloureuse expérience. Oui, douloureuse, car il a suffi que je remarque un jour un détail insignifiant dans des chansons que j'adorais pour me les rendre quasiment insupportables : quoi que je fasse, je n'entends désormais plus que ce détail.

Je vais ici vous en donner trois exemples...

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dimanche 12 octobre 2014

FrançoiseLa beauté du geste

Un jour de 2008, Killian et Thierry ont fermé leur porte et sont partis à pied vers l'Est, avec l'idée de faire le tour du monde sans dépenser plus de deux euros par jour. Six ans plus tard, ils ont marché 17 000 km, sont arrivés en Malaisie et ont l'intention de poursuivre leur périple. Entre bivouacs en plein air, couch surfing et hébergements de fortune, ils respectent leur budget, en s'accordant de temps à autre une folie : dépenser 30 euros en une journée, somme dont ils disent : « avec 30 euros, on peut se faire plaisir n'importe où dans le monde. »

Des récits de voyage pas chers, loin, et surtout non polluants, à base de marche, vélo, cheval, voile…, c'est la « ligne éditoriale » du magazine  Carnets d'aventure. On y croise de jeunes parents qui prennent un congé sabbatique et partent en vélo tandem sur la cordillère des Andes avec leur gamin de deux ans, des potes qui parcourent les îles de la Baltique en canoë-kayak, ou sillonnent la Nouvelle-Zélande à pied pendant trois ans. Mieux que des militants écolos sur le thème de la sobriété heureuse, ces voyageurs donnent envie de consommer peu et de profiter de chaque instant. Ils font rêver parce qu'ils sont réalistes : ils l'ont fait et en sont heureux.

Parmi les animateurs de ce magazine qui booste l'optimisme, il y a Alexis Loireau. Je ne le connais pas, je l'ai découvert avec un petit livre intitulé : « La grâce de l'escalade, petites considérations sur la verticalité et l'élévation de l'homme » (Boréal). J'ai commencé l'escalade il y a un an et demi, sans autre désir que de grimper avec fluidité et si possible élégance. Justesse du geste plutôt que performance. Hélas, les manuels que je trouvais ne parlaient que de matériel et de technique avec en filigrane l'incitation à un esprit de compétition qui n'est pas mien. D'où la divine surprise de ce bouquin poétique qui faisait écho à mon désir d'harmonie.


Alexis Loireau ; crédit photo : France Inter


Un drôle de type, Alexis Loireau. Bon élève, ingénieur sorti d'une grande école puis rentré dans une grosse entreprise qui l'a conduit à bosser en Bolivie, Australie et au Brésil. Où l'appel des hauteurs a été le plus fort. Il a peu à peu glissé du boulot/boulot au boulot plaisir en quittant sa boîte pour créer avec un brésilien la plus grande salle d'escalade du pays. Sans oublier d'aller à la rencontre de falaises et de rochers du monde entier qui ravissent son goût du détail, son amour de la couleur des roches, de la nature, du dénuement et du silence. Il illustre à merveille l'idée qu'en se libérant peu à peu du vacarme ambiant et des images artificielles, on accède à une sorte de plénitude qui ressemble au bonheur. J'ai expérimenté cette sensation il y a quinze ans, lors d'un séjour solitaire de quatre mois en Grèce. Les premiers jours, je m'installais face à la mer avec un livre et de la musique en fond. Puis j'ai arrêté la musique. Enfin, j'ai posé mon livre et goûté un bonheur quasi parfait à simplement contempler la mer pendant des heures. Un voyage immobile, où la peur d'être seule avait fait place au plaisir de la solitude.

Les voyages lointains fascinent, mais ce que j'aime par-dessus tout dans ceux de ces aventuriers économes, c'est l'absence de peur. Ils ne cherchent pas à tout baliser, partent sans gilet jaune fluo ou casque de protection et pensent que les inconnus qu'ils vont côtoyer seront bienveillants, pensée vérifiée dans l'immense majorité des cas. Cette absence de peur n'exclut nullement la lucidité et la prudence, mais change agréablement de la parano quotidienne. Je n'ai jamais rencontré Alexis Loireau et je le regrette car il a une bonne tête, à l'extérieur comme à l'intérieur. (Non, les Blogbos, je ne drague pas! Cessez de croire que l'admiration que j'exprime pour quelqu'un dissimule forcément des turpitudes...)


La grâce de l'escalade

mardi 7 octobre 2014

AndiamoMassacrons la mythologie

HEP ! DRRRRIIING ! ça va peut-être les réveiller mes coblogueurs ? Sait-on jamais ? C'est la fumette ou le gardénal qui les rend léthargiques ?...

Alors je m'y suis collé un ch'tiot crobard en rapport avec la bitologie... Pardon la mythologie, quoique très souvent l'une rejoint l'autre, pas faignasses les Circé, Calypso, Aphrodite, et autres sirènes en rut ! Une jolie source d'inspiration... Tiens tiens.

(ch'tiot crobard Andiamo)

mercredi 1 octobre 2014

AndiamoLa bougie

AVANT PROPOS :

Mes collègues, les "BOSS" bénéficient d'une retraite anticipée... Si, si je vous assure, alors pris de court, j'ai ressorti une petite histoire, une charmante bluette écrite il y a six ans... Déjà...


Chloé sortit sur le pas de la porte, et regarda dans le jardin. Didou, son petit Didou, se balançait vigoureusement sur la balançoire du portique vert planté au milieu de la pelouse : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, le petit garçon sauta à terre. Chloé sursauta, mais non, il ne pouvait rien lui arriver, pas encore...

L'enfant, âgé de quatre ans environ, courut vers sa mère, bras tendus, et se jeta dans ses jambes en criant : "Maman" ! Chloé se baissa, lui caressa les cheveux. Il leva la tête, un grand sourire, et repartit vers sa balançoire : 1, 2, 3, 4, 5, un grand rire, un nouveau saut, puis, en courant, il tenta de rattraper le chat, mais celui-ci escalada prestement la clôture et s'enfuit en miaulant.

Chloé consulta sa montre. Vingt et une heures.

- Didou ! Rentre, mon chéri, il est l'heure d'aller faire dodo. Didou, un peu boudeur, quitta à regrets la clôture et rentra. Allez, Maman va te déshabiller, mettre le beau pyjama "Snoopy", un gros bisou-câlin, et dodo. Bien sûr, je te lirai "OUI-OUI".

Après avoir refermé l'album, donné le bisou-câlin, Chloé s'éloigna sur la pointe des pieds, un dernier regard sur SON petit garçon qui dormait déjà, puis, délicatement, elle referma la porte.

Sur le coin du joli bureau "Chippendale", la flamme de la petite bougie bleue commençait à vaciller. Avec un gros soupir, Chloé ouvrit le tiroir et en sortit une autre bougie, bleue comme la précédente. La dernière, songea-t-elle tristement. Une larme coula sur sa joue. Avant que la bougie ne s'éteigne, la jeune femme pencha la mèche vers la flamme (surtout allumer la bougie nouvelle à la flamme de la précédente). Puis elle déposa la bougie neuve au même endroit, s'installa dans le grand fauteuil "Voltaire", son préféré, alluma une cigarette. Le cancer ? Tout cela avait si peu d'importance en ce moment précis. Le sommeil la surprit au moment où elle revoyait la scène : elle entre dans la chambre, Didou dort...

Maman ! Réveil en sursaut. Vite, elle regarde la bougie. Ouf de soulagement, elle brûle encore, sa flamme claire ne tremble pas. Oui mon chéri, Maman arrive. Chloé monte les marches, pousse la porte de la petite chambre, Didou est debout, une moue boudeuse en guise de sourire.

Bébé a mal dormi, il a fait plein de rêves méchants, des couche-mares. Cauchemars, mon chéri. Allez, viens, Maman va préparer le petit déjeuner, oui, du Nutella avec de la brioche, dessus et dessous le Nutella ! Oui, bébé.

Didou s'et approché du bureau :

- Elle pue ta bougie, et puis elle n'est pas belle ! Didou n'en veut plus !

- Ne la touche pas ! Chloé a hurlé, puis a violemment repoussé l'enfant.

- Tu m'as fait mal, Maman est méchante, la bougie elle est vilaine et pis, et pis, elle pue mauvais, na !

Une journée de plus, une journée encore, la bougie bleue, les jeux de Didou, ces dix derniers jours semblables, "copiés collés" ou presque.

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, voilà, un de plus qu'hier... Le même saut à pieds joints, sursaut de Chloé, c'est idiot songe-t-elle, je devrais y être habituée maintenant. Didou lui enserre les jambes. Caresse sur les cheveux bouclés. 1, 2, 3, 4, 5, le saut, la cavalcade poursuite avec le chat...

Vingt et une heures, le câlin, dodo après "OUI-OUI". Un peu plus long que les jours précédents, le câlin. Les yeux de Chloé s'embuent de larmes, la porte refermée doucement.

La flamme de la bougie éclaire faiblement le coin du bureau. Chloé s'affale dans le fauteuil, allume sa cigarette, elle revoit ce matin, il y a dix jours, il y a dix siècles.

- Bonjour Didou ! Didou dort encore, il n'a même pas bougé, Chloé tire les rideaux s'approche du petit lit.

- Debout paresseux ! L'enfant ne bouge pas, Maman pose sa main sur le front de bébé, il est glacé, elle tire prestement la couverture, inerte, bébé est inerte, la peur lui tord le ventre. Elle soulève son Didou, les bras pendent, les jambes aussi, c'est une poupée de chiffon qu'elle tient dans ses bras. Un cri de bête jaillit de sa poitrine, NON pas lui, mon bébé n'est pas mort, pas LUI ! Tous mais pas LUI !

Elle a appellé Camille, son amie, sa presque soeur, celle qui ne l'a jamais abandonnée, quand Fred est parti, elle était là, Camille mon autre moi. J'arrive, a-t-elle simplement dit, ne touche à rien tu m'entends... A rien, ne préviens personne, j'arrive...

Elles sont allées voir Matéo, le vieux Manouche, un Rom. Il vit à l'écart à la limite du village, il habite toujours sa vieille "verdine", trop vieux pour suivre la tribu, ses yeux ne voient presque plus. Tu me donneras tout ce que tu possèdes, ton argent, tes bijoux, ta maison. Chloé a tout donné, tout signé. Pas pour moi, a dit Matéo, pour ma petite fille, moi j'vais bientôt crever, alors...

Chloé est repartie avec dix bougies bleues. Tu devras allumer la première à 22 heures, ensuite, chaque jour quand la bougie sera prête de s'éteindre, tu allumeras la suivante à sa flamme, et ainsi de suite.

Le soir même, à 22 heures, Chloé a allumé la bougie. A l'étage, la voix de Didou a crié :

- Tu ne m'as pas fait mon bisou-câlin, et pis t'as pas lu OUI-OUI. Maman est montée comme une folle, a serré Bébé très fort. Tu m'fais mal, a-t-il protesté.

Et voilà, la dixième bougie est là, sa flamme commence à vaciller. Alors Chloé se lève. D'un geste las, elle ouvre le tiroir du joli bureau "Chippendale", sa main plonge, et ressort armée d'un Lüger. Ce pistolet, elle le tient de son grand-père, ramassé sans doute sur le cadavre d'un officier Allemand.

La bouche grande ouverte, le canon glisse lentement entre ses dents.



(ch'tiot crobard Andiamo)

vendredi 26 septembre 2014

FrançoiseC'était pas mieux avant !

Chaque été, la TV diffuse des rétrospectives des années 60/70/80/90 (1990 déjà « historique » !) et chaque fois, ceux qui avaient 20 ans dans les années concernées essuient une larme furtive ou se déhanchent sur un rythme endiablé en déclarant « Qu’est-ce qu’on était heureux à cette époque ! Décidément, c’était mieux avant ! » Mais l’impression que « c’était mieux avant » est-elle réelle ou liée au fait que « avant », c’était il y a 10, 20, 30 ou 40 ans, bref à une époque où celui qui parle était jeune et par définition, plein d’enthousiasme et d’espérance ?

J’entends d'ici grogner un jeune « cru 2014 » : « Quelle espérance peut-on avoir, avec la guerre en Irak, en Ukraine, en Palestine, les terroristes qui gagnent du terrain, la crise économique qui n’en finit pas, la précarité… » Yesss, guy, tout ceci n’est pas riant, et j'avoue qu'on n'a pas le cœur à rire quand l'égorgement rituel devient une nouvelle arme de guerre (par parenthèse, ces groupuscules ont tout compris de la manipulation émotionnelle des peuples : ils savent que décapiter un homme dont le monde entier connaît le nom, la profession et la situation de famille terrorise davantage qu'un bombardement coûteux qui tue des centaines d'anonymes et leur assure une « visibilité dans les médias » bien supérieure).

Cela étant, jeune de 2014, tes grands-parents riaient-ils beaucoup en 1943, lorsqu’il y avait couvre-feu, exécutions et représailles après chaque acte de résistance, savates de bois en plein hiver, café à la sciure et risque de prison s’ils étaient pris la main dans le sac où gigotait le poulet acheté au marché noir ? « OK, mais c’était la guerre ! » C'est vrai, et comme chacun devrait en être persuadé, la guerre est une connerie, le meurtre massif légalisé, un traumatisme absolu pour ceux qui en reviennent comme pour ceux qui y laissent la vie ou une jambe. Alors pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté sur la discussion de « c’était mieux avant » prenons une année des sixties vouées à la douceur de vivre. 1967, par exemple, qu’on ne m’accuse pas de faire de la nostalgie soixante-huitarde.

Et là, surprise : 1967 ne fut pas spécialement une année érotique. Par contre, on y comptait deux dictatures en Europe : Franco en Espagne et Salazar au Portugal. Des dictatures pas pour rire, où on torturait, garrottait et emprisonnait dans le silence assourdissant des pays européens alentour… Deux dictatures, bientôt rejointe par une troisième : le 21 avril 1967, le coup d’État des colonels grecs installait pour sept ans une dictature si violente que la magique île de Folegandros, devenue un bagne, fut boudée par les Grecs très longtemps après les colonels tant elle leur rappelait de mauvais souvenirs.

1967 voit aussi arriver deux dictateurs africains : Eyadema au Togo et Bongo au Gabon, qui rejoignent Mobutu installé depuis 1965. Côté guerres, on a le choix, entre la guerre des six jours, brève certes, mais qui inaugure 40 ans de castagne entre Israël, Palestine et autres pays limitrophes, castagne toujours pas réglée, tu l'as vu cet été… Il y a aussi la guerre du Vietnam, longue et douloureuse, et la guerre du Biafra, qui cause des milliers de morts par armes et surtout par famine du fait du blocus imposé à ce pays. En 1967, c’est aussi l’exécution de Che Guevara commanditée par la CIA et la condamnation de son compagnon de route Régis Debray à 30 ans de prison (il en est sorti avant, heureusement). Enfin, côté environnement, le naufrage du Torrey Canyon : 30 000 tonnes de pétrole polluant 200km de côtes britanniques et autant côté français, tuant des milliers d’oiseaux et inaugurant la longue série des marées noires. Enfin, en 1967, près de 10 000 personnes mouraient sur les routes, contre moins de 4000 aujourd’hui.

1967 ne fût donc pas de tout repos, loin de là, et pourtant nous y avons survécu et même plus : quelques mois plus tard, on était en 68, début de la parenthèse magique qui ne le fût pas pour des raisons matérielles, mais parce qu’un souffle de liberté et de croyance en un monde meilleur se substituait à l’impression de blocage et d’impuissance précédente. Si 2014 semble à beaucoup si lourde, ce n’est pas tant à cause de la crise économique, des guerres, ou du bouleversement climatique, qu’à cause du sentiment d’impuissance impulsé par la pensée dominante qu’il n’y a rien à y faire et que les remèdes appliqués - austérité, autorité, sécurité - sont les seuls possibles. A cause de la corruption de ceux qui nous gouvernent et de leur pathétique incapacité à imaginer d'autres solutions que celles pour lesquelles leur cerveau technocratique a été formaté. Incapacité à imaginer qui se traduit en incapacité tout court…

Les aigris qui colportent l’idée que « les jeunes ne s’intéressent plus qu’au dernier modèle d’i-phone » ont une bien piètre opinion de leur réussite en tant que parents. Heureusement, il suffit de regarder autour de soi les jeunes qui inventent d'autres façons de vivre, partagent leur logement, leur argent, leur boulot, leur voiture, leurs informations, se mobilisent contre le traité TAFTA, le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, la pêche destructrice ou le massacre contestable des bouquetins en Haute-Savoie, pour imaginer que ces jeunes pourraient bien, après la pesanteur de 2014 pas pire que celle de 1967, décider que cela suffit comme ça et suffa comme ci, et concocter un 2015 si vif, joyeux et innovant qu'il donnerait envie à la planète entière de cesser de se taper sur la gueule pour des questions de gaz, de pétrole ou de religion. C’est toute la grâce que je leur souhaite.


dimanche 21 septembre 2014

AndiamoA Brassens

Ferré, Ferrat, Brel, Brassens... Tout a été dit et fait sur eux, mais ça n'empêche pas d'en parler encore et encore, et surtout de les écouter chanter de si jolies choses. La vague "yéyé" des années soixante, un tsunami devrais-je dire, avait emporté nombre de chanteurs, que l'on croyait "indévissables" : André Claveau, Jean Sablon, Colette Renard, Philippe Clay et même Mouloudji et le beau Jean Claude Pascal (je dis ça pour vous Mesdames).

Et heureusement, Brel, Ferré, Brassens et Ferrat, ces "monuments" sont restés, alors qu'ils n'étaient pas du tout dans l'air du temps, se foutant pas mal des modes, qui ont comme tout le reste passées, mais eux ont tenu bon, et je le pense resteront toujours au top dix des meilleurs chanteurs auteurs interprètes...

Jean Ferrat lui avait rendu un bel hommage avec cette chanson : " à Brassens"



Même quand tu parles de fesses,
Et qu'elles riment avec confesse,
Ou bien pire encor,
Bardot peut aligner les siennes
Cette façon de montrer les tiennes,
Ne m'déplaît pas...



Il est des culs plus expressifs que certains visages...

J'ai choisi "Dans l'eau de la claire fontaine" Tout d'abord parce qu'elle nous rappelle les chansons de nore enfance : à la claire fontaine, le pont d'Avignon, En passant par la Lorraine ETC...

Et puis vous me connaissez un peu, l'évocation d'une jolie demoiselle se baignant nue, ne pouvait que m'inspirer, mais qui s'en plaindra ? Pas vous jolies Dames, qui aimez les hommages, et ni vous Mrssieurs pour bien d'autres raisons.

(ch'tiots crobards Andiamo)

mardi 16 septembre 2014

Tant-BourrinJ'bloguais, j'blogue plus


J'bloguais, j'blogue plus

par Tant-Bourrin



J'bloguais, j'blogue plus
J'ai pas envie
C'est l'enthousiasme
Qui a merdu

J'bloguais, j'blogue plus
C'est quoi ce vide ?
Un bout d'la toile
Qui s'est perdu

C'était hier
J'apprenais au Souf' le maintien
J'incarnais le chic parisien

C'était hier
Je cavalois sur les chemyns
Le mien haschoir au creulx d'la main

J'bloguais, j'blogue plus
J'ai pas envie
C'est l'enthousiasme
Qui a merdu

J'bloguais, j'blogue plus
C'est quoi ce vide ?
Un bout d'la toile
Qui s'est perdu

C'était hier
Les produits dérivaient sans fin
Voguant du parfum au pare-faim

C'était hier
Moi, je chantais dans mon p'tit coin
Le seul endroit où je suis bien

C'était hier
J'allais changer notre destin
Ça a fini en jus d'boudin

C'était hier
Et je bloguais avec entrain
Maintenant j'en ai plein le train

J'bloguais, j'blogue plus
J'ai pas envie
C'est l'enthousiasme
Qui a merdu

J'bloguais, j'blogue plus
C'est quoi ce vide ?
Un bout d'la toile
Qui s'est perdu




P.S. : mille excuses à Yves Simon dont je me suis permis de massacrer ici une de ses plus belles chansons. Je ne recommencerai plus, promis ! :~)
P.P.S. : non, ne commencez pas à sortir les mouchoirs. C'est justement parce que l'envie de rebloguer un chouia m'est revenue que j'ai enfin produit ce billet, dont j'avais eu l'idée il y a plusieurs mois.
P.P.P.S : Prout !

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