Blogborygmes

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samedi 16 juin 2018

AndiamoUn sexe à éclipse

Six heures, la sonnerie aigrelette du vieux réveil tire Robert du sommeil, d'une main encore engourdie il appuie sur le petit bouton mettant fin au supplice. Il s'étire pète un coup, c'est la tradition, ne jamais faillir aux traditions.

Tout en bâillant il se dirige vers les toilettes, l'envie de pisser du matin ? Incontournable !

Robert lève la lunette des cagoinsses, combien de fois Simone ne lui a t-elle pas remonté les bretelles en essuyant pour la ènième fois la dite lunette mouillée de pisse. Il pisse toujours de la même manière Robert, il appuie ses jambes contre la cuvette, se penche un peu, puis il pisse sans tenir son "monstre" comme il l'appelle !

Un sourire béat sur les lèvres, Robert soulage sa pauvre vessie, mais que se passe t-il ? Il n'entend pas l'habituel clapotis montant du fond de la cuvette, par contre il perçoit nettement la chaleur d'un liquide coulant le long de ses jambes musclées !

- Putain j'suis en train de pisser à côté jure t-il, il se penche et ne voit pas son "monstre", sa main ne rencontre rien, l'émotion a fait cesser tout épanchement, fébrilement Robert se tâte... Rien ou plutôt si, quelque chose d'inhabituel, un joli paradis qu'habituellement il trouve entre les jolies jambes de Simone ! Il se plie carrément en deux, et sent un poids sur son torse qui suit tous ses mouvements, il porte les mains sur sa poitrine... Bordel j'ai des seins, une foufoune, AAAAAH Robert hurle, et part en courant dans la chambre.

-Simone lève toi crie t-il d'une voix suraiguë, regarde ce qui m'arrive, regarde bordel !

- La forme allongée sur le côté du lit émerge, une barbe naissante ombre son visage.

- Pourquoi tu gueules comme ça de bon matin ?

- AAAAH ! Regarde toi Simone, tu es devenue un mec, et moi une gonzesse durant la nuit, oh putain de putain qu'est ce qui nous arrive ?

Simone se lève hagarde, elle se dirige vers la salle de bain, Robert l'entend hurler, alors il court la rejoindre.

- Tu vois Robert articule lentement Simone de sa belle voix grave, ça n'était pas une bonne idée de vouloir changer de côté pour dormir !

dimanche 10 juin 2018

AndiamoUn peu de nostalgie, billet à quatre mains.

Ce billet je l'avais publié en 2008 ! Aidé par Tant-Bourrin (aux abonnés absents hélas). Comme je suis un peu sec, je le publie à nouveau, I'm very essoré en quelque sorte.

Il y a des musiques, des chansons, qui vous filent le blues, comme ça.

Oh ! Pas la grosse déprime, juste un peu de flou, des souvenirs qui arrivent en vrac, l'autre jour j'ai entendu à la radio : yesterday once more, chanté par "the Carpenters", plus précisément Karen, la douce et jolie Karen Carpenters, décédée à l'âge de trente-trois ans...

Quelle voix ! Dans cette chanson, un "standard" comme on dit aujourd'hui, elle évoque les chanteurs qu'elle écoutait autrefois. Il m'est venu une idée : illustrer ce petit chef-d'oeuvre (pour moi en tout cas, je le pense vraiment). Alors j'ai tenté de représenter quelques-uns des chanteuses et chanteurs qui m'ont accompagné, pas tous, il y en a trop !

Non pas que je n'aime pas ceux qui ne figurent pas, mais il fallait choisir !

Dans un premier temps, je désirais simplement poster les portraits, disons les "crobards", avec un bouton chopé dans "DEEZER" la musique des Carpenters accompagnant.

Puis j'ai réfléchi (y'en a qui s'marre, je les vois)... Si les images défilaient en "fondu enchaîné" sur la chanson "yesterday once more" ?

J'ai sollicité notre grand (c'est vrai qu'il est grand) Tant-Bourrin ! Il a accepté, le maestro ! Ça a tout de même une autre gueule, présenté de la sorte !

Les dessins ne sont pas parfaits loin s'en faut, mais j'ai fait tout mon possible.

Quant au monteur, il a été d'une patience angélique, certains de mes "crobards" ne me plaisant pas, je les ai refaits, et T-B sans rien dire, s'est remis à la tâche !

Donc un grand MERCI à TANT-BOURRIN : on clique, on écoute, et on regarde.

mardi 5 juin 2018

BlutchMise en garde à ceux qui n’ont pas encore fait cette connerie.

Toute ta vie de salarié, indépendant, fonctionnaire, patron* on te bassine que tu auras le temps de faire ce que tu veux quand tu seras à la retraite, parce que pour le moment, tu as intérêt à penser au boulot mais trop d’bobos…

  • biffer les mentions inutiles

On te présente la retraite comme une période bénie faite de farniente, de bon temps, d’oisiveté, que c’est merveilleux tout ce temps libre à disposition et plein d’autres fadaises du même type.

Alors voyons la chose d’un peu plus près.

Le premier truc chiant en diable, c’est que depuis quelques temps, la boulangerie a tendance à se barrer de plus en plus loin de chez-toi. Souviens-toi de ces dimanches-matins où en dix minutes chronos, tu avais enfilé un froc et une limace, tu avais avalé les 4 étages en survolant les marches, un pas de course à la boulangerie et retour avec le casse-dalle dans le gourbi. Tu arrivais juste à temps pour couper le feu sous la cafetière (préparée entre la limace et le survol d’escaliers) avant que le jus soit bouillu donc foutu. Ta belle avait à peine eu le temps de s’apercevoir de ton absence que tu lui posais le plateau du petit déj. sur les genoux. Après, elles se débrouillait avec les miettes de croissants qui lui collaient aux fesses.

Après 40 ans de repérages hebdomadaires, tu pourrais raisonnablement penser pouvoir améliorer tes performances, et bien fume !

Au déboulé du pageot, tu manques de peu de t’étaler sur la carpette en cherchant cette foutue charentaise qui a été se foutre sous le lit sans en référer à qui que ce soit. En voulant mettre des chaussettes, tu dois bien admettre que les jambes poussent plus vite que les bras, parce qu’il est toujours plus difficile d’atteindre tes panards. Pour passer le survet’, ça va à peu près, mais arrivé dans la cage d’escalier tu vois qu’il y a maintenant 4 fois plus de marches à chaque rampe, et il y en a toujours huit à descendre. A l’approche de la boulangerie, tu ralentis le pas pour reprendre ton souffle, car on a quand même sa fierté de ne pas paraître HS après 300 mètres de trottoir. Au retour tu choisis la prudence et pour ménager ton palpitant, tu fais une pose régénératrice au troquet du coin. C’est arrivé au bas de l’immeuble que tu paniques. En regardant vers le haut, tu te dis que c’est de pire en pire. Les marches ont joyeusement atteint 40 centimètres de hauteur et elles se multiplient plus rapidement qu’une portée de lapins. Au premier étage, une petite pose sans conséquences. Au 2e tu cramponnes la barrière en soufflant comme un bœuf qui chercherait son petit Jésus à réchauffer. Au 3e même scénario, mais tu es déjà à moitié plié. Tu angoisses la moindre, car il y a encore deux rampes à escalader sans cordes de rappel, sur le dernier palier, tout là-haut, tu devras encore retrouver ton souffle, pour paraître encore fringuant aux yeux de ta belle. Et lorsque tu la retrouves, elle est déjà en train de préparer la tortore de midi en te disant que tu aurais dû rapporter le dessert, car ce n’est plus l’heure des croissants.

Mais là, ce n’est pas le pire…

Les gens de bons conseils ont cru te faire comprendre qu’une retraite réussie, ça se prépare. Tu peux même suivre des cours pour apprendre à ne rien faire de bien, d’utile ou de lucratif. Tu pourras apprendre le macramé, la peinture sur toile cirée, la sculpture sur peau de saucisse * bref, tout ce qui différencie l’homo téléphonicus du Cro-Magnon ordinaire.

  • biffer les mentions inutiles.

Ils ne m’ont pas bien regardé ceux qui m’ont distillé ces fadaises…

Parce que lorsque tu as passé ta vie à t’amuser en bossant, ce n’est pas cette connerie de retraite qui va changer quoi que ce soit … du moins, dans les intentions, car pour le reste, ce n’est pas toujours évident.

Tu veux un exemple ?

Ce petit écrou de 6mm qu’il faut aller mettre dans les 3 cm d’espace, derrière la tôle, en pliant le poignet à l’équerre. Tu te le prenais entre l’index et le majeur, tu le positionnais sur la vis en le mettant bien en face, sans voir quoi que ce soit. D’ailleurs, pour mieux sentir la vis et l’écrou au bout de tes doigts, tu fermais les yeux. Une fois l’écrou bien en face de la vis, tu te payais le luxe de faire tourner l’écrou entre l’index et le majeur. Juste le temps de deux petites minutes et tu passais à la suite des opérations.

Et bien tu me croiras si tu veux, mais ce foutu écrou de 6 mm, est maintenant monté sur ressorts, il te saute de mains et atterri tout là-bas parterre, en un lieu encore à découvrir… Tu te retrouves à 4 pattes à tâter sous les meubles et un peu partout jusqu’à ce que tu réalises que le petit caillou qui martyrise ton genou est précisément l’écrou perdu… Lorsqu’il est enfin en place, ta tocante t’informe que cet écrou t’a fait perdre une demi plombe et tu te dis que merde, l’arthrose est une belle saloperie.

Bref, tu as davantage de temps libre, mais tout prend plus de temps…

Tu l’avais pourtant bien préparée, cette retraite. Pour être sûr de ne pas déprimer, tu as prévu de mettre du photovoltaïque et de le poser toi-même car les systèmes clefs en mains te coûtent un bras et demi, et en plus ce n’est jamais fait comme tu veux et ça branquignole au moindre vent.

Et le thermo-solaire, c’est pareil.

Et il y a l’eau peu table…

En cherchant ce qu’il peut y avoir comme adjuvants dans l’eau du robinet, tu as vu une liste assez phénoménale de produits divers et avariés, tels que : nitrates, phosphates, chlore, sels d’aluminium, œstrogènes naturels et like et autres perturbateurs endocriniens, antibiotiques, substances radioactives, du plomb, du mercure, des constituants de poudre à canon et autres résidus chimiques… Alors, puisque tu as un peu de temps devant toi, tu creuses un grand trou, mais vraiment grand, tu ferrailles, tu coffres, tu coules du béton et tu obtiens un magnifique réservoir de 20'000 litres d’eau de pluie qui va te priver d’ingurgiter quotidiennement la plupart des substances ci-dessus énumérées. Et puis, et puis, et puis …. Parce qu’il y a les bagnoles à réparer, le jardin futur à aménager, des toits à entretenir…

Bref, j’avais tenté de négocier avec Dieu pour qu’il me laisse le temps de réaliser tout ce qui me trotte dans la tête. Il doit être Jésuite, car il m’a répondu par cette question : « Est-ce que tu crois sérieusement que tu es programmé pour me survivre ? » Mais bon, bien sûr que j’étais sérieux dans ma demande, et puis moi, ça ne me dérange pas qu’il continue à vivre, on peut très bien cohabiter encore quelques siècles ensemble…

Tout ça pour vous expliquer que si, comme il est usuel de le dire, je suis à la retraite, il n’en reste pas moins que je n’ai plus de temps et de disponibilité d’esprit pour l’instant pour pondre des billets chez Blogbo.

Andiamo, parce que ça fait pas de torts, que très peu de gens fouillent dans les archives et puisque TB se les roule honteusement, tu peux ressortir quelques anciennes perles de ce surdoué de la déconne, comme je le fis naguère : http://blogborygmes.free.fr/blog/index.php/2017/06/17/1937-tourtanbrin-ou-le-voyageur-impatient ) Voir même les pires billets du Saouf. Juste pour lui apprendre qu’il n’a aucune excuse car il a la chance de ne pas encore être à la retraite, alors qu’il bosse un peu que diantre.

Margotte pourrait aussi nous pondre un billet du genre : « Ma vie de Cosette avec le Saouf ».

Sherlockine a bien essayé de faire la version avec Blutch mais elle a du renoncer car ça ferait trop pleurer dans les chaumières…

jeudi 31 mai 2018

Andiamoça rame pas mal !

Ce crobard je l'avais fait il y a pas mal d'années, déjà je trouvais que ça ramait beaucoup !

Et bien des années plus tard il est toujours d'actualité,

Je ne sais pas vous, mais moi je suis sec ! Et quand on est sec dirait mon bon Bof : "il faut arroser", Tchin tchin.

(ch'tiot crobard Andiamo)

dimanche 27 mai 2018

AndiamoA toutes les femmes

A toutes les femmes qui ont fait des enfants, à toutes celles qui ont beaucoup répété, mais n’en ont pas fait, à toutes celles qui n’ont pas voulu se reproduire… Après tout ça n’est pas obligatoire !

Enfin à toutes ces jolies femmes je souhaite une bonne fête, et je leur fait une bise !

(ch'tiot crobard Andiamo)

lundi 21 mai 2018

AndiamoT'es où la Seine ?

Tu es perdue la Seine dans la fumée des klaxons, asphyxiée dans les tu-tuts des vapeurs d'essence, es tu dans les baignades que l'on devait faire entre le pont de l'Alma et le Pont des Arts ? On ne devait attendre que quelques années... T'en souviens tu Jacquot ? Cela fait vingt ans que j'attends mon short baignade rouge à la main, et je n'ai toujours pas fait "plouf".

Tu sais maintenant je m'en fous, je ne traverserai plus du quai Anatole France au quai des Tuileries à la nage, je suis trop vioc, alors laisse tomber, les Parisiens n'en n'ont rien à foutre, il n'y ont jamais cru, alors...

Et les jolies navettes métro qui devaient faire voyager les travailleurs sur le joli fleuve, au lieu de prendre les bateaux Mouche sur pneus de la ligne numéro 1 entre Hôtel de Ville et Concorde ? Bien sûr ça n'aurait pas tout résolu, mais qu'est ce que ça aurait été chouette !

Et toi la Seine, tu t'en bats les berges, il y a encore quelques platanes pour te regarder passer, des bouquinistes pour touristes Japonais ou Chinois, ta copine la place du Tertre, en voit de ces faux rapins qui font semblant de retoucher des croûtes "made in Hong-Kong" faisant croire aux gogos qu'ils viennent de coucher sur la toile les dômes du Sactos ! Patachou, Poulbot, Utrillo, et Bruant doivent bien se marrer, celle qu'on appelait Rose, surinée par le p'tit Jules qu'était d'la tierce est bien oubliée.

Le quai de Jemmapes, et son hôtel du Nord ne font plus rêver les midinettes, nous n'irons plus pêcher à La Varenne, l'atmosphère a une drôle de gueule, Arletty a perdu son accent.

Allez roule la Seine, enlace Saint Denis pour une dernière étreinte, il y a belle lurette que les Bretons l'ont déserté, on n'y parle plus l'argot, tes usines ont fait place à des immeubles entre la Briche et Asnières, grouille toi la Seine, avant la grande descente vers la mare aux harengs, allez roule ma poule, ne te retourne pas, tout a tellement changé, Notre Dame sonne le tocsin, Paris brûle t-il ?

(ch'tiots crobards Andiamo)

mardi 15 mai 2018

Saoul-FifreAh vous vouliez un billet ?

Le problème des promesses c'est que, soi-disant, on est tenu de les tenir. Ya quand même une catégorie socio-professionnelle, nos amis politiques, qui s'en bat l'œil frénétiquement avec un éventail importé du Danladesh, de ce genre de principes moraux ? Mais, chance pour vous, je suis un gros plouc et, chez les paysans, une parole donnée a encore de la valeur nomdedju !

Je vous ai promis un billet, le voici. Promesse moncul, c'est surtout pour que Blutch ferme enfin sa grande gueule, hein ? Je sens bien que si je ne m'exécute pas il va continuer à grognasser, grommeler, rabâcher, ressasser, radoter ad libitum, comme savent si bien le faire les seniors, voyez comme je sais rester poli ?

J'avais envie de vous rappeler au bon souvenir de La Poule.

Sur ce blog, je pense être le plus "charnel" des billetistes. Très tôt, j'ai essayé de rencontrer nos commentateurs. Par mail, je baissais le masque, révélais ma véritable identité, me renseignais sur la leur, la région de leur domicile, leur lançais des invitations chez nous ou bien leur annonçais notre passage chez eux. On se parlait par mail de nos vacances et, quand celles-ci nous rapprochaient, chacun faisait le petit détour nécessaire, le petit effort pour aller voir de l'autre côté de l'écran la tronche de l'autre.

En fait la communication uniquement virtuelle m'a toujours gonflé. Elle encourage l'ambigüité, il y manque le clin d'œil, qui ne sera jamais remplacé par un rigolus. Le nombre de pugilats rédactionnels sur les réseaux sociaux qui n'auraient pas pu avoir lieu face à face ! Dans la vraie vie, il y a les gestes, les sourires, l'odeur, le regard, le toucher et tous les petits riens qui font qu'un être est unique alors qu'une phrase a pu déjà être écrite ailleurs.

Bien sûr il faut que l'autre aussi souhaite briser la glace et nous rencontrer. Un de mes plus beaux échecs sur ce plan fut la grande Elisabeth, dont le blog "Les analectes" nous faisait pisser de rire, à TB et à moi. J'entame une correspondance par mail avec elle, je lui donne mon nom, mon adresse, on parle d'Algérie, je lui envoie des photos et elle : rien. Puis j'apprends son vrai nom, par curiosité mal placée, et la voilà qui se vexe suite à un de mes billets des plus anodins, à part qu'il était très bien écrit, comme d'habitude. Elle m'a agoni d'injures, c'était de ma faute, j'avais franchi la ligne rouge de son anonymat, j'ai plus moufté et nous sommes repartis chacun vers notre destin, dos à dos.

Epictete aussi tenait à son secret. Je n'ai jamais su son nom, on se parlait par téléphone, je suis passé 3 fois à Toulouse (il habitait Blagnac) en lui donnant rendez-vous dans un resto au bord de l'autoroute. Il s'est défilé à chaque fois, avec des excuses bidons.

J'aimais beaucoup les cahiers de Zabeth, de Martine, et on a pas mal communiqué, surtout pour nos jeux. Là non plus, on n'a pas réussi à se rencontrer mais faut dire que ses deux points de chute, Nantes et la Somme, ne nous ont pas du tout aidés. Autant Andiamo passe régulièrement devant chez elle sans le savoir ?

Les autres, la rencontre s'est faite naturellement, simplement, convivialement. Manou était en congés avec sa famille à deux cent bornes d'ici, elle a fait le détour, Calune, qui détestait pourtant conduire, a embarqué sa Calunette pour faire son Orléans-Limoges comme d'autres ont remonté l'Orénoque en pirogue, même Tant-Bourrin a relevé le défi, combattu sa timidité à mains nues, lui a fait toucher les épaules pour enfin trouver le courage de traverser le périphérique et de s'enfoncer dans la province sombre et abhorrée. Twig et son Loïc Sécheresse de l'époque (ils sont séparés) sont descendus en Limousin me remettre "La fille au loup" , œuvre unique que j'avais gagné dans un concours truqué. Enfin, j'imagine, vu que je ne gagne jamais rien. Avec Nathalie, on s'était donnés rendez-vous au Mont-Dore , où elle faisait du camping en famille. Une autre fois, elle avait rendez-vous à Sète avec Freefounette and Co, c'est pas loin, Sète et puis on adore la ville de Brassens, par contrat, et on y est allé. Byalpel était venu aussi en Limousin, avec SA femme, finalement, c'est pratique, Limoges, pour un parisien, un coup de Capitole, et hop ! Mais la vraie première fois, c'était à Marseille, dans un restaurant louche, un restaurant à lobby . Andiamo connaissait le chemin de la Provence, lui, puisque son frère était quasiment mon voisin et il sauta, non pas sur mais avec Andiamette, dans le TGV . Françoise aussi s'annonça, un jour qu'elle avait une conférence à donner sur Marseille et nous allâmes chercher l'écrivain-journaliste à la gare. Très simple, très tout-terrain et pas prise de tête pour un sou, la star ! Croukougnouche, nous sommes allés voir une ses expos de peinture près de Montélimar et kiki y'avait comme amatrice d'Art ce jour là ? Célestine en personne, qui se la pétait avec ses mitaines qu'il faisait même pas froid, dis donc ? J'ai pensé qu'elle avait une maladie de peau. Cassandre est passée nous voir gentiment en Limousin et nous a renvoyé l'ascenseur en nous hébergeant la fois où nous avons "fait" la Fête des lumières à Lyon. Scoutoujours, lui, habite en Guyane mais je l'ai connu aux scouts, j'étais même son chef , mais personne ne m'obéissait, alors ? Blutch et sa Blutchesse, ils ont répondu "Présents" à mon appel à la mobilisation générale lors du départ en guerre contre le Gros Gros Cochon, et ils ont bien mérité de la batterie (de cuisine). Oncle Dan et sa copine (on se lève pour Danette !) nous ont accueilli dans leur antre Jurassien, contrée verdoyante où se niche Pontarlier, capitale de la Fée Verte, justement. Et sont descendus un peu plus tard se frotter à nos cactus de Barbarie et à notre gros rouge-maison. Grosse impression sur Margotte. Pascal itou n'a jamais craché sur une petite rencontre dans la vraie vie . Ah on a mangé avec Audalie, aussi. Si j'en ai oublié, je viens de me faire des ennemis pour la vie, mais non, le Maréchal, je ne lui ai jamais rendu visite, je l'ai juste eu au téléphone et on a échangé des filets garnis. Mais je crois qu'il a rencontré Manou et Pascal. Salomé non plus, j'ai perdu le mail de Chutney, notre petite sœur blogborygmienne, Abcisse, on s'est ratés, Ophise, le nom de la rue où Isophe, son mari, avait sa boutique, m'est sorti du crâne quand j'en ai eu besoin (rue de la forge royale), etc ...

Et puis La Poule et son coq d'Alarc'h (ou son "manchot empereur", comme elle préfère) se sont échappés quelques heures de leur poulailler de Bressuire. De nombreuses volailles de qualité à Bressuire, c'est à un coup d'aile de Marans. Et il se trouve que j'ai de la famille en Vendée, ma mère en particulier, 93 ans aux olives, non, ce n'est pas du tout génétique, je n'arriverai jamais jusque là, je m'ennuierais, tu penses ? Bon et on passe donc souvent devant, ya une sortie "Bressuire" sur l'autoroute qu'on prend. Du coup c'est pas dur de s'arrêter. Et une fois même, j'ai fait exprès car La Poule exposait ses œuvres en terre cuite, elle m'avait prévenu. J'avais deux de mes gosses avec moi, et pas Margotte, c'est bizarre car en principe elle est toujours derrière (comme chantait Salvador). La Poule s'était mise en frais de cuisine, nous a régalé et puis après le repas, ils nous ont amenés voir l'expo. Superbe. Mon disque dur de l'époque étant HS, je vous demande de me croire sur parole mais j'ai réussi à sauver deux petits films que j'ai fait. Car, cerise sur le gâteau, ils nous ont imprompté un super concert de musique sud américaine. Un poulailler qui sait recevoir !

Enjoy !

Et un autre film, si vous en avez pas marre, parce que eux, c'est pas des petits.

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