Blogborygmes

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 27 janvier 2019

AndiamoLa déforestation.

Vous n'imaginez pas (moi non plus) les ravages occasionnés à cause de la déforestation. Les orangs-outans de Bornéo, les Koalas des forêts australiennes, les pandas Chinois, les gorilles du Congo Kinshasa... Etc... Etc.

Mais le plus grave, le plus alarmant, le plus déchirant, c'est sans contestation la disparition du MORPION, le Morback, le pou du pubis !

Et tout ça à cause de l'épilation , le maillot, le ticket de métro assassin, finie la grande motte, le triangle des Bermudes, le persil dépassant du cabas, la chicorée frisée, la broussaille féérique, la pelouse magique, le tablier de forgeron. Qu'aurait été "le con d'Irène" de ce bon Monsieur Aragon, sans cette touffe de noir Jésus chantée pas Léo Ferré ?

Idem concernant le tableau de Gustave Courbet "L'origine du monde" , vous imaginez une savonnette en lieu et place du superbe buisson ?

Et enfin que serait la chanson de Saoul-Fifre, sans ce bouquet où s'accrochent nos rêves les plus fous ?

On ne chantera plus le "De profundis morpionibus" :

Un jour de fête comme Sainte Thérèse...

à Sainte Gudule disait la messe.

Elle ressentit subitement

Un énorme chatouillement

Six cents mille poux de forte taille

Sur son vieux con livraient bataille

à un nombre égal de morpions

Armés chacun d'un poil de con...

Et bien voilà, plus de poils, plus de morpions, plus de morpions plus de batailles : C.Q.F.D.

Cette information, je la dois à l'un des deux toubibs qui officient chaque matin sur R.T.L, habituellement ils m'apprennent à tour de rôle, comment je dois manger, boire, dormir, et baiser ! Mais ce matin là, pour une fois, je dis bien pour une fois, je me suis marré, Comme quoi il ne faut jamais désespérer, même des cons.

mercredi 9 janvier 2019

celestineA vos stylos

Un petit atelier d'écriture ça vous dit ? Allez, facile ! Placer les mots merguez - bidule - pied - froc - vice amiral- matriochka- chrysanthème - vide pomme dans un texte de votre invention. Servez frais.

Lire la suite

mardi 18 décembre 2018

AndiamoLes gueux.

Nous ne sommes que des gueux ?

Alors cette année la "gueux pride " se déroulera sur les Champs Elysées.

Cons se le dise.

(Images issues du web)

mardi 4 décembre 2018

AndiamoJaune devant, je tache...

Certaines et certains n'aiment pas Madame Mireille Mathieu, elle a tout de même vendu 200 millions de disques... Est-ce un hasard ?

Petite saynette en un acte, décors Roger Hardt, costumes Louis Vuitton.

Nous sommes dans un appartement (très) cossu du 8 ème arrondissement de Paris, rue du Faubourg Saint Honoré (patron des pâtissiers) .

Deux personnages : un petit pédant, l'air sûr de lui, un Dame d'âge mûr, sa Maman probablement.

La Dame s'approche du jeune Monsieur, lui roule une pelle... Rectification, ça n'est pas sa Maman, c'est sa femme, bon tout le monde peut se tromper disait le hérisson en descendant d'une brosse à habits.

- Manu, mon petit Manu, t'as vu la chienlit ? Tu comptes faire quoi afin d'arrêter cette grogne populaire, et extrêmement désagréable à l'approche des fêtes de la nativité, je ne pourrai pas aller faire mes emplettes, ni chez Vuitton, ni chez Cartier, ou bien il va falloir que j'en change.

- Que tu changes de quoi ma Bribri d'amour ?

- De quartier justement, décidément tu manques sérieusement d'humour ces temps çi.

- Je suis préoccupé ma douce, jusqu'ici, tout ça que j'ai réformé c'est passé comme un suppositoire dans le cul d'un éléphant.

- En voilà un langage Emmanuel, on ne dit pas "tout ça que j'ai réformé" mais on dit : "toutes les vacheries que j'ai faite"

- Oui ma Bribri d'amour, je la refra plus c'te faute.

- Allons élève Macron, ça n'est pas une faute, c'est le populo qui n'a rien compris, tu aurais dû insister, être davantage pédachiotte... Pardon pédagogue.

La suppression de l'I.S.F , à quoi bon emmerder les plus riches pour ne récolter que 5 milliards d'euros ? Mieux vaut voler 20 ou 30 Euros à des millions de retraités, ça rapporte beaucoup plus, la loi du nombre élève Macron, que de fois ne l'ai je répété, en classe tu n'écoutais jamais ! Tu me reluquais petit voyou.

- Arrête de m'appeler élève Macron, je ne suis plus un écolier !

- Je me le demande parfois, tu sais ceux qui n'ont pas une Rollex, les sans dents, ceux qui ont traversé la rue sans trouver de boulot, aujourd'hui ils portent des gilets jaunes devant, et toi tu pourrais te retrouver avec un pantalon marron derrière, si tu continues à rester droit dans tes "Gucci".

jeudi 29 novembre 2018

AndiamoUn billet qui plaira à tous.

Ou comment proposer un billet qui plaira à tous, sans se casser le cul !

lundi 19 novembre 2018

AndiamoLe chantier.

Nous sommes toujours au théâtre Marigny, décors Roger Hardt, Costumes Donald Cardwell.

Deux personnages : un homme d'âge mûr.

- Giorgio !... Giorgio !... Tu vas répondre fils maudit !

Un autre beaucoup plus jeune.

- Oui Papa.

- Ne m'appelle pas Papa sur le chantier, les autres tâcherons diront que je te privilégie.

- Alors je vais t'appeler Signore Bonanno Pisano.

- Voilà ce sera très bien, mais dis voir figlio, il est où le fil à plomb ?

- Ma, qué fil à plomb ?

- Qué fil à plomb ? Tu te fous de ma gueule, t'es bien comme ta Mamma, avec toi tout va de travers, regarde moi cette tour , ce devait être le point d'orgue de l'ouvrage della piazza dei miracoli, le campanile de Notre Dame de l'Assomption, on serait venu sur les genoux voir cette tour de Pise, au lieu de ça MÔssieur Giorgio a perdu le fil à plomb, t'as vu la gueule de ta tour ?

- Si Papa, elle penche... Mais d'un côté solamente...

dimanche 11 novembre 2018

AndiamoQuatorze Dix Huit... Mobius.



Aujourd'hui 11 Novembre, la grande boucherie s'est achevée il y a un siècle. Si au lieu de commémorer les guerres passées, on ne les faisait pas ces guerres ?

Avril 1917 : la grande guerre s’enlise, les hommes, ceux que familièrement on appelle les poilus, sont à bout, le froid après ce terrible hiver, la vermine, la popote qui arrive froide, la boue qui vous pénètre partout, le courrier qui n’apporte même plus le réconfort.

Avril 1917, la vallée de l’Aisne, au lieu dit "le chemin des dames" où sera livrée l’une des plus sanglantes batailles de la grande guerre, l’armée Française sous les ordres d’un irresponsable, ne cherchant QUE sa gloire personnelle, au mépris de la vie de ses troupes : le général Nivelle, on lui devra cent quatre-vingt mille morts !

Le 16 avril à six heures du matin, les hommes montent à l’assaut, le but : pénétrer les lignes ennemies. En face, les mitrailleuses MG08 et Bergmann sont entrées en action, fauchant ces jeunes hommes, aux visages prématurément vieillis par l’horreur.

Parmi eux, Eugène Magnin, vingt-deux ans, après la bataille de la Marne dont il s’est miraculeusement sorti avec seulement, si l’on peut dire, une balle de Maüser qui lui a éraflé la cuisse, s’est retrouvé à nouveau dans l’enfer. Ses copains l’appellent "Quatre feuilles", en référence au trèfle du même nom censé porter chance.

Eugène avance sous le crépitement infernal et le pilonnage des obus de mortier. A côté de lui, il voit tomber des uniformes, impossible de distinguer et reconnaître les visages, c’est le carnage, la boucherie, des capotes en toile contre le feu nourrit d’une vingtaine de mitrailleuses... Une folie.

L’ordre de repli est donné par l’adjudant Champeau. Quatre feuilles ne se le fait pas dire deux fois, il rebrousse chemin et plonge littéralement dans la tranchée !

On compte les morts : quarante-deux, rien que dans ce petit morceau de terre creusé dans le sol de l’Aisne… Quarante-deux. Au total avec les autres : ça en fait combien ?

Le soir tombe, Eugène est de garde. La nuit est presque noire, seul un mince quartier de lune apporte une faible lueur. Prudemment, il lève la tête au-dessus de la tranchée. Il balaie du regard la campagne ravagée par les trous d’obus quand il aperçoit, à trois cents mètres tout au plus, une lueur. Pas celle d’un campement, ça ressemble à celle d’une fenêtre éclairée par une lampe à pétrole. Il la reconnaît facilement cette lueur, il vivait à la campagne, en Auvergne, près d’ Issoire, et cette lueur il l’a maintes fois aperçue lors de ses virées nocturnes, à la braconne, ou bien en revenant d’un rendez-vous avec une fille de ferme peu farouche !

Oh ! Pouvoir retrouver ne serait-ce qu’un instant la chaleur d’une maison, boire qui sait, un vrai café ?

Sa garde vient de commencer, il est là pour deux heures, plus loin Anselme l’autre garde s’est assoupi, rien d’étonnant après une journée pareille, il connaît bien Anselme. "La Marmotte", c’est son sobriquet… C’est dire !

Alors lentement, tel un chat, Eugène escalade la tranchée et commence à ramper vers la lueur. Peu de chance qu’on l’aperçoive du côté des boches, la nuit n’est pas assez claire.

Puis il se redresse à moitié et marche le dos courbé vers la fermette, car maintenant il en est sûr, il s’agit bien d’une fermette.

Il frappe… Quelques secondes, la porte s’ouvre, une très jolie jeune femme apparaît, cheveux blonds serrés dans un chignon, une robe simplette, grise à col blanc, sagement boutonnée, un visage magnifique, de grands yeux verts, sans fard, et un sourire…

-Entrez, je vous en prie.

Il essuie ses croquenots boueux au décrottoir situé sur le coté de l’entrée puis s’avance. La pièce est propre, Eugène pénètre dans la grande cuisine, une table immense, huit chaises, une cheminée dans laquelle brûle deux ou trois bûches. La jeune femme tire une chaise et l’invite à s’asseoir.

- Je m’appelle Clotilde et vous ?

- Eu…Eugène balbutie-t-il.

- Je vous sers un café ?

- Avec plaisir !

Il n’en revient pas, elle ne semble même pas apeurée, il y a une minute elle ne l’avait jamais vu, et là, elle lui prépare un café, comme si elle le connaissait depuis toujours.

- Tous ces bruits, toute cette fureur, ça ne vous effraie pas ?

- Avec du sucre le café ?

- Non, merci.

Elle lui apporte le café fumant, la jeune femme semble dans un autre monde. Ça n’est pas possible, ce calme, ce détachement, cette quiétude au milieu de l’enfer, songe Magnin.

Eugène commence à boire son café, une merveille, songe-t-il. Face à lui, Clotilde dénoue son chignon, sans quitter le soldat des yeux, puis lentement elle déboutonne sa robe, Magnin est stupéfait, elle accomplit ces gestes naturellement, sans provocation, pas comme une catin songe-t-il. Puis, sans se départir de son merveilleux sourire, elle lui tourne les talons et se dirige vers le fond de la pièce, ouvre une porte et entre, laissant l’ouverture béante.

Lentement, Eugène se lève et se dirige également vers le fond de la salle, pénètre dans la pièce.

C’est une chambre, Clotilde est allongée à demi-nue sur le lit, à terre un édredon tendu de satin rouge. Mangin s’approche, pose un genou sur le lit puis dépose un baiser sur les lèvres de la jeune femme…

Une bonne heure s’est écoulée depuis son départ, Eugène se rhabille en hâte, dépose un dernier baiser sur le sourire de Clotilde, puis retourne vers l’enfer, il doit impérativement rentrer avant la relève.

Tel un renard, il se retrouve à son poste. Anselme roupille toujours, doucement Eugène le secoue.

- Eh, La Marmotte, réveille-toi, ça va être la relève ! Si l’adjupète te voit roupiller, ça va chier pour ton matricule !

- Hein ? Ah, c’est toi, Quat’feuilles, j’dormais pas, t’sais… Juste un peu rêveur.

- Ouais, laisse tomber !

Un quart d’heure plus tard, c’est la relève assurée par "Riflette", un Breton, et "Pantruche", le titi de Belleville.

Le lendemain, cet obstiné de Nivelle ordonne un nouvel assaut, malgré les réticences des officiers et sous-officiers placés sous ses ordres, mais il la VEUT son immortalité, sa postérité, qu’importe les pauvres gars qui vont mourir…

Au coup de sifflet, les hommes apeurés, la trouille au ventre, escaladent à nouveau les échelles de bois et vont servir de cibles pour les boches.

On comptera cinquante-sept morts dans la tranchée de Quatre feuilles, morts pour rien, une fois de plus, une fois de trop.

Le soir, Eugène scrute en direction de la fermette. Rien, aucune lueur, la lune éclaire davantage, le ciel n’est pas voilé, il n’aperçoit même pas la ferme en silhouette, pourtant elle devrait se détacher sur le ciel un peu plus clair.

Pas d’assaut pour la journée du lendemain. Triste jour : Riflette a été évacué à l’arrière, une balle dans l’abdomen. Si avec beaucoup de chance il s'en tire, le front ce sera sans doute terminé pour lui… Pas sûr !

La nuit est noire. Eugène a pris son tour de garde. Plus loin, La Marmotte somnole, comme d’hab'. Eugène a escaladé les premiers barreaux de l’échelle, il regarde en direction de la maison et aperçoit la lueur. Son cœur fait un bond !

Un dernier regard sur son compagnon qui dort comme un bébé et, comme la dernière fois, Quatre feuilles, au prix d’une extrême prudence, parvient à la porte de la fermette.

TOC ! TOC ! Quelques secondes. La porte s’ouvre, la jeune femme apparaît, même chignon serrant ses cheveux blonds, même robe grise à col blanc, même sourire, ni étonnée ni apeurée, elle ne semble pas le reconnaître.

- Entrez, lui dit-elle

- Clotilde, tu ne me reconnais pas ? C’est moi Eugène… Enfin, il y a deux nuits, tous les deux, tu ne te souviens pas ?

Clotilde s’est approchée de la table, a tiré une chaise, la lui présente.

- Un café ? Interroge-t-elle.

Quatre feuilles est éberlué, tout se déroule de la même façon que précédemment.

- Avec du sucre le café ?

- Non, non, balbutie-t-il.

Elle lui apporte sa tasse, puis lentement défait son chignon impeccable, ses longs cheveux se déroulent…. Superbes, lentement elle commence à déboutonner sa robe, puis se dirige vers la chambre.

C’est surréaliste, pense Magnin. Comme un automate, il la suit, le désir est le plus fort, il l’aime, encore et encore, puis tout à coup, il se lève se rhabille à la hâte et regagne sa tranchée cinq minutes seulement avant la relève. Juste le temps de réveiller La Marmotte, la relève arrive.

Les deux jours suivant, rien. Chaque soir, Eugène est allé regarder par-dessus la tranchée. La journée, il s’abstient, se retient, lever la tête par-dessus les sacs de sable c’est trop risqué, il y a toujours un "Fritz" prêt à vous dégommer. Il n’a vu ni la maison, ni la lueur. Le troisième jour, encore un assaut, cinquante et un morts dans son secteur et on n’a pas avancé d’un pas, les Chleus sur leurs positions, les Françouses sur les leurs.

Enfin, le quatrième soir, Quatre feuilles aperçoit la lueur. Comme un fou, et au risque de se faire voir, il franchit rapidement la distance le séparant de son amour, il ne pense plus qu’à elle, il en est fou.

Il frappe. Clotilde lui ouvre. Comme la dernière fois, elle ne semble pas le reconnaître et le même scénario recommence.

La première étreinte passée, Eugène lui demande si elle le reconnaît, les grands yeux verts le regardent étonnés.

- Pourquoi, je devrais ?

Magnin est sidéré, elle ne le reconnait pas, alors il cesse de la questionner et ils refont l’amour.

De retour dans sa tranchée, Eugène se pose mille questions.

D’abord, le doublement du temps entre chaque apparition : un jour, deux jours, puis quatre jours,

Cette femme merveilleuse qui ne me reconnaît pas.

Et enfin toujours les mêmes gestes, le café, le chignon, puis les boutons de la robe.

Il lui revient en mémoire ce jour où, sur le foirail à Issoire, il avait vu un gramophone, une bien étrange machine munie d'un énorme pavillon en laiton, un rouleau fait de bakélite sur lequel reposait une aiguille, le tout actionné par un moteur à ressort, un peu comme une horloge.

L'homme qui présentait l'appareil avait longuement tourné la manivelle afin de bander le ressort, puis, après avoir posé délicatement l'aiguille sur le cylindre, il s'était légèrement reculé afin de s'amuser du regard ébahi des spectateurs. La chanson qui coulait du haut-parleur, c'était "la Madelon". Les paroles étaient inaudibles par moment, mais qu'importe !

Soudain se répétèrent les mêmes mots : vient nous serv... vient nous serv...vient nous serv....

Alors l'homme souleva légèrement l'aiguille puis la replaça un peu plus loin. Le rouleau est un peu rayé, formula-t-il en guise d'excuse.

Exactement comme le cylindre rayé, songea Eugène. Il repensa alors à la leçon que Monsieur Dambart son instituteur leur avait fait un jour :

- Prenez une feuille de papier, découpez deux bandes, collez les deux extrémités de l’une d’entre elles, puis prenez vos ciseaux et découpez cette bande par le milieu. Vous obtenez deux anneaux, n’est-ce-pas ?

- Oui M’sieur, avaient répondu le chœur des enfants.

- Maintenant, prenez l’autre bande de papier, faites lui faire un demi-tour, puis collez les deux extrémités, prenez vos ciseaux et découpez l’anneau en deux. Qu’obtenez-vous ?

- Un grand anneau, M’sieur !

- Voilà, vous avez réalisé une bande de MOBIUS ! Vous pouvez à nouveau couper cet anneau, vous obtiendrez encore un nouvel anneau deux fois plus grand, et ainsi de suite jusqu’à l’infini !

Eugène n’attendit pas huit jours pour retrouver Clotilde : au sixième jour, lors d’un nouvel assaut, il fut touché par un éclat de schrapnel, son bras droit emporté, envoyé à l’arrière pour être soigné, les soins furent très longs et, bien sûr, il ne retourna jamais en enfer. Le 11 novembre 1918 mit fin à l’un des plus grands carnages de l’histoire.

Des années plus tard, il se rendit près du lieu où se trouvait la fermette. Il n’y avait plus que des ruines et, quand il demanda aux gens du village le plus proche quand la ferme en question avait été touchée, on lui répondit :

- Ah, la ferme du Barthélémy et de la Clotilde ? Elle a brulé en 1912, la Clotilde a brûlée vive, surprise dans son sommeil, et le Barthélémy, on l’a retrouvé pendu… Le désespoir, M’sieur, le désespoir !

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240 241 242 243 244 245 246 247 248 249 250 251 252 253 254 255 256 257 258 259 260 261 262 263 264 265 266 267 268 269 >