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lundi 27 octobre 2008

Saoul-FifreVieux tromblons

Mon sommeil bouillant de rêves me souffle la forme d'une histoire dont l'introduction serait la rentrée dans un rond-point, le développement, quelques tours autour, et la chute, la sortie du rond-point.

Merde : le génial Raymond Devos l'a déjà écrite ! Dur d'être original. Bon il suffirait de ne pas avoir ce genre de mémoire et ça passerait comme une lettre à la poste, je suis sûr. Qui connaît encore ce vieux sketch ?

Ah bon, tout le monde ? Mais alors on fait comment pour avoir des vraiment nouvelles idées ? J'ai effectivement remarqué que la nouvelle génération, quand elle voulait faire du fric, se contentait de copier les vieux succès qui avaient fait leurs preuves. Et que je te filme des Astérix avec de gros moyens (et il en faut des figurants pour construire des pyramides à la main !). Des Superman (plus ringard, tu meurs), des King-kong (ça ne nous rajeunit pas).

Les créateurs qui arrivent sur le marché sont-ils à court d'idées ? On propose aux mômes de s'enthousiasmer aux "aventures" de Heidi (pincez-moi, je rêve), on ressort de la naphtaline Nicolas et Pimprenelle, pour renflouer Bouygues, le Marchand de sable et de béton, on exhume Pollux, Tom Sawyer, Sans famille, non vraiment, les jeunes, faudrait voir à vous secouer le neurone, vous n'avez vraiment rien de neuf à proposer ?

Oui bon, et à part Titeuf ?

Mais ne me faites pas dire que je n'aime pas les vieilleries. Simplement ils ne reprennent jamais celles qui me plaisent. Pour de mauvaises raisons d'enfant-roi et de valeurs de jeunesse éternelle et triomphante en vogue actuellement, j'attends sans vraie conviction qu'ils m'époussettent et re-propulsent sous les feux de la rampe mon héroïne préférée, âgée de 103 ans et toujours prête à traverser les murs :

__TARTINE MARIOL__

vendredi 24 octobre 2008

AndiamoLa fête à Pigalle

J'avais quinze ans quand, pour la première fois, je suis allé à la fête foraine de Pigalle.

Elle s'installait en automne et restait un bon moment, elle s'étirait de Pigalle à la place Clichy, en passant par Blanche (ligne 2, n'est-ce-pas Pousse-Manette) ?

Pour nous y rendre le dimanche, on empruntait le bus et le métro. Afin de ne pas payer les transports, on collectait auprès des voisins les cartes hebdomadaires.

Ces cartes étaient vendues pour la semaine, six jours (samedi inclus), une carte pour le bus, une autre pour le métro. Généralement, les gens ne travaillant pas le samedi avaient le droit (ou plutôt la tolérance) d'utiliser le jour vacant le dimanche.

Quelle aubaine ! Nous demandions - bien poliment, t'imagines ! - aux voisins que nous connaissions de nous donner leurs cartes, ce qu'ils faisaient volontiers. Ce coupon était en principe nominatif, mais personne ne le signait ! Et puis les contrôleurs n'étaient pas regardant, après tout, la carte avait été payée, non ?

Pour mécolle, pas de problème, j'allais à l'école dans Paris, donc j'étais pourvu.

On descendait à Pigalle, c'est là qu'elle commençait vraiment.

Magnifique, fabuleuse, époustouflante, pour un p'tit gars de banlieue qui n'avait vu jusque-là qu'un manège d'autos-tamponneuses, une chenille poussive et deux stands de tir miteux !

Et tout à coup ça "clinquait" (pas Français, m'en fiche), ça hurlait, vociférait, interpellait le chaland...

ROULEZ, ROULEZ, ROULEZ, de la vitesse, encore de la vitesse : en voiture la jeunesse !

Les loteries aux couleurs vives, une grande roue, avec les lots inscrits dans chaque secteur, le cliquetis de la lame de ressort qui tressaute à chaque passage de chacune des petites tiges métalliques, TRRRRRR... Encore un heureux, encore un veinard, il a gagné "un canard" !

La musique des manèges, tonitruante, elle vrille les tympans, il faut hurler pour s'entendre, tant pis pour le voisinage !

C'était Piaf, Ray Ventura, Luis Mariano, Bécaud ou Sydney Bechet, le rock n'était pas né... Pas encore.

La guimauve, rose, blanche, jaune, qui dégouline. D'un geste appliqué, la belle foraine, à l'aide d'une spatule en bois, remonte la pâte collante et la suspend au crochet chromé.

Les odeurs de caramel brûlé, près du chaudron à barbe à papa, la baguette agile récupère le sucre qui s'effiloche.

Je n'ai jamais su résister à la barbe à papa, c'est léger, "volatile", comme un gamin de quinze ans.

La mère exaspérée distribuant une torniole au gamin trépignant, gesticulant, hurlant, chandelle sous le pif, réclamant un tour supplémentaire du manège fabuleux, avec ses chevaux en carton pâte, harnachés comme pour la parade, montant et descendant au rythme effréné d'un accordéon musette.

Tout à coup, un attroupement... Approchez, doucement... Au milieu du cercle des badauds, un petit bonhomme, aussi haut que large, casquette crade, pull col roulé délavé en fin jersey, les muscles énormes qui saillent... Un gorille !

C'est Yves Laboulange, un des derniers bateleurs que j'aie connu, il était passé il y a fort longtemps, dans une émission que les moins de soixante ans ne peuvent pas connaître : 36 chandelles, présentée par Monsieur Jean Nohain.

Il est là Yves, il arpente calmement les trois mètres carrés de son tapis crasseux, posé à même le sol, il attend que la recette soit assez conséquente avant de "commencer l'travail", comme il dit.

Yves se tourne alternativement vers les quatre points cardinaux : au Nord, des radins... Au Sud, pas mieux... A l'Est, des pingres, du bout du pied, il repousse négligemment les tunes et les laranqués (pièces en alu de 5 et 2 francs, des anciens francs, que dalle quoi) ! Il ne garde que les pièces jaunes, 10 et 20 francs anciens, pas un seul bifton, tu penses !

Puis, pivotant encore d'un quart de tour, il déclare regardant les badauds un à un : "à l'Ouest, rien de nouveau" !

Quand sa tirelire est suffisamment remplie, il commence "le travail", d'abord un poids de vingt kilos soulevé "à la coiffe", c'est à dire qu'il prend le poids en forme de tronc de pyramide, le coiffant de sa large pogne, la paume posée sur le sommet, et le soulève ! Essayez, vous verrez, la partie la plus étroite étant vers le haut, ça ne demande qu'à glisser.

Ensuite, il soulève le même "à la pince", c'est à dire qu'ayant saisi le petit rebord situé dans le haut du poids, entre le pouce et l'index, d'un mouvement de bascule vers son avant-bras, il lève les vingt kilos. La prise n'est qu'un bord de fonte de 8 millimètres de large par 5 ou 6 millimètres de profondeur. Essayez là aussi, mais écartez vos pieds d'abord ! Ses pognes ? Des machines à broyer !

Yves Laboulange, ça n'est pas le grand Zampano de "la strada", mais ça lui ressemble !

Les stands des "curiosités" : Zouzou, la femme la plus grosse du monde, quatre cents livres au bas mot !

Jacky : l'enfant-singe de Bornéo (vous avez remarqué : tous ces êtres, étaient toujours originaires de contrées exotiques, pas de Hénin-Liétard, ou de Boue-sur-Vase, non, non des régions sub-tropicales UNIQUEMENT) !

Ça n'est pas un homme, ça n'est pas une bête, c'est Jacky, l'enfant-singe de Bornéo, recueilli alors qu'il n'avait que sept ans environ... etc.

Plus loin, c'est Odette, la femme à deux têtes ! Ou encore Madame Suzy, qui présente des pinces en lieu de mains !

Nous n'allions pas voir ce genre d'attraction, ça m'aurait mis mal à l'aise, ces pauvres gens exposés à une curiosité malsaine.

Après le train-fantôme, les chenilles, cages à écureuils, autos-tamponneuses rutilantes, chromes éblouissants sous les projecteurs, ça me changeait des bagnoles plutôt minables de mes fêtes drancéennes ! Au détour d'un stand de tir, repérable à distance grâce ou à cause de l'odeur de poudre, voici...

Voici : le ring JACKSON !

Sur l'estrade, dominant la foule, alignés en rang d'oignons, un lutteur, un boxeur, un catcheur, et un judoka.

Le père Jackson, mégaphone en main, invective la foule, cherchant un "audacieux" qui osera relever le gant, qui défiera ses champions !

Il y a toujours dans la foule rassemblée devant le stand, un type ou deux qui lèvent la main.

Bravo Monsieur, c'est courageux, de combattre le champion de Belgique et des environs.

Bien sûr, c'est un "baron", un comparse, mais il n'empêche que pour une somme raisonnable, on assiste à un véritable combat de catch ou autre, qui dure un quart d'heure au bas mot.

J'ai connu il y a... fort longtemps, dans une petite boîte de Bagnolet (ne la cherchez pas, rasée, laminée, la boîte, la rue avec, en lieu et place, l'échangeur de Bagnolet) un garçon qui avait travaillé pour le ring Jackson, ce copain avait été catcheur.

Il nous racontait qu'il effectuait six à sept combats journaliers et, bien que ce soit un comparse contre lequel il combattait, c'était épuisant.

Quand nos poches étaient vides, ce qui était assez vite fait étant donné qu'au départ elles n'étaient pas bien pleines, on flânait encore, nous saturant les mirettes de ces néons multicolores, du vermillon des pommes d'amour et du rose bonbon de la guimauve.

On tardait à rentrer, les effluves de vanille, noix de coco, gaufres, nougats et caramels, nous retenaient encore un moment dans ce lieu magique.

Enfin on reprenait le métro, faisant le chemin en sens inverse, les musiques des manèges tournaient dans nos têtes : la belle de Cadix, la vie en rose, Davy Crockett.

C'étaient nos musiques, le cha cha cha venait d'éclore, les Beatles jouaient aux billes dans la banlieue de Liverpool, Bill Haley n'était pas encore une comète, Paul Anka chantait pour ses copains et le King répétait ses déhanchements.

mercredi 22 octobre 2008

Tant-BourrinTrou noir

Edouard était posé là, à ne rien faire sinon tourner des pensées molles dans son esprit, doucement bercé par le flot soporifique de la radio que Pélagie avait allumée dans la cuisine.

Le chapelet de nouvelles plus ou moins tragiques égrené par le journaliste le laissait totalement de marbre. Il ne se sentait nullement concerné par ces conflits armés, ces scandales financiers, ces faits divers sordides : tout cela relevait d'une humanité - ou plutôt d'une inhumanité - dont il ne faisait clairement pas partie, dont il ne voulait pas faire partie.

Pourtant, ce jour-là, une information le tira de sa torpeur cotonneuse : il y était question de la mise en service prochaine d'un immense accélérateur de particules à la frontière franco-suisse.

Entendons-nous bien : ce n'est pas la performance scientifique que cela représentait qui fit quasiment sursauter Edouard - la chose lui était relativement indifférente - mais plutôt les craintes formulées par deux scientifiques selon lesquelles - le journaliste en pouffa presque - celle-ci pourrait générer un trou noir qui engloutirait la planète.

La fin du monde était donc peut-être pour les heures qui allaient suivre. Edouard sentit un frisson froid qui le parcourait.

Indifférente à tout cela, Pélagie continuait à vaquer dans la cuisine. Beati paupere spiritu et toutes ces sortes de choses... Avait-elle seulement mesuré la portée de ce qui venait d'être dit ?

Le flash d'actualité achevé, la radio crachotait maintenant une chansonnette d'amour insipide. Le décalage entre celle-ci et le tragique de la situation était tel qu'il ne put s'empêcher de songer à l'orchestre continuant à jouer sur le Titanic s'enfonçant dans les flots.

Non. Il ne fallait pas céder à la panique. Le journaliste l'avait bien claironné : la communauté scientifique avait conclu que le risque de créer un tel trou noir mondophage était nul. Les deux scientifiques étaient des charlots qui trouvaient là l'occasion d'avoir leur quart d'heure de gloire à peu de frais.

Et pourtant...

Edouard était si tendu qu'il sursauta quand Pélagie éternua.

Il en sourit intérieurement. "Du calme, garçon ! Ce n'est pas encore la fin du monde !"

Peu à peu, il se raisonna et retrouva finalement un semblant de calme. Quel ballot il avait été de céder à la panique ! Oui, assurément, les scientifiques du CERN savaient ce qu'ils faisaient, ils ne mettraient pas leur propre vie en jeu s'il y avait le moindre risq...

Edouard se raidit subitement.
Il entendit.
Il vit.
Il pâlit.

Là, face à lui et qui se rapprochait, il y avait... quelque chose.
Affreux.
Enorme.
Monstrueux.

Un trou noir.

Edouard se sentit happé, soulevé de terre et rapidement englouti par la chose. Dans une indicible horreur, il sentit tout son être se noyer, se dissoudre, être littéralement absorbé jusqu'au néant absolu dans les ténèbres et dans une odeur soufrée qui lui semblait préfigurer l'enfer.

C'est ainsi, un jour que Pélagie se sentait grippée et qu'elle avait voulu se soigner, que mourut Edouard le suppositoire.

lundi 20 octobre 2008

Saoul-FifreAgrégateurs

C'est calune qui m'avait sorti que dans le mot égrégore on trouvait grégaire. Et dans grégaire, on trouve Greg, le génial créateur d'Achille Talon, que certains confondent avec Greg le millionnaire. Et hop, aurait dit Achille, avec sa mauvaise foi coutumière, mais on trouve aussi agrégé, agrégation, chant grégorien, la soie grège, agrégats et leur étymologie venant du grec troupeau. Le grec est-il particulièrement suiveur ? Le portugais l'envisage, chez qui grec se dit "grégo".

Je pense qu'au contraire de son étymologie, un agrégateur est un outil extraordinaire permettant d'exercer sa liberté de choix dans le monde des blogs, et de gagner énormément de ce temps si précieux, je sais pas vous, mais la vie est bien courte.

Et pourtant, on ne peut nier un frein répandu à son utilisation. Il y a les blogs qui ne proposent carrément pas de flux RSS ou Atom (les 2 formats principaux). Peut-être sont-ils simplement aussi doués que moi en informatique et là je reconnais volontiers que si Tant-Bourrin ne s'occupait pas de la tuyauterie, nous aurions tous les pieds dans l'eau et vous attendriez encore un moment vos flux chéris.

Ces blogs-là, y'en a pas beaucoup, et heureusement pour eux.

Par contre, nombreux sont ceux qui ne nous offrent pas le flux "commentaires", Byalpel s'en plaignait, il me semble. Et pourtant, un blog, c'est aussi des lecteurs. Il peut très bien rester inerte au niveau billet et abriter un débat particulièrement passionnant que l'on va rater si l'on ne reçoit que le flux "billet" ? Sauf incapacité technique - je me souviens de Matthieu à qui je faisais cette remarque, et qui m'avait demandé "Comment on fait ?", et qui, dans son nouveau blog les a installés - de nombreux blogs ne les installent pas. Chacun doit avoir ses raisons particulières, mais le fait est là : dans mon agrégateur, assez obèse, je trouve, si j'exclus les taciturnes actuels, je n'ai que 5 blogs actifs qui nous proposent aussi de nous tenir au courant des réactions de leurs lecteurs. Il s'agit de Pousse-manette de Nat.point G de Finis Africae de freefounette et de l'Amusoire .

Chez ceux nous offrant le flux "billet", il sévit une autre mode : nous sommes prévenus de la sortie du billet, mais seul le début de ce billet nous est fourni. Pour le lire, il nous faut impérativement aller sur le blog, même si aucune idée de commentaire ne nous vient à l'esprit pour le moment. C'est le cas de quasiment tous ceux que je lis, Sophie détenant le pompon car ne nous communiquant plus, depuis sa célébrité, que LE TITRE de son billet, et Romook nous faisant profiter d'une combinaison originale "extraits des commentaires et des billets".

Le but de la manœuvre est évident : augmenter le trafic de son blog, car les recherches des agrégateurs ne sont pas comptabilisées dans les statistiques. Mais il ne s'agit bien entendu que d'une augmentation virtuelle de visites. Ce système ne fait pas venir de visiteurs supplémentaires, juste il les compte, il fait du chiffre, il permettra par exemple de négocier avec son annonceur. Cas de Soph'. J'insiste sur elle, dont j'apprécie beaucoup le talent et que je remercie de nous mettre à disposition gratuitement ses strips hilarants, car elle s'est donné beaucoup de mal récemment pour nous inscrire à sa news letter. Un débat musclé s'en était trouvé lancé entre les tenants des "fils RSS" et ceux prenant parti pour "Les malheurs de Sophie".

Les hébergeurs de blogs semblent à la base de cette guérilla. Ils configurent par défaut cette politique anti-flux sur des interfaces de blogs qu'ils fournissent clefs en mains. Il doit être possible de contourner cette volonté, mais c'est complexe, il faut s'y connaître, coller là où il faut des bouts de codes, et tout ça pour peut-être se faire taper sur les doigts, il est plus sage d'accepter le pack tel qu'il nous est refilé, ne pas chercher à rajouter des choix iconoclastes dans les menus déroulants et ne pas faire de trous dans la tapisserie.

Je ne remercierai jamais assez Tant-Bourrin de nous avoir construit grâce à Dotclear ce pur blog sans pub, sans censure (pour le moment) et sans souci de célébrité. L'autre jour, je suis tombé sur un site qui relayait la plupart de nos billets, sans jamais nous en avoir parlé. Grand bien leur fasse ! On se retrouve dans des listes de blogs, classés, hiérarchisés, gagnant ou perdant des places selon les votes de lecteurs inconnus. Nous ne nous y sommes jamais inscrit, nous n'avons jamais rien demandé à personne.

Tous les communautarismes me gonflent, mais j'aime bien cet esprit de famille qui plane sur Blogbo. Surtout si des gens différents, de milieux différents, ne pensant pas pareil, arrivent à échanger, à écouter des critiques sans se sentir aussitôt agressés, des plaisanteries sans crier au meurtre... Soyons bien conscients que Blogbo aurait explosé depuis longtemps si Tant-Bourrin se vexait à chaque fois que je le traitais de "rond-de-cuir gratte-papier" ? Il me crache un "bousier coprophage !" et on passe au sujet suivant...

Résumons, si c'est possible, ce billet qui se veut didactique :

Martine , oublie "le joli calendrier à damiers de Blogborygmes", il est probable que sa belle régularité a vécu et je conseille donc à tous ceux qui venaient systématiquement, en confiance, de s'installer un bel agrégateur. Cette page peut vous y aider.

Par contre, pour vous aider à faire en sorte que vos flux rss nous proposent billets complets et commentaires complets, mon niveau ne me le permet pas. Chaque plate-forme est un cas particulier. J'ai vu que Over-blog s'y met petit à petit. Faut aller sur les forums, chercher sur Google, ya ce gars qui donne des explications.

Ou bien trouvez-vous votre gourou ou gouroute informatique, c'est le conseil N° 1 quand on achète un ordi !

vendredi 17 octobre 2008

AndiamoLe logiciel

Je vois fleurir sur les blogs, des trucs bluffants ! Des logiciels destinés à retoucher, ou à métamorphoser des photos.

Du genre : je prends n' importe quelle photo merdique, et j'en fais un chef-d'oeuvre ! (je m'en sers itou, mais pour moi, point de chef-d'oeuvre !)

Messieurs Doisneau, Lartigue, Cartier-Bresson, Charbonnier, ou Hamilton, pour n'en citer que quelques uns, seraient bien surpris, eux qui s'emm...aient à chercher le meilleur angle, le meilleur éclairage. Je t'en fous, aujourd'hui : un clique ou deux (ne soyons pas chiens) et voilà, les calbombes s'allument, l'oeil de lapin Russe disparaît.

Ou comme dans le vers de Edmond Rostand : Chantecler.

Tu prends un arbre obscur, et tu "l'apothéoses".

Et bien Mesdames et Messieurs, j'ai trouvé dans ma grande surface préférée (je ne la citerai pas, car ça ne me rapporterait pas UN ROND).

Donc, j'ai trouvé au rayon "articles d'écoliers" (pardon étudiants, y faut causer correct), j'ai trouvé, disais-je, un logiciel de dessin !

Mais si ! Vous commencez à me connaître, le doyen de Blogbo ne s'amuserait pas à balancer n'importe quelle connerie ou fausse nouvelle dans son blog préféré... Meuh non !

Ce petit logiciel d'un prix très abordable : 2 pour un Euro ! Tient dans la main, tient dans la main.

Dans ma très grande magnanimité, je vous ai croqué cette petite merveille.

Le mode d'emploi, me direz-vous ? Facile : tenir fermement le logiciel de la main droite ou gauche, c'est selon (structure ergonomique, parfaitement adaptée aux gauchers, comme aux droitiers), avec la main libre glisser une feuille de papier à dessin (140 Grs minimum) sous le graveur, puis laisser courir votre main au gré de son humeur et de sa fantaisie.

En cas de dérapage, un effaceur est prévu, placé à l'opposé du graveur, on l'appelle gomme ou rub-out, selon le pays.

Il est possible toutefois qu'au début vous maîtrisiez assez mal l'objet : pas de panique !

Cent fois sur le métier... gna, gna, gna, gna. Et ça viendra, à condition de ne pas changer de main !

Je me suis livré à une petite démonstration, restons modeste : au début ça n'a pas été terrible, mais au fur et à mesure, les dessins se sont améliorés !

Comme quoi il ne faut JAMAIS désespérer. Persévérez, car sans le travail, un don n'est rien qu'une sale manie !


Premier essai

Ah, comme c'est décevant ! Trop d'ombres, pas assez pur ! Retrouver le primitif qui sommeille en chacun de nous.

Un portrait ou deux, juste pour une nouvelle tentative... Ne PAS se décourager, surtout.


Deuxième essai

Ça ne s'arrange pas ! Décidément pas terrible leur putain de logiciel, pourtant j'ai fait tout ça qu'on m'a dit : relaxe, souple, laisser courir la main, ne pas "étrangler" le logiciel, le laisser agir à sa guise.

Si j'essayais à nouveau ? Aller vers la simplicité, le naïf, un peu de couleurs peut-être ? Pourquoi pas ?


Troisième essai

C'est mieux, mais il faut persévérer, revenir à la simplicité, pas du Messonnier, La peinture "pompier" ça non !

De la ligne claire, aller à l'essentiel, L'ESSENTIEL, voilà, oublier les fioritures...


Quatrième essai

Mais ça fonctionne ! Il me semble que je vais parvenir (enfin) à retrouver l'art primitif, le cri primal.

Encore un petit effort, ne pas se décourager, on y croit, vas-y l'ancien !


Cinquième essai

Hein ? Qu'est-ce que je vous disais ?

Ah ! Comme je suis heureux, mais je devrais pouvoir faire mieux encore, le dépouillement, la virginité, non pas le "bleu Klein", je ne sais pas ce que vous en pensez, mais à mon humble avis : quelle fumisterie ! ça me fait penser à ce conte pour enfants, "l'habit neuf du Roi".

Le costumier du Roi, entreprend de confectionner un nouvel habit pour son souverain, mais il ne fait strictement RIEN, et persuade le monarque qu'il porte un vêtement fabuleux !

Ce dernier le croit, et persuade sa Cour, les courtisans admirent la parure Royale, fayotage oblige !

Le Roi enfin entreprend de traverser la ville paré de son habit neuf ! La foule en délire s'extasie, applaudit, admirant la Royale parure.

Seul un benêt, remarque que le monarque est nu comme un ver !

Parce que, tout de même, il me semble que le bleuet de Klein, ça n'est pas le "bleu de Chartres" (ni le bleu d'Auvergne aurait ajouté S-F).

Il était très tard, mais je m'y suis remis tout de même, et là après des efforts considérables : j'ai ENFIN obtenu ce que je recherchais !


Sixième essai : la récompense !

J'étais vraiment faraud, d'avoir fait autant de bon travail, ma ténacité enfin récompensée ! Vous avez vu ? Ça MAAARCHE ! Je vous le conseille vivement.

Un peu fatigué, je me suis assoupi sur mon chef-d'oeuvre, logiciel en main.

Quand tout à coup un froid glacial m'a réveillé, il était un peu plus de deux heures du matin, et là devant mes yeux horrifiés en plein milieu de la feuille sur laquelle je m'étais assoupi, il y avait ceçi :

Ça fait peur non ?

Alors j'ai balancé le logiciel par-dessus mon épaule (gauche) sans regarder où il tombait.

Si vous le trouvez : NE LE RAMASSEZ PAS !

mercredi 15 octobre 2008

Tant-BourrinL'action Blogborygmes dans la tourmente

BOURRINVILLE (agence Rôteurs) La tourmente qui embrase la sphère financière semble avoir trouvé son point d'orgue hier avec l'incroyable effondrement de l'action Blogborygmes S.A. Inc. Ltd, valeur phare du Caque-Hareng, à la Blogbourse de Bourrinville.

La séance avait pourtant bien commencé pour le titre puisque, malgré une ouverture à près de 143 euros, en légère baisse par rapport à la veille, le cours était durant la première heure de cotation brièvement repassé dans le vert. Cette légère embellie devait toutefois se révéler n'être qu'un court répit pour une valeur fortement malmenée sur les marchés depuis des mois, en dépit d'un rating AAA+ maintenu contre vents et marée par l'agence de notation financière Tant & Boorrin's.

L'action devait en effet sévèrement dévisser de près de 50% peu avant 10 heures à l'annonce des résultats trimestriels calamiteux du département "diversification & produits dérivés" du groupe : les ventes de Blogbodents ont diminué de 50% (un tube vendu contre deux le trimestre précédent), la gamme de patchs a dû être retirée en urgence du marché après un quatrième décès d'utilisateur, la gamme "Blogbo beauty" est exsangue après la disparition de son principal fournisseur et les nettoyants pour WC "eau marron" semblent stagner en eaux troubles.

Les traders devaient toutefois retrouver un semblant de calme durant les dernières heures de la matinée après un communiqué officiel de la Direction de Blogborygmes S.A. Inc. Ltd annonçant qu'un second tube de Blogbodents venait in extremis d'être vendu à un inconnu vêtu d'un grand imperméable au col relevé et portant des lunettes noires, assurant ainsi la stabilité du volume des ventes trimestrielles.

L'action devait même retrouver un semblant d'attrait peu après midi avec l'information selon laquelle la Banque Root intégrait Blogborygmes S.A. Inc. Ltd dans sa focus list et confirmait son opinion de surperformance avec un objectif de cours de 350 euros.

L'euphorie des traders fut hélas de courte durée puisque dès 12h15 la Banque Root opposa un démenti formel à la dépêche précédente, précisant qu'elle émanait d'un membre indélicat de son service de nettoyage, un certain Hippocrate K. Nasson, proche parent d'un membre fondateur du groupe Blogborygmes S.A. Inc. Ltd, et qu'il y avait là manifestement une tentative frauduleuse de manipulation du marché.

De façon quasi concomitante, un communiqué de la Commission des opérations de bourse (COB) annonçait le lancement d'une procédure d'enquête à l'encontre de l'agence de notation financière Tant & Boorrin's après que l'on eût découvert que l'un des membres fondateurs du groupe Blogborygmes S.A. Inc. Ltd dirigeait également l'agence de notation susnommée et aurait selon certaines sources abusé de cette double casquette.

Le cours de Blogborygmes S.A. Inc. Ltd s'effondrait alors rapidement de plus de 65% pour tester la barre des 40 euros.

Hélas pour des traders de plus en plus tétanisés, l'annonce faite peu après de l'arrestation et de la mise en examen de Tant-Bourrin, co-Président de Blogborygmes S.A. Inc. Ltd, n'était pas de nature à les rassurer. Celle-ci a au contraire consolidé le trend inexorablement baissier de l'action, qui devait alors enfoncer successivement les barres des 40, des 30 puis des 20 euros.

Les analystes financiers, déjà soumis à rude épreuve dans cette affaire, durent s'arracher les cheveux en fin de journée avec un flux quasi continu de d'informations particulièrement négatives pour la santé du titre : révélations de Manou sur les pratiques de gouvernance douteuses de Tant-Bourrin et de Saoul-Fifre, les deux co-fondateurs de Blogborygmes S.A. Inc. Ltd ; rumeurs autour d'une diminution de la périodicité des publications bloguesques du groupe ; révélations d'Andiamo sur l'exploitation de personnes du troisième âge ayant dépassé l'âge légal de la retraite pour la préparation de billets ; découverte de données manifestement maquillées dans business plan à cinq ans afin de dissimuler l'extrême fragilité du modèle industriel de Blogborygmes S.A. Inc Ltd ; etc.

Dans un marché totalement déboussolé, l'action perdait alors en fin de séance le peu de valeur qui lui restait pour clôturer à 2,36 euros, en baisse de près de 99% sur la journée. Et encore le titre doit-il sa survie à de mystérieux ordres d'achat en provenance de Bourrinville qui ont évité un effondrement complet du titre.

Interviewé à sa sortie de garde à vue, Tant-Bourrin s'est déclaré confiant sur les capacités de son groupe à rebondir et a indiqué que le placement sous la protection de la loi sur les faillites n'était pas une option envisagée par Blogborygmes S.A. Inc. Ltd, invitant "actionnaires, clients, lecteurs et salariés à garder une foi inébranlable dans l'avenir du groupe".

A l'issue de cette déclaration, faite à l'aéroport de Bourrinville, M. Tant-Bourrin a pris place dans un vol à destination des Bahamas.

© 2008 Agence Rôteurs Limited

dimanche 12 octobre 2008

Saoul-FifrePan dans le mille

Mille billets. Le premier a été mis en ligne le 16 Mai 2005. C'est Tant-Bourrin qui en a le plus publié : 381 ! Même pendant ses congés, il continuait à ramer sur la galère Blogbo en grommelant : "Saoulaud de fainéant de Saoul-Fifre...". Aujourd'hui, c'est son tour, alors à tout saigneur, toute horreur, MÔssieur Tant-Bourrin :


Autant annoncer tout de suite la couleur : je ne suis pas très doué pour les cérémonies d'autocélébration, fut-ce pour l'anniversaire du blog, le centième billet ou le millième, comme c'est le cas aujourd'hui. Et puis, très honnêtement, les chiffres ronds ne m'ont jamais fait fantasmer plus que cela, j'aime autant les chiffres sobres, et je trouve 783 ou 1126 tout aussi remarquables que ce bête 1000. Mais bon, on va dire que c'est un exercice imposé...

Comme je n'ai pas envie de vous faire 36.15 Ma-vie, je vais juste raconter cette période écoulée au travers de quelques-uns de mes billets...

Mon premier : celui qu'on oublie jamais. Ma toute première leçon de vie. Finalement, tout était là dedans, j'aurais dû m'en tenir là et ne plus rien écrire après.

Le plus profond : celui-là, il venait de loin, je l'ai écrit avec mes tripes. Ça doit être un des billets les plus courts postés sur Blogbo.

Le plus cité : régulièrement, ce billet tout en tendresse reçoit des visiteurs parce qu'il a été cité sur un forum quelconque. Mais je ne parle que de mes billets : celui-ci de Manou fait carrément péter le compteur et soulève l'enthousiasme des visiteurs malgré tous les démentis apportés dans les commentaires. Quand on voit ce qu'ils gobent, m'étonne pas que la théorie du complot fasse ses choux gras sur la toile, tiens !

Le plus fondateur : le début de la saga. Encore 1294 épisodes et vous connaîtrez la fin !

Les plus intimes: ceux dans lesquels j'ai un peu tombé le masque de canasson. Je me sens tout chose de me relire, tiens !

Le plus ambitieux : hélas, peu de temps après, il fallut déchanter.

Celui avec le plus d'effets spéciaux : j'ai dû me coltiner le contenu d'une broyeuse à papier à la maison pour faire la photo de la perruque !

Le plus ambigû : celui-là, personne n'avait vraiment compris de quoi je parlais ! :~)

Celui dont je suis le plus fier : je sais, ça casse un peu l'ambiance. Mais putain, je m'étais arraché pour l'écrire, celui-là...

Celui dont je suis aussi le plus fier : rien que parce que Tant-Bourrine a été prise d'un fou rire inextinguible en le lisant et que ça, ça vaut tout l'or du monde ! :~)

Le plus emmerdant à écrire : le prochain billet, toujours le prochain billet, parce qu'il n'est pas encore écrit, celui-là !

Voilà pour l'exercice d'autocélébration égocentrique qui ne serait pas complet si je ne tressais pas des lauriers à mes co-blogueurs et leur ENORME talent d'écriture. Merci encore pour tout, hein ! :~)

Et rendez-vous maintenant au billet 2000, c'est à dire, compte tenu de mon état d'usure... à jamais ! :~)



M'zelle Kesskadie, elle nous a bien dépanné cet été. On était tout contents de cette cousine québécoise si joviale, si nature, qui savait si bien se moquer d'elle même, qui venait nous donner des leçons d'humour sur notre propre terrain. Elle nous a écrit des textes hilarants à la mitraillette, et puis hop, la fille du blizzard a repris le train pour Sainte-Adèle. La vie continue et une de ses cartes postales vient de traverser l'Atlantique Nord :


Blogbo, c'est mon Waterloo. Napoléon a été exilé dans une île, j'ai plus ou moins de chances, je suis dans mon Québec colonial. Vous êtes juste trop forts. J'ai rarement vu un tel échange étincellant entre blogueurs et lecteurs. Je n'en suis pas encore remise. Chapeau pour cette belle complicité, cette intelligence, ces répliques ciselées et coupantes. Que du plaisir à ne pas vous saisir!



Calune, la commentatrice qui commente plus vite que son ombre, nous avait fait le cadeau déjà d'une parodie, ça nous avait fait rougir, ben elle remet ça, on commence à avoir le visage légèrement en feu. Une bassine pleine de glaçons, s'il vous plaît ?

D'autant plus que, cette fois-ci, elle s'est mise devant le microphone, ainsi que son ami Billy pour une version masculine. Pour entendre les nouveaux Stone et Charden, il suffit de lancer les deux players en même temps !


Sur une idée de Chou-Soufifrounet, librement adapté de Ma gueule , de Johnny (à la vérité, quand Chou-SF m'a suggéré : t'as qu'à parodier "Ma gueule qu'est-ce qu'elle a ma gueule" de jauni, après un moment de profonde perplexité, j'ai cherché sur google... qui ne connaissait manifestement pas plus que moi le "jauni" en question. :-| Heureusement que le Chou m'a ensuite envoyé des liens vidéo et audio, histoire de réparer cette inculture crasse !)


Quoi Google ? - par Calune

(Téléchargeable directement ici)


Quoi Google ? - par Billy

(Téléchargeable directement ici)


    Quoi, google ?
    Qu'est-ce qu'il a google ?
    Comment ça il t'plaît pas ?
    Il ne te revient pas ?
    Ben moi j'ai tapé "Rezvani"
    Et je suis tombée sur blogbo
    La premièr' page m'a suffi
    Je me suis retrouvée accro

    Quoi, google ?
    Qu'est-ce qu'il a google ?
    Si tu veux t'égayer
    Viens chez ces allumés
    Dés qu'tu lis tu es déjà cuit
    Aussitôt tu y passes la nuit
    Blogbo est entré dans ta vie
    Et tout ça grâce à Rezvani

    Quoi, google ?
    Mais qu'est-ce qu'il a google ?
    Quoi, google ?
    Qu'est-ce qu'il a google ?

    Quoi, google ?
    Qu'est-ce qu'il a google ?
    Oui ils ont une grande gueule
    Mais ils sont pas bégueules
    Ils te mijotent de ces bijoux
    On n'en finit plus d'rigoler
    Et tout ça pour même pas un clou
    La sécu d'vrait les rembourser

    Quoi, google ?
    Qu'est-ce qu'il a google ?
    Sous leur super-bannière
    Ils n'ont pas de barrières
    Ils ne mégottent pas sur le nombre
    D'heures passées à y travailler
    Et le résultat est une bombe
    Blogbo vous allez adorer

    Quoi, google ?
    Mais qu'est-ce qu'il a google ?
    Quoi, google ?
    Qu'est-ce qu'il a google ?

    Quoi, google ?
    Qu'est-ce qu'il a google ?
    Mêm' si c'est pas charnel
    C'est quand même essentiel
    C'est pas comme les sites interniais
    Qui donnent l'impression d'êtr' tout seul
    Blogborygmes c'est le blog parfait
    Et j'dois bien remercier google...



Epictete, philosophe toulousain contemporain (1956-....), nous a longtemps fait l'honneur de venir instiller sur Blogbo ses maximes d'inspiration mi-extrème-orientale, mi-haute-ariégeoise. "''Où y'a du Zen, y'a du plaisir''", sa devise préférée, l'accompagne dans ses visites de cimetières dont l'ambiance dédiée au repos l'aide à supporter le stress inhérent à la vie. D'ailleurs, la simple hypothèse qu'il pourrait exister une vie éternelle après le décès le replonge dans des états nerveux avec secousses et tremblements incontrôlables. Photographier des tombes lui permet de retrouver la sérénité ;-)

Plus sérieusement, Epictete demande juste le droit de se recueillir AUSSI sur Internet.


Tombe de Pierre MARIGNAC
12 Septembre 1860 22 Octobre 1880 TOULOUSE

La neige a fondu.
La forêt respire à nouveau.
Le soleil se réfléchit dans le bassin......
Une fois de plus.



Cassandre, c'est aussi une chouette rencontre, sa plume rapide et sûre se met au service du regard acéré qu'elle lance sur les travers de notre société. Mais elle réserve sa profonde bonté aux nombreux rapports humains virtuels ou non qu'elle a su tisser avec ses commentateurs.


Il était une fois, un blog. Le mien ...

Je ne connaissais pas trop cet univers, au mieux je m'en sers comme journal (parfois intime, mais je diversifie !! ^^"), et puis, de fil en aiguille, ou de clic en clic devrais-je dire, j'ai atterri sur le site de Blogborygmes. A l'époque, il n'y avait que Tant-Bourrin et Saoul-Fifre... comme ça semble loin tout ça !

Impossible de dire quel billet j'ai lu en premier, ça remonte à trop longtemps, quelque part entre fin 2006 et début 2007... je me souviens que le Saoul-Fifre s'était blessé à la main mais que cela ne l'empêchait pas de continuer d'écrire les billets que j'attendais tant.

Puis, il y a eu Manou et ses photos, ses recettes...

Puis il y a eu des écrivains doués de passage, comme des guest-stars qui nous faisaient quelques merveilles.

Andiamo et ses histoires mais surtout sa façon de nous raconter comment c'était "avant".

Mamz'elle Kessadie avec son franc parler et son parler franc (comment ça c'est pareil ? ;-) )

Lorent aussi et ses billets caustiques... surtout celui du 31 décembre 2007 ... bah oui, celui-là, j'm'en souviens.

Et puis allez savoir pourquoi comment, un jour, c'est moi qui ai été invitée avec un de mes vieux poèmes et Andiamo l'a illustré (si je vous dis que je garde très précieusement toutes les illustrations dans un répertoire caché sur mon disque, vous me croirez ?)...

Blogbo, c'est tout ces gens qui ont mis l'écriture au service de la rigolade, du sérieux parfois, des voyages aussi de temps en temps... bref, ils savent nous divertir avec les mots et les mots leur rendent bien, et nos maux ? On les oublie.

En tout cas moi, mon fil RSS, je le surveille pour voir arriver un nouvel article... pas vous ? ;-)



Manou, je ne me souviens plus comment je suis arrivé sur son blog (disparu de la toile, hélas), Tant-Bourrin, sans doute, c'est toujours lui qui me refilait les bonnes adresses, mais je suis resté scotché. C'était le temple de la sincérité, de la poésie, de l'émotion, et ces mots ne sont pas dans ma bouche des mots-valises, des mots-creux. Manou "c'est mon Noël, c'est mon Amérique à moi", Brel m'a enlevé le vers de la bouche. Quand elle a accepté de nous rejoindre, j'ai fait des sauts de cabri


Je me souviens avoir échangé avec Tee Bee sur ce que le blog lui apportait. Tee Bee, tu m’arrêtes si je déforme tes propos, mais je crois bien que tu m’as dit n’avoir jamais écrit autant et aussi régulièrement.

Cette forme de discipline m’a marquée.

Comme les contacts. Toutes les personnes que j’ai rencontrées par l’intermédiaire de Blogborygmes, toutes sans exception, m’ont beaucoup apporté. Pas seulement en filets garnis ou autres recettes soufiennes.

Je rejoins Françoise qui a vraiment le chic pour les formules : le virtuel oui, mais vive le visuel !

Grâce à Blogborygmes j’ai découvert ma vocation : l’élaboration de recettes inégalables. Il ne se passe pas un jour sans que les malheureux partageant mon toit ne s’étonnent de la couleur changeante des murs de la cuisine. Et je dois à Soufi de savoir comment malmener jusqu’aux limites une sauteuse en fonte.

And last but not least, la gloire. Depuis Blogborygmes, je signe des autographes, je dédicace, je tourne des spots publicitaires pour Destop, Le Trèfle ou Canard WC. Il m’est impossible de sortir de chez moi sans lunettes noires. Sinon les enfants pleurent et les pigeons m’assaillent.

Merci mille fois, Blogborygmes !



Lorent, je me souviens, c'était le commentateur le plus doué de chez Abcisse. Abcisse étant THE blog, sans conteste. Si je n'en lis plus qu'un, ce sera le sien. Lorent est drôle, fin, cultivé, un jour il dut dans un commentaire faire une allusion au fait qu'il habitait dans le Sud et je lui écrivis pour lui proposer la botte, enfin, une place dans la dream team. Il a amené du sang frais, nous a raconté ses beaux voyages, il a le regard percutant. On lui garde sa place au chaud.


Pour avoir pris une fort modeste part à l'aventure blogbo, je suis bien placé pour dire que putain, 1000 billets, c'est pas rien, non !

J'avais commencé comme tout le monde, de lien en lien, je lisais un bon paquet de blogs, plus ou moins assiduement pour beaucoup, tous les jours pour quelques uns.

En tombant sur blogbo j'ai mis un moment à mettre le puzzle en ordre. Les blogs à plusieurs étant une rareté, je me demandais chaque jour quel était le lien qui pouvait réunir un Saoul-Fifre, un Tant-Bourrin et une Manou. Surtout que les sujets abordés n'étaient pas riches en indices. J'imaginais un truc pour se marrer en famille, en quoi je me trompais, pas pour la marrade, ça c'est une réussite partagée par le public.

Blogbo en fait c'est juste des amis, mais des vrais amis, toujours prêts à faire une place à un commentateur, et pas regardants sur les délais de livraison des textes :)

J'ai ces derniers temps pas l'inspiration au zénith et c'est un euphémisme, je n'en suis que plus admiratif pour ce 1000ème billet, et j'espère que ce n'est qu'un début !

Longue vie aux blogbo boys, and girls :)



Andiamo va vous le conter, mais c'est vrai que notre rencontre s'est produite sur un malentendu, presque sur une engueulo, vite calmée. Aujourd'hui, on a vraiment l'impression qu'il est avec nous depuis le début. Il nous raconte un temps que les moins de... Hhhum..., il a un coup de crayon d'enfer et un sens de la narration époustouflant ! Merci.


Comment j'ai raté le brevet sportif, mais connu BLOGBORYGMES !

C'était le 12 août 2007, je cherchais les paroles de "Lili Gribouille".

Google m'a connecté sur un article de notre cher Saoul-Fifre, rappelant qui était Serge Rezvani.

S'en est suivi un dialogue avec S-F par commentaires interposés.

Puis, chaque jour, je suis allé sur le site, lire les billets concoctés par Manou, Saoul-Fifre, Tant-Bourrin (je le croyais éleveur, avec un pseudo pareil !) et Lorent.

Le ton des billets était d'excellente qualité, la gaudriole n'en était pas exclue, en un mot j'étais séduit ! D'autant que je suis un mec facile.

Et puis un jour j'ai mis un commentaire sur le très bon billet de Tant-Bourrin : Pour maigrir faites de l'Aveyron

Mon commentaire a sans doute plu à Saoul-Fifre, puisqu'il a rajouté, je cite : "si c'est pas malheureux de gacher un commentaire alors qu'il aurait pu faire un si beau billet !"

Propulsé par une commentatrice, j'ai été mis en rapport avec les "blogboteurs", et leur ai soumis : Le moulin rouge

C'était le 30 octobre 2007, un an déjà ! Un an seulement, il me semble que j'ai toujours connu Blogborygmes, bizarre, bizarre.

La suite vous la connaissez.

Ce dont je me doutais, et qui s'est avéré exact : scribouiller (en ce qui me concerne) une histoire ou deux, ça va, mais durer....

Chapeau aux fondateurs, mille billets, nom de Dieu, ça n'a pas dû être facile tous les jours, et mille mercis à eux de m'avoir si gentiment accueilli.

Ma quête : être à la hauteur de leurs billets... Pas fastoche !

Mille bisous aux commentatrices, mille mercis aux autres.



Bof est un de nos billetistes de choc. C'est à dire qu'il a un choc à chaque fois qu'il tombe sur une de ses productions publiées sur Blogbo vu qu'il ne se souvient pas du tout nous avoir accordé une quelconque autorisation pour ce faire. Notre chance étant qu'à certaines heures apéritives, il trouve tout à fait normal de se découvrir des trous de mémoire. Cette fois-ci, c'est de bon cœur et avec tendresse qu'il a répondu à notre appel :


Blogborygmes a été pour moi un immense progrès. Limousin de l'Est, comme il me plait à dire, je n'ai pas acheté d'ordinateur avant que mon entreprise, suivant une recommandation ou une loi d'un homme politique, dont honte à moi, j'ai oublié le nom - pourtant fût-il béni - ne m'en donnât un tout neuf. La vulgarisation gratuite était en marche. On installa la bête dans une pièce tournée au nord et pas chauffée. Nous n'avions pas d'abonnement internet, bref, nous bricolions, restant sourds aux demandes des enfants qui exigeaient le net.

Les jeunes finirent par gagner et internet arriva dans la chaumière glaciale. Un jour de fin d'été, ce monstre de SF passa nous voir et nous annonça : "on fait un blog avec le Parisien". Un quoi ?

Alors il nous expliqua, bien gentiment, bien posément. Un blog avec des pseudonymes et tout ça, gna gna gni, gna gna gna. J'étais parcouru de frissons, moi qui écrivais de temps en temps des trucs et des machins dans des petits journaux locaux (ça me fait penser d'ailleurs à une histoire de vers de terre) en les signant de mon nom et de mon prénom.

J'hésitai longtemps à aller visiter la chose. Pendant ce temps, Anne s'y était mise. Mais la température baissait et elle prenait des gants pour taper sur le clavier. Des gants de laine d'abord, puis, quand je me mis à visiter Blogborygmes, des gants de boxe pour taper sur le clavier et sur moi ensuite, moi qui devenais accro et réclamais un court passage de temps en temps. Oui, j'étais un homme battu.

A force de discussions, on finit par installer l'engin dans une pièce plus hospitalière, tournée au sud et chauffée plus régulièrement. Anne vendit un bon prix ses gants de boxe sur Ebay, je ne suis plus battu, et je peux faire la sieste dans une pièce tiède à côté de notre ordinateur, prêt à bondir mettre un commentaire.

Non, vraiment, quel progrès pour moi, Blogborygmes.

Et puis même des fois il y a des gens qui m'ont dit un petit mot, pas le posteur de billet du jour, non, un commentateur. Au fait, elle devient quoi, la Mamascha ?

D'autres fois, je me suis fait piéger. "Bon, Bof, fais-moi un compte rendu de tel truc, que je sois au courant" me demandaient, je croyais innocemment, SF ou Margotte.

Mais c'est le blogborisque, j'en suis maintenant parfaitement conscient.

Allez, courage, les blogbos, vous avez mis dans le mille.



La poule a sa place dans ce billet, si ce n'est par nos collaborations musicales, Plus jamais ça, le récent Café du pauvre, au moins et plus encore par le talent qu'elle a de dynamiser les commentaires en lançant des débats sur des sujets brûlants difficiles à traiter avec consensualité. Nettement plus drôle que des ho et des ha d'adulation systématique.

Pour ce millième opus, nous avons donc remis ça. La poule à la voix et à la guitare sèche, et votre serviteur aux paroles, sur Desde La paz he venido une chanson du folklore bolivien. Prise par le temps, elle vous offre cette version simple et belle, mais il est prévu una version completa, con Kéna, charango, percusiones y todo le con de manon, si vous êtes sages.


Blogborythmo - par la Poule

(Téléchargeable directement ici)

    Blogborythmo

    Ce mur entre nous et la vie
    Ecran-miroir de nos survies
    Jipegs, élan inassouvi

    Touche effleurée du bout du doigt
    Echange abois contre pourquois
    Recherche amour mais sans émoi

    Siffler en travaillant
    Bosser en souriant
    Comm' les coups de poing sur la tête
    Ça fait du bien quand ça s'arrête
    Et nous fuyons sur internet

    Surfer en provoquant
    Choquer en commentant
    Plane un air d'une autre planète
    Un air vicié plus ou moins net
    Où des pip'lets pètent leur gazette

    Avec un blog, on communique
    On niqu' les com's des trolls sadiques
    On mouill' sa plum' de soud' caustique
    On laisse aux autr's l'auto-critique

    Ce mur entre nous et la vie
    Ecran-miroir de nos survies
    Jipegs, élan inassouvi

    Touche effleurée du bout du doigt
    Echange abois contre pourquois
    Recherche amour mais sans émoi

    Siffler en travaillant
    Bosser en souriant
    Comm' les coups de poing sur la tête
    Ça fait du bien quand ça s'arrête
    Et nous fuyons sur internet

    Surfer en provoquant
    Choquer en commentant
    Plane un air d'une autre planète
    Un air vicié plus ou moins net
    Où des pip'lets pètent leur gazette

    Un blog est un' bull' de savon
    Elle explos' quand nous écrivons
    Ce torrent sourd que nous bavons
    Roule nos égos, nos sermons.

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