Blogborygmes

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dimanche 11 décembre 2005

Tant-BourrinAllais, les verts (et les autres couleurs)

Saoul-Fifre se plaignait récemment dans un billet de ce que les pauvres bouseux provinciaux comme lui ne pouvaient pas bénéficier d'une offre culturelle aussi abondante que celle proposée aux Parisiens, notamment en matière d'expositions.

Eh bien, puisque Saoul-Fifre ne peut venir à la Culture, j'ai donc décidé, dans ma grande générosité, de faire venir la Culture à Saoul-Fifre et à tous les blogueurs du monde entier, en réunissant dans ce billet les oeuvres d'un artiste-peintre trop méconnu : Alphonse Allais.

Oh, bien sûr, Alphonse Allais, ce nom ne vous est pas inconnu : vous connaissez l'humoriste, le faiseur de bon mots, de petites phrases passées par dizaines à la postérité, mais que reste-t-il aujourd'hui de son oeuvre picturale dans la mémoire collective ? Peu de chose hélas, sinon le premier tableau de la galerie que je vous propose de visiter, le seul à avoir acquis une certaine renommée, même si, hélas, on en ignore généralement l'auteur.

Alors, n'hésitez pas : je vous propose une petite visite de l'oeuvre d'Alphonse Allais, peintre... Suivez le guide !

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samedi 10 décembre 2005

Saoul-FifreCes parigots... z'ont du pot !

Ouais, les belles choses, c'est jamais pour la province. Bon, d'un autre côté, c'est la première fois que ces tableaux viennent ici en France. Et ils ont un siècle ! Alors, évidemment, c'est à Paris... Faut pas rêver. Enfin, les concernés, les têtes de veaux, des fois ils y vont même pas. Si c'est pas de l'injustice immanente, ça ? C'est dégueulasse.

Ceux qui veulent, ils ont tous les renseignements pratiques sur ce lien

Si vous avez besoin d'être un peu motivés, il y a des blogueurs qui y sont déjà allés et qui ont publié un compte-rendu. Ils ont pas eu l'air de trouver ça trop nul, mais je les trouve quand même blasés. C'est des parisiens. Ils ont les yeux usés par trop de beauté. Ou alors, il n'est bon bec que de Paris, et ces tableaux viennent de Vienne ? Ou bien il est de bon ton de tout critiquer ?

Le billet de Mattoo

celui de Yann

et celui d'Alex et Greg

Parce que, merde, une expo de Klimt, Schiele, Moser, Kokoschka, ça évite quand même de faire le voyage de Vienne, et pour 10 €, on a la crème de la peinture, les précurseurs, les modernes, les déjantés. Chacun ses goûts, mais on rajoute quelques autres morts, Bacon, Chagall, Fini, Dali, et bien sûr Vannes guogues, on a une belle brochette de génies à croquer impérativement si on passe à côté, non ?

Allez-y, bande de veinards à la vie trépidante, stressée et polluée q:^)

vendredi 9 décembre 2005

Tant-BourrinLa Baleine

Autant prendre les devants : j'ai honte de ce billet, honte de ce qui va suivre...

Car voilà : me trouvant, pour cause de travail débordant et donc de manque de temps, à court de matière pour alimenter ce blog, j'en ai été réduit à fouiller dans mes vieux écrits. Et puisque vous avez apprécié mes précédentes parodies, j'en ai exhumé une autre, mais... hem... comment dire... je crains que mon image n'en sorte pas grandie auprès de nos chères lectrices. Car ce texte est légèrement irrévérencieux pour une pute spécialiste des placements boursiers et politiquement peu correct.

Pour ma défense, je dirai simplement que quand je l'ai écrit, il y a quelques années, j'avais un personnage caricatural à la Dubout en tête, et j'ai donc tâché de forcer le trait. Et puis je n'imaginais pas que je tomberais un jour si bas que j'en serais réduit à publier cette parodie sur un blog !

Bon, allez, foin des avertissements, allons-y... Vous pouvez au préalable vous remémorer le texte original de la chanson ici.

Et maintenant, musique !

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jeudi 8 décembre 2005

Saoul-FifreTous les liens mènent à Ron

Je sais pas ce qu'il a, Ron, mais ses 2 derniers billets sont vraiment violents. Alors, je vous conseille celui-ci , qui est mignon tout plein, à lire de préférence avant un repas, en guise d'apéro, ou bien celui-là , gentil aussi, élégant, smart... Cerise sur le gâteau, ça finit mal, ce qui devrait ravir notre Maréchal.

Tb et moi aimons beaucoup Ron, qui écrit super bien, qui a toujours des histoires passionnantes et du matériau stocké d'avance. La qualité + la quantité, quoi. Ce blog, par la richesse de ses sujets, la multiplicité et l'originalité des anecdotes, appelle beaucoup de questions. Ron, qui en a pris conscience, a demandé à ses lecteurs de lui demander tout ce qu'ils aimeraient savoir. C'est un peu les 20 révélations, mais à la demande. Les réponses sont et elles sont tout à fait intéressantes.

Moi aussi, j'aurais une question, Ron : dans quel bas-fond existentiel te vautres-tu en ce moment, pour nous vomir coup sur coup deux billets aussi gore que dégueus ?

mercredi 7 décembre 2005

Tant-BourrinFessons ce que devons !

Internet, c'est très beau
Oui, mais pas d'illusion :
Sans contact, pas question
De trip sado-maso !

Moralité : Comme on s'fesse au lit, on se touche

mardi 6 décembre 2005

Saoul-FifreScout toujours...

... loin !

Comme ma menace de préavis de 46 jours de grève, si on me titillait sur le scoutisme, n'a pas impressionné pour un sou Matthieu , je me décide à crever l'abcès. D'autant qu'il en remet une couche le lendemain en nous révélant qu'enfiler un uniforme vide automatiquement le cerveau. Si Procrastin voulait bien nous apporter ses lumières sur ce problème de robinets mâtiné de vases communicants, il serait le bienvenu qB^)

Je considère la jeunesse comme un âge à part, rempli d'incomplétude. Qu'on adopte les opinions de ses parents ou qu'on prenne l'exact contre-pied de leurs idées, le processus est le même : on se positionne par rapport à d'autres, et on n'exprime pas quelque chose qui vient de soi. L'indépendance d'esprit, l'humour, le maniement d'idées abstraites ou d'opinions politiques demande "de l'âge" et s'apprend même avec assez de difficultés. Certains adultes n'y arriveront jamais. Alors des enfants...?

Quand j'ai débarqué à Bordeaux de mon Périguo, où notre plus proche voisin habitait à 1 km 5, j'étais un petit sauvage, solitaire, qui lisait beaucoup et qui crapahutait dans les bois le reste du temps. Nous étions une famille de catholiques pratiquants, nous connaissions nos "répons" par cœur, j'ai été enfant de chœur et j'ai fréquenté le milieu des aumôneries jusqu'à environ 17 ans. Tout ça était un peu brumeux dans ma tête, je ne me rappelle pas avoir jamais eu une vraie foi, il s'agissait plutôt de liens sociaux... Mais à 14 ans, quand je me suis retrouvé dans une grande ville sans connaître personne, aller aux scouts m'a semblé la continuité logique de ce que j'étais. C'était une activité "Nature" qui me permettait de sortir de la ville, j'y ai appris à camper, ce qui m'a beaucoup servi par la suite, on construisait des ponts, des tables, on faisait des jeux de pistes nocturnes (j'adore la nuit et j'ai un bon sens de l'orientation). On faisait la cuisine, on raccommodait nos vêtements, on menait une vie saine et active, c'était sûrement mieux pour nous que de rester "tenir les murs" dans la cité...

La "chemise rouge" des pionniers ne me plaisait pas beaucoup c'est vrai, mais on ne la mettait que pour les réunions et les cérémonies. Pendant les week-ends ou les camps, où nous nous salissions beaucoup, nous ne la mettions pas. Déjà à l'époque, le mouvement des scouts de France en avait un vieux coup dans l'aile au niveau orthodoxie Badenpowellienne. On ne parlait plus de BA et les chefs ne la ramenaient pas avec la morale et les grands principes. Il nous restait les feux de camps et les chansons d'Hugues Aufray. Très sincèrement, je n'ai jamais eu l'impression d'être dans un mouvement militarisé. On disait que les scouts d'Europe étaient plus fascistes, mais je n'en sais rien. Il y avait quelques rites de renforcement d'appartenance, comme le lever du drapeau scout, mais j'ai plus tard porté des banderoles rouges ou noires, ça relève du même désir de ne pas être seul. Ceux qui pensent que l'Anarchie, c'est de faire ce qu'on veut sans tenir compte des autres, n'ont pas tout compris. Il y faut le sens de l'auto discipline, de l'intérêt commun, de la rigueur et du respect. Tout celà s'apprend.

Avec l'âge, je me suis complètement débarrassé de ce besoin d'appartenir à un groupe, mais je suppose qu'à l'adolescence, on est moins sûr de soi (je venais de perdre mon père), et que ce passage est presque obligé ? À la même époque, j'ai fait du bénévolat avec Frères des hommes, qui est une petite association d'aide au Tiers-monde très honnête, très efficace en profondeur car basée sur le principe "je t'apprends à pêcher plutôt que te donner du poisson...".

Quand à cette chemise rouge scoute, ce fut mon dernier contact corporel avec ce qui était indubitablement un uniforme. N'ayant pas été réformé, mais successivement objecteur de conscience, insoumis et militant non-violent, je n'ai plus eu à me coltiner sur le dos ce genre de signe extérieur de forteresse... De mon âge, nous ne sommes pas si nombreux que ça.

lundi 5 décembre 2005

Tant-BourrinLa très aventureuse vie du Chevalier de Tant-Bourrin et de son écuyer Saoul-Fifre (Chapitre IV)

(lecture préalable des chapitres I, II et surtout III conseillée)

Où le Chevalier de Tant-Bourrin se sent un peu raide aux entournures

XIIIème siècle après Jésus-Christ - Quelque part dans le Royaume de France

L'étrange cortège cheminait inlassablement sur les routes qui poudroyaient sans fin, sauf à la mauvaise saison où elles se contentaient de bousoyer.

En tête chevauchait le fier et preux Chevalier Hippobert Canasson de Tant-Bourrin, dit le Chevalier aux longues jambes depuis que son écuyer lui avait dégotté une armure déstructurée aux jambières bien trop longues. Chevauchant (ou plutôt bourriquant miteusement) quelques coudées en retrait, ledit écuyer, mieux connu sous le sobriquet de Saoul-Fifre, lui faisait escorte. Et, virevoltant par dizaines en une épaisse nuée, de grosses mouchasses bleutées faisaient escorte à Saoul-Fifre.

Or donc - vous commencez à connaître le refrain - le Chevalier de Tant-Bourrin se languissait de l'inaction. Lui qui ne rêvait que de dragons terrassés, de brigands pourfendus, de tyrans embrochés et de veuves secourues n'avait pas eu beaucoup d'occasion de passer du rêve à la réalité depuis qu'il avait entrepris son errance justicière.

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