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lundi 12 juin 2006

Tant-BourrinMy little car blues

...ou "les bleus de ma p’tite voiture"
(un texte de chanson écrit il y a quelques années, après l'agonie de ma vieille Super5)


Voilà qu'je roule
Depuis cent bornes
Quand tout à coup
Un truc m'chiffonne

Ma p’tite voiture
A des ratés
Oh ouais, c'est sûr,
Ça sent l'pâté...

Je m'arrêt' chez un garagiste
Sûr, il va me réparer ça
Il ouvr' le capot, crie "en piste !",
Mais v'là qu'il s’fend la poire en trois !

J'ai les cardans cariés
Quelqu'un a fumé mes joints
La batt'rie est en danger
Et on a rongé mon frein

Dans le vase d'expansion
Y'a un bouquet de lilas
Du mou dans la direction
Et ça attire les chats

Toutes les bougies ont fondu
L'delco a mal à la tête
Y'a même un vieux rat poilu
Qui joue "la bielle et la bête"

L'débrayage est en grève
Pour c'qui est d'redémarrer
Ça m'renvoie aux calandr's grecques
J’ai plus qu'l'essieu pour pleurer

Ma p'tite voiture
Est toute cassée
Oh ça, c’est dur
A encaisser

Et d'voir ce type
C'gros garagiste
Qui s'fend la pipe
Ça m'rend tout triste

J'essuie une larme 'vec ma raclette
Je me mouche dans la peau d'chamois
Bon sang, qu'je dois avoir l'air bête
Mais c'tait ma p'tite voiture à moi

Voilà pourquoi j'chante ce soir
Le blues de my little car

dimanche 11 juin 2006

Saoul-FifreJuste un peu d'avance à l'allumage

Désolé, les poteaux : aujourd'hui (enfin : demain), je suis à Bordeaux, donc pas de billet.

Ce truc, là, de les dater à l'avance, ça m'a jamais plu, ça fait pas naturel et vous savez que je suis un mec très "in naturalibus" ? On a été invité au cinquantenaire d'une de mes amies de lycée. Je me rappelle, on disait : ça c'est des "seins qu'ont des nerfs", et puis voilà... C'est fou, je fréquente plus que des quinquagénères ? Mais d'où ça vient, çà ? Enfin, c'est une bonne idée, qu'il a eu son mari de nous inviter. En plus il s'y connaît super bien en vins, c'est rarement dégueu. C'est une fête-surprise !!! Elle sait pas du tout qu'elle va retrouver toute la joyeuse équipe, j'espère qu'elle a pas de faiblesses cardiaques ? C'est qu'à nos âges, il faut faire attention. Finalement, il est complètement ouf, son Jules, elle a toujours été émotive, il veut s'en débarrasser, ou quoi ? Mais je vais pas laisser faire ça, je veux pas être complice, je vais lui téléphoner pour la prévenir, moi ! Non mais...

Ça commence bien, je trouve. Dès la veille. Et j'ai encore rien bu. Ça nous promet une petite soirée sympa, tranquille... Ho et puis, merde, ils me connaissent, ils me prendront comme je suis, comme ils ont l'habitude que je sois, et puis marre... Je leur ferai la Macaréna "nage libre", la danse des connards "c'est çui qui se sent visé qui l'est" et puis voilà... Il parait qu'il va y avoir la famille. Quelle idée d'inviter la famille ? Ha ben ils vont pas être déçus ! On va faire connaissance... Je leur montrerai des photos de l'époque. Ça aime bien regarder des vieilles photos, la famille. Quoique... celles-là, c'est pas sûr ? Mais vraiment quelle idée ! Sa mère... Pourvu qu'elle me reconnaisse pas ! J'ai bien changé, ça devrait passer. Et puis, j'étais pas le pire ? Si ça dégénère, je lui filerai l'Etienne dans les pattes, à la madre.

On devrait bien s'amuser. Mais alors, la SMCfesse, c'est des malades qui font les horaires ! Des horreurs, oui ? Pour respecter les heures qu'on nous a dit, le gars du guichet m'a trouvé un gentil programme :

Départ Miramas : 7.32
Arrivée Arles : 7.56
Départ Arles : 9.50
Arrivée Tarascon (con) : 10.10
Départ Tarascon : 10 24
Arrivée Montpellier : 11.17
Départ Montpellier : 11.35
Arrivée Toulouse : 14.04
Départ Toulouse : 16.26
Arrivée Bordeaux : 18.28

Coooooool !

samedi 10 juin 2006

Tant-BourrinPour qui sonne le gras ?

Le gros sumotori, pour gagner en bedaine,
Chaque jour se nourrit d'un lot de bouts de gras,
Et là, il vient chercher ses lots pour deux semaines.
Distribue-les lui, Paul, car je n'ai que deux bras !



Moralité :
Alloue quatorze lots d'lipides, Paul...


vendredi 9 juin 2006

Saoul-FifreLe glas des glaçons sonne

Il y a 20 ans, quand je suis arrivé dans ce lieu de villégiature privilégié de Monsieur le Soleil et de sa femme la chaleur accablante, les figuiers de Barbarie étaient déjà là. Et ils avaient approximativement la même tronche. Mais ils ne se reproduisaient pas : pas une fleur, pas un fruit, jamais... Le soleil plombait, certes, mais les degrés cumulés étaient insuffisants pour initialiser une floraison. À 5 kilomètres d'ici, je connaissais des figuiers de Barbarie qui arrivaient à produire des fruits. Ils étaient installés plein Sud, accrochés courageusement au flanc d'une falaise de calcaire gris qui emmagasinait et concentrait la chaleur, et permettait la fructification. Pas le murissement. Mais chez nous, nib de queude.

Et puis depuis 5 ans, ils se sont mis à exhiber leurs organes sexuels, à rameuter des insectes pour leurs orgies fécondatrices. Vous le savez, que les fleurs sont belles et habillées de couleurs chatoyantes pour attirer les insectes pollinisateurs et se faire tripoter la corolle ? Vous le saviez, vous l'avez remarqué, que les filles rougissent quand on leur offre des fleurs ? Des images crues de gros bourdons poilus leur frottant les étamines dans le but avoué de leur saupoudrer le pistil de saccades brumeuses de pollen leur reviennent en mémoire. Souvenirs primaires enfouis, lovés dans des replis secrets, de mouvements reptiliens, de boutons épanouis ou de moiteurs d'algues... Waaaa, comme il fait chaud, tout d'un coup... Et vite, vite, elles prennent le bouquet, enfouissent le nez dedans, et lui trempent la queue dans l'eau froide !

Oui, il fait de plus en plus chaud en Provence. Le réchauffement climatique nous vient des bovins qui rotent et des bactéries méthanogènes des rizières (encore un coup des vaches chinoises). Cette année, l'été a pris ses quartiers chez nous il y a 2 mois. C'est la première fois que je vois un mois d'Avril et de Mai secs : Mai est la période de la 1ère coupe de foin, et quand on mouille du foin, on s'en souvient, car un foin mouillé est invendable. Moi je vous le dis : en Mai, il pleut. Si c'est pas au début, c'est à la fin. Ben, ça y est, ce genre de principe fait désormais partie des vieilles lunes de radoteurs. Autour de chez nous, l'herbe est jaune, morte comme si on était en juillet. Il va falloir que je songe à me reconvertir. Alors ya les figuiers de Barbarie qui ont l'air de bien venir et de se porter comme un charme. Ça sent la niche commerciale à grosses marges , ça...

La figa de ta ouèla, oui ? Comme on disait là-bas... La chatte à ta grand-mère... Oui, c'est exact : nos insultes étaient vraiment très vulgaires.

Faut dire qu'il faisait chaud.

jeudi 8 juin 2006

Tant-BourrinEtain

Dix ans déjà, jour pour jour, qui ont passé plus vite qu'un rêve.

Dix ans déjà, jour pour jour, depuis cette chaude journée de juin 1996.

Dix ans déjà, jour pour jour, que nous avons dit "oui" devant Monsieur l'Ajoint au Maire.

Dix ans déjà, jour pour jour, que tu as demandé une "bouillabaisse de boulet" au restau, lapsus linguae particulièrement à propos et qui fit rire tout le monde.

Dix ans déjà, jour pour jour, mais notre amour à plus de 18 ans : il est majeur maintenant et entre dans la force de l'âge.

Dix ans déjà, jour pour jour, et je nous souhaite un bon anniversaire de mariage, ma Tant-Bourrine !

PS : c'est fou comme Tant-Bourriquet te ressemble ! :~)

mercredi 7 juin 2006

Tant-BourrinBalconfiteor

Quand nous avons acheté notre appartement il y a un an et demi, l'ancien propriétaire nous a fait un cadeau royal : il nous a laissé deux bambous et un rosier en pot sur le balcon.

Je l'en avais chaudement remercié pour la forme, tout en me disant in petto : "tu parles d'un cadeau". Car, premièrement, je n'ai pas la main verte, et deuxièmement, ça me gave profondément d'avoir à consacrer ne serait-ce qu'un pouillème de mon temps à entretenir de sales plantes même pas capables de dire merci en récompense des efforts qu'on fait pour elles.

Mais, bof, j'ai laissé les pots sur le balcon vivre leur belle vie, consentant tout au plus dans mes jours de grande bonté à leur donner un vague coup de flotte. Ceci me permit d'ailleurs de mieux comprendre la générosité du vendeur : les pots à accumulation d'eau étaient fuyards. Pas moyens donc de donner aux plantes leur ration d'eau pour une quinzaine de jours d'une seule traite, il eût fallu les arroser petitement jour après jour pour les désaltérer et leur conserver la vie sauve. Très peu pour moi !

Bref, le jardinier était aux abonnés absents, le rosier était malingre et les bambous immenses et jaunâtres. Bref, c'était la cours des miracles sur le balcon.

Au printemps dernier, le rosier donna trois ou quatre roses (c'est d'ailleurs à cette occasion que je compris que c'était un rosier) et, quelques mois plus tard, les bambous donnèrent des quintaux de feuilles jaunies sur le balcon (c'est à cette occasion que je décidai de m'en débarrasser).

Une fois la place laissée enfin nette par ces $*µ%# de bambous, j'en rachetai d'autres, mais artificiels cette fois-ci : de splendides imitations en bambou séché et en plastique ne nécessitant ni arrosage, ni ramassage de feuilles (ne vous inquiétez pas du bruit que vous entendez, c'est juste le Souf' qui est en train de s'étrangler devant son écran).

A cette occasion, le rosier biscornu échappa de peu à la mort : après avoir beaucoup hésité, nous décidâmes de le conserver en l'état, surtout par flemme d'avoir à descendre le pot. Mais comme ce $*µ%# de rosier avait entre-temps donné des ramifications folles dans tous les sens, je les coupais à ras n'importe comment, à coups de ciseaux rageurs (je n'allais quand même pas investir dans des sécateurs pour ça !), sans me soucier ne serait-ce qu'une seconde de savoir si c'était ou non l'époque de la taille des rosiers. Il m'emmerdait, je vous dis !

Et puis voilà, l'hiver, interminable est passé là-dessus... et voilà ce que l'on a découvert l'autre jour sur notre balcon !


Y'a pas à dire, c'est beau la nature !


C'est beau, et c'est pas rancunier !

mardi 6 juin 2006

Saoul-FifreComptines pour adultes (5)

Manou avait réagi à ma dernière comptine en disant : "Avec Frère Jacques, ça doit être possible aussi, tiens :)". Sur le moment, je m'étais dit "Bizarre, ça lui a peut-être évoqué quelque chose ?", enfin je m'y suis mis, j'adore travailler sur commande, mais si vous voulez essayer, ne vous gênez surtout pas !

Orgiaques, orgiaques
Mélez-vous, mélez-vous
Sautez les mâtines, sautez les mâtines
Et les dindons ! Et les dindons !!

Frêles chattes, frêles chattes
Lâchez-vous, lâchez-vous
Soyez libertines, soyez libertines
Et donc dingues, et donc dingues...

Et puis l'indispensable version sado-maso :

Paires de claques, paires de claques
Fessez-vous, fessez-vous
Sifflez, les badines, sifflez, les badines
Zdine, zwing, dzong... zdine, zwing, dzong !

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