Blogborygmes

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 22 août 2006

Tant-BourrinLes roseaux de la colère

Harry, furieux, pleure et crie comme un crocodile :
On a tout arraché, las, dans sa roselière !
Mais il en est certain : ça ne peut être que Gilles
Car il l'a vu roder dans le coin, tout seul, hier.


Les roseaux, ça me fait marais !


Moralité :
Harry vagit : "Gilles a nos roseaux !"

lundi 21 août 2006

Saoul-FifreT'aimes les lits mous, Jo ?

Ya Bof...etc qui tous les ans nous régale avec ses trois jeux de mots sur des villages du Limousin. Alors il y a :

Nexon, des mecs qui en ont La blague, qui fait allusion à la pub de Connexion, commence à dater un peu. Il y a aussi :

L'air de Rihac rend con (Rihac-Rancon). Pas mal, et puis :

Les durs d'oreille (d'Aureil). Ha celle-là, on s'en lasse pas, mais je me disais in petto pour moi-même depuis un moment que ses copains du "Point du jour", son bar de prédilection au nom si évocateur de retour au foyer aux premières lueurs de l'aube, ses copains, donc, ne devaient même plus lever un sourcil poli en les entendant et qu'il serait temps de lui renouveler son stock.

Alors, que ce soit bien clair : je n'affirme pas que les miennes valent les siennes, c'est juste histoire d'en sortir des nouvelles, de relancer la consommation pour redonner le sourire à Thierry Breton, et que Jeannot reremplisse les verres pendant que toute la joyeuse bande s'esclaffera... Ils ne sont pas difficiles.

Fais l'thym (Felletin), ça rapporte...
T'es con, faut l'an (Confolens), c'est long...
Et puis le plant ne vit qu'entier (Neuvic-Entier)...

Tu l'as bu, d'ja ? (Bugeat)
Hey Jo, il bout, l'œuf ? (Eyjeaux, Eybouleuf)
Tu l'as bu, d'ja, l'œuf ? (Bujaleuf)
Non ? Hé, mou, t'y es ! (Eymoutiers)

Vos seins germent, hein, les belles ? (Saint-Germain-les-belles)
Quand tu lui voyais les seins, tu riais (Saint Yrieix)
Faut dire que les dunlops à l'Estelle (Dun-le-Palestel)
Ses obus sont de beaux monts, c'est sûr ! (Aubusson, Beaumont)

Ha, c'est des gens "sioux" ! (Gentioux)

samedi 19 août 2006

Tant-BourrinLes aventures rocambolesques et rocailleuses d'Isidore le galet

Avant-propos :

Après neuf épisodes de la très aventureuse vie du Chevalier de Tant-Bourrin et de son écuyer Saoul-Fifre, j'ai jugé qu'il était temps pour moi de me renouveler un petit peu et de créer un nouveau héros récurrent.

Voici donc en première mondiale le premier épisode des aventures rocambolesques et rocailleuses d'Isidore le galet.

Lire la suite

vendredi 18 août 2006

Saoul-FifreLimoges-Carnet

Ho, un tout petit Limoges-Carnet, puisque nous n'étions que 5 blogueurs, en comptant ma fille et mon fils qui ont chacun le leur. Et 7, si on rajoute les 2 commentateurs Anne et Bof...etc. Oui, Twig et Twigos sont gentiment venus nous voir sur notre lieu habituel de villégiature estivale. Ils ont fait plus de 600 bornes pour reluquer nos tronches ? Ha, ils ont pas été déçus du voyage ! Non, ça c'est super bien passé, ils sont adorables et Twig n'a qu'un défaut : elle n'aime pas le mouton ! Comment peut-on ne pas craquer pour un tendre gigot de jeune agnelet de pré-salé bien doré tout piqué de sa toison d'aulx ? Moi qui imaginais Manuela draguant son Loîc en le suppliant : "Dessine-moi un mouton..." ? Encore un mythe qui s'écroule.

Ils n'étaient que tous les deux, mais pas les mains vides, ho que non ! Suite à une sombre histoire de concours truqués où nous nous étions échangés les bonnes réponses avec Twig (résumé romancé car c'est bien plus compliqué que ça), Loîc m'avait mailé de choisir un des dessins de son blog, ce qui m'avait fait sauter comme un cabri tout autour de la pièce, à cheval sur un balai, pendant 10 minutes. J'avais choisi celui-ci : La fille au loup . Hé ben j'ai eu l'original, sur papier déchiré de son carnet à spirales. Plus des tirages numérotés ! Voilà ce que ça donne sur le mur. Vous pouvez zieuter, mais pas trop longtemps, hein ? Vous allez me les user, bande de respecte-rien. Ça jette, hein ?

Loïc, je me répète, je radote, mais merci encore, hein ? Je biche comme un pou, nom d'un petit Franquin !!!

jeudi 17 août 2006

Tant-BourrinReprise du boulot hier...

Cadeau de bienvenue pour mon retour au bureau...


Pfffffffff, c'est quand la date des prochaines vacances ?...

mercredi 16 août 2006

Saoul-FifreY'en a clinique ta belle-mère !

Jamais je n'ai jeté un seul œil sur un épisode de la série "Urgences". Mes choses étant c'cal'çon, je suis absolument insensible aux charmes du bel orge cloné, mais surtout, j'ai un très mauvais rapport avec la maladie, ou plutôt : un excellent, puisque, je touche Dubois, approche-toi mon chéri, plus près, je suis rarement malade. Quand je le suis, je me transforme en un Hulk pustuleux et purulent pendant quelques minutes, et de me voir en vidéo, ça me dégoûte de recommencer pendant un sacré moment. Je vous donne le truc pour ce qu'il vaut, tout en reconnaissant honnêtement que ça ne marche pas avec tout le monde.

Bon, soyons clairs : je hais les médicastres, les enculistes, les laryngardologues, les gynricalewistes, les osses-qu't'as-aux-pattes, les apothicaires et tous les charlatans, avec leurs serments d'hypocrites et de c'cul-lappe... Si tout le monde mettait les pieds aussi souvent que notre famille dans les pharmacies, l'Institut Pasteurisé UHT et tous les trusts pharmacopiques ramèneraient moins leur grande gueule dans les médias et Thierry Desmarest ferait moins le fier-à-bras dans les bigs boards des conseils d'administrations si on utilisait aussi peu son véhicule que la famille Tant-Bourrin. L'arme économique, ça existe. J'aimerais bien qu'on m'explique pourquoi, quand les dépenses de "santé" augmentent, les politiques se frottent les mains ? Pour moi (mais je suis très con), ça veut juste dire que les français sont de plus en plus malades et malheureux.

Quand je pense qu'on a le droit de passer des spots de pub à la télé pour les médocs, et pas pour le Médoc !?!

Ça me donne soif, d'un coup. J'hésite entre courir m'acheter un réhydrateur de gorge en spray, ou bien me jeter derrière la cravate un ballon de ce superbe mono-cépage de Malbec, une grande idée du Château Roland La Garde, à St Seurin de Cursac. Je me tâte, vraiment : le choix est difficile.

Bon, ça va mieux, il ne faut jamais s'emballer, tout problème a sa solution. Pourquoi je vous parlais de cette série débile, déjà ? Ha oui : j'ai passé ma journée aux urgences, hier. Hier, 14 Août, veille du 15 Août, petit lundi tout seulet entre un Dimanche et un jour férié. Urgences. Le pluriel s'impose puisqu'on en a fait 2.

La 1ère clinique nous a fait le coup de la caissière de supermarché dans la lune qui vous dit en regardant sa montre, alors que vous venez de vous taper 15 mn de queue, et qu'elle est pressée d'aller s'en farcir 15 cm : "Désolée, Monsieur, je ferme...". En l'occurrence, après une heure et demie en salle d'attente, nous avions encore 3 personnes avant nous et nous avons vu sortir une dame qui boitait bas et qui nous dit : "Bon courage, moi je m'en vais, ils sont bien gentils, ils sont venus me chercher ya 2 heures, ils m'ont mis dans une chambre mais la machine a faire les radios a un problème électrique et de toute façon, il n'y a pas de docteur".

L'effet a été immédiat : tout le monde s'est levé et l'a suivi dehors. Tellement efficace que je me suis demandé si ce n'était pas une infirmière de la clinique qui nous avait joué ce sketch pour se débarrasser des derniers "patients" ?

Bon. Trente bornes de plus pour aller à l'hôpital suivant. Ma belle-mère (77 ans aux prochains pissenlits) s'est donc cassé la margoulette et souffre visiblement beaucoup, heureusement en silence, car je ne supporte pas les caprices. Il s'est avéré (le soir, beaucoup plus tard) qu'elle avait la tête humérale cassée et déboîtée, sans nécessité d'opérer. Ce matin, je me suis dévoué pour l'accompagner, et bien m'en a prit, car la voiture a eu AUSSI une panne mécanique que j'ai pu réparer tout seul sinon ça aurait été encore plus compliqué.

On arrive tous les 2 aux urgences de Salon-de-Provence. Les plantes vertes dans le hall, c'est que de l'ail, ou de la farigoulette... La salle d'attente est pleine. Sympa. Mais nous sommes des pros, endurcis par notre 1ère attente dans la clinique. La belle-doche, les terminaisons nerveuses insensibilisées par la douleur, arrive même à s'assoupir. J'ai juste le café de ce matin dans le ventre. C'est peut-être l'occasion ou jamais d'entamer un jeûne thérapeutique ? Je trépigne en lisant les affiches placardées. Un papier m'intrigue :
L'ordre d'admission n'est pas lié à l'ordre d'arrivée. Il est déterminé par l'équipe médicale, seule juge de l'urgence d'une intervention
Cool, comme principe. Et je comprends tout de suite mieux les va-et-vient entre la salle d'attente et le guichet de l'accueil, de tous ces gens qui se plaignent, qui engueulent la secrétaire, qui s'arrachent les vêtements et les pansements pour lui montrer leur plaie, qui lui posent des jambes poilues sur le comptoir... Quand je finis par comprendre que certains arrivaient à émouvoir la gentille secrétaire avec de simples symptômes de biture carabinée, dans le but de doubler leurs concitoyens, je m'approchai et tentai ma chance : "bientôt centenaire..., douleur abominatroce..., fracture ouverte..., addiction pathologique à l'eau écarlate, à l'éther dénaturé et au rosé de provence, prémisses de complications post-opératoires...", mais sans arriver à remonter dans la file ordinale les 2 menteurs professionnels (politiques potentiels) qui avaient réussi à passer devant la génitrice de Ma Vie, de Mon Âme, de Mes Yeux, la mère à la Margotte, là, quoi ?...

Nous ne sommes pas chez le dentiste : il n'y a aucune revue genre Gala, Jours de France (ça existe encore ?), Challenges, Le Pèlerin (et ça ?), pour me faire prendre mon mal en patience (ma belle-mère ne sait pas lire (je plaisante)). Elles ont dû être volées. Il me reste les affiches et j'ai du bol : le service n'en est pas avare.

Si nous ne vous parlons pas, c'est que nous regardons la télé (avec la photo d'une infirmière qui scrute anxieusement un moniteur d'électrocardiogramme)

Pour vous, nous faisons le maximum. Soyez polis. C'est le minimum. (avec un petit rappel du numéro de la loi sur les agressions de personnel hospitalier)

Mettez la main devant votre bouche pour tousser
Et lavez-vous les mains après...

Mettez vos mouchoirs en papier à la poubelle
Et lavez-vous les mains après...

Masturbez-vous au lieu de draguer les aides-soignantes
Et lavez-vous les mains après... Keep quiet : it's just a joke !

Chacun son histoire. Gardez les distances
Comme cette note est scotchée à l'accueil, je n'ai pas bien compris s'il fallait garder ses distances pour préserver un peu d'intimité à ceux qui exposent leur galère à la secrétaire derrière le guichet, comme à La Poste, où il y a carrément un trait sur le sol à pas dépasser, ou bien si ça voulait dire " Arrêtez de faire chier votre voisin en lui racontant votre vie et vos malheurs, ici, tout le monde souffre..." ?

Il y avait aussi une jolie salle d'attente avec, fixée sur la porte, une feuille disant Réservée pour la pédiatrie. Bien décorée avec des animaux marins, une caisse à jouets, des livres pour enfants, elle avait sans doute été installée pour des raisons sanitaires, pour ne pas exposer des enfants aux bactéries et aux virus de tous ces adultes une main déjà dans l'urne funéraire ? Hé ben, elle était squattée par une bande de "grands", sans doute illettrés, mais surtout bien con-cons car la destination de cette pièce était évidente. De vieux birbes retombant en enfance, peut-être ?

Des heures et des heures, et le nom tant attendu fut appelé, et quelques rognures d'ongles plus tard, ce fut le mien, pour la récupérer, enchantée d'avoir appris qu'une opération n'était pas envisagée. Le temps de passer dans une officine légale d'empoisonneur, de lui vider son stock de Doliprane © et de lui acheter un gilet du Docteur Berrehaille, immobiliseur d'épaules, bienfaiteur de l'humanité souffrante (publicité gratuite, mais ne vous sentez pas empêché de nous faire porter une caisse de bon vin ou deux, en réciprocité de courtoisie ?), nous pûmes regagner le bercail.

Une journée positive et bien remplie comme j'aimerais en vivre plus souvent.

lundi 14 août 2006

Tant-BourrinLes procrastineurs sont les plus mal chaussés

L'ami Procrastin a, il y a quelque temps, donné du corps à son pseudonyme en écrivant un remarquable billet sur les techniques optimales de procrastination. Si vous ne l'avez pas déjà lu, courez vite le faire, et sans procrastiner.

Je vais me permettre d'illustrer ici son propos par un petit exemple concret de procrastination de mon cru, sans chercher à le faire entrer dans l'une ou l'autre des techniques procrastinatoires décrites.

J'avais, il y a très peu, une belle paire de chaussons, tout beaux, tout brillants, que d'aucuns avaient même pris pour des chaussures vernies sur une photo.

Mais las, tout passe ici-bas, et peu à peu, l'usure a fait son oeuvre.

Sans que cela ne me gêne un quart de poil.

Mais cela faisait quelques semaines déjà que Tant-Bourrine ma tannait pour que j'achète une autre paire de chaussons. "Boaf, lui répondais-je, tant que ça fait encore de l'usage..."

Et puis les exhortations se firent plus pressantes, au motif que ça commençait à se déchirer de partout. "Ouais, ouais, répondais-je alors, je vais m'en occuper un de ces quatre". Et bien sûr, je ne m'en suis nullement occupé.

Jusqu'à ce que... hem... les choses deviennent difficilement tenables...


Oh, punaise, ça craque !


Rien de bien grave, me direz-vous, amis procrastineurs qui me comprenez, le pouce n'est pas encore complètement à l'air, rien ne presse...

En fait, le souci se situe plutôt à l'arrière du chausson. Là je crois qu'il tire vraiment la langue et que c'est la fin !


Un chausson rendant tripes et boyaux. Quelle tristesse !


Je précise que la photo ci-dessus a été réalisée sans trucage, ni mise en scène : je n'ai pas tiré avec les doigts sur un petit bout de rembourrage qui dépassait, non, c'est sorti petit à petit, jour après jour, tout seul...

Bon, inutile de dire qu'une fois rendu à ce stade, j'ai eu du mal à résister à la pression de Tant-Bourrine, tous mes arguments tombant à plat, et j'ai donc enfin acheté une nouvelle paire de chaussons.

Mais avant de mettre les anciens à la poubelle, j'ai pris une dernière photo, pour garder à jamais la mémoire du vrai chic parisien chez les procrastineurs !


In memoriam...

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240 241 242 243 244 245 246 247 248 249 250 251 252 253 254 >