Blogborygmes

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mercredi 13 septembre 2006

Saoul-FifreDernières nouvelles du front

Dites, les gars, il commence à sacrément faire chaud, vous trouvez pas ? Je sue comme trente six mille diables, ça coule comme au déluge, je m'essuie, ça regicle aussi sec... C'est plus des rides, que j'ai, c'est des gouttières. Alors, ils viennent, ces ordres ?

Dernières nouvelles des oreilles

Wizzzzzzzz.... shebaoum ! Ffuuuiiiii, l'est pas passé loin, çui-là ! J'ai les oreilles qui sifflent, ya un mec en face qui est en train de parler de moi. Et peut-être pas en bien, si ça se trouve ?

Dernières nouvelles des yeux

Leurs cons de lunettes servent à rien. Le sable arrive sans doute à se glisser dedans. Je pleure toutes les larmes de mon corps. Ça me pique, et avec la buée sur les verres, je vois pas plus loin que le bout de mon nez. Tout est flou, comme quand j'ai embrassé le bébé. Même mes souvenirs. Comment l'avons-nous appelé ?

Dernières nouvelles du nez

Ça pue l'cramé, les copains. Ça pue la poudre, ça shlingue la charogne, la sueur, le pétrole, le méchoui, le sang, le cuir chaud... Mais surtout, ça sent la peur et les embrouilles. Une vague odeur de fin qui se rapproche.

Dernières nouvelles de la bouche

J'ai soif. Je mâche de cette poussière rouge qui crisse sous mes dents. Mon palais se fendille et saigne. Ma langue est tendue, douloureuse. Le dernier message parlait de relève en route, et depuis, silence radio. Que de la bouche. Nous nous sommes partagés tout le barda. Plus qu'à sucer les rochers.

Dernières nouvelles du cul

Putain ! les chars ! Bordel de chierie de plan méga-foireux ! Merde ! Poussez pas derrière, dispersez-vous ! Courrez ! Ça va péter gras...

PRAOUM

Les obus tuent.

Première nouvelle ! Du front.

mardi 12 septembre 2006

ManouCOSET au pair ( 2e partie )



Mis A part le vol 93, les estimations du match 2007 Ségolène Royal/ Nicolas Sarkozy, la nouvelle PICASSO, la dernière tendinite de Thierry HENRY et l’adoption par Brad Pitt d’un opossum nu dépressif, rien de neuf au journal de 20h.

Pourtant, quelque part, quelqu’un souffre d’incurie, un mal récurrent incurable. Quelqu’un qui laisse ses livres, ses classeurs et son sac sur le canapé, qui génère des quantités impressionnantes de linge à laver, à étendre et à repasser, qui oublie son verre de jus d’orange sur la 3e marche de l’escalier et qui réussit l’exploit d’utiliser simultanément la ligne téléphonique filaire, son téléphone portable ainsi que la connexion internet.

Généralement il s’agit d’un adolescent. Et quand cette même personne est capable de se transformer en fée du logis ou en prestataire informatique les jours de pleine lune, on l’appelle COSET. J’ai cette chance d’avoir un COSET sous mon toit. Autant vous dire que j’en prends soin et qu’il me coûte assez cher en gel waterproof fixation super glue pot de colle de BARNIER.

Alors si vous avez envie de mettre un peu de piment dans votre vie redondante ou si :

- Savoir dans quel état vous allez trouver votre home n’est pas votre priorité,
- Vous n’êtes pas mais alors pas du tout avare,
- Il y a longtemps qu’on ne vous a pas claqué la porte au nez,
- Votre environnement informatique réclame un upgrade complet,
- Les jours de match de l’équipe de France, vous aimeriez savoir ce que ça fait que d’avoir un drapeau bleu/blanc/rouge qui flotte à la fenêtre, ….Vous êtes mûr (e) (s) pour un COSET au pair.

C’est pas une idée digne du concours Lépine, ça ? ? J’accepte les chèques de banque et les barres chocolatées deux doigts coupe-faim. Vous pouvez me joindre par l’intermédiaire de Lulu, la petite nouvelle de la DRH qui saura où me trouver. Nous avons les mêmes lectures.

Mais attention, j'ai beau la ramener et faire la fière, si je ne récupère pas COSET en parfait état de fonctionnement, je tue le chien.

lundi 11 septembre 2006

Tant-BourrinChat - rat - deux (5)

J'Voilà trop longtemps que je délaisse la rubrique "tu me play ?" qui fit tant pour le succès interplanétaire de ce blog. Il est donc temps de m'y remettre : je vous propose aujourd'hui une nouvelle petite série de charades.

Mais pas n'importe quelles charades : des charades 100% Blogborygmes, des vraies créations, imaginées en réfléchissant très fort avec les boyaux de ma tête, pas de vagues copier/coller de trucs glanés à droite ou à gauche... Nous avons le respect de nos lecteurs, nous, même s'ils ne le méritent pas ! :~p

Je vous rappelle juste, avant de commencer, que les à-peu-près infâmes ne me font pas peur. Vous pouvez d'ailleurs aller le vérifier sur les billets charadeux précedents, , , et itou.

Les propositions de réponses sont à donner dans les commentaires (j'ai pas envie de m'emmerder à dépiauter des milliers de mails), de la coopération naîtra peut-être le sans-faute !... Les éventuelles réponses non-trouvées seront dispensées à une date non-fixée, selon mon bon vouloir.

La thématique de cette série de charades tourne autour des grands écrivains français (un peu de culture et de finesse dans un monde de lecteurs boeufs)...

A vos marques ! Prêts ? Partez !


Charade n°1

Mon premier est ce que l'on se dit en imaginant ce qu'il adviendrait si on laissait la politique de la ville aux seules mains des politiciens
Mon tout est un écrivain célèbre


Charade n°2

Mon premier est ce que s'exclame le pauvre paysan provençal pleurant sur les restes calcinés de son habitation
Mon tout est un écrivain célèbre


Charade n°3

Mon premier est ce que l'on dit au fada qui prend un sous-vêtement pour de l'alcool
Mon tout est un écrivain célèbre


Charade n°4

Mon premier est ce que l'on dit après avoir tenu un réveil dans chaque main
Mon tout est un écrivain célèbre


Charade n°5

Mon premier est ce que l'on s'exclame en voyant deux mécaniciens terrassés par une crise cardiaque pendant un grand prix de Formule 1
Mon tout est un écrivain célèbre


Charade n°6

Mon premier est ce que l'on dit en constatant que l'on importune deux personnes d'une conduite pourtant exemplaire mais qui sont à bout de nerfs
Mon tout est un écrivain célèbre


Charade n°7

Mon premier est ce que l'on dit à Mme veuve Lennon pour lui faire part de la mauvaise passe dans laquelle on se trouve
Mon tout est un écrivain célèbre


Charade n°8

Mon premier exprime en langage petit nègre la nécessité d'avoir recours à la prose pour faire de la poésie
Mon tout est un écrivain célèbre


Charade n°9

Mon premier est ce que l'on dit à Guy pour lui demander une réponse brève et non un discours fleuve
Mon tout est un écrivain célèbre


Charade n°10

Mon premier fait des entailles sur les sexes masculins
Mon tout est un écrivain célèbre


dimanche 10 septembre 2006

EpicteteRéflexion du 10 Septembre

Toute culpabilité, toute responsabilité est un fantasme. La vraie responsabilité, c’est de faire face à ce qui se présente. La responsabilité psychologique est une restriction.

samedi 9 septembre 2006

Saoul-FifreManne, ondée, source...

En Juin, ils étaient en fleurs et aujourd'hui, la récolte s'annonce prometteuse. En Juin, je plaisantais à demi, mais aujourd'hui, je me demande si il ne faut pas que je songe sérieusement à une reconversion dans les figuiers de Barbarie.

Nous avons eu une sécheresse de printemps incroyable, du jamais vu, et les céréales n'ont rien donné. Certains de mes voisins ont même estimé que la récolte ne payerait pas la moissonneuse, et ils n'ont pas appelé l'entrepreneur. La récolte moyenne dans mon quartier a été de 1 Tonne à l'hectare. Le prix de la semence traitée, certifiée, étant plus de 3 fois supérieur à celui de sa sœur destinée à la consommation humaine, cela revient, en valeur, à semer 650 kg pour en récolter 1000... Même au Moyen-Age, les serfs avec leur araire en bois faisaient plus efficace. Bon, y avait les périodes de famine. Disons que nous sortons d'une année de disette, comme en 1788, et n'en parlons plus. Sans aller jusqu'à prendre l'opéra Bastille, on va juste tous voter José Bové et nous torcher avec les rideaux de la république jusqu'à ce qu'on s'occupe un peu sérieusement de cette histoire de réchauffement de la planète qui commence à nous chauffer les oreilles.

Mais putain, ceux qui ne pensent qu'au fric et à leurs petits intérêts minables peuvent comprendre qu'il y a un paquet d'investissements les pieds dans l'eau, et que si le niveau des mers monte, va falloir de sacrément grandes bottes pour aller encaisser les bénéfices ?

L'eau, y aura toujours la même quantité d'eau sur la planète, c'est pas ça le problème. Elle va pas s'envoler dans l'espace comme les bulles de whisky du capitaine Haddock. Mais si elle est en majorité sous forme salée, l'addition aussi va être salée, quand on va vouloir la boire ? Nous autres, on boira du pinard, on se fera une tendre violence, mais les anciens alcoolos encore fragiles et les musulmans, les pauvres ?

En attendant, ici, la pluviométrie s'installe dans un statut virtuel. Oui, les vieux s'en souviennent, il existait "dans les temps" un phénomène météo appelé "pluie", une espèce d'eau humide qui mouillait en tombant du ciel, d'accord, ça me dit vaguement quelque chose, mais là, niet, kaputt, fini, a plus du tout la ... "pluie", comme vous dites, vous les gros malins.

Ici, les arbres et les plantes sont courageux, ils creusent profond pour trouver l'humidité, et ils ont la patience d'attendre le jour où la pluie viendra . Ouais, mais il faut que la pluie vienne, ya un minimum, quand même. Aujourd'hui, j'ai attaqué la récolte des amandes. Au printemps, j'avais une quantité d'amandons que je qualifiais de moyenne. La moitié n'ont pas réussi à se nourrir. Ils sont restés secs, tout plats à l'intérieur de la coquille... Deux arbres supplémentaires n'ont pas passé l'été, définitivement morts. Cinq ou six ont les feuilles rouges, n'allez pas me dire que c'est signe d'une santé de fer ? Des arbres que Margotte et moi avons planté de nos propres et douces mains, positivement mis au monde, si c'est pas un crêve-cœur, de voir ça ? Ils sont costauds, ils en veulent, nos arbres, je connais un amandier qui a poussé tout seul en haut d'un gros rocher. Patiemment, sa racine a foré la pierre jusqu'à trouver un peu de sol. Un jour en labourant, j'ai soulevé une grosse dalle de calcaire de 40 cm d'épaisseur. Un plant de luzerne avait fait son trou à travers ! Sa racine n'a pas calé, pas cherché à faire le tour, elle s'est mise à sécréter des acides de son invention et a choisi la voie la plus courte : la ligne droite jusqu'au centre de la terre.

Ils sont durs à la tâche, sobres, mais il leur faut un peu d'eau. Pas beaucoup, mais un peu, un petit peu d'H2O pour s'amuser avec leur boite de Petit Chimiste Organique. C'est trop demander, ça, merde ?

Là, je crois vraiment qu'il faut aller chercher du côté des plantes-chameaux. Celles qui stockent le peu d'eau qui tombe encore dans un réservoir vraiment fait pour, thermo-isolé, imperméable, genre cactus, plantes succulentes, figuiers de Barbarie... S'adapter ou crever. Je sens un gros con de maillon sur la grande chaîne de l'évolution qui est comme qui dirait en train de salement se fragiliser.

Et le désert avance, sans prêter l'oreille à la dure-amère chanson d'Azima

vendredi 8 septembre 2006

ManouPetite suée


08h03m02s Je franchis le seuil du bureau.
08h03m08s Je hisse mon sac à main sur le caisson.
08h03m12s J’allume le PC.
08h03m58s Mon PC plante.
08h04m00s Je sue.
08h04m15s J’éteins et rallume mon PC.
08h04m37s Mon PC plante.
08h04m38s Je me décompose calmement.
08h07m04s En réponse à mon appel, la hot line informatique me donne généreusement un numéro de dossier.
08h10m11s J’opte pour le tri drastique de mes dossiers papier.
09h01m07s Un collègue bricoleur propose une manipulation du disque dur.
09h05m22°C Téméraires, nous démontons le PC puis tentons de multiples combinaisons avec un autre PC, sans succès.
09h47m178s La hot line personnifiée en la personne de Mr L prend en charge mon micro significativement décoiffé.
10h91m@2s D'un autre poste, j’entreprends de m’informer de la dernière sauvegarde effectuée sur serveur. Comme je le crains, elle date de juin. Je me liquéfie sans un mot. Mes voisins ne profiteront pas de mon profond désarroi.
12h44cts A l'instant où je me convaincs qu’il n’y a pas mort d’homme, Mr L appelle :
- Mme Manou ?
- Oui ?
- Je vous appelle à propos de votre disque dur.
- O … u … i …?
- On a tout perdu.
- Quelle horreur !
- Non, c’est une blague (excellente au demeurant), je vous ramène votre micro en début d’après-midi.
15h0007 J'allume un cierge à Mr L, bénis la hot line et entame une longue série de sauvegarde, de gravage de CD, etc….
La journée peut commencer.

jeudi 7 septembre 2006

Tant-BourrinGrosse patate pourrie

Je l'aime pas, ma nouvelle maîtresse, c'est une grosse patate pourrie.

Je l'aime pas depuis le premier jour de la rentrée où elle m'a punie parce que je chahutais avec Khalil et Dylan. "J'exige de vous que vous ayez une conduite irréprochable", qu'elle a dit. J'l'aime pas, elle est vieille, elle est moche et pas gentille.

Le jour d'après la rentrée, elle m'a chopé en train d'envoyer une boulette de papier mâché en soufflant dans mon stylo bic et elle s'est mise à me gronder. Elle m'a filé cent lignes à faire et m'a amené chez le dirlo. C'est une grosse patate pourrie.

En plus, elle s'appelle Mme Duchon. C'est moche comme nom ! Moi, je l'appelle Mme Dunichon ou Mme Cochon pour faire marrer les copains. Elle, par contre, ça l'a fait pas rire : elle m'a entendu l'autre jour et là, ça a sacrément gueulé et j'ai dû passer la fin de la matinée dans le coin de la classe. Et depuis, je l'aime encore moins que pas du tout.

Et hier, quand j'ai levé le doigt et que j'ai dit que j'avais envie d'aller pisser, elle est devenue toute rouge et m'a fait tout un cinéma, comme quoi il faut pas dire "pisser" mais "aller aux toilettes" en ajoutant "s'il vous plaît Madame". Comme si c'était à elle que ça plaît quand j'ai envie de pisser ! Et puis elle a ajouté que ça allait pour cette fois mais que c'était la dernière, que je n'avais qu'à prendre mes précautions et que la prochaine fois, elle me laisserait me faire pipi dessus et que ça m'apprendrait. Je suis sorti de la classe et les copains se foutaient de moi et ça m'a pas plu du tout.

Une fois dans les chiottes, j'ai eu le temps de réfléchir à la façon de me venger de Dunichon, surtout qu'en fait j'avais pas du tout envie de pisser, c'était juste histoire de sortir de la classe. J'ai regardé autour de moi pour trouver une idée. Dans le bâtiment des chiottes, à côté des trois cabines, j'ai vu la porte du placard à balais de Momo.

Momo, c'est celui qui travaille à nettoyer les salles de classe. Comme il est à moitié débile, je pense qu'il coûte moins cher et d'ailleurs, avec les copains, on passe notre temps à se fiche de lui. Enfin, un peu et pas de trop près, parce que le Momo, il peut devenir méchant : l'autre jour, il a couru avec son balai après Lucas qui l'avait traité, et Lucas, il en menait pas large.

Le truc cool avec Momo, c'est que la moitié du temps, il oublie de fermer à clé son placard à balais et qu'avec les copains, on vient s'y amuser à la récré avec tout le fourbi qu'il y a dedans.

Et là, justement, j'ai vu que le placard était ouvert, et j'ai regardé dedans. Et là, j'ai trouvé une super idée en voyant le seau en plastique de Momo : j'allais faire à la maîtresse le coup du saut sur la porte !

J'ai pris le seau, j'ai versé dedans les deux bouteilles d'eau qu'il y avait dans le placard, et j'ai réussi à mettre le seau en équilibre sur la porte entrouverte en montant sur le lavabo. Cinq minutes après, j'ai vu la Dunichon qui sortait de la classe et se dirigeait vers les toilettes, l'air très en colère. Faut dire que ça faisait un bon quart d'heure que j'étais sorti et qu'elle devait se demander ce que je faisais. Je suis sorti par la petite fenêtre sur le côté du bâtiment des chiottes, histoire qu'elle ne me voit pas, et j'ai attendu le bon moment pour courir vers la classe pour aller me rasseoir, histoire que personne sache que c'était moi qu'avais fait le coup.

J'étais en train de courir quand j'ai entendu le cri de la maîtresse derrière moi. C'était un drôle de cri, comme si elle avait très mal. Elle devait être sacrément en pétard pour hurler comme ça, je me suis dit.

Quand je suis rentré dans la classe, tous les copains étaient le nez à la fenêtre, à regarder pourquoi la maîtresse hurlait en courant et en se tenant le visage dans les mains. Et puis les autres maîtres et maîtresses sont sortis, tout le monde avait l'air de s'affoler. Et puis un peu plus tard, les pompiers sont arrivés et ont emmené la maîtresse dans leur camionnette. Les copains étaient vachement contents : c'est pas souvent qu'on voit les pompiers d'aussi près. Et en plus, il n'y avait plus de maîtresse et on pouvait faire le chahut !

Par contre, ça s'est gâté pour moi après : la police est venue à l'école et ils ont posés des questions aux copains. Il y en a qui ont dû cafter et dire que c'était moi, et, après ça, je me suis fait gronder très très fort, comme jamais je m'étais fait gronder.

Et puis on m'a amené chez les policiers, ma mère est venue, elle a pleuré et m'a grondé très très fort elle aussi. Et on m'a dit que demain je vais voir le juge pour enfant.

Il paraît que ce n'était pas de l'eau qu'il y avait dans les bouteilles, mais de la soude post-it ou quelque chose comme ça, un truc à Momo qu'il utilise pour déboucher les chiottes quand y'en a besoin. Et il paraît aussi que la maîtresse, elle serait toute défigurée, mais j'ai pas pu voir encore.

De toute façon, je m'en fous, je l'aime pas. C'est juste une grosse patate pourrie.

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