Par Andiamo,
jeudi 25 août 2016 à 00:03 ::Tu me play ?
Ce billet ? C'est une "resucée" comme on dit dans le domaine de la B.D, c'est à dire que j'ai ressorti un vieux billet, tout du moins la vidéo qui l'accompagnait, et je la réédite !
C'est le mois d'Août et comme le dit si bien Célestoche (qui m'en a donné l'idée) l'été à la télé c'est : REDIFFUSIONS !
En son temps j'avais remercié Tant-Bourrin pour le montage qu'il avait réalisé, je m'étais contenté de faire les crobards.
Au fait : Les "Boss", Tant-Bourrin et Saoul-Fifre (Les pères fondateurs de ce blog que les Américains nous envient) sont tous deux aux abonnés absents, et ce, depuis un trop long moment !
A tous ceux qui ont cru aux Eldorados, aux horizons infinis, aux paradis lointains, à tous ceux qui pensent qu’ailleurs l’herbe est plus verte…
Eric TABARLY, Florence ARTAUD, Sir CHICHESTER, Isabelle AUTISSIER, Olivier De KERSAUSON , Ellen Mc ARTHUR, Sir Peter BLAKE, Alain COLAS, Maud FONTENOY, Bruno PEYRON, Catherine CHABAU, Michel DESJOYEAUX…Sans oublier : Bernard MOITESSIER Et bien d’autres...
(Vous pouvez cliquer en bas à droite de la vidéo, sur les 4 flèches afin d'agrandir l'image.)
Profitez bien de vos (derniers) jours de vacances.
(Montage Tant-Bourrin, musique Vangelis, ch'tiots crobards Andiamo)
Par Célestine,
vendredi 19 août 2016 à 00:00 ::Tu me play ?
La réalité de la télé, c'est surtout les rediffusions d'été...Alors un petit texte que j'avais écrit il y a quelques années fera bien les beaux jours d'une mi-août un peu mollassonne (enfin je parle pour moi)
Cette histoire de tour de poitrine m'a rappelé cette chère Nabila...
Non mais allo, quoi...
***
Kevin : Aaaah ! J’ai dormi comme un noir ! mais…Qu’est-ce que tu as, Ashley ? Tu fais une tête de six pieds et demi !
Ashley : Oh, Kevin, tu sais quoi ? Steven me trompe avec Stéphanie.
Kevin : Ça alors, c’est la cerise sur le chapeau ! Tu es sûre ?
Ashley : j’en mettrais ma langue au chat !
Kevin : Chut ! parle moins fort, les murs ont des orteils !
Ashley : Je savais que c’était la décatombe, cette émission ! Mais là, c’est l’étincelle qui fait déborder le vase.
Kevin : C’est vrai qu’il n’y est pas allé avec le dos de la main morte !
Asley : Tu me diras que les goûts et les couleuvres...Mais, bon, qu’est-ce qu’elle a de plus que moi cette bimbo ? Elle a pas inventé le fil à couper le plomb, tout ce qu’elle cherche depuis le début de l’émission, c’est à courir le billet doux avec tous les mecs…mais c’est vieux comme mes robes, sa technique !
Kevin : Ouais, c’est connu comme le houblon. Je voyais bien qu’il y avait anguille sous cloche…
Ashley : Mais il va voir de quel doigt je me chauffe ! Il ne va pas longtemps me faire prendre des WC pour des latrines ! S’il croit que je vais attendre les calanques grecques pour réagir, il se fourre le doigt dans l’oreille !
Kevin : c’est vrai qu’il est fier comme un bar tabac, il faudrait lui rabattre son baquet… Quand je pense qu’il t’a juré le grand amour, il dépasse les borgnes ! Mais moi je suis là, si tu veux que je te console…
Ashley : Oh, t’es gentil, toi, Kevin…Tu vois, tu crois que tu as une amie, mais se faire des amies, ici, c’est la croix et la galère…Autant chercher une anguille dans une meute de chiens…
Kevin : t’as raison ! Moi aussi je suis déçu par les autres. Avant qu’ils soient réglos, les moules auront des gants ! Mais toi, Ashley, tu n’as pas la langue dans ta bouche, je te fais confiance,
Ashley: C'est vrai, Kevin, je suis têtue comme une moule. Et la vengeance est un poulet qui se mange froid.
***
ndlr: toute ressemblance avec des cerveaux en coquille de noix ne serait que pure coïncidence.
Par Andiamo,
dimanche 14 août 2016 à 00:03 ::General
Il y a bien longtemps j'avais lu le bouquin d'Ira Levin : "les femmes de Stepford" pour les rosbifs : "Stepford wives" ils foutent tout à l'envers ces cons !
Alors là je m'adresse aux Messieurs, voilà un roman qu'il est bien ! Un bled paumé au fin fond des "states" dans le Connecticut, là vit une communauté, dans laquelle toutes les femmes sont d'excellentes ménagères, des mères de famille admirables, belles, gaulées comme les Miss un soir d'élection de "mademoiselle gros melons", brèfle comme disait Béru : la femme I D E A L E ! Jamais à rechigner sur les tâches quotidiennes, super marché le saturday, la church le dimanche, jamais négligées, ni mal coiffées, le rêve américain, tout simplement... Soupir !
Je vois des Dames qui commencent à bouillir... Macho, misogyne moi ???
Débarque Joanna, qui s'inquiète de la passivité des femmes de Stepford, elles se coltinent tout le taf ! Même la sacro sainte tonte des espaces verts ! (ne rêvez pas Messieurs ça n'est qu'un roman, hein ?). Aidée par son amie Bobbie, qui elle, est belle et rebelle, ce qui est préférable, qu'être moche et remoche, comme dit une que je connais,
Les Messieurs bossent un peu tout de même, dans une entreprise de robotique sise à Stepford justement. La Joanna dont au sujet de laquelle qu'il est question (j'ai été prof de français dans une autre vie, cherche pas), voit un beau matin sa copine Bobbie (qui a de sacrés boobs au passage) qui est le croirez vous ? Transformée en zombie !!
Alors elle comprend enfin, il lui aura tout de même fallu quelques centaines de pages, pour découvrir que ces Messieurs, las des jérémiades, et autres scènes fort désagréables (moi je comprends) ont tout simplement trucidé leurs A D O R A B L E S épouses (là je fayote) et les ont remplacées par des androïdes hyper sophistiqués !
Rassurez vous, elle y passera aussi, se transformant ainsi en tas de ferraille, mais un tas de ferraille doux, servile, et attentionné, bref une épouse modèle !!
Il a été tiré un film de ce roman mis en scène par Bryan Forbes, avec : Katharine Ross (vue également dans le film "Nimitz"), avec l'excellent Kirk Douglas), Paula Prentiss, et Peter Masterson.
Le film est correct sans plus, le bouquin je vous le recommande... Enfin vous faîtes ce que vous voulez, ce sont les vacances, c'est un bouquin pas prise de tête du tout, brèfle (re-Béru dixit) le genre de volume qu'on peut mettre sous sa tête pour piquer un roupillon sur la plage!
Ah oui j'ai crobardisé Katharine Ross, je le trouve très jolie... Enfin l'actrice, pour le crobard j'ai fait ça k'j'ai pu.
Par Blutch,
dimanche 7 août 2016 à 00:00 ::General
La Trilogie Kennedy 2.
Deuxième rapport d'Hippolyte Tayze à la Commissaire Genveut.
JF Kennedy, maintenant.
Un bon point de départ d'acquis, il ne s'est pas suicidé par la 3e main...
C'est que le John s'en maniait des problèmes et des casseroles aux fesses...
1° Papa Kennedy était de mèche avec la mafia ricaine. Il leur a demandé des sous pour faire élire son fils, et ils ont accepté bien volontiers.
2° le FBI était un état dans l'état, mais un petit peu au dessus, si tu vois le topo.
Depuis la création du poste en 1924, Edgar Hoover a dirigé ce service. Il avait alors 29 ans. C'est la mort, à 77 ans qui l'a obligé a démissionner. Entre deux, il menait les politocards par le bout du nez. Il savait tout sur tout l'Edgar.
Petite précision, la TV nous donne une image du FBI un peu déformée. Certes, c'est la police fédérale, mais c'est aussi le renseignement et la sûreté intérieure. C'est un peu comme la PJ, la gendarmerie et la DCRI qui aurait fusionné. Alors lorsque les politocards parlent de centraliser les renseignements et la sureté de l'état, ça me donne comme un arrière goût de "Geheime Staatspolizei" (en français: Police secrète d'Etat)...
Mc Cartyste convaincu, Hoover voyait le spectre coco partout. Il fichait tout ceux qui croisaient sa vie, une sorte de Pasqua yankee, si tu vois le genre. Avec ça, il était homosexuel et homophobe... vas comprendre.
Avec ses petites fiches, il tenait toute la classe politique par les couilles (ce qui ne devait pas lui déplaire au vu de ses inclinaisons sexuelles...). Lorsqu'à la maternelle JFK avait piqué deux bombons à sa voisine, c'était dans ses fiches.
Donc Hoover savait d'où venait le pognon de la campagne présidentielle de JFK.
En 1960, Hoover avait 65 ans, donc l'âge de passer la main, ce que Bob tenta de faire, sans succès. Faut dire aussi que lorsque tu tiens quelqu'un par les couilles, faut pas le lâcher, a moins de pouvoir courir très très vite.
A peine en poste, JFK nomme son frangin comme ministre de la justice.
Et voit-y pas que le cong, il ne trouve rien de mieux que de foncer dans le lard des mafiosi ... A cette époque, la mafia est toute puissante. Le Padrini ne craignaient pas de s'afficher ouvertement avec des stars ( Frank Sinatra entre autres). C'était tendance de s'afficher avec des mauvais garçons.
Dire qu'ils l'ont trouvé mauvaise tient de la litotte.
Parce qu'avoir la mafia, le FBI sur le dos ne suffisait pas à leur appétit, les Kennedy s'étaient attaqués à un bien gros morceau: la CIA.
Tu vises un peu les demeurés, pouvoir imaginer que le FBI et la CIA puissent être sous contrôle... Faut arrêter de rêver, même au pays de Disney ça se peut pas.
A la fin de la guerre, les USA ont recruté 1500 scientifiques nazis auxquels ils ont donné une nouvelle vie et un nouveau boulot. Enfin, pour le boulot, c'était pas tout à fait nouveau, puisqu'ils s'occupaient encore de guerre chimique et bactériologique.
L'affaire dite "du pain maudit" de Pont Saint-Esprit est une de leurs expériences, bien innocente, puisqu'elle ne fit que 5 morts.
Guerre froide oblige, il fallait mettre au point des armes chimiques et bactériologiques.
Pour la CIA, "on ne peut pas rester à la traîne des soviétiques..." dans les faits, les russkofs n'ont pas fait le quart des recherches et expériences des Ricains....
Mais ça, on l'a su après la chute du régime.
Cerise sur le gâteau, Kennedy hérite d'un bâton merdeux.
1er janvier 1959 Castro Renverse le régime de Batista et change radicalement la destinée de Cuba. Jusqu'alors, l'île était le bordel de la Floride. Pas d'autres perspectives pour les cubaines que putes ou servantes. Pour les mecs loufiats dans les hôtels ou loufiats dans les casinos …
90% d’analphabétisme.
Castro nationalise les biens américains.
Eisenhower décrète un embargo total contre l'île et prépare un débarquement d'exilés cubains et de GI dans la Baie des Cochons, afin de rétablir la saine dictature pro-ricaine de Batista.
Lorsque Kennedy entre à la Maison Blanche, le 20 janvier 61, tout est prêt, il ne manque que le feu vert présidentiel. L'armée presse JFK de donner l'autorisation, et celui-ci décide de faire confiance à son illustre prédécesseur. Le débarquement à lieu entre les 17 et 19 avril 61 et c'est un échec monstrueux. Il y a deux mille hommes qui débarquent, avec en face d'eux toute l'armée de Castro.
Ben oui, avec les Ricains, il y a toujours un os, un imprévu, un truc qui ne peut pas arriver à une si grande nation portée par un idéal si élevé (comme la liberté de faire chier le monde entier). Des fuites dans la presse laissaient présager un débarquement à Cuba, ce qui avait permis à Castro d'envoyer de faux exilés aux renseignements.
Ce fut néanmoins un énorme carnage, en particulier du aux avions US, peint aux couleurs de l'armée cubaine (en violation de la convention de Genève, mais ce n'était pas la première fois que les Ricains l'utilisaient en PQ (ni la dernière d'ailleurs)) , qui ont attaqué les bases militaires cubaines dès le 15 avril.
L'échec fut total pour les USA et déboucha sur la crise des missiles soviétiques à Cuba, mais c'est encore une autre histoire...
Petit aparté:
le boycott US de Cuba a été imposé à tous les pays du globe. Il n'y a que 3 pays qui ne se sont pas couchés devant l'Oncle Sam: l'URSS, le Canada et la Suisse.
Le matamore franchouillard avait fait comme les autres: Yes man... et tu me diras quand je peux relever la tête....
Bref, les Kennedy ne manquaient pas de personnes pas spécialement bien disposées à leur égard.
Pour John, ça s'est vraiment gâté lorsque "les autres" se sont rendu compte que ce n'était pas qu'un effet d'annonce et que Bob lançait effectivement le grand nettoyage.
Alors qui derrière Oswald?
La mafia?
Le FBI de Edgar Hoover?
La CIA ?
L'armée US?
Castro ou les Russkofs?
Oui, parce qu'Oswald ne pouvait pas être tout seul. Techniquement, il y avait un impact de trop entre le premier et le dernier coup pour qu'ils proviennent tous de la même arme (qui n'était pas à réarmement automatique.)
Bon allez, un petit cours sur les armes:
Je passe sur l'escopette corse, disqualifiée hors de l'île. L'arquebuse aussi.
En bas de gamme, tu as le fusil de chasse, deux coups, deux gâchettes et il faut recharger.
Ensuite, tu as le type Winchester ou fusil à pompe. Tu as un geste à faire pour réarmer. Un levier pour la winchester et un manchon coulissant pour le fusil à pompe. Ce sont en fait parmi les armes les plus précises, mais pas spécialement rapides.
Après seulement, tu as les armes semi automatiques. Le réarmement se fait par le recul de la culasse lors du coup de feu. "semi-automatique" car tu dois presser sur la gâchette autant de fois que tu veux envoyer de projectiles.
Le recul de la culasse fait perdre un peu de force et de précision à la balle, mais réduit énormément le recul de l'arme.
Après, c'est le fusil automatique, la mitraillette ou la kalach' qui arrosent, mais sans aucune précision.
Donc Oswald avait une arme à réarmement manuel et impossible de tirer 4 coups en 2 secondes et demi (de mémoire). Oswald était donc un lampiste qui ne devait pas pouvoir dire combien de fois il a tiré. Un patron de claque, Jack Ruby, s'est chargé de le faire taire, mais pas de procès non plus dans son cas, un cancer bien venu avait réglé son compte.
Je ne mettrais pas ma main au feu que la mafia n'était pas partie prenante dans l'assassinat de Kennedy, mais elle n'a pas pu le faire sans la participation du FBI ou de la CIA.
Non mais imagine: Tu es dans un commissariat où des flics viennent d'amener l'assassin du Président, et tu as toute une faune de badauds qui se pressent les uns contre les autres, contre Oswald et son escorte. Si les flics ont permis cette gabegie, c'est qu'il fallait que l'assassin d'Oswald puisse le flinguer à bout portant. Si les flics avaient été clairs, ils se seraient plutôt méfiés d'une tentative d'évasion avec d'éventuels complices dans l'assistance.
Donc soit c'étaient des crétins finis, soit du personnel zélé obéissant aux ordres...
C'est facile de faire la différence, dans le deuxième cas, il n'y a aucune sanction...
Tu vois, c'est comme pour le "suicide" de Beregovoy. Un flic assermenté laisse traîner sa pétoire dans une tire qui n'est pas fermée à clef, et ça n'étonne personne, pas de sanction, pas de remontrance, rien.
Par contre, même avec une fenêtre ouverte, si tu laisses ton clébard dans la bagnole, bonjour le procès. Pourtant merde, même sans surveillance, il ne va pas se refroidir en piquant ton flingue dans la boîte à gants...
Bref, les bourrins ne sont pas blanc-bleu dans l'assassinat d'Oswald (ni dans le cas de Bérégovoy d'ailleurs...). Faut dire aussi que des flics blanc-bleu au States.... faut bien chercher.
L'armée US?
Kennedy avait eu maille à partir avec l'EM général à propos de missiles nucléaires soviétiques qui attaquaient les USA par le détroit de Béring.
Les échos radars étaient formels, une nuée de missiles étaient en route pour les USA et il fallait réagir dans la seconde.
Question de Kennedy: Peut-on les stopper avec nos missiles?
- Non, mais il faut réagir.
-Alors tout le monde en alerte et je déciderai après le premier impact, car s'il y a une chance sur un million que vos radars se trompent, je ne veux pas prendre l'initiative d'une guerre nucléaire.
Faut croire que le Dr Mabuse était en congé ce jour là...
Humiliation de l'EM, les "missiles" soviétiques étaient une pluie de grosses météorites...
Et pourtant on sait qu'il me faut pas humilier un militaire....
Pour l'anecdote, un même cas c'était produit côté URSS. C'était l'armée qui avait temporisé pour être bien certains que... A quoi peut tenir la survie de l'humanité...
Castro ou les Russkofs?
Certainement pas car dans ce cas nous aurions eu droit à tous les détails, nom, grade et matricule de tous les protagonistes.
L'assassinat de Kennedy est bien une histoire Américano-américaine dont les tenants et aboutissants ne sortent pas des arcanes du pouvoir.
Bref, JFK a été dessoudé par le pouvoir US et c'est pourquoi il n'y aura jamais de déclassification de documents dans cette affaire. D'ailleurs, existe-t-il encore des documents la dessus, parce que les 13 témoins oculaires de cet assassinat sont tous morts de façon bizarre dans les mois qui ont suivi.
Et là, j'en reviens à l'assassinat de Marilyn; JFK lui avait certainement parlé de ses soucis avec la CIA et le FBI. Des petites choses, peut-être pas bien méchantes, mais que Marilyn avait notées dans son carnet rouge.
Ca peut être mortel un petit carnet rouge...
La thèse du suicide de Marilyn ne tenant plus vraiment la route, avec l'absence de barbituriques dans l'estomac, on nous sert une autre fable: Marilyn qui détient des secrets sur les Kennedy et Bob qui commandite le psy pour lui faire une injection mortelle et récupérer le petit carnet rouge....
C'est aussi con que d'envisager un assassinat politique pour sauvegarder des secrets d'alcôve chez les Grimaldi...
Pour la petite histoire, c'est en 72 qu' Hoover a calanché, ce qui n'a pas impliqué un changement radical des méthodes du FBI.
C'est en 2000, à la fin de son deuxième mandat, que Bill Clinton a officiellement fait des excuses à la nations pour les expériences de guerre chimique faites par la CIA sur le sol et sur des américains, sans que le pouvoir politique ait été ne serait-ce qu'averti de la chose.
A Bob, maintenant.
Pas besoin de te faire un 3e rapport, je serai bref.
Dans la famille, Bob, c'est l'idéaliste. Coeur-pur dirait ma tante...
C'est qu'il avait une haute idée du pouvoir, nettement plus claire que son frangin.
Lorsqu'en 68, il décide de se lancer dans la course à la Maison Blanche, fort de l'aura glanée sur le cercueil de John, il est quasi certain de gagner contre l'avocat véreux et alcoolique Nixon.
Et Bob a des idées pour le peuple américain. Plus, hélas pour lui, que pour la Phynance américaine.
Il fit un discours très, très remarqué le 18 mars 1968:
"Notre PIB prend en compte dans ses calculs la pollution de l'air, la publicité pour le tabac et les courses des ambulances qui ramassent les blessés sur nos routes. Il comptabilise les verrous spéciaux que nous installons pour protéger nos habitations et le coût des prisons où nous enfermons ceux qui réussissent à les forcer. Il intègre la destruction de nos forêts de sequoias ainsi que l'abandon de notre merveilleuse nature à un urbanisme tentaculaire et chaotique. Il tient compte du napalm, des armes nucléaires et des voitures blindées de la police destinées à réprimer des émeutes dans nos villes. Il tient compte de la fabrication du fusil Whitmann et du couteau Speck, ainsi que les programmes de télévision qui glorifient la violence dans le but de vendre les jouets correspondants à nos enfants.
En revanche, le PIB ne tient pas compte de la santé de nos enfants, de la qualité de leur instruction, ni de la gaité de leurs jeux. Il ne mesure pas la beauté de notre poésie, ni la solidité de nos mariages. Il ne songe pas à évaluer la qualité de nos débats politiques ou l'intégrité de nos représentants. Il ne prend pas en considération notre courage, notre sagesse et notre culture. Il ne dit rien de notre sens de la compassion ou du dévouement envers notre pays. En un mot, le PIB mesure tout, sauf ce qui fait que la vie vaut d'être vécue."
(Merci à Fakir et François Ruffin de m'avoir fait découvrir ce credo politique, et ça me ferait pas chier qu'il soit repris, bien que...)
80 jours après cette déclaration il rejoignait son frangin dans la légende américaine. Et Nixon pouvait cuver ses cuites sur le tapis du bureau ovale.
C'est pas possible non plus de laisser dire des choses pareilles... C'est que moi, Monsieur, j'ai des actions Carlyle, Dassault, Lagardère et Kalachnikov à faire fructifier...
Et Goldmann-Sachs, hein ... Heureusement que Barroso s'est dévoué pour leur donner un petit coup de main ...C'est que maintenant, le Monsieur a du temps libre, il peut aller tirer les dividendes de sa gestion de la crise grecque...
Pour Hippo Tayze, Blutch.
Par Blutch,
jeudi 28 juillet 2016 à 00:00 ::General
- Hippo, tu lâches la grappe au général pour une mission américaine.
- Quoi! tu veux m'envoyer aux States... Tu sais qu'on n'y est pas attendu avec des fleurs, dans ce pays de fous.
- Qui te parle d'aller sur place? Tu vas sur une affaire où tout est classifié secret-défense et ils ne sont pas prêts à déclassifier les éléments d'enquête. Alors tu suis ta petite méthode de recouper ce qui est paru dans la presse.
- Et c'est quoi ton enquête?
- Kennedy
- l'écrivain?
- Non, John Fitzgerald et là, tu t'abstiens de me demander s'il s'agit de la chanteuse.
- Mais tout a été dit sur son assassinat, tout et n'importe quoi d'ailleurs.
- Alors tu gardes le tout et tu gommes le n'importe quoi.
- je prends avec moi Chavez-pas car comme tous les latinos, il maîtrise parfaitement la langue de l'envahisseur économique.
Rapport d'Hippolyte Tayze à la Commissaire Genveut.
Commissaire, je vais devoir étendre quelque peu cette enquête, et commencer par le début.
5 août 1962 Mort de Marilyn Monroe.
Conclusions de l'enquête: suicide probable aux barbituriques...
Tu vas encore me bassiner que ce n'est pas ce que tu m'as demandé, que je vois le mal partout, que la théorie du complot à bon dos et toutes ces sortes de choses. Mais d'abord JFK est devenu très patient depuis qu'il est mort, donc il attendra, ensuite, tu écoutes les faits, rien que les faits:
Au milieu de la nuit du 4 au 5 août, sa gouvernante Eunice Murray appelle le psy de Marilyn qui trouve la star inconsciente, plusieurs boîtes de barbituriques vides près d'elle et la main sur le téléphone. Ca, c'est une des versions officielles.
A partir de là, rien n'est plus urgent que de faire le ménage dans la chambre et c'est 5 heures après la découverte de la star inanimée que le duo de branques se décident à appeler la police et les secours...
Ça semble assez courant ce genre de retard dans le cas de mort arrangée.
Premiers constats du légiste:
Dans l'estomac de Marilyn, il n'y a ni poudre, ni trace de cachet de barbituriques. Il n'y a pas non plus de verre à proximité du lit. Reste la solution de l'injection, mais pas trace non plus de seringue, donc pas d'auto-injection du poison.
Détail troublant:
Depuis sa relation avec JFK, Marilyn était sur écoute téléphonique. Donc rien de plus facile pour savoir si et qui elle a pu appeler dans cette nuit-là. Mais c'est con comme tout, la fiche a été perdue....
Autre détail troublant:
Marilyn avait une image de blonde écervelée qui lui pesait énormément.
Après deux mariages catastrophiques, en partie au moins voulus pour la pub autour du "produit" Marilyn, elle épousa rien moins qu'Arthur Miller.
En 1960, elle s'offre un tour de manège avec Yves Montand (que je ne vois pas non plus perdre la tête pour une dinde)
Donc non, Marilyn n'était pas une dinde.
Après son divorce d'avec Arthur Miller, elle devient la maîtresse de JFK.
Kennedy aimait à parler de choses sérieuses entre deux coquineries. Il expliquait donc à Marilyn les enjeux et les arcanes du pouvoir. Élève méthodique et appliquée, Marilyn prenait des notes sur un petit carnet rouge qui ne la quittait jamais. C'était histoire de ne pas énerver John en ayant oublié les leçons précédentes...
Il y avait une tradition bien établie dans le duo des Kennedy, c'était de refiler à l'autre la maîtresse dont on s'était lassé. Peu de temps avant ou après son pathétique "Happy birthay Mister Président", le 19 mai 62 John donne le clap de fin, Bob prend la relève dans le lit de Marilyn et va jusqu'à envisager de divorcer pour elle. C'était moins de 3 mois avant sa mort et 18 avant celle de John.
Qu'aurait-elle pu révéler si elle avait vécu lors de l'assassinat de JFK?
On le saura lorsqu'on aura retrouvé le petit carnet rouge...
La dernière théorie en date serait que Marilyn a été assassinée sur les ordres de Bob Kennedy, par le psy qui aurait pratiqué l'injection, parce que dans le petit carnet rouge, Marilyn aurait noté des faits et anecdotes sur les Kennedy.
Sachant que la presse décortiquait déjà tous les faits et gestes des Kennedy, je ne vois pas l'intérêt de tuer Marilyn pour récupérer un carnet dévoilant ce que la presse savait déjà...
La théorie se tient si l'on excepte le contenu du carnet et le commanditaire qui était en plein coup de foudre pour la star. C'est rare qu'on assassine celle qui vous envoûte...
Par contre, imaginer les mêmes commanditaires que pour la mort de JFK, ça deviendrait cohérent.
Et là, les pistes ne manquent pas, je t'en reparlerais prochainement, parce que tu vois là, je suis tombé sous le charme de Norma Jane Baker, la femme, celle qui est sans ses artifices de dinde blonde platinée. Car vois-tu, la brunette en a assez bavé de devoir jouer la conne...
Pour savoir qui a tué Marilyn, il faut savoir qui a flingué JFK .
Par Oncle Dan,
lundi 18 juillet 2016 à 15:06 ::Jus de cervelle
Ils sont entrés, se sont assis bruyamment et ont hurlé qu’on leur serve à boire.
Ils étaient bien une trentaine à avoir laissé leurs machines encore fumantes devant le petit café, des engins d’apocalypse, décorés sur le thème des pires monstres des mythologies les plus dévoyées.
Le chef de la bande était matelassé de cuir et criblé d’une clouterie rutilante agrémentée d’une impressionnante collection de pin’s publicitaires.
Il retira son casque intégral recouvert d’autocollants et le tendit à l’obséquieux crapaud eczémateux dont il était flanqué.
Sa crête de huron rouge et verte, libérée d’un long voyage, se redressa en frissonnant, et les multiples anneaux qui ornaient le pourtour de son oreille gauche cliquetèrent lugubrement.
Devant l’immobilisme de la serveuse pétrifiée de terreur, le monstre se leva et la fixa de son unique œil vivant au fond duquel brillait l’éclat fiévreux d’une haine définitive vouée à l’humanité toute entière.
Le reste de la bande retenait son souffle. L’air poussiéreux, aux relents de transpirations et d’hydrocarbures, était palpable.
Il se pencha lentement au dessus de la table sur laquelle était alignée une collection de bols blancs à l’usage incertain et articula en détachant chaque syllabe : « Et que ça sau-teu, ou je te sau-teu ».
Ce mot d’esprit provoqua un éclat de rire collectif et un réflexe de survie de la soubrette qui saisit le premier bol à sa portée et le remplit de bière pression.
A cet instant précis, traversant le rideau de perles qui servait de séparation entre le bar-tabac et l’épicerie-journaux-souvenirs-postes et dépôts divers contiguë, une éléphantesque patronne à la poitrine fellinienne et au regard chalumeau surgit avec des propos peu amènes pour cette bande de voyous, les abreuvant d’insultes et de moqueries sur leurs accoutrements ridicules, leur faiblesse d’esprit et leur virilité défaillante.
….
Le prince du macadam blêmit. Son œil de verre roula dans son orbite cependant que l’autre se fendillait de veinules rougeâtres. De toute évidence, les deux hémisphères de son maigre cerveau se livraient un combat sans merci dont l’issue dévastatrice ne faisait aucun doute.
Il était sur le point d’exploser lorsque P’tit Pierre, au bord de l’apoplexie, entra en hurlant qu’on leur volait leurs bécanes.
La horde s’évanouit en moins de dix secondes pour se lancer dans une course poursuite jusqu’à l’autre bout du monde.
Le nuage de poussière mit beaucoup plus de temps à disparaître.