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jeudi 19 janvier 2006

Tant-BourrinL'homme au tracteur

Cela fait un certain temps que je ne vous ai pas infligé une parodie, hein ? deux ? trois ?

Alors, remédions bien vite à cela... Mais je voudrais en profiter pour faire d'une pierre deux coup : je voudrais rendre en même temps ici un petit hommage à mon agreste co-blogueur avec qui je n'ai pas toujours été très tendre...

J'ai donc concocté des paroles spécialement à lui consacrées sur l'air de "l'homme à la moto", chanté par l'immortelle Edith Piaf.

Pour les incultes qui auraient quelques trous de mémoire, les paroles originales sont .

And now, music ! :~D

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mercredi 18 janvier 2006

Saoul-FifreBlond joke

Houlà, ça va pas du tout en ce moment, moi ! Je sais pas ce qui se passe, une distorsion dans l'espace-temps, ou quoi, mais c'est sûr qu'il y a du bug dans le continuum. Bon, si je sors de chez moi et que je marche du pied gauche dans la merde, je vais pas interpréter ça comme un signe de chance, ni accuser d'improbables ennemis de vouloir me faire casser une jambe ? Je vis à la cambrousse et ce genre d'événements fait partie du déroulement normal de mes journées. C'est plutôt si ça ne m'arrive pas que je me pose des questions.

Mais quand je surfe sur Internet ? C'est du virtuel, certes, mais du virtuel répondant à des normes établies par des gens sérieux. Je clique par exemple sur un lien. Ça se passe chez Matthieu pour ne pas le nommer. Avec Matthieu, on travaille en confiance : si il nous promet une blague de blonde inénarrable à se taper le cul par terre, on fonce. Si on se retrouve face au vide, avec la mer 150 m plus bas, on saute, comme Johny Weismuller qui ne veut pas perdre la face devant la jolie sauvageonne qu'il espère bien voir toute mouillée autrement que par le lagon... Enfin, je clique, quoi...? Et je me retrouve chez Elisabeth. Ça, c'est la magie d'Internet. Les tapis volants. La lampe qu'on frotte pour la faire briller. Le génie sans mollir. Et Elisabeth qui tient à toute force à nous raconter son histoire de blonde, hilarante au point que son seul souvenir la relance dans des fous-rires irrépressibles. La même ? Une autre ? Le suspense est trop dense, le ressort du moteur romanesque trop tendu, je re-clique comme un zombie pour vérifier et je me retrouve, non là, je deviens fou : les écossais ont décidé de venger Marie Stuart et ont mis des extas dans leurs whiskies d'exportation ?? Je me retrouve chez Matthieu, au point de départ ! Bon, pourquoi pas, la séquence informatique va peut-être se calmer d'elle-même après quelques tours d'accélérateur de particules ? Je re-re-clique précautionneusement là où ils disent que la ? les ? blond jokes sont stockées, et là, nouveau saut dans l'inconnu, j'avais pourtant appuyé avec beaucoup de douceur sur ma souris : je me retrouve chez... Audalie ! Une blonde foncée qui se moque des blondes claires. Le monde n'est pas complètement à l'envers, mais penche fortement ! La solidarnosc sombre dans l'océano nosc... Et, du coup, les bribes de rationalité qui habillaient de haillons ma nudité scientifique avouée, titaniquèrent également.

Je cliquais dorénavant telle une grenouille dont on a sectionné le rachis, en mouvements déconnectés des centres décisionnels. Les sites défilaient, s'enfilaient, se refilaient des blagues épatantes, inouïes. Des blogueurs se pissaient dessus, sans pouvoir se retenir. Les Dieux buvaient les pleurs, la bave, la sueur des rieurs, dans les crânes vides, léchés, raclés, parfaitement récurés des blondes Walkyries. Des milliards de sarcasmes, en anciens francs, combien cela pouvait-il faire ? s'accumulaient, se renvoyaient des échos, les boules de sourires s'obèsifiaient, déclenchant des avalanches de rires...

Une éternité plus tard, ma main engourdie clique mécaniquement encore une fois. La mâchoire crispée sur un rictus moqueur, les yeux délavés d'avoir pleuré de rire à jet continu, je reconnus le bandeau de couleur "bleu UMP" des analectes.

Cette eau, ces fauteuils de plage,
Si bleus, si calmes...
On croirait que le maître nage,
Masque et palmes...

Je me mis à lire le billet du jour. Enfin, du jour ? Le billet, quoi, le billet si souvent attendu, espéré, quelquefois de longs jours, de trop longs jours... Il n'était plus question de blagues de blondes. Combien de temps avais-je erré dans cette toile onirique inextricable ? Rejetant de mon esprit embrouillé cette question idiote à laquelle je n'aurai sans doute jamais de réponse, je continuai ma lecture. Regard interrogatif vers le bandeau. Regard dubitatif vers le billet. Bandeau. Billet. Bandeau. Putain de billet : il y était question de journal télévisé. Elisabeth qui parle de télé, et en plus, des infos ! Mon peu de lucidité résiduelle me permit d'appréhender au vol une explication réaliste : des extra-terrestres étaient en train de prendre possession de ce qu'il restait de mon cerveau par télépathie. Ils envisageaient d'envahir la Terre et m'avaient choisi comme Bêta-testeur de l'efficacité de leur technique de propagande absolue, par inversion sémantique subliminale, dans les blogs mythiques, ceux lus par la quasi-totalité de la blogosphère.

Je secouai vigoureusement la tête, et par là-même, l'emprise hypnotique de ce peuple que je subodorais laid et dépourvu d'humour. Je venais de repousser l'attaque la plus dangereuse du siècle, qui, sans moi, aurait bien failli finir juste après avoir commencé.

Les deux pieds à nouveau fermement ancrés dans le réel, je réexaminai attentivement mon écran. Euréka-bon-sang-mais-c'est-bien-sûr ! Le sujet, le style, ce billet était dû à la plume de Matthieu.

Mais avec le bandeau des Analectes.

Pfou, je suis crevé, moi. Je sens que je vais pas tarder à aller faire dormir les yeux.

mardi 17 janvier 2006

Tant-BourrinLa vie de Jean Benquet

Il est émouvant parfois de se plonger dans le miroir des ans et d'imaginer la vie de nos aïeux. De sentir à quel point tout a pu basculer, être bousculé en une poignée de générations.

Jean Benquet est un de mes ancêtres. Plus précisément le père de la mère de la mère de ma mère, ce qui en fait mon arrière-arrière grand-père. Cinq générations à peine, et pourtant...

Et pourtant, vous prononcez son nom avec votre langue abâtardie, affadie, modelée par la télé où le parler sans accent prime sur la mémoire des mots qui chantaient. Jean Benquet ne se serait même pas retourné si vous l'aviez appelé "Jean Binqué".

Non, il était natif de Saint-Julien d'Armagnac, natif de cette terre landaise où les mots sont plus rugueux que l'écorce des pins. Si vous vouliez qu'il se reconnaisse lorsque vous le nommiez, il fallait prendre l'accent du cru et prononcer "Binquétt", avec un accent aigu et en faisant bien sonner le "t" à la fin.

Mais de toute façon, vous auriez sûrement eu du mal à faire grande causette avec lui : il se sentait sûrement plus à l'aise dans le patois local que dans le français, ce patois local que l'on a parlé jusqu'avant-guerre et même encore un peu après, que je me régalais d'écouter quand ma mère, ma tante et ma grand-mère l'utilisait entre elles encore dans les années 60, ce patois mélodieux aujourd'hui mort à jamais.

Jean Benquet est donc né à Saint-Julien le 27 décembre 1845, dans une famille de modestes paysans, comme l'étaient tous les paysans de ce bout de terre. Quelle a pu être sa vie durant les vingt premières années ? Mystère. Sûrement a-t-il eu la vie banale de ceux qui grattaient la terre pour s'en nourrir, une vie simple, laborieuse, dure.

Et puis il eut un jour vingt ans, et la Nation vint le chercher, comme elle venait chercher tous les hommes de son âge, pour qu'il aille la servir pendant sept ans. Sept ans de service militaire, le tarif normal à cette époque, sauf si votre père était bien placé et fortuné et pouvait vous acheter un bon numéro, qui exemptait de ces obligations.

Le père de Jean Benquet n'était pas riche. Il partit donc faire son service militaire dans la marine. Ce fut, sans doute, le seul vrai voyage qu'il fit de toute sa vie, en ces temps où l'on était chevillé à la terre que l'on labourait.

Il partit donc en 1866, alors que l'expédition mexicaine de Napoléon III touchait bientôt à sa fin.

Il écrivit avant d'embarquer cette lettre à ses parents, cette lettre qui est depuis devenue une précieuse relique familiale.

   
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L'écriture est maladroite et difficile à déchiffrer. Je me suis risqué à essayer d'en transcrire le contenu, sans en modifier la mauvaise orthographe. J'ai simplement ajouté un peu de ponctuation pour rendre le texte plus lisible.



Le 2 décembre 1866

Mes cherparen

Je vous fait des nouvelle pour vous faire savoir que je suis en barqué en mexique le dis de se moi prochain et je sui tré conten de partir. J’en sui tré bien conten. Je sui en bone santé et je désire que la votre se trouve de même. Je sui tré conten.

Je sui bien nourri et bien habillé. J’ai 4 chemises de coton, deu vèste, deux chapeau et 4 tricots, deux sout (?), deux bas et 4 claleson (?) et deux blouse en laine et en toille et deux bonets et écharpes et jen sui tré conten de partir. Suis avec des camarade du pays et vous feriéz de nouvelle a mes parce que je parte et vous paires et mères, frès et seurs aiyé du couraje. Moi j’ensui tré conten. Biens des complimens à tous les maison (?). A dieu paires et meres, ne me fase pas des reponce jeus qua que soijé rendu en france. Je sui tré conten.

Adieu pour la vie

Bénqet Jean

Je sui tré bien portan et jai darjan encore. J’ai encore 40 franc. Je gagne 6 franc le moi pour la poche.

Adieu



Bien sûr, il serait facile, du haut de notre morgue d'enfants privilégiés que la vie a choyés, de sourire avec condescendance devant tant de maladresses d'écriture et de petites préoccupations matérielles. Mais je me sens au contraire étrangement ému à cette lecture, ému par ces mots simples, ces mots des pauvres gens, comme le chantait Ferré, ému par cette volonté manifeste de rassurer ses parents, derrière laquelle on devine un attachement informulé.

La joie du partir, si souvent répétée dans la lettre, était-elle authentique ? Sûrement : il n'avait jamais quitté sa terre et un tel voyage était une aventure inespérée pour lui. Il n'y a qu'à voir la fierté avec laquelle il pose à cette époque devant l'objectif du photographe dans son uniforme.

Mais les liens familiaux, les liens avec la terre devaient aussi souffrir de l'éloignement. La peur de ne jamais revenir ou de ne jamais revoir les siens.

Qu'advint-il par la suite ? Difficile de le savoir en détail.

L'expédition mexicaine fut sûrement très courte pour lui, puisque la France retira ses dernières troupes du Mexique en mars 1867. Il dut donc continuer à servir la marine sous d'autres cieux.

Et puis il y eut la guerre de 1870. Sans doute dut-il y participer. Et puis la guerre fit long feu, s'acheva en déroute en janvier 1871. Beaucoup de soldats regagnèrent leurs foyers, favorisant ainsi la propagation de nombreuses épidémies, dont la variole, parmi une population souffrant déjà, dans certaines régions, de famine.

Jean Benquet ne fut peut-être pas de ceux qui revinrent cette année-là, puisqu'il était encore conscrit jusqu'en 1873. Mais sans doute l'épidémie passa-t-elle par la terre qu'il aimait tant : sa mère, Catherine, mourut le 4 avril 1871, et son père, Jean, fit de même trois jours plus tard.

Adieu paires et meres.

Adieu pour la vie.

Quelle fut sa vie ensuite ?

Je ne connais que très peu de choses sur ce qu'il vécu. Il se maria le 18 février 1879 avec Jeanne Dalies. L'acte de mariage n'est pas signé par lui : une mention marginale indique qu'il ne pouvait pas le faire. Sans doute ne savait-il donc pas écrire, comme nombre de gamins des campagnes nés bien avant que Jules Ferry n'oeuvre pour l'éducation de tous. La lettre ne doit donc pas pas être de sa main, mais écrite sous la dictée par un camarade de troupe.

Ensuite eut-il sans doute la vie des petites gens, des travailleurs de la terre, avec ses joies, ses peines, et ses jours de labeur routiniers.

Une vie longue.

En 1930, il pose devant l'objectif de l'appareil photo avec une petite fille de deux ans sur les genoux : son arrière-petite fille, ma mère.

Lui qui était né sous le règne de Louis-Philippe, avait connu l'expédition napoléonienne du Mexique, connu la guerre de 1870, la guerre de 14-18, allait mourir à 90 ans, en 1936, dans les échos du front populaire.

Adieu l'aïeul.

Adieu Pépé.

Pour la vie.

lundi 16 janvier 2006

Saoul-FifreLe bonheur II

Le bonheur. Fait chier : ça me rappelle "La maison du bonheur" de cette enflure de Francis Lalanne !

Ce serait la maison du bonheur...
Même à fort loyer, j' suis preneur.
Il n'y aurait que toi contre moi
Et l'amour contre notre amour..

...chevrotait le chat botté au catogan. J'ai toujours eu un gros faible pour le lyrique, les grands sentiments, l'émotion. Tu me passes la cassette de "Regain" et un mouchoir, et tu le récupères trempé à la fin. C'est systématique. J'avais même acheté son premier disque, à Lalanne, dis donc ? C'est à noter, car mon budget "musique" n'a jamais été très élevé. Mon budget tout court non plus d'ailleurs. Et ce n'est que plus tard, que ce gars a commencé à me sortir par les yeux, que ses cuissardes n'arrivaient plus à cacher l'enflure de ses chevilles, que son nombril s'est mis à gonfler, et que son sens de l'humour s'est mis à maigrir au bénéfice de sa grosse tête.

Le bonheur. Pfuuu... Parle-moi pas de bonheur. Enfin, moi aussi, je me suis laissé aller à participer au concours proposé par Twig . Trois minutes après avoir reçu mon petit texte tapoté à la hâte sur mon clavier, en chantonnant "ce serait le concours du bonheu eu-eu eu-eu eu-eu-eu-eur...", sa réponse tombait dans ma boite mail :


"C'est toi le meilleur, sans le moindre doute, ton texte contient une énergie qui arrache tout sur son passage, mais tu comprends, si je dis ça, Tant-Bourrin va péter un plomb. Tu sais comme il est : jaloux, vindicatif, violent, toujours en compétition, toujours si certain d'être le plus fort... ? Tu vas pas me dire ? Son personnage du chevalier Hippobert est un exemple clinique de paranoïa purulente. En rabaissant toujours son écuyer, il se contente de reproduire les moqueries qu'il a dû subir étant jeune, et les railleries des jeunes filles repoussant ses avances... Comme il a dû souffrir pour éprouver ce besoin de toujours se mettre en avant, solliciter les bravos ! Ha s'il pouvait seulement n'avoir qu'une minime partie de ta modestie, Saoul-Fifre ?

Enfin, je te propose de faire gagner Samantha , je suis bien certaine que tu seras d'accord, et nous éviterons ainsi une des célèbres colères homériques de Tant-bourrin qui me font si peur. En tout cas, vraiment super ton poème, je te jure que tu devrais l'envoyer à un éditeur !"


Vous connaissez Twig, elle est un peu exaltée, elle est jeune, elle se laisse emporter par les exagérations de la passion... Jetez un œil sur le petit texte que j'avais osé lui envoyer : vous verrez de vous-même que ça ne mérite nullement cette débauche de qualificatifs dithyrambiques.

la vi étan skèlé
lé choz étan c'cal'çon
la plui ton banc kom vach kipiss
lé zinpo te fézan lé poch
lé zuissié toktokan a cou de marto
lé chiott étan bouché
lévié ranpli de véssèl sal
le papié afleur lacéré
é sofi amoureuz
mé dun otr

je kroi kilya
améliorassion du boneur possib !

samedi 14 janvier 2006

Tant-BourrinLe bonheur

Voici bientôt deux mois (le temps, à l'instar de bas de mauvaise qualité, file très vite), Twig avait lancé sur son blog un concours de poésie. Mais pas de n'importe quel genre de poésie : il s'agissait de donner dans le genre débilos, et sur le thème du bonheur.

Bon, vous commencez à me connaître : dès qu'un jeu pathétiquement navrant est organisé, même avec un enjeu inexistant, je suis le premier à me précipiter ! Je pris donc ma plus belle plume d'oie et la trempai dans l'encre de l'inspiration la plus débridée pour en tirer le plus beau, le plus émouvant, le plus éclatant des poèmes consacrés au bonheur.

Las, peu après, le verdict tombait : je n'avais pas gagné, mais je me consolais vite en me disant que l'important est de participer (j'ai l'esprit sportif et fair-play), et que l'encore plus important est que le Saoul-Fifre non plus n'avait pas gagné, car là, sinon, j'aurais été vraiment vert !

Et puis je n'ai pas tout perdu : j'ai gardé précieusement par-devers moi mon petit poème débilos sur le bonheur, car je sentais confusément qu'il pourrait me servir à quelque chose un de ces jours.

Et ce jour est arrivé : je n'ai aucune idée de billet digne de ce nom en tête, alors en avant pour...


   LE BONHEUR

   Connaissez-vous un truc meilleur que le bonheur ?
   Moi pas, parce qu'avec le bonheur, on est heureux !
   Je savoure la vie autant que les choux-fleurs
   Qui pourtant, je l'admets, me ballonnent un peu.

   Je me joue des ennuis, des troubles digestifs
   Comme un chaton qui fait mumuse avec sa balle
   (C'est mignon, les petits chatons, moi je les kiffe)
   Et je dis : le bonheur, ouais, c'est trop de la balle !

   D’ailleurs longtemps je me suis levé de bonheur
   Pour tremper goulûment deux ou trois croissants beurre
   Dans mon café au lait : putain, que c'est chouette !

   Bref, vous l'aurez compris : le bonheur, ça me plait,
   Alors que le malheur, ah mon dieu, quelle plaie !
   Conclusion : les tristus, moi je vous dis "pouet, pouet" !

vendredi 13 janvier 2006

Saoul-FifreLes charades belges

Ça devrait vous plaire, vous qui avez le neurone un peu fainéant dans les côtes q;^) ! La charade belge, c'est pas compliqué, on vous donne la réponse dès le début. Pour que vous compreniez bien, et éviter les réclamations bruyantes et les injures injustes, je vais vous donner un exemple de charade belge, choisie parmi les plus célèbres :

Mon premier va çà et là,

Mon second est employé des Postes,

Mon troisième ne rit pas jaune,

Mon quatrième n'est pas pressé,

Mon tout est le plus célèbre auteur de charades belges, VICTOR HUGO.

Vous voyez, ya pas plus simple. Il vous suffit JUSTE de trouver POURQUOI q:^)... Bon, pour la première, je vous aide, mais après, vous vous démerdez. Mon premier est Vic car Vic erre (Vicaire), mon second est Tor car Tor est facteur (Torréfacteur), mon troisième est Hu car Hu rit noir (Urinoir), mon quatrième est Go car Go est lent (Goéland), et mon tout est Victor Hugo (Vic-Tor-Hu-Go). Allez, à vous ! Ce n'est qu'une première salve, il y en aura d'autres, ne soyez pas jaloux, les autres ! C'est pas bien d'envier les gens.

Mon premier draguait à donf.
Mon second prenait son pied.
Mon troisième les tronche tous.
Et mon tout, charade belge oblige, à toute seigneuse, tout honneur, c'est Aglaë !!

Mon premier est fidèle.
Mon second n'avouera jamais les quantités qu'il est capable d'ingurgiter.
Mon troisième est complètement bourré dès potron-minet.
Mon tout est Byalpel.

Mon premier est un sale obsédé.
Mon second se fait virer d'un concours de hip-hop.
Mon tout est Epictete.

Mon premier arrête des traficants.
Mon second ne plane pas très haut.
Mon tout est Manou.

Réponses par mail

jeudi 12 janvier 2006

Tant-BourrinLa très aventureuse vie du Chevalier de Tant-Bourrin et de son écuyer Saoul-Fifre (Chapitre VI)

(lecture préalable des chapitres I, II, III, IV et V conseillée)

Où le Chevalier de Tant-Bourrin accède enfin à la gloire

XIIIème siècle après Jésus-Christ - Quelque part dans le Royaume de France

L'étrange cortège poudroyait sur la route qui cheminait.

En tête avançait le Chevalier Hippobert Canasson de Tant-Bourrin, dont l'armure déstructurée et désarticulée tournoyait en anneaux bringuebalants autour de sa taille et de ses membres. Derrière suivait son écuyer Saoul-Fifre, dont la kyrielle de mouches qui l'accompagnait jour et nuit vrombissait en anneaux grouillants autour de sa tête.

Le port du Chevalier était fier et altier, son regard d'airain scrutait l'horizon en de rapaces volutes, guettant les vils et les faquins que son bras justicier pourrait mettre à mal.

Et d'ailleurs, une occasion de démontrer sa dextre habileté à redresser les torts n'allait pas tarder à se manifester : au loin, là-bas, un malandrin semblait vouloir nuire à la bonne réputation d'une pauvre gueuse, qui poussait de grands cris désespérés.

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