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samedi 7 janvier 2006

Saoul-FifreDans sa culotte, son bâton de Maréchal...

Je viens de recevoir la carte de Bonne Année, de Bonne Santé, de Meilleurs Vœux, de Worst Wishes, d'Arbeit macht freï, de notre cher (très cher) Antéchar le Marénol . De sa fine écriture élégante, il m'écrit ceci, et ça me fait bien plaisir, parce que ça va bien me remplir 4/5 lignes de billet, sans trop me prendre la tête :

"Bien, suite aux bons voeux d' Audalie du 31 décembre et parce qu'il ne faudrait pas croire que tout ceci est gratuit, j'ai le plaisir de vous demander de bien vouloir m'envoyer votre dernier avis d'imposition, afin que je calcule votre cotisation pour mon Association des Pauvres Mais Travailleurs. Je vous rappelle que votre contribution libératoire est au minimum à hauteur de 40% des revenus imposables et non imposables.   Bien à vous, Anténor Maréchal Président à Vie   rien n'est vrai, rien n'est gratuit non plus !"

Mon âme étant, de cœur, pauvre mais travailleuse depuis ma prime et tendre enfance, je m'empresse de prendre la plume pour répondre à cet ordre de mobilisation générale au ton si urgentiste :

"Maréchal nous voilà!
Devant toi, le sauveur de l'Alsace
Nous jurons, nous, tes gars
De servir et de suivre tes pas
Maréchal nous voilà!
Tu nous as redonné l'espérance
Le bretzel renaîtra!
Maréchal, Maréchal, nous voilà!

Maréchal, les autres, je ne sais pas, mais moi, vous me trouverez toujours,
fidèle, là où le Devoir appelle désespérément dans le désert,
fidèle, là où les billets peinent à se frayer un passage pour quitter les poches,
fidèle, quand il s'agit d'apprendre aux petits chatons à nager, à voler, à s'amuser au rouleau, comme les hamsters, mais à l'extérieur du rouleau compresseur...
Fidèle, avec l'aide de Epictete , pour étreindre la rousse, l'éjecter de la baignoire et lui faire subir les avant-derniers outrages (un peu de charité chrétienne, que diable ?) en punition de tout ce qu'elle vous fait endurer, Ô vous le stoïque, vous le marmoréen, vous l'impassible, vous le flegme anglais personnifié...

À part ça, ça boume : pour la cotisation 2006, le chèque est parti aujourd'hui. J'aurais peut-être pas dû le poster vu que pendant les fêtes, les facteurs sont débordés, et que c'est la période de l'année où il y a le plus de plis égarés. Enfin, croisons les doigts : tant que ya de la vie (de chat) ya de l'espoir (de les écraser) ...

Je n'ai pas joint le dernier avis de non-imposition car je ne l'ai pas encore reçu : tous les ans, il faut que je pleure auprès des services fiscaux pour l'avoir, comme j'ai un tout petit forfait agricole, je leur ai jamais rien rapporté, alors ils font exprès de me faire poireauter ! Donc j'ai calculé sur le chiffre de l'année dernière, et j'ai arrondi aux 100 € supérieurs. Ne me remerciez pas, c'est de bunker.

Je suis fier de travailler pour vous gratuitement, 40 % de mon temps.

J'espère que ça vous conviendra, Mon cher Maréchal-Président-Trésorier à vie (d'imposition)

Daignez accepter mon admiration sans bornes, pour votre Grand-Oeuvre que je souhaite impérissable.

Votre dévoyé et dévoué Saoul-Fifre"

vendredi 6 janvier 2006

Tant-BourrinBuvons futé

Il faut toujours avoir, les soirs de grosse cuite,
Près de soi un pochard plus bourré qu'on ne l'est :
Quand il tombe en coma et pique soudain du nez,
Il est temps d'arrêter de boire, et tout de suite !

Moralité : On a souvent besoin d'un plus pété que soi

jeudi 5 janvier 2006

Saoul-FifreJe me soigne

Écartons d'emblée la responsabilité de l'alcool dans mon astigmatisme chronique puisqu'il a été détecté lors de mes 14 ans et que, bon, à cet âge là, quand je voulais faire des folies de boisson, c'était du genre 2 ou 3 gouttes supplémentaires d'Antésite © dans le verre... L'astigmatisme est une déformation de l'œil qui rend les choses floues, pour autant qu'elles ne le soient déjà, voire doubles, dans les cas exemplaires tel le mien, et tels que les adorent les grands professeurs, entourés de leurs lèche-culs d'élèves, dont je fus le cobaye à mon corps défendant. Pour l'astigmatie, ce fut un ophtalmo et ses ophtalminets qui m'examinèrent, et je repartis avec une horrible paire de lunettes "de la sécurité sociale" que je ne mis jamais plus. Le ridicule ne tue pas mais il y contribue.

Oui, ma mère, veuve méritante, qui, en tout bien tout honneur, tirait le diable par la queue, m'emmenait aux visites gratuites des hôpitaux où les pauvres servaient de modèles dociles au cours des travaux pratiques supervisés par les mandarins. Une autre fois, ce fut pour mes amygdales enflammées, qui d'ailleurs, le médicament n'ayant pas fait d'effet, finirent sous le scalpel. J'étais à poil, et un gros con entrait en pérorant au milieu de ses internes tous plus visqueux les uns que les autres. On m'examinait, on me tripotait, on me posait des questions, l'air très intéressé par mes réponses, et puis on confiait à ma mère un flacon avec pipette que je devais ingurgiter selon une posologie précise. Sur le flacon, il y avait une étiquette et une suite de chiffres et de lettres écrite au stylo bille. Ma mère devait aussi signer une décharge de responsabilité, en cas d'échec du traitement ou d'effets secondaires. Si je n'étais pas en train de tester un médicament qui n'avait pas encore son AMM (Autorisation de Mise en Marché), je veux bien me prendre une douche au Zyklon B...

Bien plus tard, dûment motivés par Sylvie, une amie, JL et moi avons fait avec elle une émission sur la vivisection , le rapt de chiens pour les laboratoires, et la débilité dangereuse qu'il y a de conclure à l'innocuité d'un produit sur l'homme à partir d'expériences sur des animaux qui n'ont pas du tout le même métabolisme. À part le fait que la recherche a moins de moyens , rentabilité des grands trusts pharmaceutiques oblige, j'ai bien peur que rien n'ait changé pour les cobayes des essais "pré-cliniques". Nos amis les animaux prêtent de bon cœur leur corps à la science, et, comme d'hab quand il y a de gros intérêts financiers en jeu, vous ne verrez ni la SPA, ni notre BB nazionale y trouver rien à redire.

Après les tests sur animaux consentants, viennent les "essais cliniques controlés". Et... rémunérés . L'agrégation des lots de candidats se fait selon des règles draconiennes . Les volontaires sont des adultes responsables ou des enfants (autorisation des parents nécessaire). Tout se passe dans le respect des lois le plus strict, et on lit leurs droits aux cobayes humains avant de leur appliquer le protocole. Les "participants" se recrutent essentiellement dans la France d'en bas, chère à notre regretté Raffarin. Il est rare que des cadres supérieurs mettent leur santé en danger pour arrondir leurs fins de mois.

Outre la joie à l'idée de faire progresser la science, les "partenaires" reçoivent des indemnités ! Le progrès est net : ma mère avait juste eu la visite cadeau.

mercredi 4 janvier 2006

Tant-BourrinUn amour épique

Piki bavait d'amour chaque fois qu'il apercevait la belle Douce. Littéralement.

Douce et son ravissant museau retroussé. Douce et la ligne gracile de ses pattes. Douce et la luxuriante splendeur de ses piquants.

Mais comment séduire la plus belle, la plus coquette des hérissonnes quand on n'est soi-même qu'un pauvre hérisson quelconque, terne et maigrelet ? Chaque fois que Piki, tout balbutiant d'émotion, tout en maladresse pathétique, avait cherché à adresser la parole à Douce, il n'avait essuyé que de sèches rebuffades.

Oh, bien sûr, il aurait dû finir par se faire une raison, se trouver une hérissonne à sa mesure, tout aussi falote que lui, se contenter d'un terrier à loyer modéré, se satisfaire d'une vie insipide et routinière.

Mais Piki rêvait grand. Immense. L'or des yeux de Douce s'était fondu au mercure de son âme. Et son âme depuis lors flamboyait à en faire pâlir le soleil. Mais sans pour autant illuminer la nuit d'indifférence de Douce.

Jusqu'à ce jour où tout bascula...

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mardi 3 janvier 2006

Saoul-FifreZorro le renard

Le Maréchal vient de nous raconter sa fascination adolescente pour Wonder Woman. Il est certain que les filles qui sont passées ensuite ont eu à ramer sec, et même en lançant toutes leurs forces dans de petites accélérations, elles n'ont pu faire illusion que de courts instants, et le soufflé retombait ensuite. Vous comprenez, même la passionnelle (et passionnante) Manou, fille du Sud initiée en Corse à l'aide de boas et capable de beaucoup de sincérité dans ses déclarations d'amour, ne joue absolument pas dans la même cour que Wonder Woman ? Je ne cite bien entendu que pour mémoire "La rousse" qui part battue d'entrée, ne serait-ce que par son trop grand goût pour la propreté. Une vraie femme, pour le Maréchal, ça doit être active, se battre, faire faire du surplace à un char militaire, courir très vite, en bref : sentir la sueur sous les aisselles et même partout, dès 5 heures du matin (à vue de nez).

Je me suis un peu égaré par rapport au sujet initial, mais j'y arrive : Salomé parle dans le commentaire qu'elle a laissé sur "Wonder Woman", de ses propres souvenirs de téléphage au régime, et du fait qu'elle allait regarder Zorro chez des voisins. Nous avons là un indice sérieux pour dater Salomé au carbone 14 ! Car Zorro passait le mercredi à 18 h 45, il y a un certain nombre d'années, à moins qu'il y ait eu des rediffusions ? Comme ceux de Salomé, mes parents étaient trop pauvres pour nous nourrir, envisageaient régulièrement d'aller nous perdre dans la forêt, alors, de là à nous acheter la télé, il y avait plusieurs années de loyers impayés (un bail, quoi). Mais j'avais un vélo. Et un ami, qui avait la télé et qui habitait à 6 kms. Et je pouvais regarder Zorro chez lui, et dès que c'était fini, je sautais sur mon vélo, et je pédalais de toutes mes forces pour arriver à l'heure à la maison, où l'heure du repas était fixée, immuablement, à 19 heures !

Vous l'aurez compris, l'ubiquité n'est pas mon fort, et j'arrivais toujours en retard. Mon père, qui avait pourtant la mandale facile, n'a jamais rien dit quand je me glissais à sa droite, un peu inquiet et disant : "Y avait Zorro qui finissait à 7 heures...". Il avait même un petit sourire. Avec mon air épuisé et tout en sueur, il était évident que j'avais vraiment fait "de mon mieux".

En sueur ? Ha, le succès que j'aurais eu auprès du Maréchal !?!

lundi 2 janvier 2006

Tant-BourrinCoup de pompe

Je sais pas vous, mais moi, les fêtes de fin d'année, ça me mets complètement à plat !

dimanche 1 janvier 2006

Tant-BourrinLeçon de vie n°4

Amie lectrice, ami lecteur,

l'urine du Temps a bien coulé dans les toilettes de l'oubli depuis que je t'ai dispensé mes trois leçons de vie pour t'aider à agrémenter de maturité et de sapience le rôti de ton esprit avant de le mettre à cuire dans le four préchauffé de ton existence. Oui, tu le sais, petit hanneton candide, je me suis attelé à cette immense tâche que d'être celui qui te précède dans la nuit délétère d'une humanité en furie, d'être celui qui porte haut la torche d'un vécu dense et intense pour éclairer ta route, d'être celui qui marche dans la crotte de chien et t'invite à faire attention et à passer un chouia plus à gauche ou à droite.

Bref, le poids de ce tutorat moral fait tilter le cadran du pèse-personne de ma responsabilité, mais je garde fermement le cap, car l'âge a répandu le sel de la plénitude sur le poivre de ma chevelure et me confère ce devoir moral : doter ta perception d'un grand angle, faire jaillir le zoom de son sens moral et éthique et dépasser le cadre de ta petite vie matérialiste et étriquée pour que la photo de ton existence soit digne de figurer en première page de Paris Match.

Quoi ? Qu'il y a-t-il, frêle scolopendre timoré ? Tu souhaites savoir pourquoi je t'ai laissé si longtemps sans venir te dispenser une nouvelle leçon de vie ? C'est bien, je vois que tu as progressé et que le pitbull de la curiosité a mordu les couilles de ton goût du savoir. Et d'ailleurs, je ne vais point tarder à imiter ledit pitbull si tu m'interromps ainsi à tout bout de champ sous d'aussi futiles prétextes.

Eh bien, pour répondre néanmoins à ta question grotesque, petite mouche à merde mordorée, c'est parce que, vois-tu, primo, j'ai estimé qu'il relevait de ma responsabilité de guide spirituel de te laisser cogiter sur mes premières leçons de vie et faire, chaussé des charentaises de mes préceptes vitaux, tes premiers pas d'homme (ou, dans le pire des cas, de femme) libéré des pesanteurs d'un obscurantisme rance, et, secundo, j'ai d'autres chats à fouetter que de materner en permanence des neuneus qui ont besoin qu'on les tienne par la main.

Mais, les rondins de l'emportement font dérailler le TGV de mon raisonnement. Heureusement, tel le judoka rouleboulant sur le tatami, la souplesse de mon esprit n'a d'égale que sa combativité : je me ressaisis donc illico. "L'essentiel, toujours l'essentiel, droit à l'essentiel", telle est ma devise !

Or donc, voici venue la fin d'une année et son long convoi amer de questionnements sur cette période écoulée, son bilan comptable des pas en avant et des pas en arrière sur le tortueux chemin menant vers l'efflorescence personnelle, ses résolutions naïves pour l'année suivante que l'on devine par avance ne pas pouvoir tenir, tout handicapé que l'on est par les casseroles de l'habitude et de la lassitude que l'on traîne derrière soi. Bref, nous voilà dans les premières heures d'une nouvelle année, et toute l'atmosphère terrestre s'emplit d'ondes sonores d'une platitude que seule la limande est à même d'imiter. "Bonne année, bonne santé" : triste cérémonial quasi-automatique pour ne pas dire pavlovien, dénué de toute profondeur de sentiment ou d'analyse, que je me propose de dépasser - et avec éclat - ici...

Car quoi de plus ridicule que ces milliards de gens hurlant ces voeux dénués de tout signifiant réel, que ces trilliards de SMS quasi mongoloïdes - bOnanÉ bOnn 100T - témoignant d'un abrutissement massif et généralisé, que ces quintilliards d'huîtres gobées - horreur des horreurs - vivantes et réduites, pour échapper à la mort, à faire de la varappe le long d'oesophages hépathiquement graisseux et dégoulinant de Sauternes ?

Non, la tentation pourrait être grande, en ce premier jour de 2006, de laisser son flux neuronal rouler dans le sens de la pente de la facilité, mais vous me connaissez : je ne suis qu'exigence, autodiscipline et rigueur. Alors je laisse les "kikoo, bonané lol !" aux préadolescents mièvres et niais, les "bonne année" aux esclaves conformistes formatés et conditionnés, les "tous mes voeux de bonheur" aux fourbes cauteleux ou aux benêts irraisonnés. Point de propensions laxistes dans mon discours : chacune de mes leçons de vie est porteuse d'un message universel et éternel, dont le moindre mot, le moindre phonème ont été polis par les flots tumultueux d'une vie déjà bien remplie.

Point donc de frelaté ici, amie lectrice, ami lecteur, je nourrirai les asticots grouillants de ton innocence au livarot puissant de ma pensée.

Quoi encore ? Que dis-tu, petit charançon insatiable ? Mon message ? Ah la la, folle et impatiente jeunesse ! Ne piaffe point ainsi, jeune blatte impétueuse, laisse le fil de mon discours dérouler la pelote de mon raisonnement, et le message t'apparaîtra bientôt dans sa lumineuse évidence.

Or donc, j'exècre toutes ces manifestations empreintes de conservatisme et de traditionalisme. L'homme est ainsi fait qu'il se repaît, à l'instar du cochon, des déchets coutumiers des générations antérieures, mais c'est là que je surgis, armé de mes couteaux pour la saignée : fuyez, fuyez, petits porcelets, fuyez l'auge de la facilité si ne voulez finir en boudin !

Car il me plait d'être ainsi le poil à gratter des habitudes, le fluide glacial des accoutumances, le camembert péteur de l'encroûtement. Je suis celui qui met en branle et fait bouger les choses, l'accélérateur de particules, le bit qui plante les programmes trop bien huilés.

Et une fois sortie de tes rails, petit anophèle ignare, la locomotive de ta vie sera à nouveau libre de ses mouvements et pourra se diriger dans moult directions qui lui étaient jusque là interdites. Certes il y aura des cahots, certes une locomotive roule moins bien sur des chemins de terre que sur des rails, certes il y a des précipices et des ravins, certes il y a des arbres, certes il y a des villes à traverser et cela risque de causer quelques dégâts, certes une locomotive sans rails risque de verser à tout moment, certes il risque d'y avoir des morts, certes tu risques de t'enliser, de t'envaser, de t'écraser, de te fracasser, mais que pèsent ces petits détails au regard d'une liberté recouvrée ?

Voilà pourquoi, je reprends sans fin le bâton de berger de ma philosophie de vie et en martèle vos crânes ovins pour mieux y faire pénétrer mes messages essentiels. Non, ne me remerciez pas, vous guider vers l'accomplissement est le chemin de croix que je me suis imposé, vous êtes les boulets que j'ai choisi de traîner, les corniauds à qui j'ai décidé d'apprendre à faire le beau, les star-académiciens de la vie que je mènerai au vedettariat de l'épanouissement personnel.

Très bien, j'en ai assez dit pour aujourd'hui, je suppose. Méditez bien mon message et sortez en silen...

Hein ? Pardon ? Que dis-tu, petite punaise fouinarde ? Quel est mon message ? Eh bien, amie lectrice, ami lecteur, il faut croire que tu n'auras pas suivi avec l'attention nécess... Quoi ? Je n'ai pas délivré mon message universel, tout en puissance et en profondeur ? Ah bon ?... Si tu le dis... Tu es sûr ?

Bon, alors, je vais te transmettre le message que tu attends, petit morpion gonophage... Laisse-moi juste me concentrer un peu........... [temps réel : 3 minutes].......... heu... écoute, il me semblait bien pourtant l'avoir glissé quelque part dans mon discours, non ?... T'es sûr ?... Bon, bon, si tu le dis, je n'insiste pas, je vais rattraper ça vite fait... éh bien... voilà... comment dire...

Quoi ? Tu n'as pas que ça à faire ? Oui, oui, attends, on n'est pas aux pièces non plus... alors... bon... heu... hem... je... non, il... heu... enfin... hem... heu... que... heu... enfin... well...

Quoi encore ?... Non, petit bousier couilloclaste, je n'hésite pas ! Non, mon discours n'est pas creux ! Non, je vais te délivrer un message d'une puissance qui va te faire pleurer les yeux de ta mère, non mais !

Que disais-je donc ?... Heu... ah oui, le message... eh bien... heu... Ouiiiiiiiiii, ça vient, calme-toi !.... hem... heu... il faut... heu, non... la vie est... heu, comment dire... non... heu... voilà, c'est... heu, non plus... heuuuuu... bonne année et bonne santé à tous !

Et maintenant vous sortez tous immédiatement sans un mot, le premier qui rigole se prend mon pied au cul !

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