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mercredi 11 janvier 2006

Saoul-FifreLes étrennes des éboueurs

La France va vraiment mal. L'argent ne rentre pas, donc il ne circule plus. Une économie souterraine, à base de marché noir et d'échanges, s'installe. On revient à une économie de troc.

Cette année voici ce que mon voisin et moi avons choisi pour le Noël de nos fidèles et dévoués ramasseurs de poubelles :

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mardi 10 janvier 2006

Tant-BourrinConstipation blues

Hum... Je me dis qu'il serait peut-être temps de songer à faire soigner ma constipation chronique.

lundi 9 janvier 2006

Saoul-FifreOn dit la province, la province...

... mais la province n'est pas à la traîne ! Elle se tient au courant, la province ! À l'ère des communications interplanétaires, ce serait malheureux ? Elle est même à la pointe de la mode et fait la nique à ces calendriers qui ont tellement de succès, avec des rugbymen, des pneus Pirelli gonflés comme le préconise la notice, et autres basketeuses...

La preuve ? Voici le calendrier que vient de m'amener mon plombier. Sur les photos, il est entre ses deux ouvriers.

Hein ? Hein ? Bon, alors vous baissez un peu le son sur la province, d'accord ?

dimanche 8 janvier 2006

Tant-BourrinChat - rat - deux (2)

Tiens, si on s'offrait un petit intermède ludique ?

Je vous avais proposé, il y a déjà un certain temps (unité de base du système pifométrique), quelques petites charades de mon inventions à base de mauvais jeux de mots et d'à-peu-près aussi infames que capillotractés.

Par exemple, pour resituer (si vous avez eu la flemme de cliquer sur le lien ci-dessus), je vous proposais :

Mon premier, c'est pas pour les fillettes
Les fillettes peuvent voir mon second quand il y a une vingtaine de satyres dans un parc
Mon tout est un célèbre musicien

...et la réponse était : L'eau de vie - Vingt bites au vent

Pour continuer dans le registre de cette charade, je vous ai concocté une série thématique consacrée aux grands musiciens célèbres.

La dernière fois, en vous y mettant à plusieurs, vous aviez fini par tout trouver. Ferez-vous aussi bien cette fois ?

Allez, c'est parti !

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samedi 7 janvier 2006

Saoul-FifreDans sa culotte, son bâton de Maréchal...

Je viens de recevoir la carte de Bonne Année, de Bonne Santé, de Meilleurs Vœux, de Worst Wishes, d'Arbeit macht freï, de notre cher (très cher) Antéchar le Marénol . De sa fine écriture élégante, il m'écrit ceci, et ça me fait bien plaisir, parce que ça va bien me remplir 4/5 lignes de billet, sans trop me prendre la tête :

"Bien, suite aux bons voeux d' Audalie du 31 décembre et parce qu'il ne faudrait pas croire que tout ceci est gratuit, j'ai le plaisir de vous demander de bien vouloir m'envoyer votre dernier avis d'imposition, afin que je calcule votre cotisation pour mon Association des Pauvres Mais Travailleurs. Je vous rappelle que votre contribution libératoire est au minimum à hauteur de 40% des revenus imposables et non imposables.   Bien à vous, Anténor Maréchal Président à Vie   rien n'est vrai, rien n'est gratuit non plus !"

Mon âme étant, de cœur, pauvre mais travailleuse depuis ma prime et tendre enfance, je m'empresse de prendre la plume pour répondre à cet ordre de mobilisation générale au ton si urgentiste :

"Maréchal nous voilà!
Devant toi, le sauveur de l'Alsace
Nous jurons, nous, tes gars
De servir et de suivre tes pas
Maréchal nous voilà!
Tu nous as redonné l'espérance
Le bretzel renaîtra!
Maréchal, Maréchal, nous voilà!

Maréchal, les autres, je ne sais pas, mais moi, vous me trouverez toujours,
fidèle, là où le Devoir appelle désespérément dans le désert,
fidèle, là où les billets peinent à se frayer un passage pour quitter les poches,
fidèle, quand il s'agit d'apprendre aux petits chatons à nager, à voler, à s'amuser au rouleau, comme les hamsters, mais à l'extérieur du rouleau compresseur...
Fidèle, avec l'aide de Epictete , pour étreindre la rousse, l'éjecter de la baignoire et lui faire subir les avant-derniers outrages (un peu de charité chrétienne, que diable ?) en punition de tout ce qu'elle vous fait endurer, Ô vous le stoïque, vous le marmoréen, vous l'impassible, vous le flegme anglais personnifié...

À part ça, ça boume : pour la cotisation 2006, le chèque est parti aujourd'hui. J'aurais peut-être pas dû le poster vu que pendant les fêtes, les facteurs sont débordés, et que c'est la période de l'année où il y a le plus de plis égarés. Enfin, croisons les doigts : tant que ya de la vie (de chat) ya de l'espoir (de les écraser) ...

Je n'ai pas joint le dernier avis de non-imposition car je ne l'ai pas encore reçu : tous les ans, il faut que je pleure auprès des services fiscaux pour l'avoir, comme j'ai un tout petit forfait agricole, je leur ai jamais rien rapporté, alors ils font exprès de me faire poireauter ! Donc j'ai calculé sur le chiffre de l'année dernière, et j'ai arrondi aux 100 € supérieurs. Ne me remerciez pas, c'est de bunker.

Je suis fier de travailler pour vous gratuitement, 40 % de mon temps.

J'espère que ça vous conviendra, Mon cher Maréchal-Président-Trésorier à vie (d'imposition)

Daignez accepter mon admiration sans bornes, pour votre Grand-Oeuvre que je souhaite impérissable.

Votre dévoyé et dévoué Saoul-Fifre"

vendredi 6 janvier 2006

Tant-BourrinBuvons futé

Il faut toujours avoir, les soirs de grosse cuite,
Près de soi un pochard plus bourré qu'on ne l'est :
Quand il tombe en coma et pique soudain du nez,
Il est temps d'arrêter de boire, et tout de suite !

Moralité : On a souvent besoin d'un plus pété que soi

jeudi 5 janvier 2006

Saoul-FifreJe me soigne

Écartons d'emblée la responsabilité de l'alcool dans mon astigmatisme chronique puisqu'il a été détecté lors de mes 14 ans et que, bon, à cet âge là, quand je voulais faire des folies de boisson, c'était du genre 2 ou 3 gouttes supplémentaires d'Antésite © dans le verre... L'astigmatisme est une déformation de l'œil qui rend les choses floues, pour autant qu'elles ne le soient déjà, voire doubles, dans les cas exemplaires tel le mien, et tels que les adorent les grands professeurs, entourés de leurs lèche-culs d'élèves, dont je fus le cobaye à mon corps défendant. Pour l'astigmatie, ce fut un ophtalmo et ses ophtalminets qui m'examinèrent, et je repartis avec une horrible paire de lunettes "de la sécurité sociale" que je ne mis jamais plus. Le ridicule ne tue pas mais il y contribue.

Oui, ma mère, veuve méritante, qui, en tout bien tout honneur, tirait le diable par la queue, m'emmenait aux visites gratuites des hôpitaux où les pauvres servaient de modèles dociles au cours des travaux pratiques supervisés par les mandarins. Une autre fois, ce fut pour mes amygdales enflammées, qui d'ailleurs, le médicament n'ayant pas fait d'effet, finirent sous le scalpel. J'étais à poil, et un gros con entrait en pérorant au milieu de ses internes tous plus visqueux les uns que les autres. On m'examinait, on me tripotait, on me posait des questions, l'air très intéressé par mes réponses, et puis on confiait à ma mère un flacon avec pipette que je devais ingurgiter selon une posologie précise. Sur le flacon, il y avait une étiquette et une suite de chiffres et de lettres écrite au stylo bille. Ma mère devait aussi signer une décharge de responsabilité, en cas d'échec du traitement ou d'effets secondaires. Si je n'étais pas en train de tester un médicament qui n'avait pas encore son AMM (Autorisation de Mise en Marché), je veux bien me prendre une douche au Zyklon B...

Bien plus tard, dûment motivés par Sylvie, une amie, JL et moi avons fait avec elle une émission sur la vivisection , le rapt de chiens pour les laboratoires, et la débilité dangereuse qu'il y a de conclure à l'innocuité d'un produit sur l'homme à partir d'expériences sur des animaux qui n'ont pas du tout le même métabolisme. À part le fait que la recherche a moins de moyens , rentabilité des grands trusts pharmaceutiques oblige, j'ai bien peur que rien n'ait changé pour les cobayes des essais "pré-cliniques". Nos amis les animaux prêtent de bon cœur leur corps à la science, et, comme d'hab quand il y a de gros intérêts financiers en jeu, vous ne verrez ni la SPA, ni notre BB nazionale y trouver rien à redire.

Après les tests sur animaux consentants, viennent les "essais cliniques controlés". Et... rémunérés . L'agrégation des lots de candidats se fait selon des règles draconiennes . Les volontaires sont des adultes responsables ou des enfants (autorisation des parents nécessaire). Tout se passe dans le respect des lois le plus strict, et on lit leurs droits aux cobayes humains avant de leur appliquer le protocole. Les "participants" se recrutent essentiellement dans la France d'en bas, chère à notre regretté Raffarin. Il est rare que des cadres supérieurs mettent leur santé en danger pour arrondir leurs fins de mois.

Outre la joie à l'idée de faire progresser la science, les "partenaires" reçoivent des indemnités ! Le progrès est net : ma mère avait juste eu la visite cadeau.

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