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mardi 11 avril 2006

Saoul-FifreLa photo que vous attendez tous

Et toutes.

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lundi 10 avril 2006

Tant-BourrinBerry story

- Vive le Berry libre !

Leur cri avait résonné à l'unisson au-dessus de la vieille toile cirée à carreaux jaunâtres, dans la cuisine crasseuse de l'appartement de Jean-Paul Liberta ("Liberta" était bien sûr un simple pseudonyme, son vrai nom était Chouillard).

Par ce cri, Jean-Paul Liberta, Patrick Resistenza (Tripotin de son vrai nom) et Marcellin Victoria (Dubinard pour l'état civil) venaient de sceller la naissance du PUBIS (Pour Un Berry Indépendant et Souverain), le premier mouvement indépendantiste armé berrichon.

- Oui, compagnons, il est temps que cesse l'intolérable occupation de l'oppresseur français, que soit mis fin à cet impérialisme inadmissible, que soient brisées les chaînes qui entravent notre culture millénaire. Le tyrannique état français qui soumet notre pays par la force va entendre parler de nous. Dès demain, nos premières actions vont sonner le début de la libération du Berry !
-Vive le Berry libre !

Et, en effet, dès le lendemain, les premières opérations coup de poing du PUBIS furent menées. Mais avec un retentissement à peu près aussi assourdissant que celui de la chute d'un duvet de moineau au fond d'un puits profond.

Il faut dire que les opérations en question étaient à peu près aussi anecdotiques que vaines. Des graffitis de revendication ("le Berry aux Berrichons !") furent rageusement écrits au stylo Bic sur les murs de plusieurs latrines de Bourges. Des tracts furent distribués dans vingt-trois boîtes aux lettres (Patrick Resistenza n'ayant que quatre euros et soixante centimes de monnaie sur lui quand il était allé faire les photocopies du tract au supermarché du coin, il n'avait pas pu faire mieux). Un coup de fil anonyme fut passé à la charcuterie du village voisin pour annoncer la série d'actions entreprises et donner un ultimatum à l'état français (Marcellin Victoria s'était trompé en cherchant le numéro de téléphone de la gendarmerie locale). Et puis une conférence de presse cagoulée fut organisée dans le maquis, à Bouseux-sur-Gratteglaise, mais seul le rédacteur du bulletin paroissial y assista (et encore, parce qu'il était complètement bourré et s'était complètement paumé dans ce coin improbable).

Bref, à l'issue d'une semaine d'action qui se voulait initialement mémorable et fondatrice, force fut de constater que les espérances des membres du PUBIS ne s'étaient pas vraiment concrétisées. Pas un mot dans la presse locale ni, a fortiori, dans la presse nationale.

La réunion suivante fut donc l'occasion de tirer un bilan amer et de prendre une grande décision.

- Face au lobby journalistique évident, entièrement à la solde de l'état oppresseur français, qui a étouffé soigneusement toutes nos actions, il est désormais temps de radicaliser notre lutte légitime pour une souveraineté reconnue. Oui, compagnons, le temps est venu de la lutte armée.
- ...
- La lutte armée avec... ceci !

Jean-Paul Liberta venait de déposer une sorte de petite gourde métallique sur sa table de cuisine. Mais cela n'était pas une gourde : il s'agissait d'une grenade offensive.

Patrick Resistenza et Marcellin Victoria regardèrent ébahis cette petite merveille que leur chef avait réussi à se procurer on ne sait comment. Une lueur s'alluma dans leurs yeux : avec cela, leurs revendications allaient faire du bruit. Beaucoup de bruit !

- Demain matin, à 7h30, nous lancerons cette grenade sur la gendarmerie !
- Ouais, génial !
- Compagnons, vive le Berry libre !
- Vive le Berry libre !

Comme planifié, les trois hommes se retrouvèrent le lendemain matin pour mener à bien leur opération commando. Ils prirent place dans la vieille Twingo de Jean-Paul Liberta. Patrick Resistenza, assis sur la banquette arrière, serait chargé de lancer la grenade lors du passage devant la gendarmerie.

Dix minutes plus tard, le véhicule s'engageait dans la rue Grande, sur laquelle était sise le bâtiment visé.

- Attention, on y est dans trente secondes... Patrick, dégoupille la grenade et balance-là !
- Mais...
- Alors ? Vas-y !!!
- Hééééé, merde, j'ai dégoupillé la grenade, mais la manivelle de la vitre m'est restée dans la main !
- Oh, putain ! Oui, elle se déboîte, remets-la viiiiite, bordel de mer...

BRRA-OUM !!!

Ainsi s'acheva, dans les débris calcinés d'une vieille Twingo, la brève existence du PUBIS.

Et depuis, le Berry courbe toujours l'échine sous le joug de l'état colonial français.

dimanche 9 avril 2006

Saoul-FifreUne vieille idée de derrière les fagots

Fhou, grosse journée, hier : on a sorti l'ID du beaup' de dessous son fatras, elle était couverte de poubelles, avait servi de logement à des armées de chats, des régiments de rats, des escouades de canards, de chiottes aux pigeons, et un ami, peu dégoûté, veut entreprendre de la retaper. Alors bien sûr, l'hydraulique est morte, les pneus sont à plats et l'ID se traîne sur son ventre. C'est un peu le défaut de ces voitures mythiques : quand l'hydraulique flanche, rien ne va plus. Plus de freins, plus de direction, on ne peut plus changer les roues et dès qu'un caillou dépasse un peu du chemin, il arrache le carter et la voiture sème ses tôles comme le petit poucet ses miettes de pains. Là, ce n'est pas un caillou, c'est la ferraille qui permet de faire coulisser les 2 vantaux de la porte du garage, qui gênait ! Qu'est-ce qu'on s'est fait chier pour le soulever à cet endroit là ! Enfin, elle est à l'abri, dans la foulée, on avait encore un peu d'énergie, on a aussi rentré la traction avant.

Quand le garage sera rempli de toutes les voitures de collection nettoyées, réparées, va y avoir une chouette photo de groupe à faire.

samedi 8 avril 2006

Tant-BourrinTes laits à chat

Son petit chat René miaulait dans la nuit noire.
Perrette se leva, en chemise de nuit,
Et sortit lui porter, sans faire aucun bruit,
Un maous pot de lait pour lui donner à boire.

Et pour qu'on ne voit point sa petite tenue,
Elle tenait contre elle son gros pot bien serré.
Le minet apprécia, qui était altéré,
Et lappa goulûment le laiteux contenu.





Moralité :
C'te potiche en main cachant la nuisette,
C'te potiche en main, l'matou René la tète...

vendredi 7 avril 2006

Saoul-FifreCherche place cruciverbiste professionnel (2)

Là je vais me faire agonir d'injures : Bof etc... m'a envoyé un mots croisés que je n'ai toujours pas fait, et, au lieu de me dépêcher, je perds mon temps à en inventer un autre ! Si par là-dessus, le bouilleur de cru a salopé la prune, je vais avoir les oreilles qui vont siffler q: -((

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jeudi 6 avril 2006

Tant-BourrinLa très aventureuse vie du Chevalier de Tant-Bourrin et de son écuyer Saoul-Fifre (Chapitre VIII)

(lecture préalable des chapitres I, II, III, IV, V, VI et VII conseillée - Test de connaissances optionnel)

Où le Chevalier de Tant-Bourrin pète le feu

XIIIème siècle après Jésus-Christ - Quelque part dans le Royaume de France

L'étrange équipage cheminait sur la route empoussiérée. En tête, le Chevalier Hippobert-Canasson de Tant-Bourrin, son aura, naguère flamboyante, passablement éteinte et dans les chaussettes. Derrière lui, son fidèle écuyer Saoul-Fifre, arborant haut, sur sa bourrique miteuse, son aura de mouches ensorcelées par d'étranges senteurs.

Si le Chevalier de Tant-Bourrin avait si pâle figure, c'est qu'il se remettait mal de sa récente déconvenue amoureuse. Sa Calcinée du Grozosieau, la douce Dame de ses pensées, avait fait montre à son égard d'une froideur qui lui avait brisé le coeur et lui avait fourni matière à ruminer (et, accessoirement, matière fécale à nettoyer).

Le Chevalier poussa un léger soupir de force huit sur l'échelle de Beaufort.

- Ah, Saoul-Fifre, sy tu savois comme je souffrois en la mienne asme ! La mienne Chevalerescque vie n'ayoit plus aulcun sens, puysque n'ayois plus noble Dame à quy dédier les miennes gloryeuses vyctoires...
- Bah, tant que vous ayesz la santé !
...répondit l'écuyer en se grattant mollement les fesses, les yeux encore voilés du petit roupillon qu'il venait de faire à dos de bourrique et qui lui avait permis de cuver un peu sa vinasse.

- Que me parlois-tu de santé, gros rustaud ? Ne comprenois-tu poinct que ma noble queste n'ayoit désormays mie sens ? Je n'ayois plus qu'à me retirer en un quelconcque monastère et mener vye contemplatyve.

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mercredi 5 avril 2006

Saoul-FifreAlec sans drap, Alec sans drain...

À un moment de notre correspondance, Tant-Bourrin s'est mis à délirer, il se prenait pour Victor Hugo, et il m'écrivait en alexandrins. Ha la la, cette époque est bien révolue, l'alexandrin n'a plus sa préférence, et les chansons qu'il pond sur mon personnage, , et n'ajoutent vraiment rien à ma gloire. Comme ça m'étonnerait beaucoup qu'il accepte volontairement d'exhumer cet épisode épistolaire, je me dévoue, et puis, dame, voilà un billet drôlissime à peu de frais :

___

Mais je trouve que tu manques de chaleur sur ce coup . Si quoi que ce soit te chiffonne dans ce projet de colis, dis le moi franchement et je remets mes CDs dans ma culotte, hein q:^) ?

Tu me crois réservé, mais rien ne me chiffonne.
Et pour te le prouver, vois donc : j'écris en vers !
Dussé-je le crier au creux d'un mégaphone,
Dussé-je le hurler en large et en travers,

Je désire ardemment recevoir ce CD,
Je n'en dors plus la nuit et le jour je sanglote.
J'étais insouciant, me voilà obsédé,
Avec deux grosses boules tout au fond de la glotte.

C'est vrai, sur l'enthousiasme, j'ai un peu lésiné,
J'ai usé de litote, hélas, je bats ma coulpe.
Et pour le coup, merdoum, je suis enquiquiné :
Pas de rime à ma "coulpe" si ce n'est le mot "poulpe".

En retour , je veux entendre de chez moi tes hurlements de détresse à l'idée de risquer de ne pas recevoir un exemplaire, gniark gniark

Je crie, je tonitrue, je larmoie, je mugis,
Je tempête et pleurniche, je regrette et fulmine,
Je brame, je beugle, je hurle, je rugis
Bien plus fort qu'un duo de Lara et Céline.

Cela suffira-t-il à calmer ta rancoeur ?
Je l'espère ardemment dans mon àme tremblante,
Ou je n'aurai plus qu'à me déchirer le coeur
Et subir des remords la douleur accablante.

Vous nous esquissez là les contours de l'âme auvergnate de Gaspard des montagnes avec un doigté d'une sensibilité rare , laissez-moi vous le dire , mon cher Tant-Bourrin...

Concernant le doigté, il est bien préférable
Qu'il soit autour de l'âme plutôt qu'au trou du cul
Sous peine de souffrir tout au bas de son rable.
Désolé, c'est grossier, j'en suis bien convaincu.

Ta Charade à tiroirs était de toute beauté ! Du bon boulot . Bien sûr, je ne risquais pas de trouver la solution tout seul :-D !

A deux pour réfléchir, toi-même et ton miroir,
Vous êtes restés secs, "mon tout" inaccessible.
C'est la définition de "charade à tiroirs" :
En trouver solution est mission impossible.

Tous mes vers mirlitonnent, et c'est la catastrophe.
J'en frissonne d'horreur jusqu'au bout du phallus.
Il faut cesser les frais : cette dernière strophe
Met fin à mon message, et je te dis "à plus !"

___

Un joli coup au coeur de deux cents kilowatts :
Revenant épuisé, après un dur labeur,
Je trouvai deux CD déposés dans ma boîte.
Sacrebleu : Font et Val ! Il m'en vient des vapeurs !

Je suis vraiment comblé, tu me gâtes-pourris :
Ta bonté est pour sûr ton plus bel étendard.
Que ton nom soit béni, et que mille houris
Soient là au paradis pour te pomper le dard !

J'ai écouté sitôt ces délicieux ouvrages,
Ces perles d'un passé qui revient en rafale,
Et sans subir des ans l'irréparable outrage
Ils ont su chatouiller mon petit encéphale.

La vie est ainsi faite de ces coïncidences :
J'avais le doux projet, profitant du week-end,
De graver pour tézigue une compil si dense
Qu'elle pèsera plus lourd qu'un gros bloc de pechblende.

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