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jeudi 25 octobre 2012

celestineFin d'un mythe

Le surhomme est tombé. L'homme aux sept tours de France, n'était en fait qu'un vil tricheur.

C'est pitié de voir ses afficionados, atterrés, tenter de lui trouver des excuses foireuses. Ils brandissent l'étendard de la triche "organisée", des exigences du monde de l'argent qui lancèrent le pauvre Pouce... Euh, pardon qui poussèrent le pauvre Lance à commettre l'irréparable, pris dans les rets gluants et ignobles d'une machination diabolique à l'insu de son plein gré.

D'autres jouent les faux étonnés. Comment ? Ce n'était donc pas possible, d'être ce champion extraordinaire que l'on nous contait ? Celui qui est capable d'enfiler l'Aspin, l'Aubisque et le Tourmalet à trente de moyenne et de grimper en arrivant encore vingt mètres de cordes à nœuds, alors que ses poursuivants ahanaient deux kilomètres derrière, à la ramasse...

Ça avait pourtant de la gueule, les exploits de ce beau mec bien balancé qui semblait tout droit sorti de la cuisse à Jupiter. Une cuisse triomphante, luisante et impeccablement épilée... Ça faisait rêver les ménagères de moins de cinquante ans en mal de héros absolu, et les cyclistes du dimanche qui coincent leur petite brioche dans un jogging décathlon ou un cuissard en lycra avec entrejambe en peau de chamois (ancien) ou en gel spécial irritations (moderne) pour faire le tour du bois de Saint-Cloud.

Là où il avait vraiment ému les foules, l'homme en jaune, c'est en se battant contre son cancer des "gesticules", des "choses de la vie" comme disait le regretté Coluche. Quand je pense qu'on avait tous gobé la version selon laquelle les frottements itératifs de ses valseuse contre la selle en silicone auraient pu être à l'origine de ce haut mal. Alors que son "gonade blues" résultait qu'il était simplement chargé comme une mule par les piquouses du professeur F.... son sulfureux toubib.

Il n’est qu’une victime expiatoire de plus, un « exemple » sur lequel peuvent se déchaîner les médias : mais pour un démasqué, fût-il mythique, combien de sportifs de « haut niveau » continuent de tricher impunément ?

Nan, mais, faut être un peu naïf pour croire que Superman existe à l’état naturel. Quand on a taquiné un peu du braquet et de la pédale, comme moi dans ma jeunesse quand je suivais (par amour) mon homme dans ses plus folles équipées cyclistes, on sait bien que certaines performances tiennent de l’irréalisable.

J’en ai grimpé des côtes, des rampes, des cols, soufflant comme un âne malgré mon 30-28, faisant du sur-place les pieds coincés dans les cale-pieds à la limite de la rupture d’équilibre. J’ai enchaîné les « faux-plats » (doux euphémisme), les crampes, les muscles tétanisés, les fesses à vif, la moule en compote… J’ai tout enduré : les fringales, les hypoglycémies, les vertiges de la descente, les lignes droites qui n’en finissent pas, le découragement, les crevaisons en plein vol, les dérapages sur les gravillons, les boyaux qui éclatent, les chaussures ferrées qui font clip-clop, le dérailleur qui déraille, les mains pleines de cambouis quand on essaie de remettre la chaîne sur ces putains de pignons… Sans parler des tenues particulièrement sexy et du bronzage cycliste qui n’a d’égal que son homologue agricole.

Bref, j’en ai chié des ronds de chapeau. C’est con, le vélo, c’est dur ! C’est un sport de barge. Bien sûr, j’ai jamais fait de compétition, hein. Juste « des balades » pour « le plaisir ». Et en plus je ne suis qu’ une faible femme, ne l’oublions pas.

Mais même avec ses gros biscottos et un gros paquet de biftons au bout, ce qu’ il arrivait à faire, Armstrong, c’était juste pas possible. C’était pas humain. Malgré ce qu’ on nous a fait avaler pendant des années. Fallait une intervention divine, comme dans les histoires de la mythologie. Un doigt de Dieu qui s’appelait E.P.O.

Et pour les gogos qui acclament les champions, un Enfumage Patiemment Organisé…

lundi 22 octobre 2012

Saoul-FifrePremière lettre

Par quels chemins tordus en vient-on à l'écriture, quels soupirs silencieux sont déjà en germes dans les cris, quelle entité a décidé et dans quel recoin qu'il vous faudrait salir du papier pour ralentir un peu votre chute ?

Très tôt compagnon de moments d'évidence, les mots me semblèrent des portes incontournables à qui se sentait l'âme pirate, avide d'arracher charnières et secrets aux coffres à trésors sémantiques et curieuse de pierres brutes à retailler en bijoux. Mes yeux, habitués à glisser sur les ombres et les choses de peu, restaient agrippés à ces signes d'origine supra-naturelle. Leur diversité de forme, de taille, de couleur dénotait leur importance et leur complexité. Il y avait une volonté derrière ces bitognots abscons. On les avait déposés là pour combattre le hasard, pour lancer des messages, des ordres, de l'espoir. Ceux-là même qui prenaient de leur temps pour graver ces lettres minuscules sur leurs supports si minces et si fragiles sous mes doigts ne mesuraient sans doute pas assez leur importance incroyable que je ressentais parfaitement, moi, du haut de mes deux ans révolus.

Je n'eus dès lors de cesse de faire cracher à mes géniteurs l'intégrale de leurs connaissances au sujet de tous ces gribouillis trainant dans la corbeille du courrier, sur les tables de nuit, sur nos étagères soutenant des pavés poids-plume, mais aussi à l'extérieur du nid, dans l'immensité du monde, gravés sur les frontons des monuments, sur les panneaux indicateurs de routes, les placards publicitaires, les véhicules d'entreprises et les journaux pour enfants que très tôt je préférai aux friandises glucosées du vulgus. Vous connaissez des parents, vous en êtes peut-être vous mêmes, j'en suis un, imaginons-les sans peine se valoriser en répondant avec systématique à ma soif de culture littéraire. A cette allure, je n'eus pas besoin de l'école obligatoire pour acquérir mes fondamentaux. Cela tombait impec car mon pays était en guerre et il était très dangereux d'aller à l'école, cela impliquant de marcher devant des magasins susceptibles d'être plastiqués

Ma mère devenant ma maitresse, et mon père, ravi de me voir si passionné, nous apportant son concours, mon œdipe fut aisément résolu.

Ils me révélèrent les possibilités sans limites de l'Ecriture un soir de décembre. Il suffisait que j'écrive à un nommé "Père Noël" pour recevoir les objets de mes désirs les plus fous. Technique marketing très en avance pour son époque, prenant pour postulat de base une absence totale d'esprit critique chez le consommateur-cible, mais d'une efficacité redoutable. Je ne me souviens pas avoir mis autant de cœur dans une lettre depuis. Comme on m'avait parlé d'un "pays du Nord" comme habitat d'origine du mécène en question, je prévins tout risque d'erreur de traduction ou autre en doublant mon texte de dessins au réalisme suffisant. Je fis admirer mon œuvre à mes parents, nous la fîmes bruler dans la cheminée pour qu'elle "monte au ciel", ça puait le mythe païen récupéré par son cureton et je reçus effectivement en retour ma panoplie de cow-boy avé le colt et le lasso. Un vrai tour de prestidigitation qui eut une grosse influence sur mon destin.

Ainsi ces hiéroglyphes, même réduits en fumée, n'existant plus que dans ma mémoire, pouvaient s'incarner, participer à la réalisation de rêves, donner du bonheur. Un stylo entre les doigts, je tenais donc là la baguette magique au pouvoir absolu.

vendredi 19 octobre 2012

Tant-BourrinMa petite méprise... (2)

Tiens, cela fait quelques semaines que je ne vous ai pas parlé de contresens ou de malentendus sur des chansons.

Hein ? Pardon ? Vous dites ? Cela fait six ans ?... Mon dieu, comme le temps file ! :~)

Mais baste, j'en remets une petite louchée...

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mardi 16 octobre 2012

AndiamoVariations sur un même thème

L’autre jour, je cherchais dans internet « GIGER » le génial dessinateur Américain d’Alien. Ils ne font pas que des conneries, ces Américains, surtout quand ils ne se mêlent pas de politique.

Quel talent ce GIGER, il réussit à rendre « organique » ce qui est mécanique et lycée de Versailles comme disait ce cher Alexandre-Benoît.

J’ai vu « Alien » à sa sortie au cinéma « Berlitz » en 1979, Boulevard des Capucines. Ne le cherchez plus, il a été rasé, remplacé par une ou deux salles minables. Andiamette m’accompagnait, elle a passé la séance le visage caché contre moi, une pétoche pas possible, depuis impossible de l’emmener voir un film un peu trouillomètrogène. Je pense que la première dose a été trop forte, j’aurais dû l’initier « en douceur »…

Quand la bestiole sort du thorax de l’un des passagers, toute la salle a crié, puis dans les trois secondes suivantes elle a ri, un peu honteuse de la surprise sans doute… Trop tard ai-je pensé, « il » nous a baisé, Ridley Scott, il nous a fichu une sacrée pétoche !

Ce film est une sacrée réussite, dans le premier volet on ne voit jamais la bestiole en entier, juste une silhouette à un moment au détour d’une coursive. Il faut faire preuve d’imagination pour la reconstituer entièrement. Le talent c’est ça : suggérer, laisser la part belle à l’imagination, c’est un peu comme la montée des marches avant l’amour !

Alors il m’est venu une petite idée, mettre cet « Alien » là dans diverses situations, agiter le tout et regarder ce qui en sort.

Toute ressemblance avec des personnages.... GNA GNA GNA GNA GNA, ne serait pas forcément fortuite.

(Ch'tiots crobards Andiamo 2012)

samedi 13 octobre 2012

Saoul-FifreOn le fera pas tout

"Ho le travail, le travail, Monsieur Emile..." disait une de ses ouvrières agricoles à mon défunt beau-père, "... : on le fera pas tout !"

Voilà qui était finement philosophé et, des années plus tard, moi qui me veux en ces lieux un mainteneur de mémoire et un militant de l'exemplarité, je peux en toute honnêteté me retourner vers le passé et confirmer les prévisions de cette brave dame : tout le travail n'a pas été fait et cela n'a en rien empêché la Terre de virer sa cuti, le Soleil de nous chauffer de plus en plus le teston et la robe de nos cuvées, ouf, de rutiler toujours autant.

Travailler, c'est trop de hure , comme grognent mes voisins sangliers, et vos laids, c'est pas beau, qu'est-ce que vous croyez, je connais mes classiques : Le travail, c'est lassant, té ! , j'ai été bercé de tubes importants, Mais scie pas trop sans oublier Le tank aux corses ou bien Au Darty, peut-être... du regretté Fernandel qui aura beaucoup donné de la voix pour la cause des fainéants.

Le travail n'est pas fait pour l'Homme, mesdames et messieurs, et la meilleure preuve de ceci, je n'en exige pas d'autre, c'est que ça le fatigue !

N'oubliez jamais que "travail" nous vient étymologiquement de "trépalium", cruel instrument de torture romain à trois pals dont nous nous serions bien passé, déjà qu'un seul..? Dieu lui-même, toujours aussi excessif, injuste et mégalo, au lieu de tout simplement priver Eve de sa prochaine sortie-soldes pour sa petite désobéissance, a carrément condamné toute sa descendance, c'est à dire nouzigues, à bosser comme des cons toute notre vie à la sueur de nos fronts.

Ou de nos culs en cas de promotions-canapé.

Enfin, quoi, au lieu de se prélasser à poils sous les palmiers du Paradis, plein de meufs et de mecs gironds à portée de pogne, on a écopé de perpète avec travail obligatoire en cellule si tu veux cantiner et pas crever la dalle.

Normal de chercher à s'évader, non ?

Ben non, tu trouveras toujours des garde-chiourmes pour venir te susurrer dans l'oreille que c'est pour ton bien qu'ils te font fabriquer des confettis et dormir sur une planche en bois.

Y en a même qui te l'envoient dire avec des fleurs et un beau papier-cadeaux

lundi 8 octobre 2012

La PouleSavoir bien vivre

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mercredi 3 octobre 2012

Tant-BourrinCyber-Sex Friend™ ou l'art de la cybernétrique

- Bonjour ! Monsieur Yannick Bourantrint ?
- Heu… Oui, c’est bien moi.
- Service de livraison, j’ai un colis pour vous.
- Ah, d’accord ! Je vous ouvre, c’est au huitième étage, porte de gauche.

Une minute plus tard, la sonnette de la porte fit écho à celle de l’interphone. Le livreur apportait une énorme caisse, posée sur un diable.

- C’est votre commande à Sex Robo…
- Heu… Oui, oui, c’est bon, c’est bon ! répondit Yannick Bourantrint en virant subitement au cramoisi.

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