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jeudi 31 mai 2007

ManouMioule et Foutrix II - Touchez ma bosse -


Non, pas celle-ci. Celle des maths.





Foutrix est un as du calcul mental. Par dessus le marché couvert, son exceptionnelle mémoire photographique lui permet de discerner en quelques dixièmes de seconde un 2 d’un 8. Cela tombe plutôt bien car il se doit d’ assumer ce don paternel, la vérification systématique des dates de péremption.

Il y a pourtant un hic. Foutrix mélange le 6 et le 9. Autant cette malformation ne le gêne nullement durant les relations sexuelles, autant elle peut parfois s’avérer gênante. Evidemment Foutrix a des trucs. Quand il rencontre un 6 ou un 9 au cours de ses vérifications, il procède par déduction.

Prenons le 12/63/2007. Foutrix déduit fort logiquement que cette date est erronée. Seulement le 12/93/2007 n’existe pas non plus. Foutrix tombe alors dans la perplexité la plus profonde et il doit bien admettre qu’il confond également le 1 avec le 6 et le 9. Voilà pourquoi il passe autant de temps devant chaque article. Mioule le tire d’une phase de lassitude neurasthénique intense quand elle l'aborde au SUPER U.

Mais en amour Foutrix ne confond rien, n'omet rien. surtout pas le petit organe érectile de la vulve qui arrache à Mioule de magnifiques sons de plaisir. A force de ne rien oublier, ils deviennent assez rapidement parents d’une fillette à l'étonnant don d'ubiquité : Moulefritx. Je vous conterai prochainement ses premières facéties.

mercredi 30 mai 2007

Tant-BourrinQuand j'étais modèle (2)

Je vous ai narré très récemment comment j'avais posé pour Léonard de Vincennes, mais je m'aperçois que j'ai oublié de vous vous narrer une autre anecdote de ce temps béni où j'étais l'égérie du milieu de la peinture.

C'était en 1956 si je me souviens bien, une époque où j'avais l'habitude de poser, juste histoire d'arrondir mes fins de mois et de mettre un peu de beurre dans mon foin. Je croisai un jour la route d'Yves Klein, un tout jeune artiste qui cherchait encore sa voie et était à la recherche de modèles.

Le pauvret n'était pas bien riche et avait peu à offrir, mais il parut si exalté après m'avoir aperçu que je n'eus pas le coeur de lui refuser un peu de mon temps. "Cette robe magnifique, ce jarret bien galbé, ces naseaux emplis d'un souffle vital inextinguible, ce regard étincelant dans l'ombre des oeillères, cette croupe rebondie et musculeuse, tout cela est trop parfait, il faut ab-so-lu-ment que je mette ça sur une toile !" disait-il avec des trémolos d'émotion dans la voix.

J'acceptais donc de poser pour lui quasi bénévolement tant la somme promise était ridiculement faible mais, que voulez-vous, on ne se refait pas : je ne suis pas un mauvais cheval.

Las, dans quoi m'étais-je engagé ! Alors que je pensais que la séance de pose ne durerait que quelques heures, elle dura près d'un mois à raison de dix heures par jour !

Il faut dire que le Klein était du genre pointilleux, pour ne pas dire pinailleur. La recherche de la bonne pose prenait des heures et, une fois celle-ci trouvée, je ne devais pas bouger d'un crin. Et s'il m'arrivait d'éternuer ou de quitter la pose un court instant pour me gratter l'entrecuisse du bout du sabot, il se mettait à fulminer, déchirait ses premières esquisses et reprenait tout à zéro.

"Tu comprends, Coco, c'est de ta faute : tu es trop parfait, ta beauté a quelque chose de surhumain surchevalin, pour ne pas dire divin, et je me dois de tout faire, d'aller au bout de mon art pour restituer l'absolue sublimité de ta plastique sur la toile", me disait-il après ces emportements.

Et je reprenais alors la pose et ça repartait pour un tour, un très long tour. Sur la fin, je ne dus mon salut qu'à l'absorption de fortes doses de Lexomil qui me permirent de passer les séances de pose dans un état de sommeil profond. Eh oui, n'oubliez pas que les chevaux ont cette particularité d'être capables de dormir debout : avoir des sabots au bout des jambes présente parfois quelques avantages !

Toujours est-il qu'un jour, enfin, Yves Klein me réveilla en sursaut par ses hurlements de joie : "Ça y est, c'est fini, je le tiens, c'est mon chef d'oeuvre absolu !"

Comme je demandais à voir le chef d'oeuvre en question qui m'avait coûté un mois de vie de pose, il fit lentement pivoter son chevalet.

Et je vis ça !



Eh bien, croyez-moi, j'ai beau en rire aujourd'hui en y repensant, j'ai beau me dire que j'ai contribué à l'enrichissement du patrimoine artistique de l'humanité (patrimoine dont l'International Klein Bourrin est aujourd'hui une pièce essentielle), je peux vous assurer que sur le coup, j'étais vert !

mardi 29 mai 2007

Saoul-FifreCette amphore, gens cons, dévie un fort jet rond

Je savais pas trop quoi vous pondre, alors je me suis jeté sur des proverbes pour les déchiqueter, les contrepéter, leur mixer les sonorités sans réel souci sémantique. Cette fois-ci, je ne donne pas les proverbes initiaux, il va vous falloir réfléchir, ça vous changera.

Allez, tous à Dada !

Avec des scions, mes trépas rient en bout d'œil

Chose trop mise, chose sue

Qui aime chien, bâtit bien

Maudit con qui ne sent

Le lard, c'est du tangent

L'ardeur va pataugeant

Toute pine mais reste à l'air

Comme on connaît les seins d'Eléonore...

Vous voir, c'est poids lourd

Et puis une petite dernière spéciale Byalpel :

Permis à points à qui sait attendre !

lundi 28 mai 2007

ManouCouize






Dans notre beau pays, il pleut régulièrement, mais trop brusquement. Sans doute, probablement, vraisemblablement l’activité humaine y est pour quelque chose. Jusque là rien d’incompréhensible. C’est même un excellent décor pour une nouvelle recette.


Mais j’ai finalement choisi un quizz cathartique pour qui y répond franchement.


- Que vous inspire une enveloppe cartonnée ?

- Miles Davis désirait Jeanne Moreau : oui, non, plutôt satisfait, sans objet ?

- Quelle est la position de la Chine dans le conflit du Darfour ?

- S’il vous restait 30 ans à vivre, que feriez-vous ?

- Ne vous sentez-vous pas un peu attiré(e) par la personnalité du serpent dans l’histoire de la pomme ?

- A quoi correspond la formule chimique C6H11O5 - O - C6H11O5 ?

- Où peut-on acheter au meilleur prix une batterie rechargeable 4400 Ah pour Samsung X10 ?

dimanche 27 mai 2007

Tant-BourrinJames Bouse 007½ - Tout va péter !

L'homme maniait la fourche avec une dextérité surprenante au vu de la lourde épaisseur de ses mains calleuses. Les pointes d'acier semblaient voltiger dans les airs avant de plonger régulièrement en piqué à travers une nuée de mouches sur le tas de fumier pour l'épandre en pluie odorante sur les plate-bandes du potager.

Oui, un bien étrange cul-terreux que celui-là : rustre comme ses pairs, sale, malodorant, habillé comme un plouc d'un vieux pantalon de toile élimé et d'une chemise à gros carreaux entrouverte sur un vieux marcel aux taches suspectes, mais on devinait en lui quelque chose de différent. Et ce quelque chose, c'est qu'il s'agissait de James Bouse 007½, un des meilleurs agents des services secrets botaniques.

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samedi 26 mai 2007

Saoul-FifreVersion sans prendre de gants

Voici la suite promise du billet "Version expurgée"

Où voulez-vous que ça se passe si ce n'est dans cette France toujours à la ramasse, peuplée de volaille volage, de cabris cabriolants, de moutons moutonnants, de volatiles volatiles et de veaux votant pour des chefs qui te la mènent à la faillite en 2 coups de cuillère à pots-de-vin ?

J.C. était le chef de ce poulailler pouilleux et hexagonal, le dernier tenant du titre de Grand Coq parmi les Coqs, perché à demeure sur les ors bruns du tas de fumier républicain, seul habilité à lancer le fier cocorico du rassemblement. C'était un vieux de la vieille, roué, blanchi à tous les coups tordus, docteur ès neurologie, spécialisé dans le trafic de nerf de la guerre; il était arrivé à ce poste en piétinant indifféremment amis et ennemis, en faisant des promesses qu'il tenait rarement, en exigeant de ses vassaux une fidélité à laquelle il ne se sentait nullement tenu. Il achetait ceux qui avaient un prix, il séduisait les autres avec un charisme sans faille, un réel talent d'acteur de proximité et le reste, le choix par le bon peuple, n'était qu'une formalité...

Un chef, pour rester sur les hauteurs de la réflexion, avoir une large vista, doit se former des missi dominici à sa botte, chargés des sales besognes et de la bonne parole qui éclaire les masses. Dans le groupe des lèche-culs qui se tenaient en permanence autour du tas de fumier pour le féliciter et répéter avec admiration la moindre des banalités qu'il sortait, il repéra N.S., un poulbot hyper-actif qui lui parut apte à une bonne carrière de salopiot pouleticard, et qu'il considéra comme son fils.

L'intuition de J.C., sans être erronée, lui fera néanmoins s'en mordre les doigts quelque temps plus tard. La longueur des dents virtuelles de N.S. le gênait pour s'incliner et tendre le croupion comme il convenait à un serviteur zélé. Il apprenait vite au contact de ce pro de la manipulation des âmes, mais ne développait en échange aucune reconnaissance envers son maître de stage d'exception. En s'alliant à un gros chapon dont il espérait se débarrasser aisément par la suite, il fomenta un coup d'état contre son bienfaiteur, qui échoua devant la grande expérience du vieux limier.

Griffé, blessé, mais nullement abattu, N.S. fit le dos rond et changea de tactique. Il fit le tour du poulailler en martelant son seul argument :

- "Il est fini, c'est un vieux con à moitié sourd. J'ai la jeunesse pour moi. Le prochain, c'est moi. Alors vous choisissez maintenant : si j'étais vous, je choisirais le gagnant. Mais ne vous trompez pas : plus un grain de maïs pour ceux qui auront voulu faire les malins !"

Il se débrouilla pour bien faire comprendre aux fermiers, les décideurs, qu'une ère touchait à sa fin, que c'était lui qui s'occupait dorénavant de la reproduction, de la sécurité, de la police du grillage. Que l'autre se contentait de pérorer sur son perchoir, indifférent aux métamorphoses, perclus dans ses nuages.

Et qu'il ne restait plus qu'à officialiser l'ordre nouveau par un geste fort.

Le Dimanche, tout le monde trouva le coq au vin très bon.

Mais dès le lundi, le coq nain N.S. chamboula tous les vieux principes démocratiques.

De manière simple et astucieuse, la devise de la ferme devint : LA FERME !

vendredi 25 mai 2007

ManouMioule et Foutrix


Il s’agit d’ une histoire d’amour réelle. Bien entendu, les noms, les lieux, les vêtements, les situations, les mots, les idées ont été changés afin qu’un anonymat total soit conservé. J’ai néanmoins gardé la véritable couleur du bandeau de Foutrix.

Mioule végète dans un petit deux-pièces de la banlieue ouest. Parfois de hommes passent la nuit avec elle. Mais sans prendre le petit déjeuner. Un jour, au détour d’un rayon du SUPER U, elle tombe sur l’HOMME, le vrai , le seul, l’unique, l’universel, le générique, l’initial, le global, l’astrolabe , l’inséparable, l’incomparable, l’inimitable, le sortable, le portable, le recyclable, le renouvelable, l’indomptable, l’incontrôlable, l’insupportable, l’exécrable, le lamentable. Il est brun, pas très grand et porte au front un fin bandeau vert pomme. Ses yeux noirs en amande interroge une boîte de flageolet extra-fins.

Mioule profite du mutisme de la boîte de conserve pour lancer au beau brun : "je ne vous ai pas déjà vu quelque part ?". Il la regarde puis lui tend la main : "Non, je ne crois pas. Je m’appelle Foutrix ". Mioule réalise à temps qu’il ne lui tend pas la main mais qu’il lui refile la boîte de flageolets. Elle laisse l’objet s’écraser à terre. "Foutrix ! Le grand Foutrix ? Celui qui vérifie toutes les dates de péremption des denrées périssables ??? ".
"Oui, c’est moi" répond-il en examinant ses ongles.

Je vous passe les détails suivants, le passage en caisse, le pot au bar du coin, la découverte de l’appartement de Foutrix, les préliminaires passionnés, la vérification de la date de péremption des préservatifs, les cris de jouissance de Mioule…. Etc.

Plus tard dans la soirée, Mioule fume une cigarette à sa fenêtre. Avant que la voisine du dessus ne lui lance un broc d’eau sur la tête, elle tourne celle-ci vers Foutrix et lui demande "Quel est ton secret, Foutrix ? Comment est-il possible de faire aussi merveilleusement l’amour ? ". Foutrix se met à plat ventre malgré son envie renaissante. Il lui avoue : "C’est strictement génétique. Mon père a été irradié par un camembert avarié. Il m’a transmis ses dons, faire l’amour et vérifier les dates de péremption ".

Trempée mais heureuse, Mioule referme la fenêtre.

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