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dimanche 10 juin 2007

ManouLa minute du Courrier International (N°866)






Les douaniers biélorusses taxent les voitures sans capote.

Tout Polonais passant la frontière biélorusse doit avoir à bord de son véhicule non seulement une trousse de secours, mais aussi... des préservatifs. Faute de quoi les douaniers n'ouvrent pas la barrière. "Pourquoi est-ce que j'aurais besoin de capotes ? Je ne viens pas ici pour k sexe", fulmine Marcin Zlotnicki, un routier polonais. "Comme si ça ne suffisait pas de devoir payer des pots-de-vin en permanence !"Tout le monde n'est pas au courant de ces pratiques douteuses. Beaucoup croient qu'il s'agit d'une blague. Pourtant, cela n'a rien de drôle. Le prêtre Piotr Mrozik, lui, n'a franchement pas ri. "Imaginez la tête du vendeur à la station à essence quand je suis arrivé, avec mon col blanc, et que j'ai demandé des Durex. C'était affreusement gênant", s'indigne le prélat, qui se rendait dans une église polonaise en Biélorussie. Les douanes biélorusses démentent l'existence de telles pratiques, mais de nombreux Polonais se sont plaints. "Ce doit être une rumeur, mais le cas échéant, je ne manquerai pas d'intervenir", assure, quant à lui, le consul biélorusse en Pologne, Aleksander Koncki.

Piotr Maur, Dziennik, Varsovie

samedi 9 juin 2007

Tant-BourrinSans

Une nuée d'enfants courrait, balançait et toboggait dans le petit square de la rue R. Boutantrin. Et ça piaillait et hurlait si fort que les ouvriers qui ouvraient le trottoir à coups de marteaux-piqueurs, à une centaine de mètres de là, étaient obligés de se mettre des protège-oreilles pour épargner leurs tympans.

Le petit Jean-Kévin n'était pas le moins bruyant de la marmaille tapageuse, loin s'en faut. Chevauchant fièrement son beau vélo jaune tout neuf, il passait et repassait en trombe devant le banc sur lequel sa mère papotait inlassablement avec Madame Tourloupion, la voisine du 5ème, essayant à chacun de ses va-et-vient de capter l'attention maternelle.

- Mamaaaaan, regarde comme je fais bien du vélo !
- ...et alors là, je lui dis qu'elle se fourrait le doigt dans l'oeil... oui, c'est bien, Jean-Kévin... si elle s'imaginait qu'elle allait me faire changer d'avis...

Demi-tour en bout de square et nouvelle tentative.

- Maaaaaman ! Regarde comme je vais vite !
- ... je connais ce genre de personnes... oui, oui, c'est bien, Jean-Kévin... toujours prêtes à médire des autres. Eh bien, moi...

Mais le petit Jean-Kévin est du genre opiniâtre.

- Maaaaaamaaaaaaan ! Regarde : sans les petites roues à l'arrière !
- ... et vous savez ce qu'elle ose me dire, cette pimbêche ?... oui, c'est très bien, Jean-Kévin... Elle me dit comme ça que je ferais bien de m'occuper de mes oignons et que...

Jean-Kévin n'est pas du genre à laisser sa mère patatipatater en paix.

- Maaaaaaaaaaamaaaaaaaaaaan ! Regarde : sans les pieds !
- ...alors là, ça n'a fait ni une, ni deux,... c'est bien, Jean-Kévin, c'est bien... je lui ai rétorqué que si ça ne lui plaisait pas, c'était le même prix et qu'elle pouvait aller se...

Il l'aura. Il l'aura.

- Maaaaaaaaaaaamaaaaaaaaaaaaaaan ! Regarde : sans les mains !
- ... vous auriez vu la tête qu'elle faisait... oui, c'est bien, Jean-Kévin... verte qu'elle était ! Elle aurait pris une gifle qu'elle n'aurait pas été...

Enième demi-tour. Eneplusunième passage.

- Maaaaaaaaaaaaaaaaamaaaaaaaaaaaaaaaaan ! Regaaaarde : sans le coeur !
- ... et après ça, c'est ce genre de personne qui va... oui, Jean-Kévin, c'est bien... vous faire la morale. Moi je dis que quand on ne tient pas mieux son ménage que ça, on...

PLAF !

Un bruit de chute vélocipédiquement enferraillé. Des regards qui se tournent vers le point d'impact. Des yeux qui s'incrédulent. Des bouches qui béent avant de s'horrifier en hurlements.

Jean-Kévin avait enfin réussi à capter l'attention de sa mère : découvrant son fils à terre, celle-ci émit un son étrange, mélange de couinement étranglé de souris et de vidange de lavabo, avant de tourner de l'oeil (de l'autre aussi, d'ailleurs) et de se ramollir sur le sol.

Les forces de police, en revanche, ne réussirent jamais à comprendre quoi que ce soit devant cet étrange spectacle : le corps mutilé de Jean-Kévin, amputé de ses pieds et de ses mains, sa poitrine percée d'un trou béant d'où son coeur avait été arraché.

vendredi 8 juin 2007

Saoul-FifreQu'importe la longueur, pourvu qu'on ait la liesse

Oui, il parait que ya recrue des sens de déformations génitales et autres micro pénis dus aux pesticides, ainsi que des cancers, des maladies des gênées raies sentent chez les agriculteurs ou les personnes exposées aux nombreux traitements chimiques sur fruitiers ou vignes.

Bon, moi je ne traite pas, j'ai pas de pulvérisateur ni d'atomiseur, je me suis toujours méfié de ces saloperies, et même quand j'étais ouvrier agricole chez un maraîcher, un jour il a voulu m'envoyer empoisonner le ver du poireau, je lui ai dit fermement que je faisais tout mais pas ça, et il est allé embaucher au noir un voisin moins regardant sur sa santé...

Maintenant, le sujet du micro pénis semble vraiment beaucoup préoccuper la population en général et Manou en particulier, vu l'abondance de forums qui verbalisent là-dessus. Bon, c'est un peu dans la tête, je trouve. Perso, je ne connais pas la taille du zob des gens que je fréquente, je n'ai pas à la connaître, c'est de l'ordre de l'intime. Reste le problème du couple, et là, les solutions ne manquent pas. Pourquoi rester enfermé dans une bulle u-nique-ment phallique ? Il y a les doigts, la langue, les ongles, les massages, et pourquoi ne pas se laisser gagner par le sexe à piles, additionné d'un doigt de tendresse ? Enfin, ils feraient mieux de se lécher l'assiette que de se prendre la tête...

Je sais pas pourquoi j'ai dérapé sur ce terrain glissant, en fait, si, je le sais, c'est parce que vous adorez quand ça patine, quand ça dévie, quand ça chavire, quand ça culbute patatras dans le bien gras et je suis votre esclave, nous le savons (de Marseille)...

En fait, je voulais lancer un petit jeu, vous adorez jouer, n'est-ce pas, vous ne sortirez donc jamais de l'enfance, les caisses de la sécu sont vides et vous refusez de travailler plus et de cotiser moins, vous n'êtes pas sérieux, quand même ? Un petit jeu, donc, mais ce n'est pas moi qui l'ai inventé. Qui ? Ben, toujours le même, l'empereur pas manchot de la risette, le pince-avec-rire, le plus hydrophobe des hydropathes...

Le 21 Décembre 1901, Alphonse le Grand, Alphonse Allais le lanceur d'idées farfelues en rafales proposait à ses lecteurs du Sourire un concours de distiques d'alexandrins, l'un le plus court possible, l'autre le plus long possible, et rimant ensemble...

"Ce petit travail, assurait-il, à la fois d'idéal et de mosaïque, vous servira d'excellente gymnastique cérébrale, et vous empêchera, pendant que vous vous y livrerez, de penser à mal..."

Gros succès. 996 candidats affluèrent et le vainqueur avait pondu ceci :

De 97 à 99
Maints chouans gouailleurs baffraient chaude andouille et froid bœuf !!

Impressionnant, mais pas tant que ça, si on écrit les chiffres en lettres. Allez, un autre qui n'a pas triché, lui :

Chouette endroit mieux qu'ailleurs ! Temps meilleurs qu'aujourd'hui !
Oaxaca ! Joël y a réobéi !

Allez, un petit (écrit par un anonyme contemporain) pour Ophise et Pousse-Manette :

Maints christs blonds aux doigts gourds flanquaient trois grands chœurs fiers
SNCF, RATP ou RER

Il a bien fallu que je m'y risque également, pour montrer l'exemple, mais je vous préviens : l'exercice est difficile, soyez indulgents !

La généalogie a su coopérer
Sans renfrognements d'ours, semblables aux chœurs des laies

Une autre ? Non, j'ai pas honte !

Dodécagone ami, aloès idéal
Gaies sciences n'auraient point meilleur accueil qu'aux halles.

D'accord, ça ne veux rien dire. Mais et alors ? C'est de la poésie obscure, absconse et ouverte à l'onirisme le plus surréaliste. Qu'est-ce que vous avez contre les poètes maudits ? On va voir si vous faites plus clair, allez, c'est à vous !

jeudi 7 juin 2007

ManouLe vote utile (2)





Bien sur, tous les votes sont utiles. Je tiens cependant de ma grand-mère myope une recette tout à fait personnelle. Merci mamie.

Ingrédients :

- 1 chaise transformable en escabeau
- 2 futurs bacheliers aux poussées virulentes d’acné
- 1 sac poubelle 50 l
- 1 slip kangourou
- 1 kit coffret atelier vitrail
- 2 poissons rouges
- 1 caisse automatique
- 3 litres d’huile d’olive
- 1 isoloir

Préparation :

C’est dimanche. Tout est bleu. Effectuez tout d’abord une salutation au soleil. Après avoir dégusté votre petit déjeuner, courez sillonner les rues de votre circonscription. Une hache vous sera bien utile pour enfoncer les portes ouvertes.

Enfin vous trouvez un bureau de vote. En agonisant, la personne proche de l’urne vous rappelle qu’il est indispensable de présenter une carte d’identité. Achevez-là sans chichis. Utilisez votre hache comme trottinette (ou comme une rame) et rentrez chez vous. Votre carte d’identité est sûrement quelque part. Fouillez tout particulièrement les endroits improbables. Cependant il y a peu de chance que vous trouviez vos papiers sous le tee-shirt de la voisine.

Vous avez déversé le contenu des meubles par terre. Par acquis de conscience vous avez aussi haché les meubles. Tout à coup, un souvenir vous traverse l’esprit : votre pièce d’identité doit logiquement reposer dans votre sac à main, entre le badge professionnel et la carte intégrale. C’est le cas. Que la vie vous semble belle.

Reprenez votre hache pour vous rendre au bureau de vote. Une ambulance, un camion de pompiers et 3 cars de police stationnent à proximité. Les boules. Vous êtes mal barré (e) pour voter, mon vieux (ma vieille). Rebroussez discrètement chemin. Etudiez la situation. Il fait 26°C, vos pieds sont propres de ce matin, les évènements se liguent contre vous pour vous empêcher d’effectuer votre devoir de citoyen.

Il suffit pourtant de remonter le temps en faisant le tour de la terre à 15 fois la vitesse de la lumière (sans hache). Vous pouvez ainsi voter utile par procuration.

Suggestions :

- Vous avez remarqué que la liste des ingrédients ne correspond pas à la recette. Tant pis pour vous.
- Evitez la calculatrice. 15 fois la vitesse de la lumière, ça donne à peu près 4,5 millions de kilomètres par seconde.

mercredi 6 juin 2007

ManouCalune : Déclaration d'amour à mon contrôleur fiscal





Merci à Calune pour la photo et le défi relevé.
Je n’ai retouché que la ponctuation.

Monsieur le Contrôleur
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous n'avez pas peur

Je viens de recevoir
Votre avis arbitraire
Qui n'est pas pour me plaire
Ainsi couvert de noir

Monsieur le Contrôleur
Je ne veux pas raquer
La note est trop salée
Vous êtes un vrai voleur

C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Je vais faire une crise
Et menu vous hacher

Depuis que je suis née
J'ai vu des hommes faire
Sans vergogne leurs affaires
Et surtout sans pitié

Que dire de notre terre
Où s'enchaînent hécatombes
Sous des volées de bombes ?
Que dire de la misère ?

Quand j'étais salarié
On occultait ces drames
Sans aucun état d'âme
Il fallait travailler

C'est dans le quotidien
De calfeutrer les portes
Puisque ce qui importe
Est de n'y voir plus rien

Gardez donc votre avis
Concernant mes finances
Quant à vos échéances
Prenez-les dans les dents

Enfin à l'avenir
Evitez de me faire
Le coup du légionnaire
Artilleur de plaisir

C'est en nous révoltant
Contre tous les despotes
Et c'est pas une litote
Parlant du président

Qu'on pourra résister
A ces pervers sans âme
Ces scélérats infâmes
Qu'on pourra exister

mardi 5 juin 2007

Tant-BourrinMon prochain album (4)

Ça ne s'arrange pas. J'ai senti comme un léger froid dans l'accueil que vous avez réservé à mon projet de prochain album que j'enregistre actuellement dans un studio californien. Un léger froid aussi perceptible que celui qui avait accompagné mes deux projets précédents.

Ayant pour objectif majeur de refourguer un max d'albums tendre vers la perfection afin de m'en mettre plein les fouilles laisser une trace dans l'histoire de l'art, j'ai donc foutu le feu à toutes les prises précédentes, et j'ai décidé de repartir de zéro.

Malheureusement, entre-temps, Juan-Miguel, mon producteur, était parti, appelé qu'il était sur un gros contrat (2000 m² de bureaux à nettoyer six jours par semaine). Qu'à cela ne tienne, usant de ma méthode habituelle pour recruter ce qui se fait de mieux en matière de producteurs, je sautai sur le premier venu et l'installai derrière la table de mixage.

Bon, il est vrai, je dois l'admettre, que le premier venu en question n'avait pas l'air très net. Il a toqué à ma porte en me demandant si c'était bien ici le cabinet du Dr Schneider, et j'ai vu là, dans cette erreur d'adresse, un signe du destin.

D'autant plus que le type en question, même s'il me paraissait à moitié barré, a fait montre d'une créativité étonnante dans son rôle de producteur, me suggérant même des thèmes originaux pour mes paroles de chansons.

Tenez, justement, je vais vous faire écouter un morceau de mon prochain album dont l'idée m'a justement été soufflée par mon nouveau producteur. C'est fort, hein ?




Cliquez sur l'image pour voir la pochette en grand


Tant-Bourrin - Et mon jean


Et mon jean est tout dégueu
Plein de tâches innommables
De vin, de jaune d'oeuf
J'ai dû m'faire ça à table
Et mon jean, oh, n'sent pas bon
Va falloir le laver

Et mon jean est à vomir
Oh, je trouv' mêm' qu'il pue
C'est le moins qu'on puisse dire
D'ailleurs j'ai vomi d'ssus
Et mon jean, oh, n'sent pas bon
Va falloir l'nettoyer

J'mets une dose de Omo
Et puis un peu de Soupline
Puis je referme le hublot
Et j'regarde tourner mon jean

Et mon jean est terrifiant
Couvert de merde grasse
De vieille bouse et de fiente
Faut dire qu'j'ai la chiasse
Et mon jean, oh, n'sent pas bon
Allez hop, en machine !

J'mets une dose de Omo
Et puis un peu de Soupline
Puis je referme le hublot
Et j'regarde tourner mon jean

(Téléchargeable directement ici)


Ceci étant, j'ai un léger doute...

De méchantes langues (encore et toujours les mêmes) m'ont instillé un début de soupçon de commencement de doute en affirmant que mon nouveau projet d'album ressemblait d'un peu trop près à ceci...

Pffff, ça commence à me gaver ces histoires ! Moi, je dis que ce ne sont que des jaloux qui veulent porter ombrage à mon immense talent !

lundi 4 juin 2007

Saoul-FifreFête des mamans

Pas gêné, le cul nu
Il fait pipi dans la rue
Tendrement, goulûment
Il tétotte sa maman
Les yeux clos, souriant
Respirant bien calmement
Bébé dort mais à côté
Un drame s'est passé :

Son papa, tristounet
Désenchanté d'être né
À la quincaillerie
Sans lésiner sur le prix
S'est offert un lasso
Un costaud, un chouett', un beau
Et s'est pendu proprement
À bout d'arguments.

Quelle horreur, orphelin
Plus de papounet calin
Et maman, toute en deuil
Veuve avec la larme à l'œil
C'est vraiment pas du jeu
De mourir sans être vieux
C'est poignant mais où ça craint
C'est chez les voisins :

Madame a enfanté
Son minot, son tout premier
Le papa est ravi :
Craché, juré, c'est tout lui
Ne vous réjouissez point
Leur dit le beau médecin
Tout va bien, mais côté cœur
Ya comme une erreur.

Leur vie glissa gaiement
De visites en traitements
Les piqûres, les essais
Les opérations rataient
La vie a eu tout faux :
L'hôpital donne un peu trop
Le teint blême aux innocents
Plus de mauvais sang.

Ces amis, mes copains
Leur chagrin, c'est mon chagrin
La forme et puis le fond
Ils sont cons mais i' pig'ront
Qu' c'est pour exorciser
Une énorme envie d' chialer
Envaser, boucher l' canal
Des gland's lacrymales.

La bell' mort, tout' en bleu
Les anges et les bienheureux
C'est pour les p'tites chansons
Les tub's à la mords-moi-l'-con
Et quand viendra mon tour
Vous verrez si j'ai d' l'humour
Tout's les vies mèn'nt à la mort
D'accord, pas d'accord
L'eau c'est plus qu' du chlore
Dans les Côtes d'Armor
Perds pas l' Nord
Ressers-moi quèqu' chos' de fort
Un truc carnivore
Avec de la mandragore
Sans sport
Sans records
Sans remords
Sans croque-morts
Je vire ivre-mort
Ouais bon et alors ?
Te crois pas l' plus fort
Plus qu'un p'tit effort
Mets m'en encore...

Même si t'en a pas envie
La mort, c'est la vie !

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