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lundi 18 juin 2007

Tant-BourrinQuand j'étais blogueur

Un petit détournement de paroles, cela faisait longtemps que je n'en avais pas commis (comme , , , , , , et ).

Que restera-t-il, d'ici quelques décennies, de nos vertes années blogosphériques ? Toute cette folle énergie, ce gigantesque maelström de talents et de paillettes entremêlés, cet auto-sisyphaction quotidienne qui nous pousse à faire avancer le rocher de notre nouveau billet, qu'en garderons-nous quand le temps aura ensemencé notre toison crânienne de la neige de la sénescence ? Peut-être vous êtes-vous déjà posé cette lancinante question ?

Eh bien, j'ai essayé d'en imaginer la réponse...

Fermez les yeux un instant.

C'est fait ? Bon, maintenant, rouvrez-les... Nous sommes en 2035...

Musique !



"Quand j'étais blogueur"
interprété par Tant-Bourrin




Téléchargeable directement ici
Les paroles originales de la chanson parodiée du jour sont


J'sens la vieille urine
Je n'ai plus de dent
Ma pauvr' Tant-Bourrine
J'ai soixante-treize ans
Je perds la mémoire
C'est mon alzheimer
J'avais moins d'déboire
Quand j'étais blogueur

J'avais des stats folles
J'faisais un carton
J'étais la boussole
D'une génération
Mes écrits magistraux
Etaient ravageurs
On m'appelait maestro
Quand j'étais blogueur

Le soir, à plus d'heure
Les fans attendaient
Sur l'ordinateur
En transe, mon nouveau billet
Certains prenaient un flingue
Ou fondaient en pleurs
Ils en devenaient dingues
Quand j'étais blogueur

Trop de chocolat
Trop de Champomy
M'ont ruiné le foie
Fait d'moi un zombi
L'Souf' et la Manou
Un jour ont pris peur
On m'prenait vraiment pour un fou
Quand j'étais blogueur

Ma pauvr' Tant-Bourrine
J'ai soixante-treize ans
J'ai appris que Byalpel
A quatorze enfants
Ab6 joue les modèles
Pour les couches Confiance

Pour moi, c'est fini à présent
J'n'écris plus grand'chose, aujourd'hui
Mais j'rédige quand même mon testament
Et ça distrait ma vie

Pour moi, c'est fini à présent
J'n'écris plus grand'chose, aujourd'hui
Mais j'rédige quand même mon testament
Et ça distrait ma vie

dimanche 17 juin 2007

Saoul-FifreMerde, c'est moi d' billet !

Il est trois heures zéro deux à la belle montre de baroudeur que m'a offerte Anne, j'ai rien écrit pour vous, je sais pas travailler d'avance, on était invité à une bamboula dans la calanque de Niolon , un coin paradisiaque avec vue sur la face cachée du Frioul, sur la Bonne Mère et tout le con de Manon de la Joliette jusqu'à Toulon. On s'est rincé la dalle, léché les doigts, dansé sur un super groupe de rock et puis quand même avant de partir, on est descendu au port pour se tremper les pieds, mais pas plus, car y avait des braconniers-pêcheurs avec leurs fusils-harpons qui péchaient au lamparo, enfin, à la torche, et on a eu peur qu'ils nous embrochent en nous prenant pour des poissons.

Et me voilà de retour avec un billet à écrire et je sens bien que si je vous fais le coup du "c'était bien mon compte-rendu ?", ça va se voir que je me fous de vous.

Alors on va dire que ça serait une comptine pour adultes, mais alors une vite faite sur le coin de la table de la cuisine, que j'ai pas le temps de m'appliquer et de vous en faire une bien léchée. Allez, tiens, sur l'air de allongeons la jambe .

Ma poule n'a plus que de p'tits seins
Ma poule n'a plus que de p'tits seins

Elle nag' dans ses bonnets F
Faut rach'ter des bonnets E...

Tétons ces tétons qui m'étonnent
La biroute est lon-on-gue
Tétons ces tétons qui m'étonnent
La biroute est lon-on-gue

Ma poule n'a plus que de p'tits seins
Ma poule n'a plus que de p'tits seins

Elle nag' dans ses bonnets E
Faut rach'ter des bonnets D...

Tétons ces tétons qui m'étonnent
La biroute est lon-on-gue
Tétons ces tétons qui m'étonnent
La biroute est lon-on-gue

Ma poule n'a plus que de p'tits seins
Ma poule n'a plus que de p'tits seins

Elle nag' dans ses bonnets D
Faut rach'ter des bonnets C...

Tétons ces tétons qui m'étonnent
La biroute est lon-on-gue
Tétons ces tétons qui m'étonnent
La biroute est lon-on-gue

Ma poule n'a plus que de p'tits seins
Ma poule n'a plus que de p'tits seins

Elle nag' dans ses bonnets C
Faut rach'ter des bonnets B... Etc...

samedi 16 juin 2007

ManouMoulefritx II (Le choix de Mioule)






(Suite de Moulefritx I)

Foutrix (devenu 22/01/1998) git à présent sur une boîte de cassoulet devant le canapé du salon. Le premier moment de stupeur passé, Mioule ressent un profond sentiment de haine envers Hiii. Un dixième de seconde lui suffit pour transformer ce sentiment en uppercut au menton. Hiii s’écroule sur la boîte de cassoulet.

Perturbée, Moulefritx apparaît au café du commerce. Elle y commande un petit blanc sec. On la voit au même instant sur le grand huit de la foire du trône et aux côtés de Pujadas durant le 20 heures. On la voit partout. Même au tableau d’affichage principal de la gare Montparnasse.

Mioule prend alors le taureau par les cornes, Hiii par la peau du coup, la boîte de cassoulet par amour. Elle réveille Hiii au son de « Vanina rappelle-toi ». Le sage se relève enchanté. Cette chanson lui rappelle son enfance entre les pains de sucre de la baie d’Along. Il se souvient de ses études à l’ École Supérieure de Danse du Vietnam. Il exulte , transforme tout d’abord Foutrix en date de péremption non périmée, puis en boîte de cassoulet, enfin en saucisse pur porc.

Malgré les vertus de la saucisse pur porc, Mioule insiste pour qu’Hiii ? Hein ? Pour qu’Hiii ramène Foutrix au stade humain. A une condition, concède Hiii : Foutrix ne possède plus qu’un seul don. Mioule doit choisir : les dates de péremption ou l’amour. Ménagère de moins de 50 ans, consommatrice épanouie, adepte du marché commun, Mioule choisit pourtant l’amour. Et c’est un Foutrix couvert de confit d’oie qui la serre éperdument dans ses bras.

Oui, bien sur. Mais Moulefritx ubique compulsivement. Qui la sauvera ?



vendredi 15 juin 2007

Tant-BourrinRedorez votre blason

Certains lecteurs m'ont fait part de quelques menues difficultés apparues dans leur vie professionnelle depuis qu'ils ont essayé, en suivant mes préceptes, d'introduire un peu de tribalisme au bureau.

Hélas, il faut s'y faire : l'étroitesse d'esprit de certains chefs de service n'a d'égale que leur peur de l'innovation.

Pour le coup, vous voici en fâcheuse posture, ostracisé par vos collègue, assis sur un siège éjectable que votre hiérarchie ne va pas tarder à mettre en branle.

Aïe, aïe, aïe ! Que faire ?

Pas de panique : Blogborygmes assure le service après vente de ses billets et je vais vous dispenser ici quelques conseils pour redorer votre blason.

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jeudi 14 juin 2007

Saoul-FifreVernissage

Oui, vous êtes vernis : je vous mets en ligne la vision extra-supra-transcendentale du chevalier Hippobert de Tant-Bourrin de mes fesses, exprimée par l'artiste Margotte, oui : elle-même ! Vous n'en croyez pas vos yeux, et bien je n'en crois pas non plus les miens quand je vois l'excellent rapport qualité/fatigue de ce superbe billet et j'en conclus hardiment que point ne devons nous polariser sur la durée mais bien sur la productivité de notre travail et sur son efficacité objective, hors corrections vacancières et avant rajout des données siesto-crapuleuses.

Travailler mieux
Pour être plus heureux
Pas comme l'autre hargneux.

Je suis, vous êtes, nous sommes vernis aujourdhui... Et l'on n'y peut rien !

mercredi 13 juin 2007

ManouMoulefritx I





La digne fille de ses parents, Mioule et Foutrix, n’attend pas de savoir parler pour utiliser son don d’ubiquité. C’est bien fatigant pour ce nouveau-né de se trouver à la fois dans le bénitier central de Notre-Dame et au terminus du 178. Et tout aussi épuisant pour ses parents qui se sentent suivis (à juste titre) du matin au soir. Mioule met donc une annonce dans "Le particulier" à la recherche d’un mage capable d’ôter le don gênant à Moulefritx.

Un mercredi d’automne, alors que les feuilles d’érable se prélassent langoureusement sur le bitume moite de l’avenue Foch, le mage Hiii sonne chez Mioule et Foutrix. Moulefritx campe déjà devant la porte d’entrée en turbulette bleu turquoise. Fort lasse, Mioule ouvre à Hiii et ramasse Moulefritx. Elle emmène tout ce petit monde au salon dévasté et se lance dans la description du calvaire quotidien.

Le sage comprend vite le problème. Il tente une désintégration/réincarnation de diversion vers les toilettes. Moulefritx gigote déjà sur la lunette. Il poursuit dans le désert de Gobi mais le bébé attend Hiii avant même que celui-ci ne se brule la plante des pieds sur le sable blanc. Pour terminer le test, Hiii choisit un yatch au large de Malte. Quel n’est pas son profond désarroi d'y découvrir Moulefritx partager une Tequila Sunrise en compagnie de Poutine et Sarkozy! Hiii réintègre le canapé, près de Mioule. Il perd peu à peu sa légendaire sagesse.

A cet instant Foutrix fait irruption dans la pièce. Sur un coup de tête idiot, il demande à Hiii sa date de péremption. C’en est trop pour Hiii. A bout de nerfs, vexé, dépité, sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté…non…pardon… Dans un véritable sursaut de survie, avec un courage qui est à l’héroïsme ce que le compte-goutte est à l’amphore romaine, Hiii transforme Foutrix en date de péremption périmée.

(à suivre)

mardi 12 juin 2007

Tant-BourrinLes bons trucs de Tant-Bourrin (5)

Cela fait un bon bout de temps que je ne suis pas venu vous délivrer ici un de mes célèbres bons trucs (* * * *) destinés à vous aider à alimenter votre blog sans effort.

Cette fois-ci encore, je vous propose d'écrire de façon quasi-automatique de ravissants petits poèmes légèrement ésotériques, limite surréalistes, qui vous feront passer auprès des neuneus qui vous lisent pour un(e) grand(e) poète(sse) méconnu(e).

La méthode que je vous propose est simple. Choisissez tout d'abord un poème de départ qui fournira la trame de votre oeuvre. Pour illustrer mon propos, j'ai choisi ici "Il pleut doucement sur la ville" de Paul Verlaine :



       Il pleure dans mon coeur
       Comme il pleut sur la ville,
       Quelle est cette langueur
       Qui pénètre mon coeur ?

       Ô bruit doux de la pluie
       Par terre et sur les toits !
       Pour un coeur qui s'ennuie
       Ô le chant de la pluie !

       Il pleure sans raison
       Dans ce coeur qui s'écoeure.
       Quoi ! nulle trahison ?
       Ce deuil est sans raison.

       C'est bien la pire peine
       De ne savoir pourquoi,
       Sans amour et sans haine,
       Mon coeur a tant de peine !



Choisissez ensuite un second texte sans rapport aucun avec le poème. Par exemple, le décret n°55-1175 du 31 août 1955 pris pour l'application de la loi du 1er août 1905 sur la répression des fraudes, en ce qui concerne les pâtes alimentaires (publié au Journal Officiel le 4 septembre 1955).

C'est fait ? Alors maintenant, dressez la liste, dans l'ordre d'apparition dans le texte, de tous les substantifs. Cela nous donne ici :

Réserve
Dérogation
Application
Article
Loi
Dénomination
Pâte
Produits
Emploi
Pétrissage
Fermentation
Semoule
Blé
Eau
Traitement
Tréfilage
Laminage
Séchage
Aspect
Usager
etc.

Voilà, le plus dur est fait ! Il ne vous reste plus qu'à remplacer maintenant dans le poème original tous les substantifs par ceux de la liste que vous venez d'établir dans l'ordre d'apparition... et à admirer le résultat !



       Il pleure dans ma réserve
       Comme il pleut sur la dérogation,
       Quelle est cette application
       Qui pénètre mon article ?

       Ô loi douce de la dénomination
       Par terre et sur les pâtes !
       Pour un produit qui s'ennuie
       Ô l'emploi du pétrissage !

       Il pleure sans fermentation
       Dans cette semoule qui s'écoeure.
       Quoi ! nul blé ?
       Cette eau est sans traitement.

       C'est bien le pire tréfilage
       De ne savoir pourquoi,
       Sans laminage et sans séchage,
       Mon aspect a tant d'usagers !



Magnifique, non ?

A noter que les puristes pourront compléter le processus en procédant de même avec les adjectifs et avec les verbes, mais là, j'ai la flemme.

Allez, pour finir, je vous donne d'autre illustrations, toujours créées à partir du même poèmes de départ...



Avec une sublime chanson de Lorie...

       Il pleure dans mon besoin
       Comme il pleut sur l'amour,
       Quel est ce bisou
       Qui pénètre mon câlin ?

       Ô jour doux du coeur
       Par terre et sur les fêtes !
       Pour un bras qui s'ennuie
       Ô le signe de la tête !

       Il pleure sans clin d'oeil
       Dans cette romance qui s'écoeure.
       Quoi ! nul sens ?
       Cette envie est sans yeux.

       C'est bien le pire besoin
       De ne savoir pourquoi,
       Sans bisou et sans câlin,
       Mon jour a tant de besoins !



Avec la fameuse lettre de Guy Môquet...

       Il pleure dans ma maman
       Comme il pleut sur mon frère,
       Quel est ce papa
       Qui pénètre ma maman ?

       Ô coeur doux de la mort
       Par terre et sur les choses !
       Pour un frère qui s'ennuie
       Ô les affaires du jour !

       Il pleure sans papa
       Dans cette maman qui s'écoeure.
       Quoi ! nulle peine ?
       Cette voie est sans adieu.

       C'est bien le pire ami
       De ne savoir pourquoi,
       Sans frère et sans homme,
       Ma vie a tant de regrets !



Avec un article de Wikipédia pris au hasard...

       Il pleure dans ma blennorragie
       Comme il pleut sur la gonorrhée,
       Quelle est cette chaudepisse
       Qui pénètre ma chtouille ?

       Ô maladie douce de l'infection
       Par terre et sur les organes !
       Pour un gonocoque qui s'ennuie
       Ô le pus de l'urétrite !

       Il pleure sans apparition
       Dans ce germe qui s'écoeure.
       Quoi ! nul antibiotique ?
       Cette gonococcie est sans raison.

       C'est bien la pire précaution
       De ne savoir pourquoi,
       Sans épidémie et sans déclin,
       Ma gonococcie a tant de public !



Voilà, je pense que vous avez compris la méthode et êtes convaincus de sa redoutable efficacité. Vous allez désormais pouvoir remplir des billets par douzaines sans vous fatiguer tout en passant pour un grand poète...

Merci qui ?

Merci Blogborygmes !

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