Blogborygmes

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 17 novembre 2007

ManouLes femmes, la violence et la haine






La jeune femme bulgare du dernier billet de laurent.

Sur le corps de mon frère, mort pour une femme, le tueur avait disposé un bouquet où figurait cette phrase : « Dîtes-le avec des fleurs ». Nous n’avons jamais trop compris à quoi correspondait ce geste.

Samedi. Fabrice Luchini, adepte prolixe d’une féminité instinctive et artiste, écoute quelques secondes. Il écoute malgré lui cette femme expliquant la réalité. Que les mots furent longtemps l’apanage des hommes, dans le religieux, dans le politique comme dans le social ou l’intime. Bien sur, il y eut des exceptions.

Il arrive aux femmes de mourir sous les coups d'un compagnon. Comme s’il fallait les faire taire. La colère, la haine, irrépressibles. Alors que les hommes sont pourtant capables d'une infinie douceur.

Nous vendons des armes aux pays qui paient rubis sur l’ongle. Le sens des valeurs dans une démocratie. Et pourquoi pas le fusil dans le panier de la ménagère ? Nos chasseurs s’en servent, non ? Quoi de plus naturel que de mettre un pistolet en plastique dans les mains d’un enfant pour Noël ? Je n’ai jamais compris cela non plus.

J’ai lu la haine pour les anorexiques, pour les nantis, pour les étrangers, pour les homosexuels, pour les mères célibataires. Parfois j’entends « et on tuera tous les patrons ».

J’ai lu aussi : « Il n’y a plus qu’une solution pour éviter le pire. Refuser toute forme de violence, quoiqu’il en coute. »

jeudi 15 novembre 2007

AndiamoLes clopes

J’avais une dizaine d’années et parfois, le jeudi, avec quelques copains, on allait jouer au stade « des Italiens ». Ce stade était situé à la limite de Drancy et de Bobigny, des champs partout, la cambrousse, ça a bien changé, méconnaissable !

Ce stade, c’était pratiquement une ruine, il avait subi la guerre, la deuxième (j’chu pas un dinosaure quand même), et, pendant cette foutue occupation, il n’y avait rien à bouffer, alors les voisins avaient tout simplement « cultivé » le terrain. Poireaux et choux en milieu de terrain, topinambours et rutabagas dans la surface de réparation, persil et fines herbes dans les cages.

Enfin du foot utile ! (j’vais pô m’faire que des potes, c’est pour rire !)

Il n’y avait que les tribunes qui tenaient encore debout. Quel beau terrain de jeux ! On y apportait nos pauvres « armes » : lance-pierres, épées de bois, colts fabriqués à coups de morceaux de bois et de tringles à rideaux coupées pour faire le canon, deux demi-bouchons coupés dans le sens de la longueur et collés de part et d’autre remplaçaient avantageusement le barillet.

Ça peut faire rire mais, après la guerre, il n’y avait que dalle ! Pareil pour les fringues, aujourd’hui faut des marques ! Moi, j’ai porté des fringues de marque, c’étaient des « DE MON FRERE ». Ex : les frocs de mon frère, les pulls de mon frère, les pompes de mon frère et, plus tard, le vélo de mon frère. J’ai jamais eu hélas les gonzesses de mon frère ! Mais bon, on s’en foutait, tous logés à la même enseigne.

Et puis, un de ces beaux jeudis, un pote nous dit : « les mecs, j’ai des cibiches », un mot d’argot tombé en désuétude, et il sort de sa poche deux ou trois gauldos, tirées à son père au cours de la semaine, une par une pour ne pas que ça se remarque ! Courageux mais pas téméraire !

Il porte la clope à sa bouche et frotte une allumette sur le ciment, des allumettes soufrées, elles n’existent plus : trop dangereuses, il suffisait d’un support sec et un peu rugueux pour qu’en les frottant elles s’enflamment et puis le soufre !! Fallait surtout pas allumer la clope avant que tout ce putain de soufre soit consumé, sinon c’était l’asphyxie, la suffoc, la chiale, l’horreur... L’ypérite à côté, senteur d’été !

Claude, puisque c’est de lui dont il s’agit (parti trop tôt après avoir chopé une belle saloperie), allume la clope et tire une bouffée, en prenant l’air du mec qui sait, qu’a l’habitude, pas une tite quinte, pas une larmichette, il souffle la fumée par le pif ! Ah putain, la démo ! D’autres copains tirent sur la clope sans moufter, puis vient mon tour.

Tu penses, des éponges grosses comme des poings de nouveaux-nés, musclé comme un corbeau de course, roulé comme un pétard à deux ronds, je tire là-dessus comme un malade, fallait pas s’déballonner, plutôt crever ! Tout à coup, les éponges qui s’bloquent, elles me gueulent STOP ! Pas d’ça, recrache Eustache ! J’en peux plus, je suffoque, je tousse, je crache, j’éternue, bave d’escargot grande largeur, y’en a partout, les potes se marrent, se foutent de ma gueule, ah la honte !

Il faut dire qu’après la guerre, les cigarettes ne faisaient pas dans la dentelle, c’étaient plutôt des clopes d’hommes, comme aurait dit Michel Audiard : pas de filtres, du brut ! Y’avait même des bûches dans le tabac, pas question pour la Régie de perdre un gramme de perlot ! Plus tard, on se cotisait pour acheter des « ICHE-LIFE » : on ne parlait pas le patois, alors « HIGH-LIFE », on ne savait pas dire. Je les revois encore ces paquets, rouges avec high life écrit en lettres dorées. C’était du foin genre cigarettes Anglaises, un tabac tellement léger qu’en laissant tomber le paquet, pas sûr qu’il ait touché le sol !

Après, il fallait rentrer, en prenant bien soin de se rincer la bouche (pas de chewings-gums), alors la flotte à outrance, pas question de sentir le tabac, sinon c’était la trempe, pas méchante, une maman ça ne cogne pas bien fort.

J’ai arrêté de fumer il y a 27 ans et je peux vous assurer qu’un fumeur ça se sent de loin, et je me dis qu’elle a dû sentir plus d’une fois que j’avais fumé, mais elle n’a pas moufté. Qu’est-ce qu’elle était gentille cette maman-là !

mardi 13 novembre 2007

Tant-BourrinLe blogbodico (2)

Puisque la première fournée vous a plu, je vous ressers une nouvelle tournée de mots lestés, tous 100% blogbo-made. Have fun ! (et désolé, mais le X et le Y ne m'inspiraient vraiment pas)




Accâblo-opérateur : (n.m.) Opérateur de réseau câblé dont les piètres prestations techniques et commerciales dépriment les clients.


Banqueprout : (n.m.) Echec total dans une tentative de rétention de pet. L'autre soir, j'étais invité chez la Marquise du Payt d'Anlassoy, et j'ai ruiné ma bonne réputation en faisant banqueprout.


Cacabotin : (n.m.) Acteur médiocre imbu de lui-même mais qui ne fait que de la merde. Quel cacabotin, ce Leonardo di Caca-pris-haut, il pète plus haut que son cul !


Déco-lorent : (n.m.) Blogueur particulièrement décoratif. Depuis que tu utilises du déco-lorent, ton blog a retrouvé des couleurs !


Electeur mp3 : (n.m.) Dans un contexte de fraude électorale, électeur dont la voix est fortement compressée, généralement dans un rapport d'environ 1/10ème (l'acronyme mp3 signifie "magouille politique de niveau 3").


Frein amen : (n.m.) Dispositif de freinage de dernier recours utilisé quand le système de freinage principal ne répond plus. - Mais où est passé le frein amen ? - Je l'ai pris hier.


Gastronomatopée : (n.m.) Mot dont le son imite des bruits de grosse bouffe. Ex : miam, groumpf, cronch, gloup, beurps...


Haka "paie-là" : (n.m.) Chant guerrier interprété sans accompagnement musical destiné à impressionner un mauvais payeur pour qu'il rembourse enfin sa dette.


Infanticipe : (n.m.) Action de prendre une pilule contraceptive.


Jacolombinisme : (n.m.) Doctrine des jacolombins qui prône l'évacuation des besoins naturels dans des toilettes centralisées. (Antonyme : diarrhégionalisme)


Karatekaka : (n.m.) Personne souffrant d'une forte constipation. Punaise, j'ai beau pousser mon cri qui tue, rien ne sort ! Je suis un vrai karatekaka ! (Antonyme : Chiure-Chid'sus).


Législaxatif : (adj.) Relatif à une loi qui fait chier un maximum de gens. Certaines dispositions législaxatives sont particulièrement emmerdantes pour les sans-papiers.


Marréchaussette : (n.f.) Chaussette enfilée sur la main et pourvue d'yeux factices, utilisée dans les spectacles de marionnettes destinés à faire rire les enfants. - Où qu'il est le gendarme, les zenfants ? - Là ! Là ! La marréchaussette !


Nausélandais : (n.m.) Personne participant très activement à la feria de Dax. Vu le contenu des caniveaux, les nausélandais devaient être complètements noirs, hier au soir.


Ostentation : (n.f.) Tendance nécrophile. On est souvent soumis à l'ostentation à mesure que l'on se fait mûr.


Prostitularisation : (n.f.) Acte par lequel une personne consent à accorder un titre professionnel en échange de rapports sexuels. Syn. : promotion canapé.


Quenote : (n.f.) Morceau purement instrumental. La critique a eu la dent dure avec sa dernière quenote.


Rôt-de-dindon : (n.m. fam.) Eructation chez un gros buveur. - Glou glou glou glou... burps ! - Oh, voilà un rôt-de-dindon bien fleuri !


Sliposuccion : (n.f.) Fellation. Aujourd'hui, j'ai envie d'une bonne sliposuccion : j'ai donc mis des sous-vêtements sperméables.


Tactilographie : (n.f.) Technique d'écriture en braille. Mmm, la Simone, elle a des doigts de fée. J'aimerais bien prendre un petit cours de tactilographie avec elle !


Utopinambour : (n.f.) Utopie bas de gamme. Avoir pour rêve ultime que Jean-Kevin gagne la Star Academy 23 est une utopinambour.


Vulcanogogues : (n.m.) Lieux d'aisance conçus de telle façon que leurs utilisateurs n'y restent pas trop longtemps. La Ginette, elle a vraiment le feu au cul, elle a dû passer aux vulcanogogues !


Water-Paulot : (n.m.) Toilettes strictement réservées à Paulot.


Zizibeline : (n.f.) Organe sexuel masculin pourvu d'une fourrure très fine particulièrement recherchée. - Quel magnifique manteau, Léontine ! C'est de la zizibeline ? - Non, c'est du vit-zon !

dimanche 11 novembre 2007

LorentBouquet final.

Février 1983. premier contact.

Hyères, 12h, je descends du transal.
Ici y a des palmiers, et des gens en t-shirt, choc thermique et visuel. Deux heures plus tôt, à Reims, il neigeait. On grimpe dans un bus, direction Canjuers ou la grande muette veut tester nos talents. Entre deux obus, le capitaine nous entrainera pour une "balade" dans les gorges du verdon. En février, le verdon, c'est glacial, désert, et grandiose. Deux jours plus tard, au moment du départ, je sais déjà que je reviendrai vivre ici.

Octobre 2007.

Lundi matin dans un village varois.
Comme les autres lundis, je me lève, tôt, sans la bousculer. La tête sous l'eau avant de réveiller le grand. Grommellements habituels. Sortir les chiens, les nourrir. Boire un thé. Bouge toi mon fils, l'éducation nationale te tend les bras et ton père t'y emmène tout droit, et juste à l'heure.
Un frisoté, ancien trotskyste mal assumé est l'invité d'inter pour dire tout le bien qu'il pense de ses amis. Je ne voudrais pas être son ami.
Fréjus. Des lycéens alignés devant un bus scolaire, flics, bergers allemands, fouilles.
Je rentre, vite, par l'autoroute. Sortie Le Muy, nationale 7.
Au bord de la route, un petit parking, près de la haie qui le borde, une butte de terre, un carton pour s'assoir en attendant le client. La fille bulgare n'y est plus, à sa place, un bouquet de fleurs. Plus loin, dans le fossé, à la place ou on l'a retrouvée le crane fracassé, un autre bouquet.
Je suis rentré, fatigué.

La côte d'azur, il y fait toujours beau.

vendredi 9 novembre 2007

Saoul-FifrePutain d'Espace

Putain d'Espace. Ho, elle est chouette. J'ai même jamais conduit une voiture pareille, avec air-bags, clim', lecteur CD griffé Renault incorporé, commandes de l'auto-radio au volant, je savais même pas que ça existait ? Les boutons zarbis au plafond, il aurait fallu me braquer pour que j'y touche, sans doute des parapluies ascensionnels ou des turbos d'artifice à l'hydrogène liquide ?

Belle bête, donc, mais il lui manquait l'essentiel.

Ce matin là tombait sur notre belle mais sèche Provence la 1ère rincée depuis 6 mois. Excellente nouvelle sans conteste, mais une voiture dotée de chauffage me l'eut faite apprécier à sa juste valeur.

Non que je sois frileux, mais rouler de nuit sous la pluie battante avec une bonne couche de condensation à l'intérieur du pare-brise, je n'aurais pas craché sur une deuxième paire d'essuie-glaces internes. J'y voyais goutte, comme on dit.

Je choisis de me scotcher aux feux arrières d'un gros-cul en priant pour qu'on aille au même endroit.

Dieuboudhallah m'exauça : il allait à la Joliette.

Lire la suite

jeudi 8 novembre 2007

ManouVotez





10 gages envisageables pour Soufi et son absence prolongée,

- L’Astérique : Soufi au fond du lac avec un boulet attaché au pied,

- L’olympique : Soufi, à pied, la flamme à la main, d’Alger à Paris,

- La méthodique : Soufi épilé intégralement à la pince,

- La sadique : Soufi attaché sur une chaise subissant la lecture du dernier d’Ormesson,

- La boulimique : Soufi forcé d’ingurgiter 10 portions de ma version personnellemnet épicée du couscous,

- L’encaustique : Soufi le visage ciré par Cécilia, sauvagement mais gratuitement,

- L’épidermique : Soufi scalpé de la fesse droite,

- L’acrylique : Soufi mannequin à la mode, retenu pour présenter la robe de mariée d'Yves Saint Laurent,

- La Killbique : Soufi découpé au katana et en 876 tranches fines,

- L’hypostatique : Soufi contraint de hisser une ou des réalités à un niveau absolu alors que celles-ci ne sont que relatives.

Que choisissez-vous ?

mercredi 7 novembre 2007

Tant-BourrinTiens ?

C'est bizarre : nous aurions dû avoir un billet du Souf' aujourd'hui (en tout cas, c'était son tour), mais nib. Nada. Queud.

Que pensez-vous qu'il faille faire ? Peut-être ne revient-il qu'aujourd'hui d'Algérie et se fout-il simplement de laisser son lectorat préféré en carafe ? Ou alors.......

Gosh ! Vous croyez qu'il faut téléphoner à l'Elysée pour que Sarkozy aille le chercher ?

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240 241 242 243 244 245 246 247 248 249 250 251 252 >