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lundi 27 août 2012

Tant-BourrinComment gérer un pactole en bon père de famille

J'aurais souhaité garder un voile vaporeux de discrétion sur ce menu événement, mais Andiamo a vendu la mèche dans un récent billet : oui, j'ai bel et bien gagné 195 millions d'euros il y a quelques semaines à l'Euromillion...

J'en connais plus d'un qui, recevant une telle manne, se serait empressé de tout claquer dans le luxe, l'alcool et le stupre. Mais vous commencez à bien me connaître : la tête sur terre et les pieds solidement vissés sur les épaules, j'ai décidé de gérer avec le plus grand sérieux ce pactole afin de la faire fructifier.


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La première étape, bien entendu, a été d'entrer en possession de mon dû. J'aurais pu, certes, la jouer hypocrite et demander un versement anonyme sur mon compte bancaire, mais c’eût été mesquin. N'ayant aucun goût pour le secret et amateur de grand jour, je décidai d'autoriser la publicité autour d'une cérémonie de remise de chèque officielle devant les caméra de la BBC.

Hein ? Pardon ? Pourquoi la BBC ?... Heu... Bin... Disons que j'ai décliné une identité de citoyen de sa très gracieuse Majesté, juste histoire de s'amuser un peu et accessoirement d'échapper au fisc français.

Toujours est-il que mes soucis ont commencé à la sortie des studios, alors que je marchais dans les rues de Londres. Quelques badauds commencèrent à me pointer du doigt et à me suivre, bientôt rejoints par d'autres badauds, toujours plus nombreux. C'est suivi d'un groupe d'une centaine de personnes que je pénétrai dans une agence bancaire pour y déposer mon chèque et pour retirer une modeste somme en espèces destinée à quelques petites emplettes.

Quand je voulus quitter l'établissement, une foule hystérique de plus d'un millier de personnes massée devant la porte se mit à hurler. Des centaines de mains se tendirent vers moi, des milliers d'ongles commencèrent à agripper mes vêtements, je fus ballotté, secoué, écartelé : tout le monde nous voulait, moi et mon compte bancaire.

La situation, je le sentais bien, tournait à la sauce vinaigrette. Je ne dus mon salut qu'à la liasse de billets de 500 € que je la lançai en l'air et à la mêlée sauvage qui s'ensuivit, d'où je parvins à m'extraire discrètement.

Conclusions de ce premier épisode douloureux :
1°) la mêlée constitue décidément un des points forts des Anglais.
2°) les Anglais ne sont finalement pas si allergiques à l'euro qu'ils le prétendent.
3°) peut-être aurais-je dû laisser la reproduction cartonnée géante (150 cm sur 70 cm) du chèque de 195 millions aux studios et ne pas insister pour l'emporter en souvenir avec moi dans la rue.

Bah, je n'ai perdu dans l'affaire que la modeste somme de monnaie que je destinais à mes emplettes ! Ce n'est pas bien grave !


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Je décidai de passer aux choses sérieuses et d'effectuer mes premiers investissements. Mais attention, pas des investissements kamikazes à la Jérôme Kerviel ! Ce n'est pas le genre de la maison ! Uniquement des investissements robustes de bon père de famille !

Je décidai donc de placer quelques sous dans Blogborygmes S.A. Inc. Ltd, histoire de faire passer notre blog à une vitesse supérieure. Et pour cela, rien de mieux que d'augmenter la fréquence des billets. Je contactai donc une succursale londonienne d'une société de service indienne et recrutai 5000 pigistes par leur intermédiaire. Le cahier des charges prévoyait la rédaction et la publication d'un billet tous les quarts d'heure : de quoi mettre à mal la concurrence de Blogbo !

Hélas, dès la première livraison, il me fallu déchanter : le premier billet ressemblait à ça !

प्रिय पाठकों, पाठकों के प्रिय, इस दिन हमारे ब्लॉग के इतिहास में एक मील का पत्थर है.आप एक लंबे समय के लिए सपना देखा, जो आप अपनी स्क्रीन के सख्त खाली सामने, हमारे चमकदार दुर्भाग्य से तेजी से स्थान दिया गया है के लिए इंतज़ार कर.अब यह किया जाएगा: अब, एक महान टिकट चालान इस साइट पर प्रकाशित किया जाएगा एक घंटे के हर तिमाही. आप नहीं कह सकते कि हम खराब नहीं है, छोटे भाग्यशाली पट्टी!कैनवास पर हमारे प्रतिस्पर्धियों अब खुद व्यवहार करते हैं!

तो तुम उस के लिए धन्यवाद?

आप सुंदर ताल ब्लॉग धन्यवाद!


Il s'en est suivi une longue procédure de contentieux qui a hélas tourné en ma défaveur.

Conclusions de cette expérience :
1°) bien vérifier que l'on n'a rien oublié dans le cahier des charges quand on passe une commande : pour ma part, j'avais juste omis de préciser que les billets devraient être rédigé en français et non en hindi.
2°) lire soigneusement les mentions en tout petits caractères sur les contrats : à mon insu, je m'étais engagé pour une période de dix ans. Les salaires indiens ont beau être inférieurs à ceux de la France, dix ans de salaire de 5000 personnes plus la marge – éhontément élevée – de la société de service plus les frais de procédure judiciaire, ça commence à faire bonbon !


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Bah, il me restait toutefois largement de quoi m'atteler à un autre chantier qui me tenait à cœur : donner un siège social digne de ce nom à Blogborygmes S.A. Inc. Ltd. En effet, un blog qui a de l'ambition se doit d'offrir à celle-ci une vitrine de prestige.

Je lançai donc un appel d'offres international auprès des plus grands architectes et, après examen des projets soumis, je retins celui-ci.

Le projet prévoyait la construction de notre siège à la Défense. Bon, évidemment, j'aurais préféré qu'il fût érigé en plein centre de Paris, mais, à défaut, la Défense ferait l'affaire.

C'est au moment du lancement du chantier de construction que tout à foiré. Tout s'est ligué contre moi : des associations locales de défense de l'environnement, l'architecte des Bâtiments de France, José Bové, et même jusqu'au Ministère de l'environnement !

Étonné de voir des défenseur de l'environnement monter au créneau pour protéger le cadre de la Défense, je finis par découvrir que le projet que j'avais retenu (élaboré par Corleone S.A. à Palerme) prévoyait la construction d'une tour de prestige au lieu-dit « La Défense » dans le Cher et non dans les Hauts-de-Seine.

Je réalisai par la même occasion que mon enthousiasme parfois légèrement excessif m'avait conduit à des engagements peut-être un peu inconsidérés.

Conclusions de ce nouvel avatar :
1°) Quand on reçoit un projet, ne pas se contenter de regarder les images pour faire son choix : lire le texte dans le détail peut se révéler parfois utile.
2°) Quand on lance un projet à près de 150 millions d'euros, éviter de régler 100% à la commande.
3°) Prévoir des clauses libératoires pour le cas, bien improbable mais pas complètement impossible, où le projet serait définitivement enterré par les opposants.


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Bref, voilà où j'en suis aujourd'hui. J'ai encore quelques échéances à régler à Corleone S.A. et, je ne sais pas pourquoi (campagne de teasing publicitaire ?), ils ont accompagné leur dernière lettre de relance d'un petit cercueil miniature à mon nom...

Vu que mon compte en banque est aussi sec que les terres du Souf', je me demandais, chers lecteurs(trices) et grand(e)s ami(e)s si, dans votre grande bonté, vous ne pourriez pas m'avancer un tout petit peu d'argent, juste histoire d'éponger mes dettes et de me remettre à flot ?

Bien évidemment, je vous rembourserai dès que je regagnerai la supercagnotte de l'Euromillion, promis !

lundi 20 août 2012

celestineLe syndrome de Stendhal

Bon, alors, exceptionnellement, et à la démande yénérale, je fais mes premiers pas de pigiste sur la planète Blogbo.

Je suis moultement impressionnée ! Ca devait arriver, depuis le temps que je vois tourner le vaisseau du Capitaine TB autour de ma céleste auberge, (ce qui ne produit un effet comique que si on traduit en anglais le second mot) il était écrit qu’un jour, je serais aspirée par le sillage magnético-galactique dudit vaisseau. Bref, me voilà admise provisoirement dans un aréopage choisi, bien que constitué, aux dires de certains, de brutes avinées, mais admise à l’essai seulement. Genre CDD, Contrat Dubitatif du Début. Je sens bien vos yeux braqués sur moi comme des traders sur leurs courbes du cac40, à l’affût de la faille…(ne cherchez pas, il n’y a pas de contrepèterie)

Alors de quoi qu’elle va nous causer, Célestoche, vous dites-vous, impatients et la bave aux lèvres, rapport au titre nébuleux avec lequel elle pense nous accrocher. Elle va nous la jouer médical, ou littéraire, ou les deux (malheur !) et il y en a qui vont décrocher direct. Mauvaise pioche, elle va nous pondre un truc dégoulinant de chiantitude, genre thèse de quatrième année de psychologie kantienne appliquée.

Rassurez-vous, et détendez-vous, je vais simplement vous parler de ma mort. Enfin, de la façon dont je voudrais, plus tard, bien plus tard, le plus tard possible (et même à la grande rigueur, jamais, comme disait le grand Georges, mais il paraîtrait que ce choix-là n’est pas au catalogue) la façon, dis-je, dont je voudrais quitter cette vallée de larmes. Voilà. Je voudrais mourir du syndrome de Stendhal.

Kesako ? dubitatez-vous derechef. J’explique. Il paraîtrait que devant la beauté implacable de certaines œuvres d’art, certains touristes soient pris d’un malaise violent et subit, sueurs froides, palpitations, hallucinations, vertiges, comme subjugués par l’émotion artistique, et qu’ils puissent péter une durite et se retrouver les pieds devant en deux-deux. Vous imaginez ? Vous vous organisez un petit vouikinde en namoureux à Florence, et là, devant le David de Michel-Ange, et sous les yeux exophtalmés de votre dulciné(e) vous êtes pris d’apoplexie, et vous avalez votre extrait de naissance en même temps que votre sandwich frites-salade-poulet. Et pof. Vous êtes mort, comme ça, pulvérisé en trois minutes par l’implacable beauté de l’art. C’est pas d’la balle, ça ? De quoi donner une vraie légitimité à l’expression « une belle mort », le plus moche pourtant des cadavres exquis…

Il paraîtrait, toujours d’après monsieur Wiki, pédiatre, que c’est Stendhal himself qui aurait éprouvé et décrit le syndrome pour la première fois, dans une de ses chroniques de voyage. D’où le nom.

Remarquez, il existerait déjà, selon moi-même, une variante du syndrome, qui a été popularisée par Félix Faure, le grand président de la République bien connu pour avoir expiré dans les bras de sa belle maîtresse, et ce pendant un acte que les esprits bien pensants et les culs-pincés de l’époque s’acharnèrent à dissimuler sous des euphémismes ampoulés.

On peut raisonnablement supposer que la rotondité naturelle des callipyges fesses de la dame provoqua chez notre homme d’état un choc de même nature que s’il avait succombé devant la Vénus de Milo comme un touriste de base. D’autant qu’en plus, elle était pourvue de bras, sa dame, et qu’elle n’était pas de marbre, de toute évidence. En attendant, « syndrome de Stendhal », ça a tout de même plus de classe que « collapsus post-coïtal » …

Je me plais à souligner ici, par ce parallèle hardi, que certains corps humains mâles ou femelles méritent amplement la dénomination d’œuvres d’art, devant lesquels l’émotion peut atteindre un certain paroxysme somatique, et déclencher toute une série de symptômes pouvant mener jusqu’à l’extrême les fonctions vitales. Et je ne suis pas médecin. D’aucun voudra bien me corriger si je dis une c…bêtise.

Enfin, d’une manière ou d’une autre, vous l’avez compris, je ne demande pas grand-chose pour ma disparition lointaine. Je voudrais juste, si c’était possible, et dans la grande bonté de la Providence, de Jéhovah, Vichnou ou Brahmapoutre, ou n’importe lequel des webmasters célestes, je voudrais simplement… mourir de bonheur. Et je crois, sans vouloir me vanter outre mesure, que je présente des prédispositions.

mercredi 15 août 2012

AndiamoLe grand sommeil

RRR BZZZZ RRR BZZZZ...

Ah la vache ! Ca roupille ferme sur ce blog. Le Souf' parti je ne sais où essayer un nouvel "AVTO" . Pour les non-bouseux, c'est un tracteur Russe, avec tout le confort moderne des années quarante, y'a même un siège percé qui permet de ne pas perdre un temps précieux à.... Non vous ne voulez tout de même pas que je vous fasse un ch'tiot crobard ?

Si ? Une prochaine fois alors, car je n'ai plus mon PC habituel et je ne peux pas scanner des documents. Je l' ai flingué, voici quatre jours, et je le récupèrerai peut être à la fin du mois.

Tant-Bourrin, qui doit avoir un mal de chien à se remettre de son gain faramineux gagné à l'Euro million.

Il est British le gagnant ? Que nenni, c'est T-B qui leur a refilé un faux blase (Lord Kit ) et qui a empoché le pactole. C'est un afficionados du sport de haut niveau Tee Bee, il assistait à la finale du saut en largeur, quand il a appris la bonne nouvelle.

Heureux qu'il était notre Tant-Bourrin, tellement heureux qu'il a roulé une pelle au "Bobby" de service, et depuis ils se sont pacsés ! Le reverra-t-on jour ?

Le scout : entre les tapirs, les pécaris, les féroces Jivaros, les anacondas, les bagnards évadés... J'en passe et des meilleurs, pas moyen qu'il envoie un bifton...

Notre Poulette nous a fourni pas moins de trois planches voici un mois, je pense qu'elle se remettra au boulot d'ici Noël, et encore !

Alors il reste qui ? Le vieux schn... Je m'emmerde avec ce nouveau clavier, il me double pratiquement toutes les lettres que j'écris ! Comment ? C'est mon Parkinson qui me joue des tours ?

Faux ! Je m'iinnssuurrggee jjee nnee ttrreemmbbllee ppaass, ou si peu que pas !

Je sens que je vais faire une requête : au lieu de Blogborygmes, on devrait baptiser ce blog "Gobi" à cause du désert du même nom.

Et bien voilà, j'ai écrit quelques lignes pour ne rien dire, ce sont les vacances n'est-il pas ?

.

BLOGBO ressemble à ça n'est -ce pas ?

(ch'tiot crobard Andiamo)

dimanche 5 août 2012

AndiamoLes baigneuses

C’est l’été… C’est l’été ? Ah bon, c’est l’été ! Ici à Paris il fallait nous le dire, biscotte c’est pas TOP…

Compensation, nous avons consommé très peu d’eau, la pelouse et les fleurs vont bien… La lavande aussi , oui il y a de la lavande à Paris, demandez à Saoul-Fifre.

Je suis allé au bord de la mer, en Normandie, de courageux baigneurs avaient viré les phoques et péter la glace afin de se baigner. Courageux pingouins ! Votre serviteur ne les a même pas applaudis, pas facile avec les mains dans les poches.

Je me baladais au bord de l’eau, et je songeais aux baigneuses, pratiquement tous les peintres les ont couché sur la toile, Renoir, Matisse, Courbet, Picasso, Dufy, Cézanne etc…

Et je me suis fait la réflexion suivante : comment les tenues de bains ont-elles évoluées ?

Des premiers bains de mer à nos jours et pourquoi ne pas anticiper ?

Bien sûr ce sont les vacances, j’ai crayonné quelques ch’tiots crobards, tranquillou en dilettante, pas trop chiadés. Mais quand je vois le PEU d’enthousiasme de mes coblogueurs (ormis Tant-Bourrin… SLURP, SLURP) HEIN ?

Tout d’abord une tenue des années vingt




Une autre : les années soixante dix, la libération, ces Dames se libèrent, exposent leurs jolies formes, merci Mesdames, mille mercis….




De nos jours… Pudeur ou je ne fais pas comme Maman ?




Enfin j’ai anticipé…. Les années 2020 ?




Avant c’était :

-Ah les nibars !

Ce sera :

-Allah akbar !

(ch'tiots crobards Andiamo pour blogbo juillet 2012)

vendredi 27 juillet 2012

Tant-BourrinCroisez-vous les méninges ! (8)

Pfff... La flemme de faire un billet digne de ce nom s'empare encore de moi ! Allez, pour le coup, dans la continuité des Blogbojeux de l'été, je vous propose une chtite grille de mots croisés 5x5 sans case noire (aucune forme de discrimination là-dessous : c'est juste dans le but d'économiser l'encre de vos cartouche et de préserver la planète).

Mais comme cela fait fort longtemps que je ne l'avais point fait, je crains de soumettre vos neurones à un effort trop violent, et je m'en voudrais si vous vous faisiez un claquage du cerveau.

Alors, pour vous y remettre progressivement, j'ai ajouté quatre grilles d'entrainement qui vous permettront, je l'espère, d'attaquer la 5*5 en bon état neurologique.

Pour que tout le monde puisse jouer, réponses par mail uniquement à l'adresse : blogborygmes(at)gmail.com. Allez, au boulot !




Niveau 1 : exercice pour sortir de votre état d'abrutissement complet


Horizontalement :

  1. Une tranche d'ananas sur deux.

Verticalement :

  1. Tête de l'art.



Niveau 2 : exercice pour reconnecter vos trois neurones ensemble


Horizontalement :

  1. A demi mots.
  2. Du balai !

Verticalement :

  1. Surtout pas sa !
  2. Vraiment pas un adepte du off !



Niveau 3 : exercice pour recouvrer le niveau d'intelligence d'un protozoaire


Horizontalement :

  1. Le QI d'une huître, à moins que ce ne soit une moule.
  2. Une sorte de vieux playboy.
  3. Après une mise en fut, en quelque sorte.

Verticalement :

  1. En voilà une qui vote pour le pêne.
  2. Hors d'Angleterre.
  3. Au non dédié !



Niveau 4 : exercice pour faire aussi bien que Cheetah


Horizontalement :

  1. Ça prend aux trips !
  2. Rétro ma non troppo.
  3. Le Sharif de ces dames.
  4. Une symphonie de malheur.

Verticalement :

  1. Prise de contact.
  2. Eut de l'élan, mais ne sauta pas nécessairement.
  3. Il laisse pisser.
  4. Manqua peut-être d’adresse.



Niveau 5 : et maintenant, prouvez que vous êtes digne de lire Blogbo !


Horizontalement :

  1. Prends de la hauteur, mais en parties seulement.
  2. Étranger étranger.
  3. Qui a donc trait à la culture de la banane.
  4. Fais un versement en liquide.
  5. Ils séjournent dans les quartiers.

Verticalement :

  1. Voyage au bout de l'ennui.
  2. Au service de la renommée.
  3. QI cuit.
  4. A la masse.
  5. Joues les entremetteurs.

mardi 24 juillet 2012

AndiamoPerrault façon Andiamo

C’était une meuf gaulée comme un paquet d’Ninas : les pattes antérieures droites comme des « I », 95 « C », 62, 92, un mètre soixante-douze et une tignasse rousse a fait pâlir un Van Dongen !

Dans sa cité pourrave de Saint-Denis, on l’appelait : Tas d’rouille, biscotte ses tifs roux. Elle était toujours sapée façon vamp : débardeur sans soutif, bottes cuissardes rouges, bas résilles noirs, de quoi faire soulever les pierres tombales du Père Lachaise.

Un beau matin, alors qu’elle se rendait chez sa vioc, une Mamie soixante-huitarde attardée qui crêchait près de la gare du Nord, rue de Rocroy, elle croise Momo qui faisait le kakou sur son scoot…. Enfin, quand je dis « son » scoot, c’était plutôt un tas d’ferraille qu’il avait chourré la veille dans la cité Gagarine.

- Salut Tas d’rouille, où qu’tu vas ?

- A Pantruche, chez ma vioc, je lui porte comme toutes les semaines sa boutanche de « Label 5 », un whisky fond d’cuve juste bon à déboucher les cagoinsses, une barrette de chit, et une cartouche de gauldos. J’me magne le fion, faut que j’sois à la gare de Saint-Denis dans un quart d’heure, j’ai juste le temps de sauter dans l’dur.

- Ouais z’y va ! Grimpe, j’t’emmène, j’ai rien à branler aujourd’hui !

Comme d’hab. songea Tas d’rouille, mais elle ferma sa dalle, biscotte trouver un geonpi qui l’emmenerait gratos rue de Rocroy, au lieu de s’cloquer un R.E.R pourrave, ça n’était pas gagné d’avance. Elle enfourcha le scoot retroussant plus que de raison sa micro-jupe rouge.

Momo voulant profiter du panorama, règla le rétro non pour voir la route, mais pour mater la couleur du string de sa passagère. Ce qui occasionna immédiatement la mise en route d’un processus, dont je vous tairai les conséquences.

Après trois ou quatre feux grillés, cinq ou six refus de priorité, une bonne dizaine d’automobilistes priés d’aller se livrer à un inceste avec leur mère, ils arrivent rue de Rocroy.

Momo cloque le scoot entre deux tires. Pendant ce temps, Tas d’rouille a sonné sa vioc.

- Bonjour Mamie, c’est moi !

- Ah, que ça me fait plaisir ! Compose le code, il n’a pas changé… (t’as vu point de chevillettes ni de bobinettes qui choient, faut vivre avec son temps, non mais !)

Momo se pointe, puis suit Tas d’rouille dans l’étroit escadrin, jusqu’au sixième.

Il souffle comme un bœuf, les deux ballots d’foin clopés chaque jour, de la Marlboro de contrebande, y sont sans doute pour quelque chose.

- Ben dis donc, Momo, t’es en train d’cracher tes éponges ! Tu devrais reprendre une cuiller de sirop, lui dit-elle en lui tendant une clope !

- Tu m’charries, allez grimpe !

Placé cinq ou six marches plus bas, Momo n’en paume pas une broque. Le joli valseur de la grognasse se balance doucement, au gré des marches. J’vais m’la faire, songe-t-il, j’estourbis Mamie et à moi Tas d’rouille, la barrette, la cartouche, et le pieu de whisky, y’a pas de petit profits !

Toc, toc, toc !

- Entre ma belle, je t’attendais.

- Mamie, je te présente Momo...

Un regard circonspect de bas en haut, et un « mouais » dédaigneux à l’encontre du sus nommé.

Une petite entrée, un portrait du « Ché » accroché sur un papier pisseux, des baguettes d’encens qui fument dans un verre à moutarde, un vieux 33 tours grésillant tourne sur une platine hors d’âge (pas comme le Label 5) diffusant une musique de Ravi Shankar. Mamie fringuée façon Hippies grande époque, sari chatoyant, grands colliers de perles en bois, sandalettes aux pieds et bien sûr, pour parachaver le tout, un bandeau orange ceint son front.

Elle est encore pas mal, Mamie, songe Momo. Elle a à tout casser à peine soixante balais, mais elle tient la route ! Bien sûr, elle a dû dérouler du câble, mais c’est plutôt un avantage.

Tas d’rouille sort de son sac à dos les petites « provisions » qu’elle a apportées pour sa Mère grand. Après avoir repoussé quelques objets traînant sur la table, dont une boîte de capotes, elle étale ses offrandes.

- Merci ma chérie !

La vieille Dame enlace sa petite fille.

C’est le moment que choisit Momo pour sortir son Eustache ! CLAC ! Fait la lame en se détendant brusquement.

- Allez la vioc, et toi aussi Tas d’rouille, file-moi tout ça, et toi file-moi ton blé, dit-il en regardant Mamie dans les yeux.

Sans s’affoler, la chère grand’mère s’est dirigée vers une petite commode Chinoise, laquée comme il se doit, et en a sorti un joli coffret.

- Toutes mes éconocroques sont laga, a-t-elle murmurée avec des sanglots dans la voix.

- Lui file pas Mamie à c’t’enflure, a hurlé Tas d’rouille !

- Laisse béton ma puce, c’est lapuche…

Au moment ou elle tend le coffret à Momo, il lui échappe. Momo dans un réflexe veut le rattraper, c’est le moment que choisit Mamie pour lui choper les joyeuses, et elle serre de toutes ses forces.

Momo hurle de douleur, laisse choir son surin, Tas d’rouille s’en saisit, puis, prenant son portable, elle shoote Momo et balance le tout sur la toile…

Putain le BUZZ ! La vidéo, : Momo hurlant comme un goret, et Mamie qui lui serre les loukès'. La honte pour Momo ! Ses potos qui le charrient grave ! En moins de vingt-quatre plombes, tout le neuf-trois était au courant.

Moralité : quand t’es pas gaulé pour jouer les loups, fais-toi berger.

(Tas d'rouille, ch'tiot crobard Andiamo)

samedi 21 juillet 2012

Saoul-FifreOlivier Falorni

'tain je vieillis, moi !

Je sais pas si c'est à force de fréquenter Andiamo, mais on peut pas dire que je devienne plus vif. Un exemple : ya Blutch qui publie un billet . Bon, le blog de Blutch est dans mon agrégateur donc je reçois son billet sitôt parution et je le lis. Ben vous me croirez si vous voulez, mais j'ai pas du tout capté qu'il parlait du tweet de la rottweiler, c'était pourtant assez clair, comme allusion ? Bon, j'ai compris en lisant les commentateurs qui, eux, avaient compris, me fais-je bien comprendre ? C'est peut-être la façon de Blutch de traiter le sujet qui m'a brouillé l'écoute ? Parce que sa métaphore salariale ne m'a pas du tout convaincu. Elle évacue un peu vite plusieurs pans de la situation, entre autres le personnage appelé "le postulant".

Que ce tweet soit une connerie de compétition ne se discute pas : c'est un fait irréductible, la Valérie n'aurait pas dû l'envoyer et elle s'en mord encore le pouce tous les jours jusqu'au sang.

Disons que ce n'était pas à elle de l'envoyer. Son auteur étant juge et partie, ce tweet ne pouvait être perçu que comme le tweet d'une jalouse vilaine et méchante, ses dénégations véhémentes n'y pouvant rien changer. Et l'on pouvait compter sur les journalistes politiques pour se contenter d'une analyse boulevardière à base de disputes d'alcôve, se repaitre de crêpages de chignons hilarants quoique virtuels et ne surtout pas s'occuper du fond de l'affaire.

Coco, je veux entendre s'indigner les chaumières ! Tu me traites ça style "la veuve et les orphelins" à part que là, c'est "la mère-courage et ses pauvres chers petits trahis par la maitresse démoniaque". Tu la charges un max, coco, il me faut du France-Dimanche de la grande époque ! Du chiffre, bordel !

Parlons maintenant, comme l'a demandé François Hollande dans son interview du 14 Juillet, plus de vie publique que de vie privée, même s'il arrive que la paroi soit poreuse quand dans un couple, les deux fassent de la politique au même niveau.

Olivier Falorni est un jeune professeur d'histoire-géo passionné de politique. En 1998, il se rend par curiosité à une université d'été du PS, entend un discours du premier secrétaire de l'époque, François Hollande et adhère dans la foulée au parti. Il restera fidèle à Hollande même pendant sa traversée du désert, le terme d'ami n'est pas trop fort puisqu'il sera son mandataire financier pendant les primaires des présidentielles. Sa proximité avec Hollande explique sans doute ses démélés futurs avec Ségolène. Entre exs, on trouve toujours des arrangements "dans l'intérêt des enfants" et "pour ne pas insulter le souvenir", mais avec les alliés déclarés, il en va autrement. Surtout qu'entre Ségolène, Présidente de la région Poitou-Charente et Falorni, chef du PS en Charente maritime, les occasions de friction ne manqueront pas .

En 2007, il soutiendra Ségolène aux présidentielles, comme tout bon socialiste mais dès 2008, il votera pour la motion de Hollande au congrès du parti. La réaction de Ségo ne tarde pas.

Elle envoie une torpille de ses amis essayer de lui chourrer sa place à la tête du département de Charente maritime. Il résiste au choc et conserve son poste.

En 2010, élections régionales, Ségolène cherchera à imposer contre lui un autre de ses fidèles. Elle échoue : vote des militants, soutien de sa fédération (il en est le premier secrétaire), Falorni obtient la tête de liste et devient conseiller régional. Il siègera désormais sous la houlette de Ségo.

Ségolène ne lâche pas son os si facilement. Ce Falorni, qui a choisi le camp de son ex, elle veut se le faire. Si Hollande est élu président, elle sait qu'elle ne peut espérer de ministère, la Valérie ne supporterait pas que son chéri voie son ex et discute avec elle toutes les semaines. Pourquoi pas le perchoir, poste prestigieux accompagné de toutes sortes de privilèges ? Comme elle a laissé sa circonscription de Melle, dans les Deux-Sèvres, à sa suppléante, Delphine Batho, il faut donc qu'elle s'en trouve une, et un peu classieuse quand même, merde, je suis une "personnalité politique de tout premier rang", bordel de balai à chiottes !

Héhé ! Et si j'allais faire chier à nouveau le petit Falorni sur ses terres ?

La Rochelle, "belle et rebelle", c'est tout à fait moi, ça !!

Troisième scud : Ségolène s'arrange avec Bono, le député sortant de la circonscription, qui accepte de ne pas se représenter et de la soutenir. Il parait que La Rochelle est réservée "à une femme", pour respecter la parité ? Or vous pouvez aller consulter les résultats des élections : avec Ségo, cela fait 4 femmes PS candidates intronisées officiellement sur les 5 circonscriptions de Charente maritime ! Dans la 5ième, le PS ne présente personne et laisse aller un mâle Radical de Gauche à la bataille. Que de parité, mon dieu ?!

Falorni accepte néanmoins de n'être que suppléant d'une candidate locale mais demande que les militants votent, comme le préconisent les statuts du PS. C'est Martine Aubry qui prendra la responsabilité de passer en force. Vous connaissez le résultat de cette brillante stratégie. Martine aurait-elle fait exprès pour se débarrasser de Ségolène ? Son insistance à faire porter le chapeau à Falorni ressemble bien à une tentative de détourner les soupçons.

Au PS, on ne compte plus les membres secrètement comblés de la claque qu'a reçue la mère chabichou. Hollande est ravi-ravi mais ne l'avouera pas plus que le code de la force de frappe.

Quand à Valérie Trierweller, il faudrait inventer un mot pour exprimer son degré de contentement : dès qu'elle est seule, elle part dans des fous rires hystériques en se tapant sur les cuisses.

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