Blogborygmes

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mardi 7 juillet 2009

AndiamoSurprise

Juillet est là, avec lui ça sent déjà les vacances (dans ma banlieue, ça fouette vilain le pétrole, ouais !).

Mais pour nous : point de relâchement, on bosse, même T-B a préparé plusieurs billets ! Ils sont là bien rangés, ils n'attendent que leur heure.

Quant à moi, j'ai quand même bossé un peu, pas de texte, mais quelques ch'tiots crobards, une histoire en images, pour vous faire, je l'espère, sourire un peu.

Bonnes vacances à tous, et n'oubliez jamais ceci : l'avenir appartient à ceux qui ont des employés qui se lèvent tôt.










Vous avez remarqué le dessin Numéro huit ?

Tout en retenue, de la suggestion, j'aurais pu donner dans le graveleux, le bout du noeud, pardon le libidineux, et bien NON, ma délicatesse naturelle, ma timidité maladive, ma bonne éducation, les trois réunies ont fait que je n'ai pas dessiné de scènes à caractère pornographique.

Déçu(e)s ? Une autre fois peut-être alors !

samedi 4 juillet 2009

Mam'zelle KesskadieTechnique d'intervention en relations humaines

À l'Université, dans les cours d'interventions, on apprend en général quelques trucs de base, l'écoute active, la reformulation, le recadrage, le modeling

Grâce à Patrick Huard , j'ai aussi appris le Farm' ta gueule.

Je vous explique le principe, partant du postulat que s'il a pris la peine de mentionner cette technique dans un spectacle, je ne suis pas la seule à en avoir bénéficié.

Donc, chers bénéficiaires, voici un ou deux exemples :

Je suis en intervention toute la journée avec un client aveugle, anxieux et déficient mental. Il doit passer au tribunal à Maniwaki, une heure et demie de route de l'hôpital. Je suis seule avec lui. Pour le calmer, je fais jouer ses CD favoris pendant tout le trajet pour aller là-bas : Julie et Paul Deraîche, ainsi que Dani et Paul Deraîche. Deux grands CD du western. Croyez le ou non, j'ai pas retenu une seule parole. Mémoire sélective, on appelle ça.

Arrivée la-bas, sa mère l'attend. Il a, entre autres, déjà fait des menaces à celle-ci, mais elle ne lui en tient pas rigueur. La preuve, elle ne cesse de lui parler pendant trois heures, lui arrange le collet, lui raconte les potins, lui coupe la parole, l'envoie faire pipi, lui redit les potins (les mêmes, bien sûr), lui redit d'aller faire pipi. Tout ça d'une voie éteinte et dans une prononciation de sans dentiers.

Au bout de trois heures, je comprenais qu'on lui fasse des menaces, alors, j'ai pratiqué ladite technique : Farm ta yeule et j'ai pris une marche (variante).

Je reviens au bureau après avoir déposé mon client et ses CD dans un état que je vous laisse deviner. Ma secrétaire m'informe que je dois contacter la mère d'une cliente dont elle ne se souvient plus exactement du nom. Elle a également égaré le nom de la mère ainsi que le numéro de téléphone. Elle ne sait pas de quel hôpital elle doit être transférée et n'a pas gardé mémoire de la maison de transition où elle doit se rendre. Par contre, elle sait que sa travailleuse sociale est en maladie, n'est pas joignable et que c'est urgent. Puis, elle est partie à rire en disant que c'est moi qui m'en occupe, parce que depuis avant-hier, je suis son intervenante pivot (je l'ai vue trois minutes voilà trois mois).

Excellente occasion de pratiquer la technique dit de Patrick, étant donné que je dépend de ma secrétaire pour commander des stylos.

Je devrais peut-être lui commander un bloc-note pour prendre des notes? Noooooooooooooooonnnnn, la technique de Patrick , c'est ......

Ma belle-sœur est allée magasiner avec ma fille pour acheter un costume de bain parce que ma fille part pour son camp, m'a annoncé à la dernière minute qu'elle a, effectivement après que je lui ai demandé trois fois et qu'elle a refusé trois fois, que oui, elle avait besoin d'un nouveau. Bref, technique dite de Patrick avec variante, déléguer le magasinage (technique dit du patron).

Ma belle-sœur me rend service parce que je n'ai pas le temps de magasiner avant que ma fifille parte. Elle se rend chez le magasin honni entre tous, Wall-Mart. Lui trouve un maillot. Ma fille est enchantée. Ma belle-sœur lui en fait cadeau, donc, je n'ai pas à payer.

Mais elle est allée chez Wall-Mart.....que faire ?

Voir technique décrite plus haut avec variante : remerciements chaleureux à la belle-sœur.

mercredi 1 juillet 2009

Tant-BourrinLe blogbodico (9)

Je le sens bien : à l'approche des vacances, lecteurs et lectrices abhorrés adorés, vous avez envie de vous changer les idées. Ne pouvant décidément rien vous refuser, j'ai donc décidé de vous offrir du neuf sur ce blog.

Oui, le tome neuf du Blogbodico, que j'avais un peu délaissé après les tomes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8.

C'est donc reparti pour une nouvelle livraison. Je vous souhaite à tous une bonne fournée ! :~)




Alcoolonie de vacances : (n.f.) Séjour organisé pour accueillir un groupe d'enfant et les initier à la beuverie. Cet été, je pars en alcoolonie de vacances dans le Beaujolais. C'est ce qui s'appelle passer ses vacances au verre !


Cahier-décharge : (n.m.) Cahier compilant un ensemble de textes et de photos à caractère érotique, propice à la pratique de l'onanisme. - Il est superbe, ton cahier-décharge, mais pourquoi as-tu passé du typex un peu partout ? - Ce n'est pas du typex.


Chattellite : (n.m.) Homme qui tourne autour d'une jolie femme et plus précisément de son sexe, ce dernier constituant le centre de gravité de toutes ses pensées lubriques. Un chatellite peut également être en orbite autour de la lune. Homonyme : chatte-élite (sexe d'une poule de luxe inaccessible au commun des mortels).


Cri-Eugénie : (n.m., en référence à l'impératrice Eugénie qui était coïtophobe) Hurlement de plaisir émis par une femme frigide en vue de simuler le plaisir. Le cri-Eugénie fait chaud au coeur des maris naïfs.


Croquis gnôlé : (n.m.) Technique de dessin relevant du cubicubisme (voir ce mot). J'ai fait ce croquis gnôlé après une trentaine de mignonnettes.


Cubicubisme : (n.m.) Mouvement artistique initié par des peintres tels que Pablo Picolo et Georges Branque consistant à peindre dans un état de conscience modifiée par l'absorption prélable et en grande quantité de vins de tables en provenance de différents pays européens. Le cubicubisme, c'est à gerber !


Grappe porcine : (n.f.) Paire de testicules particulièrement sales et peu ragoûtants. En cas de soupçon de grappe porcine, il est recommander de la lâcher.


Kaputalisme : (n.m.) Résidu, après effondrement sur ses propres bases, d'un système de production dont les fondements sont l'entreprise privée et la liberté du marché. Le kaputalisme peut être opposé au fossecommunisme.


Kréma-thorium : (n.m. inv.) Bonbon parfumé aux isotopes radioactifs d'un métal de la famille des actinides. Trop mortels, tes Kréma-thorium !


Macchabécédaire : (n.m.) Livre destiné à apprendre l'alphabet et la mort aux enfants. A comme abattu, B comme butté, C comme clamsé, D comme défunt... Quel magnifique macchabécédaire !


Parasétamoule : (n.m.) Produit pharmaceutique destiné à favoriser la pilosité pelvienne chez la femme et à faire monter la fièvre chez certains hommes. Après que sa compagne eût pris une dose de parasétamoule, René-Louis Lafforgue composa "Julie la brousse".


Velcrotte : (n.f.) Déjection canine possédant la propriété de rester fermement collée à la semelle du passant inattentif qui a marché dedans, en dépit de tous ses efforts pour s'en débarasser sur le bord du trottoir ou à l'aide d'un mouchoir en papier. La permanence de l'adhésivité des velcrottes est également appelée excrémanence.

lundi 29 juin 2009

Saoul-FifreLe bon score des pipes

Issu d'un milieu paysan, j'ai toujours eu pour le sport l'œil noir du toro pour le torero. Ces feignants qui éprouvent le besoin d'aller se fatiguer après le boulot, ah y z'auraient remué 500 ballots d'foin comm' vous m'voyez là, on les verrait pas faire leur joguingue en pyjama fluo, c'moi qui vous l'dit !

N'ayant, ni mes parents ni moi, jamais eu la télé, je ne connus jamais non plus la tentation du sport en chambre, devant petit écran, une bière à la main en train de hurler mes encouragements à de vraies brutes musculeuses, au risque d'être filmé à mon insu et de faire la joie du public de Vidéo-gag, toute ma honte bue. Ah si ! Un Dimanche nous avions été invités à une "partie de jardin" pour les 40 ans d'un ami, barbecue/tonneau de rouge/piscine/pétanque, très chouette, nonon les parisiens, vous ne pouvez pas connaitre, c'est dommage peut-être mais c'est comme ça... quand vers la fin de l'après-midi je sentis un brouhaha, une ambiance fébrile s'emparer des éléments mâles présents. Dans le soir descendant, au lieu de s'extasier sur la chemise de nuit rougeoyante dont se drapait le soleil exténué, ils s'activaient, sortaient un grand écran par la fenêtre, alignaient des chaises devant ; nous concoctaient-ils un petit visionnage impromptu d'un de ces films mythiques que l'on peut revoir à l'infini sans se lasser ? Je m'en enquis et lus dans le regard ébahi, ahuri, abasourdi, stupéfié, statufié de mon ami toute la profondeur de mon excentricité et de mon marginalisme :

-"Quoi ? Tu ne sais pas que c'est ce soir la finale de la Coupe du monde ??"

- "Heu, tu n'es pas loin d'avoir raison... un jour je me souviens d'être allé au stade voir mon frère ainé qui jouait au rugby, j'avais 9 ans...". Je m'enfonçais, je sentais bien qu'il ne m'inviterait jamais plus : nous étions en 1998 et c'est la France qui gagna, je me suis dépêché d'oublier contre qui. Ce fut le seul match de foot que j'ai regardé du début à la fin. Vous mettrez à mon crédit moral que je n'en ai pas profité pour aller draguer leurs femmes pendant ce temps, je ne me valorise pas de ces facilités-là.

La notion même de sport, de sportifs me bloque. Les sportifs professionnels bien sûr : ils se sont spécialisés très jeunes, en faisant l'impasse sur tout le reste, sur tout ce qui fait la vie, la culture, la philo, la conscience politique. La bêtise abyssale (ça fait longtemps qu'on n'y a plus pied) d'une Laure Manaudou peut faire très peur, débouchant sans prévenir au coin d'une interview ! Les exceptions en sont d'autant plus sympathiques : le fin Rocheteau, le touche-à-tout Eric Cantona ou le réjouissant Yannick Noah

Mens sana in corpore sano tant que vous voulez, le corps est un outil dont il faut prendre soin, il ne faut pas qu'il rouille, que les tuyauteries se bouchent ou que le moteur cale. J'ai toujours été actif (un peu moins ces temps-ci), à crapahuter dans les bois, monter aux arbres, nager dans les étangs, pédalouiller sur les chemins vicinaux. Mais bon, c'est la vie toute simple, ça, ce n'est pas du sport, c'est juste ne pas rester scotché sur son fauteuil ?

Par contre, à l'école : cours d'Education Physique ! Tout de suite les grands mots. Des exercices complètement déconnectés du réel, que l'on devait exécuter sous les regards goguenards des autres, aux ordres glapis d'un petit fuhrer de gymnase qui ne considérait sa matière que sous le signe de la compétition, dans le but primitif de classer les élèves en "bons" (à caresser, à encenser, à tripoter, à embrasser sur la bouche, à féliciter, raviravi comme si le prof était le véritable auteur des exploits en question), et en "mauvais" (à humilier, à insulter, à ridiculiser, à livrer tout crus aux moqueries sadiques, à vouer aux enfers avec tous les autres résidus de fausse-couche d'intellos de merde).

Ah j'ai souffert, vous pouvez pas comprendre. Tout ce qui était gymnastique, athlétisme, j'étais nul. Mais pas le nul basique, sympathique, cossard, mot d'excuse de la maman et tout ? Le vrai beau nul de compétition, là oui, je les battais tous : j'étais le meilleur des nuls. À pas savoir faire une roulade. À ne pas toujours arriver à sauter le 0,90 en hauteur. Le dernier 15 mètres derrière les autres au 100 mètres, bien sûr, toujours.

Alors les sports d'équipe, là c'était encore autre chose. Plus pathologique. Le prof comprenait vite ma haine viscérale de tout ce qui est groupe, troupeau, horde, meute. En foot, on me mettait arrière, c'était bien, arrière. Je discutais avec le goal (le goal s'ennuie souvent), un peu inquiet quand même car il connaissait le niveau suprême que j'avais atteint dans l'art de l'esquive, quand arrivait le ballon. Un mauvais coup est si vite attrapé, avec ces couillons de jeunes bisons fonçant sans réfléchir, à la poursuite d'une obsession bien de leur âge : aller aux buts.

Les sports à 2, j'étais un peu meilleur, voire bon. Je ne sais pas pourquoi cette notion de se confronter, de se mesurer, à la loyale, les yeux dans les yeux, me plaisait. Un de mes profs était fan de lutte gréco-romaine et avait réussi à nous transmettre le virus. Je n'était pas bon, mais ça me plaisait, y avait du mieux. Le ping-pong aussi, c'est un jeu, ça doit m'évoquer les Dames ou les Echecs, enfin un truc de musclés du cerveau.

J'aime bien la confrontation, mais à 2. Dès qu'on est plus de 4..., vous connaissez la suite du poème. J'ai fait des milliers de kilomètres en vélo mais je ne me suis jamais intéressé aux champions cyclistes, ni au Tour de France. J'ai fait quelques courses mais toujours contre un pote, 1 contre 1 et que le meilleur gagne. J'ai eu mon époque tennis, également. j'aimais bien jouer à deux contre un fronton. Très physique. Plusieurs années de karaté, aussi. Moins que Poussin Rose, mais quand même ! En kayak ou en canoë mono place. Toujours mono place. La dernière fois où je suis monté dans un bi-place, je me suis engueulé avec le copain. La nage aussi. Quel est le plus rapide des 2 ? Il faut bien le savoir, merde ? Ce jour là, après une course de 1 km dans le Grand Lac du Parc des Expositions à Bordeaux, j'ai bien failli être le vainqueur ET le survivant, mais il me restait assez d'énergie pour aller sauver mon pôte épuisé qui se noyait, les pieds pris dans les algues, à quelques brasses de l'arrivée.

C'est contre soi-même que l'on se bat. Toujours.

Mais la grâce est de trouver chez l'adversaire le visage d'un ami.

samedi 27 juin 2009

AndiamoMauvaises blagues

Il y a des jours comme ça on l'on se sent non pas orphelin, car ces deux personnages étaient bien plus jeunes que moi, alors je vais dire amputé.

Le premier: une bête de scène, un musicien exceptionnel, une originalité, un style n'appartenant qu'à lui.

La seconde, avait enchanté mes années soixante-dix, blonde flamboyante, sourire lumineux, et gaulée comme une princesse de légende !

J'ai désiré entre deux billets me recueillir un petit instant, j'ai gribouillé ces deux portraits, je n'ai pas eu trop le temps de m' y attarder, de peaufiner, mais bon, l'intention y est, et n'est-ce pas ce qui compte ?

Tout d'abord, place à la musique.



C'est un bien mauvais thriller que tu nous a fait là !



Tu sais Madame : aujourd'hui tu n'es pas drôle du tout, mais alors pas du tout.

Dessins Andiamo pour Blogbo.

Samedi 27 / 06 /09 :

P-S : ce matin je rajoute ceci :

Ne pensez pas que je cautionne l'homme Michael Jackson, je rends simplement hommage au musicien... Qu'on se le dise !

jeudi 25 juin 2009

Mam'zelle KesskadieUn après-midi de Juin

Le président américain a tué une mouche en plein durant une entrevue. De la détermination dans son regard, la moue intransigeante, il avait signé son arrêt de mort.

ok. Si la une des journaux c'est ce meurtre en direct, me direz-vous, où s'en va l'Amérique ?

Simple à répondre, au centre d'achats. Tant que les américains dépensent, ils s'abstiennent de penser. S'ils s'arrêtaient de dépenser, heu... mieux vaux qu'ils ne s'arrêtent pas et que leur président trucide les insectes.

Ce qui m'amène à mon sujet principal : la température.

Comme vous l'avez deviné, il a commencé à faire assez chaud pour qu'on sue zici. Sachez, cher peuple de l'univers, que l'américain du nord au nord, donc, vers la zone québécoise, a une obsession dans sa vie : l'hiver garder la chaleur en dedans, l'été, la garder en dehors de sa cabane.

Or, rien n'est plus insidieux que la température extérieure. Même si on ne l'invite pas à souper, elle se présente quand même derechef. Sachant cela depuis qu'il est en âge d'aller à l'extérieur, soit, depuis son tendre berceau, le québécois hiberne ou hiverne, et l'été, va au centre d'achats et climatise.

Deux méthodes : la première, l'air climatisé central. Moyennant des dollars par poignées, une petite machine souffle de l'air froid à travers les conduits d'air , air qui est chaud l'hiver. tout baigne, surtout si on a une piscine. Si vous survolez le québec, vous serez ébahis de voir les lacs et les forêts entre les cités, et les piscines dans les dites cités. Seules les pauvres divorcées sans chum de revenu plus moyen que certain n'en ont pas.

Alors, la pauvre divorcée est obligée d'installer dans sa fenêtre un climatiseur portatif.

Moi, donc, j'ai retrouvé le climatiseur et l'ai sorti de sa cachette. Ensuite, j'ai porté la chose jusque dans la fenêtre. Jusque là, tout va. Ensuite, c'est là que le bât blesse, il faut ajouter une panneau, un plexiglas, enfin quelque chose pour combler l'espace en haut du climatiseur.

Pour ma part, je vous dirais que j'ai toujours détesté bricoler. Déjà, dans ma tendre enfance, mon professeur s'assurait de ne pas mettre à l'avant ma production. Un jour béni de mon secondaire, le professeur d'art plastique a passé en revue les travaux en donnant un commentaire à chaque. Sauf au mien. Après une longue minute de silence, elle a passé au suivant. Ce qu'on appelle un long moment de solitude et pour elle et pour moi. La solitude à deux...c'est long.

Bon, revenons à nos bricolages. J'ai réquisitionné mon fils. Je dois avouer que je suis toujours abasourdie de voir que ce fils réussit à être un gars, plus malhabile que moi et sans espoir de progrès. Mon fils est le seul gars que je connais à qui il faut que je mette un fusil derrière l'oreille si jolie pour qu'il apprenne à conduire son scooter.

Seule sa sœur a pitié de lui et me supplie de le laisser tranquille, mais c'est qu'elle est presqu'en âge de conduire et espère que lui, ne le sera jamais.

Bref, ça fait dur. Traduction : c'est laid. Mais frais. En fait, j'eus un mouvement de désespoir quand j'ai appuyé sur le bouton on et que le truc n'a pas démarré. Désespoir vite consolé quand j'ai branché ladite machine à la prise électrique.

Moralité : l'Amérique est fraîche, laide quand elle n'est pas riche, mais branchée.

Tout baigne.

P.S. aujourd'hui, c'est la St-Jean, fête nationale des québécois.

mardi 23 juin 2009

AndiamoLes gardiens de l'Iroise

Une petite musique pour accompagner...



L’Iroise, un bien joli nom, ça ressemble un peu à turquoise, cette jolie pierre précieuse bleue.

L’Iroise, c’est la mer qui borde le Finistère, là où finit la terre à la pointe ouest de la Bretagne… BREIZH en breton, une langue rude et belle à l’image des femmes et des hommes qui la peuplent.

La pierre, les rochers, les récifs parsèment cette mer, d’un bleu profond, sans cesse en mouvement, belle et dangereuse à la fois, comme les femmes des légendes Bretonnes. Ces côtes sont si redoutables que les marins les plus expérimentés, les plus aguerris, s’en méfient bien plus que de la peste ! Certains lieux portent des noms engageants, ainsi : la baie des trépassés…

Au XIXème siècle, l’état Français entreprit de construire des phares, afin de sécuriser au mieux ces endroits meurtriers. Imaginez les tempêtes effroyables, les courants violents, les vents que rien n’arrêtent et qui viennent terminer leur course sur ces côtes déchiquetées, mais combien magnifiques.

La tâche ne fut pas aisée, plusieurs années étaient nécessaires à l’érection d’un seul phare, les conditions météo particulièrement difficiles. Il aura fallu des bâtisseurs courageux et ô combien téméraires pour mener à bien pareilles entreprises.

Un petit hommage (on ne fait pas QUE dans la gaudriole cheu nous ) ! C’est bien la moindre chose qu’on leur doit.

Alors j’ai illustré du mieux que j’ai pu quelques uns de ces "bastions", de ces gardiens infatigables, hommage aussi aux hommes qui veillaient sans cesse sur leur fonctionnement, vivant en reclus pendant deux semaines minimum. Il est arrivé au cours de tempête mémorables, que certains gardiens soient restés plus de trente jours, se rationnant au maximum pour survivre, mais chaque nuit la lanterne s’allumait, le devoir jusqu’au bout !

Mis en place en 1806, le service des phares et balises est chargé de l’entretien des "gardiens" de nos côtes. Les employés de ce service distinguaient deux sortes de phares :

- Les paradis : les phares construits à terre.

- Les enfers : ceux construits en pleine mer.


Tout d’abord un ch’tiot crobard de l’endroit, afin de mieux situer l’emplacement de ces petits chefs d’œuvre, eh oui ! Car bâtir dans de telles conditions n’aura pas été une partie de plaisir.



LE FOUR :

LE FOUR : un enfer.

Phare donjon, bâti au large de la presqu’île de Saint-Laurent, sur la commune de Prospoder, il balise le chenal du FOUR, passage entre la MANCHE et la MER D’IROISE, un endroit où les courants sont particulièrement violents.

Les conditions d’accostage au moment de la relève, tous les quinze jours, étaient extrêmement dangereuses. Ainsi, en décembre 1978, cette manœuvre coûta la vie à deux hommes.

En septembre 1993, après AR-MEN, LA JUMENT, et LES PIERRES NOIRES, il était automatisé.



LA JUMENT :

LA JUMENT : un enfer.

Erigé entre 1904 et 1911 sur le récif d’AR GAZEC (la jument en breton), ce phare a été rendu célèbre grâce au film de Philippe Lioret "L’équipier", avec Sandrine Bonnaire, Philippe Torreton, et Grégori Derangère, excellent film au demeurant qui donne un aperçu de ce qu’était la vie "à bord" d’un phare de pleine mer.

Le phare de la jument fut construit grâce au legs de Charles Eugène Potron, à la suite du naufrage du Drummond Castle en 1896, un paquebot Anglais.

Ce naufrage coûta la vie à 297 personnes, on ne recueillit que trois survivants !



LES PIERRES NOIRES :

LES PIERRES NOIRES : un enfer.

Situé à la pointe St Mathieu, sur la commune du Conquet, construit entre 1867 et 1871, en pleine mer.

Jakez Riou, dernier gardien dira au micro de France Inter en 1992

- Aujourd’hui, mon phare a le cœur sec, c’est comme si on lui avait mis un cœur artificiel, quand j’ai fermé la porte, je n’ai pas honte de le dire… J’ai chialé !



AR-MEN :

AR-MEN… La pierre en breton, construit entre 1867 et1881, c’est sans aucun doute le plus mythique et le plus éprouvant, surnommé : l’enfer des enfers ! Par les employés des phares et balises.

Au cours des violentes tempêtes fréquentes dans cet endroit, les coups de boutoir des éléments déchaînés faisaient trembler la bâtisse, décrochant tout ce qui était suspendu !

Les conditions étaient si effroyables qu’il n’était pas rare que les gardiens restent plus de quinze jours en garde de la bâtisse, tant les conditions d’accostage étaient périlleuses.

Situé sur la zone de récifs qui s’étend sur 13 miles à l’ouest de l’île de Sein, zone excessivement dangereuse, près de la BAIE DES TREPASSES, engageante appellation n’est-ce-pas ?

Pas moins de quatorze années ont été nécessaires à son édification tant les conditions étaient difficiles.



LA VIEILLE :

LA VIEILLE : un enfer.

Il y a un peu plus d'un an, j'avais raconté une petite histoire, dont l'action se déroulait dans ce phare ô combien mythique : la vieille

Ce phare fut construit entre : 1882 et 1887, de forme carrée, le haut de la tour crénelé, sa silhouette est reconnaissable entre mille.

Assis sur le rocher de GORLEBELLA (la roche la plus éloignée en breton) un enfer aussi bien sûr !

Avant-dernier phare Français a avoir été automatisé, les gardiens en place refusèrent le relève en 1995 en signe de protestation.

cht'iots crobards : Andiamo, pour Blogbo.

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