Blogborygmes

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jeudi 6 octobre 2005

Tant-BourrinLeçon de vie n°3

Amie lectrice, ami lecteur,

Je t'ai dispensé, il y a peu, deux belles et puissantes leçons de vie, dont, j'en ai l'intime conviction, tu as sûrement su faire bon usage pour progresser sur le chemin tortueux et caillouteux de la sapience et de la maturité.

Il est temps, bien grand temps, que je revienne alimenter l'ampoule de ta curiosité avec la dynamo de mon vécu. Oui, je te sens impatient, brûlant d'envie, derrière ton écran, de progresser et de gagner en Humanité avec un grand H, en attente du catalyseur de ma parole qui t'aidera à aller plus loin dans l'introspection et la Profondeur avec un gros P.

Je ne vais pas te décevoir, amie lectrice, ami lecteur, tant il est vrai qu'il en va de ma responsabilité de grand ancien, riche des pépites de discernement et de sérénité découvertes dans le ruisseau de l'existence, de déverser sur les plumes de ton impétuosité et de ta fougue juvénile le goudron d'une cognition régénérée, de te prendre par la main pour te faire traverser au feu rouge la grande avenue de l'aventure humaine, de modeler le tas de glaise informe que tu es pour en faire un joli petit bonhomme avec un gros nez en forme de boule (je n'ai jamais été - hélas, nul n'est parfait - très doué en modelage).

Mais si les sujets abordés jusqu'à présent ont été, nonobstant la force insondable du message vital dispensé, légers voire guillerets, force m'est aujourd'hui de traiter d'un sujet bien plus grave, de noircir donc au graphite des tréfonds de l'âme humaine l'ambiance quasi festive de ce blog et de nourrir l'atmosphère avec moult pots de Nutella pour l'alourdir.

Oui, amie lectrice, ami lecteur, il m'en coûte beaucoup d'aborder ce sujet, cela me submerge de dégoût et me donne un terrible sentiment de nausée.

Quoi ? Que dis-tu ? La nausée est-elle vraiment un sentiment ?

Ah, je vois que tu as bien progressé sur le chemin de la connaissance et que tu as bien roulé ta boule d'acquis, petit scarabée bousier. Mais note bien que si tu m'interromps pour d'aussi futiles détails de vocabulaire, on ne va pas s'en sortir. Je te prierai donc, pour la suite de ma leçon de vie, de bien vouloir conserver par-devers toi l'humilité qui sied à un jeune élève qui trimballe dans sa besace son ignorance crasse et qui aurait par conséquent sacrément intérêt à la mettre en veilleuse.

Donc, disais-je avant d'être inconsidérément interrompu, une immense nausée m'envahit à l'heure d'aborder le sujet qui suit. Tout le capital de confiance que j'avais placé dans la banque de l'être humain est au bord du krach. Toute ma foi dans les valeurs les plus essentielles se fait bouffer par les vautours du doute. Mon inébranlable optimisme, qui me faisait croire en des demains qui chantent malgré les vicissitudes du destin, qui me faisait croire en un monde meilleur malgré la haine rampante et le fanatisme, qui me faisait croire en la victoire de l'équipe de France à l'Euro 2004 malgré Jacques Santini, mon inébranlable optimisme, disais-je, vacille sur sa base et menace de ruine.

Je frémis d'horreur devant l'abjection ultime. Ma raison se révulse. La nausée envahit tout mon être et mon espace mental, une nausée inextinguible, aussi profonde que les espoirs que je plaçais en l'humanité étaient élevés, une nausée rageuse et impuissante, une nausée quasi sartrienne, au goût amer de bile, d'acétone et de désespoir.

Mon âme se révulse : comment peut-on faire cela ? Oui, comment un être humain, cette machine dotée, pour tant soit peu qu'elle ne soit pas trop bouseuse, d'une conscience et de sentiments parfois proches du sublime, peut-il faire cela, peut-il s'abaisser à faire cela ?

Oui, amie lectrice, ami lecteur, pose-toi seulement un instant cette question effroyable : comment un être humain normalement constitué peut-il avoir l'idée démentielle d'ajouter un infâme concombre coupé en rondelles dans une bonne salade de tomates ? Et pire que tout : au-delà de l'idée, de passer à l'acte ?

C'est pourtant ce qu'a fait Tant-Bourrine.

Et moi qui ne digère pas le concombre !... Etonnez-vous que j'aie la nausée après ça !

mercredi 5 octobre 2005

Saoul-FifreL'Amuuuuuuuur

J'étais jeune, môche, con (à l'horizon, aucune amélioration programmée, sur tous ces points) et j'écrivais vite. Trop vite : j'ai écris ce truc en 1/2 heure. Le seul tout petit blême, c'est que ça se voit !! q:^)

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mardi 4 octobre 2005

Tant-BourrinEu-K.O.-ristie

Attendez que le moine
Enlève sa moumoute
C'est le moment idoine
Pour lui foutre une rouste

Moralité : il faut battre le frère tant qu'il est chauve

lundi 3 octobre 2005

Saoul-FifreLe journal de Ploux

Dans les piles de bouquins contre lesquelles on est obligé de se casser le nez en entrant dans n'importe quelle librairie ou point de presse, il y a "Le blog de Max". Et oui : c'est la rentrée "littéraire". Le phénomène "blogs" fait parler de lui, il fallait un livre pas trop chiant pour cristalliser un peu les sous-sous dans la po-poche, et c'est tombé sur Max. Ça aurait pu plus mal tomber, et puis, ça parle de la vie dans les bureaux, et les blogueurs sont très représentés dans le secteur tertiaire. Mais pas que ! Alors moi, je vais essayer d'attirer l'attention des éditeurs, je sais pas, moi, pour l'année prochaine, en écrivant "Le journal de Ploux", pour le public "secteur primaire".
Pour ceux qui ne connaissent pas, l'original est

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dimanche 2 octobre 2005

Tant-BourrinBlog-réalité

21 septembre 2005 :

Je viens de lire cette dépêche d'agence au sujet d'un nouveau concept d'émission de télé-réalité aux Pays-Bas, toujours plus vil, toujours plus trash, repoussant sans cesse plus loin la frontière du mauvais goût : un animateur va en effet s'enfiler toutes sortes de drogues en direct sous l'oeil des caméras et des télé-voyeurs.

Mais comme, sur Blogborygmes, nous n'avons peur de rien, pas même du vulgaire et de l'indécent, cela fait immédiatement tilt dans ma tête : une petite ampoule allumée apparaît subitement au-dessus de ma tête. Je tiens un bon concept, je vais faire du blog-réalité en me calquant sur le même principe ! Je n'ai plus qu'à me procurer une quantité de drogue suffisante, et d'ici quelques jours, je rédigerai mes billets sous l'emprise de stupéfiants et l'oeil de mes lecteurs (beau zeugme, isn't it ?)...


22 septembre 2005 :

J'ai beau chercher sur Gogol avec tous les mots clés imaginables, héroïne, cocaïne, crack, ectasy, morphine, mescaline, j'ai du mal à trouver en vente libre les substances qui me permettront de concrétiser mon concept. Déçu, que je suis. Très déçu.


23 septembre 2005 :

Euréka ! En utilisant tous les termes trouvés dans mon dictionnaire des synonymes, j'ai fini par trouvé le bon, le sésame qui m'a grand ouvert les portes des emplettes opiacées. Et en plus, à un prix tellement bas qu'il frise le ridicule. Pour le coup, j'en commande cinquante kilos : à ce prix-là, pourquoi se priver ? Mieux vaut en avoir trop que pas assez pour mener à bien mon expérimentation de blog-réalité ! J'attends la livraison (sous pli discret) avec impatience !


27 septembre 2005 :

Le colis est arrivé aujourd'hui, mais la déception est énorme. Je pensais recevoir 50 kg de cocaïne, j'ai reçu en fait 50 kg de haricots secs. Je commençais à hurler comme un putois, à vouloir faire appel aux associations de consommateurs pour faire mordre la poussière à ce vendeur indélicat, quand Tant-Bourrine m'a fait remarquer que, d'une part, vu l'objet de ce que j'espérais recevoir, il n'était peut-être pas judicieux de passer par les voies judiciaires, et que, d'autre part, le produit livré semblait bien correspondre à ce qui était précisé sur le bon de commande.

- Comment ça ? Mais j'ai commandé de la coco, moi...
- Mon pauvre ami, ça doit faire au bas mot trois quarts de siècle que plus personne n'emploie cette expression pour parler de la cocaïne ! Toi et ton foutu dico ! Résultat : tu as commandé 50 kg de cocos... Des fayots, quoi !
- Heu... tu crois ?... heu... il est possible en effet que je n'ai pas accordé toute l'attention nécessaire au fait qu'il y ait marqué "vieilli" entre parenthèses dans le dico des synonymes... La peste soit de ma bouillante impulsivité !


29 septembre 2005 :

Après deux journées passées à ruminer ma déception, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes et de mener malgré tout l'expérience à son terme. Après tout, mon concept aura au moins le mérite de l'originalité, et on ne pourra pas me reprocher d'avoir juste transposé à la blogosphère un concept télévisuel. Je vais donc ingérer les cocos sous l'oeil de mon fidèle lectorat.


30 septembre 2005 :

Bon. Je commence à me demander si mon idée était si bonne que ça. Je me suis déjà enfilé 14 kg de fayots depuis hier et force m'est d'admettre que la chose commence à être pesante. Très pesante même. En plus, je me demande si le concept d'un blogueur bouffant 50 kg de fayots en live présente, finalement, le moindre intérêt. Maintenant que j'ai commencé, je vais continuer mais, la prochaine fois, j'y réfléchirai à deux fois avant de me lancer dans le blog-réalité.


1er octobre 2005 :

Je vais vous livrer une découverte que je suis en train de faire : les fayots n'ouvrent absolument pas les portes de la perception et ne plongent ceux qui les mangent, même en quantités pharaoniques, dans aucune sorte d'état de conscience modifiée. En revanche, l'état intestinal est, lui, profondément modifié. J'ai l'impression d'avoir un zeppelin dans les boyaux. Punaise, encore 17 kg de fayots à bouffer...


2 octobre 2005 :

Je n'en peux plus, je dois avoir l'air d'un Bibendum souffrant d'aérophagie aiguë. Tant-Bourrine a fini par partir chez sa mère, prétextant que l'atmosphère devenait irrespirable, au sens propre comme au sens figuré. Cette expérience est un fiasco, ce concept est un Waterloo : je n'en tirerai même pas de quoi faire un billet potable. Je finis mon dernier fait-tout de fayots en guise de petit déj', histoire de dire qu'au moins, je suis allé au bout du truc, et après, je m'en grille une petite, histoire de faire passer ce putain de goût de fayots que j'ai dans la bouche...


Dimanche 2 octobre 2005, 08h16

Un appartement ravagé par une explosion

BOURRINVILLE (AFP) - Un appartement du centre-ville de Bourrinville a été entièrement ravagé ce matin par une violente explosion, peut-être due au gaz. L'explosion, qui s'est produite peu après 7h30 au cinquième étage, a causé d'immenses dégâts matériels, nécessitant l'évacuation de l'ensemble des occupants de l'immeuble. Le bilan humain n'est pas connu à l'heure actuelle et les recherches se poursuivent dans les décombres pour détecter d'éventuelles victimes sous les gravats.

Les services techniques de Gaz de France, sans préjuger des résultats de l'enquête à venir, ont d'ores et déjà fait savoir que leur énergie n'est vraisemblablement pas à l'origine du sinistre, l'immeuble n'étant pas alimenté en gaz naturel. Les services de police se perdent donc en conjectures sur les causes du drame.

samedi 1 octobre 2005

Saoul-FifreEt le prof essora

Notre second fils, depuis tout petit, nous rend le rire énurétique. Nous attendons ses devoirs de français avec l'impatience d'un joueur de loto juste avant le tirage à la télé (et maintenant, une page de publicité), mais nous, nous gagnons à chaque fois. Voici un exemple de sa prose. Le courant ne passait pas vraiment avec Mme C., la remplaçante... Il était en 6 ième. Musique !

Sujet : Vous avez été victimes d'une injustice . Racontez en n'oubliant pas de décrire les sentiments que vous avez éprouvés .

Il y a trois jours, alors que l'année scolaire s'achevait et que ma classe et moi-même nous apprêtions à passer un été paisible, notre professeur de français nous a donné une rédaction à faire dans un court délai. Pourtant l'année avait bien commencé avec notre ancienne professeur Madame V. : de ce temps là, nous avions des résultats excellents et cela sans efforts, nos pages de mots étaient d'un blanc éclatant et nos familles étaient fières de nous.

Mais tout ceci était avant le drame. Le jour ou Madame C. est arrivée, tout a changé : nos notes baissèrent, nos carnets se remplirent et nos familles nous rejetèrent, ce fut catastrophique. Mais revenons à ce devoir. Mes camarades des classes voisines avaient projeté des parties de foot, des pique-niques, des ballades à vélo ou ... d'aller à la plage... Nous, nous allions rester chez nous à travailler sur cette rédaction. Alors j'ai senti monter un sentiment de haine envers mon professeur, puis je pensai à celle-ci qui, quand je lui aurai rendu ma copie...

... allait devoir la corriger !

Résultat des courses : 4/20 et 2 heures de colle !!
Quelle injustice q8 -D))

vendredi 30 septembre 2005

Tant-BourrinLes chanteurs démasqués

L'heure a sonné. Voici les résultats définifs du jeu des chanteurs masqués...

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