Blogborygmes

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jeudi 9 septembre 2010

AndiamoSidonie

Pour être une belle fête, ça allait être une belle fête !

Soixante ans, la retraite, ça se glorifie, c’est une date importante, et puis notre chère Sidonie le méritait bien.

C’est ce que pensait Valérie en préparant la liste des gens qu’elle allait inviter afin de célébrer l’évènement.

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dimanche 5 septembre 2010

Saoul-FifreWonderblogworld

Le monde féerique et épastrouillant des blogs.

Perso je n'ai aucune idée du temps que durera encore cette magie, sûrement moins que les contributions, ni si elle aura relevé ne serait-ce que d'un quart de poil de cul la conscience planétaire, ça se saurait, mais une évidence devenant certitude surnagera dans la mer des questionnements inutiles : jamais je ne regretterai les rencontres savoureuses que m'aura valu ce simple petit fait d'écrire des conneries sur le Net en lecture ouverte avec réactions écrites autorisées.

Un exemple bien représentatif de ces collisions/collusions éminemment positives, c'est celle avec Croukougnouche et son artiste/artisan/compagnon de V. (comme Valeureux). L'affaire date d'un an à peu près, je rentre de congés et je ne sais pas ce qu'ont pu gambiller pendant mon absence mes deux alcooliques, Tant-Bourrin et Andiamo, mais Blogborygmes est pris d'assaut par des commentaires issus - non, pincez-moi et dites-moi que je rêve - de blogs de filles !!! Je clique, je lis consciencieusement, je regarde en fait, car il y a surtout des photos, de fleurs, de chatons, les couleurs sont flashies, nous sommes effectivement tombés au beau milieu d'un nid de blogs de filles !

Je pense que le plus sage est d'appeler les pompiers pour le faire détruire. Elles font que s'embrasser en pleurant de bonheur ou en riant de leurs souffrances. Ça parle beaucoup de bébés plus beaux les uns que les autres mais on en voit jamais les photos, on est obligés de les croire sur parole car internet c'est plein de pédophiles et ça craint vraiment du boudin ! Elles se déguisent en fées, ou tiens : en princesse, ou allez : en bergère/jardinière !

Portraits rêvés, virtuels ou sincères, intimistes ou secrets, les blogs, de filles ou de garçons, sont avant tout des re-créations du monde et des récréations entre deux tranches horaires de boulot, pour les enfants que nous sommes restés. Dans le lot de blogs découverts à cette époque, celui de Croukougnouche me sidéra très vite par sa créativité tous azimuts.

Les chatons ? Présents !
Les fleurs et les papillons en photos-macros ? Présents !
Les recettes végétariennes ? Présentes !

Pas l'ombre d'un doute, Croukougnouche est une fille et, même si ça m'arrache la langue de l'avouer, moi qui préfère taquiner que complimenter, une tout à fait belle fille ! Mais pas que. Et tout est dans le "pas que". Elle fait tout sur son blog, tout est d'elle ! C'est pas le genre à récupérer des tableaux ou des poèmes à droite à gauche chez les autres. Au début j'avoue que j'ai eu du mal à croire à ce talent multiforme, à admettre qu'une seule personne était l'auteur de ces textes poétiques, ciselés apparemment avec facilité, au fil de l'inspiration... Que la même personne était dotée également d'un coup de pinceau magistral, d'un sens de la couleur épatant, osant les contrastes, les formes distordues mais expressives, attirant le regard, pleines de sens... qu'une autre encore, dans un autre recoin d'elle même, adorait les collages, les plaisanteries graphiques, les esquisses, la vivacité du trait...

Continuant l'épluchage attentif de ce blog-artichaut, j'appris, et nous eûmes les photos, que Croukougnouche faisait partie d'une troupe de théâtre de rue, n'hésitant pas à se déguiser en grappe de raisin vinifiée par Bacchus, mais peut-être n'ai-je pas tout compris. Actrice, danseuse, n'y a t-il donc pas de fin à la liste des cordes de son arc ? Non. C'est d'ailleurs grâce à son activité de chapelière que nous nous sommes rencontrés, car elle imagine des espèces de couronnes tricotées très originales, très colorées, inspirées (un peu) des bonnets lapons, qu'elle vous réalisera sur commande et selon vos couleurs préférées. Il me tarde cet hiver pour porter sur mon tracteur la casquette à oreillettes qu'elle m'a concoctée et asseoir ainsi définitivement ma réputation de branque auprès de mes voisins paysans.

Lecteur fidèle, je finis par savoir que le vrai métier de notre artiste, son gagne-pain officiel, était "intervenante musicale dans les écoles".

Musique ??? En plus, elle fait de la musique ? Attends, attends, mais Tant-Bourrin et moi avons de pleins cartons de chansons orphelines, de textes sans mélodies et s'il y a une chose triste à chialer, c'est bien ces pauvres mots avachis sur du papier, attendant la musique salvatrice qui les fera se dresser et se mettre à danser !

Je vous dis qu'elle sait tout faire ! Je lui ai envoyé ce texte et elle m'a posé dessus du premier coup une mélodie jazzie bourrée d'optimisme et elle la chante d'une voix claire, gaie, sincère, convaincue... Je suis aux anges !

Mélodie, accompagnement, interprétation : Croukougnouche
Texte : Saoul-Fifre

Seuls sur le Grand Chemin , un jour sommes partis
Le sol était tout blanc et doux comme un jeudi
Et le soleil si chaud que vite nous avons
Enlevé tout ce que sur la peau nous avions...

Nous partions pour savoir, ta main dedans ma main
Si les couleurs brillaient au bout du Grand Chemin
Si le ciel était d'or, si les arbres étaient bleus
Ou bien si la lumière se séparait en deux ?

Nous sommes seuls sur ce chemin
Nous sommes seuls dans ce grand lit
Nous y marchons avec les mains
Nous y vivons de nos folies
Nous avons tant et tant marché
Ne cherchons pas plus loin l'ourlet
Le vent du soir s'est ramolli
Nous passerons ici la nuit .

Nous partions pour savoir, mes cheveux dans ton cou
Si nos deux libertés se donneraient des coups
Et si l'Amour valait la peine qu'on le prenne
Avec la jalousie à travers les persiennes...

Nous partions pour savoir, ta bouche sur ma bouche
Si nos graines d'Amour pourraient y prendre souche
Si l'on pouvait donner, avec nos petits cœurs
À cet autre, une vie sans haine et sans rancœur...

Nous sommes seuls sur ce chemin
Nous sommes seuls dans ce grand lit
Nous y marchons avec les mains
Nous y vivons de nos folies
Nous avons tant et tant marché
Ne cherchons pas plus loin l'ourlet
Le vent du soir s'est ramolli
Nous passerons ici la nuit .

Nous partions pour savoir, mon corps contre ton corps
Si le bonheur à deux était possible encore
Si le désir de l'autre résisterait longtemps
À la course incertaine sur les chemins du temps ...

Le sable était tout blanc et le soleil très chaud
Nous avons fait l'amour tout au fond d'un cachot
Dans la neige, au sommet d'un pic d'Himalaya
Au large, dans la mer où plus d'un se noya ...

Nous sommes seuls sur ce chemin
Nous sommes seuls dans ce grand lit
Nous y marchons avec les mains
Nous y vivons de nos folies
Nous avons tant et tant marché
Ne cherchons pas plus loin l'ourlet
Le vent du soir s'est ramolli
Nous passerons ici la nuit .

Le vent du soir s'est ramolli
Nous passerons ici la vie.

mercredi 1 septembre 2010

AndiamoJe l'ai vu !

Vous allez me prendre pour un cinglé et pourtant : ça y est, je l’ai vu !

Non, non, ça n’était pas un rêve ! Bien qu’étant couché, prêt à l’endormissement, j’ai été tout à coup ébloui : il était là, au bout du tunnel lumineux !

Pas un grand type avec une barbe blanche, non, Michel Ange a anticipé, déliré, le plafond de la Sixtine, c’est une imposture ! Dieu n’est pas du tout comme cela : il est de taille tout à fait moyenne, et présente un léger embonpoint, ce qui d’emblée me l’a rendu sympathique !

- Bonjour Monsieur Dieu ! lui ai-je dit (un peu intimidé tout de même), à moins que vous ne préfériez que je vous appelle différemment ?

- Dieu me convient, tu peux aussi m’appeler : Jeovah, Allah, Manitou, Zeus, Jupiter, Vichnou, Toutatis, Wotan, Odin, Goth, Quetzalcoatl, à mes souhaits, a-t-il ajouté en riant ! Mais surtout ne m’appelle pas GOD, tu imagines où on le met, ce gode ? Ah ils sont cons ces anglophones ! Ils auraient pu réfléchir avant de me refiler un blase pareil…

- Tu sais papa, je peux t’appeler papa ? Car dans notre prière le : PATER NOSTER, on dit « notre père ».

- Oui, je sais, mais quelle connerie ! Vous m’avez également attribué un fils… Un fils ! Moi qui n’ai pas de femme, faut-il que vous soyez cons, vous, les humains, je ne vous ai rien demandé ! D’abord, dis-toi bien que si la femme était bonne, j’en aurais une !

Et là, il a ri si fort de sa boutade qu’il s’en tenait les côtes.

- Je ne vous ai pas demandé non plus de me construire des cathédrales, des mosquées, ni des synagogues, pas plus que des temples, des pyramides et autres calvaires, encore moins des totems, menhirs, et autres moaïs !

Je vous regarde parfois, depuis des millénaires vous vous échinez à lever des pierres gigantesques, vous vous épuisez afin d’ériger des monuments plus déments les uns que les autres, en MON honneur, pour MA gloire. Tu parles ! Pour la vôtre, tas d’hypocrites ! C’est à ceux qui construiront la plus grande cathédrale, la plus belle mosquée, la plus haute pyramide. Pas pour moi, je vous connais bien, c’est plus pour emmerder le voisin, lui montrer ce dont vous êtes capables. Des mômes vicelards, voilà ce que vous êtes !

Et puis cessez de vous entretuer en mon nom, Got mit hunt, God with us, Allah akbar, Dieu avec nous, je ne suis avec personne, tuez-vous, étripez-vous si ça vous chante, mais de grâce, ne me mouillez pas !

Que vous vouliez le pétrole, l’acier, l’or (quelle saloperie ce métal, si j’avais su !), les diamants, et je ne sais quoi d’autre, je m’en fous ! Mais ne dites surtout pas que c’est en mon nom que vous commettez toutes ces saloperies ! Je suis en dehors de ça... Nom de D....

- Dieu, tu es injuste…

- Quoi ?

- Pardon, je m’égare, mais ne nous as-tu pas créés ?

Alors là, il a été pris d'un un fou rire tonitruant.

- AH ! AH ! AH ! Tu sais comment j’ai créé la Terre ?

- Ben non…

- Un jour, je m’emmerdais ferme dans ce vide, alors j’ai commencé à fourrager dans mes fosses nasales.

- ? ? ? ?

- Et j’ai roulé entre mon pouce et mon index le résultat de mes investigations. Puis d’une pichenette, j’ai envoyé balader la boulette ! Une boulette, voilà ce que j’ai fait : une boulette, vous n’êtes rien de plus qu’une BOULETTE !

- Tu sais papa, si nous ne sommes pas parfaits, c’est la faute du Démon…

- Quel Démon ?

- Ben… Le Diable, Sheitan, Iblis, Pazuzu , Belzébuth, Satan, j’chais pô moi, il a plein de noms, un peu comme toi. On lui a même attribué une épouse : Lilith !

A nouveau Dieu est parti dans un immense éclat de rire !

- Mais tout ça n’existe pas ! Réfléchis un peu… Ignare. Décidément vous êtes bien cons les humains. Vous adorez un Dieu unique, et en même temps vous lui flanquez un acolyte peu recommandable, c’est un non-sens, une ineptie, comment serais-je l’unique et en même temps deux ? Tu ne vois pas ?

- Ben non.

- Eh bien, je suis les deux à la fois : Docteur Jekill et Mister Hyde. Ce Stevenson avait entrevu la vérité. Décidément, seuls les écrivains et les poètes ont l’esprit assez ouvert pour approcher la vérité !

Je suis un grand taquin, et quand je m’ennuie, il me plaît assez de venir vous tourmenter, je suis resté, malgré les millénaires qui m’accablent, un grand gamin !

Autre chose avant que tu redescendes, dis aux hommes… Enfin ça m’étonnerait qu’ils t’écoutent, mais dis leur tout de même, qu’ils cessent de culpabiliser avec leur sexe ! Si je vous ai dotés de ce pouvoir magique qu’est l’orgasme, pourquoi s’en priver ?

Et là, devant mes yeux ébahis, il s’est mis à chanter, fort joliment d’ailleurs : le plaisir des Dieux.

- Baisons, baisons c’est le plaisir des Dieux !

Et il chantait si fort, si fort, m’entendez-vous, que ça a réveillé mon épouse qui dormait profondément à mes cotés.

- Mais t’es fou ! Qu’as-tu à gueuler comme ça au milieu de la nuit ?

- EUH... C’est pas moi : c’est Dieu…

- OH LA LA ! Toi, tu n’as pas digéré la choucroute, et puis tu t’es empiffré quand les profiteroles sont arrivées, sans compter le Sylvaner… Mon cochon ! Quant au champagne : tu lui as fait une sacrée bise à la boutanche de rôteuse ! Voilà, tu cauchemardes, vas prendre un Alka-Seltzer et ça ira mieux.

samedi 28 août 2010

Tant-BourrinBrouillon de culture (10)

Revoici "Brouillon de culture", l'émission bloguesque qui rend les internautes moins cons en leur ouvrant l'esprit sur la beauté et la finesse.

Et remarquez comme le temps file vite : il s'agit déjà du dixième numéro de cette remarquable chronique que l'univers entier nous envie. Pour les internautes de passage qui ne la découvrent qu'aujourd'hui et baignent donc encore dans le jus glauque de leur inculture crasse, il reste possible de s'offrir une session de rattrapage en allant dévorer les numéros précédents ici : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9...

Pour fêter dignement ce dixième numéro, je suis allé quérir dans mon immense bibliothèque trois purs chefs-d'œuvre de la littérature française que tout homme de goût se doit d'avoir lus dans sa vie.

Allez, même si je sais que vous avez facilement le vertige, il est grand temps de vous élever un peu intellectuellement...





Terre des ohms - Antoine de Sainte-Elec-Hucéhéry

Cette œuvre autobiographique, lauréate du grand prix du roman de l'Académie française, relate une série d'événements de la vie de l'auteur datant de l'époque où il travaillait pour la Rhéostale, une compagnie d'artisans électriciens, et aborde des thèmes aussi essentiels que la mort, le sens de la vie, l'amitié, etc. Le cœur du récit de Sainte-Elec-Hucéhéry est son accident en 1935 où lui et son apprenti faillirent mourir électrocutés en intervenant sur une installation intérieure dont la mise à la terre était défectueuse.

C'est d'ailleurs cet événement qui inspirera à l'auteur une autre œuvre magnifique, "la petite pince", dans laquelle il incite tous les électriciens du monde à ne jamais oublier d'utiliser leur pince ampèremétrique.

Quelques citations du livre :

  • « Aimer son boulot d'électricien, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble où l'on fout les doigts. »
  • « Ce que j'ai fait, je te jure, jamais aucune bête ne l'aurait fait : elle aurait d'abord vérifié l'absence de jus. »
  • « Ce qui me tourmente ..., c’est un peu, dans chacun de ces hommes, Mozart électrocuté. »




L'enflure du mâle - Charles Bauderriaire

Ce recueil de poèmes est une oeuvre majeure de Charles Bauderriaire, mais également de la poésie moderne. Il y sublime la fonction érectile du sexe masculin en l'enrobant d'une esthétique nouvelle, dans des poèmes où la beauté le dispute à la force onirique des images.

Voici l'un des plus beaux poèmes de ce recueil....





Autr' races - Corbeille

Cette pièce en vers, dont l'action se déroule dans l'antiquité, narre la guerre fratricide qui éclate entre les proches de l'empereur Nicolus Detritus Sarkosius et les Coriaces de l'opposition. Pour en finir, chaque camp désigne quelques champions qui se battront en combat singulier pour décider du vainqueur.

Mais très rapidement les Coriaces de l'opposition abattent les champions de Sarkosius, en dénichant des malversations qui virent au scandale et causent leur mort politique : Blancus, Joyandetus, Estrosius sont ainsi rapidement mis hors combat. Les Coriaces blessent ensuite gravement Woerthus, un proche de Sarkosius et son dernier rempart. Seul guerrier valide de son camp, Hortefeuxius, en habile stratège, décide de détourner l'attention en allumant un contre-feu : il trouve des boucs émissaires parfaits pour tous les malheurs de la Cité, les Roms, qu'il voue aux gémonies et à la vindicte populaire dans un brillant discours :

Roms, l’unique objet de mon ressentiment !
Roms qu'à tour de bras j'expulse bruyamment !
Roms que j'envoie paître et que mon cœur abhorre !
Roms enfin convoyés vers les aéroports !

L'astuce, bien que grossière, se révèle payante : oublié quelque temps de l'opinion publique, Woerthus peut enfin se relever, panser ses plaies et continuer à batailler pour son empereur blingus-blingus. Les Coriaces, toujours aussi nuls et naïfs, sont bien partis pour perdre encore une fois les élections impériales qui se profilent à l'horizon.

mardi 24 août 2010

Saoul-FifreMona 3 étoiles

L'huile d'olive se conserve longtemps grâce aux anti-oxydants de ses noyaux broyés, mais faut pas exagérer !

Plusieurs mois déjà que j'ai confié mon bidon d'huile à mon fils, qui habite en Savoie, avec comme consigne de le faire passer à Nathalie, qui n'habite pas loin, en échange de

Mona 3 étoiles

son troisième et dernier roman (pour le moment). Et à chaque fois qu'il rapplique à la maison, c'est "Je n'ai pas eu le temps", "J'ai oublié", "Le gaz-oil est cher", "Je travaille, moi...". Bon, à ce niveau d'excuse, sachant exactement sa situation réelle de chômeur professionnel, j'ai commencé à tiquer et je me suis permis d'élever légèrement la voix :

Mais bordel à cul, je vais le lire quand, le livre à Nathalie ? À la saint Bling-bling ? T'as que ça à foutre de tes journées alors tu vas peut-être y arriver, à aller me le chercher ? Je te préviens : la prochaine fois que tu redescends, tu l'as, sinon ça va chier dans le sèche-cheveux !!

Un bon pédagogue sait trouver les mots qui valorisent l'enfant afin de renforcer sa confiance en lui et lui permettre de passer à l'acte de manière efficiente. Et le voilà sous mes yeux, ce Mona 3 étoiles, que tous nos commentateurs ont lu, sauf moi, par la faute de ce §&X$*% de fils indigne.

Il ne paye pas de mine, il est blanc avec juste la soupière stylisée en rouge et en haut à gauche, cette soupière qui tient le rôle principal ou presque, dans cette saga de banlieue. Le mot de saga est employé à dessein. Même si le fantastique du quotidien, fraternel, inhérent au style de Nathalie, a reçu un bémol dans ce dernier livre, c'est pour laisser le passage au souffle épique du mythe, sur un tempo plus universel. Nathalie, travestie en une petite vieille, Mona, on ne peut plus française moyenne, a néanmoins des choses importantes à nous dire, des réponses à nos angoisses ordinaires.

Entrez sans frapper dans ce bouquin, vous vous y sentirez de suite à l'aise. Rien de moins "héroïques", de moins intimidants que ces personnages de tous les jours que l'on croise à tout bout de champ. Rien de plus banal que leurs petites amours contrariées, que leurs erreurs, que leurs faux pas, ce sont les nôtres. Le suspense est ainsi assuré, de manière naturelle, par la simple humanité qui se dégage comme une vapeur légère de ces scènes sympathiques, émouvantes, tristes, généreuses, crispantes, vraies, à l'image de la vie, notre vie.

Dans notre monde actuel, où les anciennes valeurs obsolètes et paternalistes ont été remplacées par l'égoïsme, la course au pouvoir et la frénésie de consommation, la fraicheur humble de ces petites gens qui réinventent au coup par coup un nouveau "vivre ensemble" fait de respect, d'écoute et de regards, ressemble à une vraie révolution intérieure.

À plusieurs, en s'entraidant, entre individus se choisissant librement, on est plus meilleurs, nous dit Mona. Ce n'est pas en essayant servilement d'imiter son voisin que l'on se réalisera. C'est en plongeant dans ses propres profondeurs, en suivant son instinct, sans prise de tête, que la réponse aura des chances d'être fine. Parodiant Serge Lama, Mona trouve par exemple que l'enfant pour la mère, c'est celui qui est là et qui lui tend les bras. Vivant au jour le jour, n'ayant qu'une vie, considérant qu'un tient vaut mieux que deux tu l'auras, elle se choisira des enfants à portée de main et de cœur.

Mona, c'est le retour à la simplicité rude et à l'évidence.

Le rythme est là, le style est fluide, créatif, on ne s'ennuie pas, on se passionne pour Mona, cette grande dame si modeste et ses amis aidants/aidés, pour sa vision si originale, si positive de notre environnement social, mais bien sûr éminemment critique, voire taquine.

Pour ceux qui connaissent le look d'adolescente attardée de Nathalie, ne vous y trompez plus : Mona 3 étoiles est le roman de sa maturité confirmée.

vendredi 20 août 2010

CaluneLe Bilune

Aujourd'hui, pour faire comme si on était à Cannes, aux Oscar, aux Gérard et j'en passe, je me propose de remercier quelques personnes - non mais ne soupirez pas comme ça, j'insiste. :-)

Je vais commencer par

  • ma mère, qui (non seulement m'a mise au monde, ce qui était un bon début, mais aussi) a toujours été fan des peintures, livres et chansons de
  • Rezvani ; du coup moi aussi, je suis devenue fan, surtout de ses chansons - et à Noël 2006, je me suis offert le début de l'intégrale qui paraissait depuis 2004. Et alors qu'à cette occasion, je googlais distraitement "Rezvani", voilà que je tombai sur un billet de
  • Choufifrounet - qui est un peu fan lui aussi (il en a ramené du monde sur blogbo par ce billet !). Comme une suite logique, je devins alors accro à Blogborygmes, grâce aux talents conjugués du sus-cité Choufifrounet et de ses acolytes d'alors,
  • Tant-Bourrin et
  • Manou. Un jour, Chou-SF organisa un vague concours où il fallait trouver des noms d'oiseaux de poissons je crois, et c'est ainsi que je me retrouvai à partir dans le Limousin, la Calunette sous le bras, lors de vacances de Pâques particulièrement estivales pendant lesquelles eut lieu le premier tour de ces fichues élections présidentielles dont le résultat nous pourrit la vie un peu tous les jours depuis... mais passons. Ce séjour dans le Limousin me permit de faire connaissance avec la smala SF, ainsi qu'avec
  • Anne et Bof, leurs cousins (disons simplement, pour simplifier) et néanmoins commentateurs réguliers sur Blogbo. Le coin et l'hospitalité limousine nous plurent tant, à la Calunette et moi, que nous revînmes souvent aux vacances passer quelques jours là-haut sur la butte, et c'est ainsi que j'eus l'opportunité inespérée (d'adopter un chaton et) de découvrir tout un tas de chanteurs français ignorés jusqu'alors - parmi lesquels l'excellent
  • Georges Chelon - ah, je vois que ça vous dit quelque chose. :-) A partir de là, ce serait un peu compliqué de tout expliquer dans les détails, mais en résumé, grâce à Chelon et ses chouettes chansons, par un hasard très heureux et très improbable qui tient de celui qui fait gagner le gros lot au joueur de loto un soir de vendredi 13, je rencontrai
  • Billy - qui apparaît depuis ici et là sur Blogbo, comme chanteur et commentateur occasionnel.

Et c'est ainsi que nous concoctâmes de concert, Billy et moi, celui qui est sans doute en quelque sorte le premier bébé qui doit la vie à Blogbo - ainsi qu'à toute la liste sus-énumérée, au moins.

Nous sommes heureux de vous présenter lo mai brave pichon dau monde[1] : le Bilune, qui fête aujourd'hui ses... deux semaines et deux jours tout pile. :-)



... et voici la première chanson qu'il nous aura inspirée...


Sortie du Bilune, et son entrée dans le monde

Téléchargeable ici

Notes

[1] merci à Bof pour la traduction !

lundi 16 août 2010

AndiamoRétro

Une petite musique afin de se mettre dans l'ambiance "belle époque"


Cet été, j’étais à Mers-les-bains, petite station balnéaire située sur la côte picarde à deux pas du Tréport… Cette côte se nomme la Côte d'albâtre, comme le disent si bien les dépliants touristiques.

Des maisons vraiment typiques, construites à la fin du dix-neuvième siècle, début vingtième, par les riches bourgeois parisiens. Bien entendu, aujourd’hui elles ont été restaurées et leurs couleurs actuelles fort chatoyantes n’étaient pas celles dont ont les couvrait lors de leur édification : blanc pour les façades, brun pour les colombages. Les rénovations sont du plus bel effet… Is not it ?

Ces petits rentiers trouvaient là le bon air, les jolies falaises, et puis les bains de mer venaient d’être mis au goût du jour par l'impératrice Eugénie en personne.

En prenant le train à la gare du Nord, on se rendait à la gare du Tréport toute proche de Mers en quelques petites heures, ensuite un fiacre les conduisait à leur chère « villégiature ».

Cet été, le comité des fêtes de cette charmante petite ville a eu l’idée originale de faire une reconstitution de ce qu’était la vie à la « belle époque ». Nombre de couples s’étaient costumés pour la circonstance, fort bien pour certains !

Une bande de solides gaillards avaient même simulé un sauvetage en mer, avec les tenues de l’époque et le canot sorti tout droit d’un musée ! Sympas ces volontaires, ils se sont laissés photographier, et je leur ai promis la photo (chose faite).

Un boulanger ambulant avec son four chauffé au bois, juché sur un antique camion, était présent. Il pétrissait et cuisait son pain devant les badauds (dont j’étais) !

Quel bonheur ce pain tout frais, encore brûlant sorti du four devant votre nez… Et l’odeur !

Quelques petites photos prises par votre serviteur grâce à un appareil tout neuf, dont je ne connais pas encore toutes les ressources (les connaîtrai-je un jour ?). C’est un « Panasonic » DMC-TZ6 avec un objectif « Leica ». Mon précédent appareil n’ayant pas survécu à un double salto, grenouillé à l’arrière !


Les falaises du Tréport, les plus hautes d'Europe (110 mètres)



Les jolies falaises de Mers-les-bains



Mers-les-bains et ses magnifiques maisons



Désuètes certes, mais ô combien charmantes !



Les voilà nos valeureux sauveteurs ! Bien sûr, ce ne sont pas les "bimbos" siliconées du feuilleton "alerte à Malibu", mais ces gars et filles-là sont bougrement plus sympas !



Ce cliché est une photo que j'ai photographiée à mon tour, si l'auteur désire que je le retire : pas de problème !



Le four à pain, mais où est le boulanger ? Dans le four, M'sieur Landru, dans l'four !



Et enfin... Un attelage de la belle époque : fouette cocher !

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