Blogborygmes

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lundi 1 janvier 2007

Saoul-FifreSe remuer le cul

Ha pour sûr qu'on a bougé, hier soir, tu m'étonnes que toutes les photos soient floues ? Et y avait pas que l'appareil qui voyait flou, ou double, ou triple, ou brouillamineux, et où est le décodeur, quelqu'un sait-il où est passé ce putain de décodeur, je l'avais posé derrière la bouteille de quetsche, ha c'est palpitant de se taper le réveillon en brouillé ?

Non, sans dec', ya encore des fêtards qui savent se poiler.

dimanche 31 décembre 2006

ManouBonnes résolutions ?



Après ma liste de Noël, voici le point sur mes résolutions pour l'année à venir :

- ...

Au moins une année où je ne raterai rien.


Et vous, avez-vous des objectifs ?
Saurez-vous me dire d'où vient cette musique ?

samedi 30 décembre 2006

Tant-BourrinRevoir un vieux copain d'enfance

Les vieux copains d'enfance avec lesquels on a perdu le contact, qui n'a pas rêvé un jour de les revoir et de renouer les fils que le temps a décousu ? Je n'échappe pas à la règle et je vais ici vous le conter. Mais recommençons au tout début.

J'aurais bien du mal à décrire ma toute première rencontre avec Thierry, tant elle se perd au fond de ma mémoire : je l'ai quasiment toujours connu, puisque nos chemins se sont croisés dès l'école maternelle. Lui plus dégourdi que moi, plus rieur, plus extraverti, déjà près à dévorer la vie à pleines dents. Et moi, le timide, le prudent, le réservé, je me contentais de le suivre. Une telle configuration aurait pu facilement conduire à un rapport dominant/dominé, mais Thierry était la gentillesse même et cela n'a jamais été le cas.

Nos parents respectifs se connaissaient un peu déjà. Je me souviens de ces retours de l'école où cela papotait gentiment, les adultes entre eux, et les enfants de leur côté. Les chemins se séparaient à deux cents mètres de la cité HLM où j'habitais alors, ses parents habitaient dans une petite rue près du pont sur la voie ferrée.

Et puis vint l'entrée à l'école primaire. Toujours inséparables, toujours assis côte à côte, comme sur les photos de classe de cette époque. Apprentissage du calcul. Apprentissage de la lecture avec "Zizi et Panpan" (ne rigolez pas, je vous jure que mon livre de lecture s'appelait comme ça !). Et puis surtout les récrés, ces quarts d'heure de liberté qui paraissaient alors une éternité de bonheur inépuisable.

Et puis il y eut le séisme. L'appartement devenait, au fur et à mesure que je grandissais, décidément trop petit : quatre enfants à dormir dans la même chambre (dont un de mes frères sur un lit de camp), ce n'était pas tenable à long terme. Alors un jour, il y eut le déménagement. Oh, pas très loin, à moins d'un kilomètre, mais suffisamment loin pour nécessiter un changement d'école lors de mon entrée en CE2. Et de copains de classe par la même occasion.

Et malgré tout ça, l'amitié survécut encore trois quatre ans, surtout pendant les vacances scolaires durant lesquelles Thierry passait ses journées chez ses grands-parents, non loin de mon nouveau chez moi. C'était alors des balades à vélo à n'en plus finir, les jeux de sociétés dans lesquels Thierry excellait à me faire mourir de rire en faisant toujours le con, les bonbecs fabuleux qu'on piquait qu'on achetait chez le marchand et qu'on savourait à l'ombre des platanes sur la place du quartier.

Et puis tout finit un jour. A se voir peu, on finit par se voir très peu, plus plus du tout à l'adolescence. Parce que d'autres copains. Parce que l'éloignement. Parce que plus les grands-parents. Parce que, quoi ! La vie, c'est très con parfois...

Près d'un quart de siècle s'est écoulé alors comme dans un rêve, à s'agiter vainement pour faire semblant de vivre, et cela faisait longtemps que, régulièrement, je repensais à Thierry et me disais que ça serait sympa de se revoir un de ces jours, histoire de découvrir ce que la vie a fait de nous. Oui, mais il y avait toujours autre chose à faire, de tellement plus important, tellement plus urgent. Et j'y repensais quelques semaines plus tard de nouveau, en me promettant de bientôt le faire. Et j'y rerepensais un mois plus tard, me disant que c'était ballot d'avoir oublié, mais me promettant de le contacter dès que j'aurais un peu de temps.

Et puis j'ai appris un jour que Thierry venait juste de se donner la mort, le premier janvier 2004, il y a quasiment trois ans jour pour jour, en laissant deux gamins de 5 et 9 ans orphelins et en mettant fin à mes piteuses tergiversations.

Bonne année, les souvenirs !

vendredi 29 décembre 2006

Saoul-FifreComptines pour adultes (8)

C'est de saison, vous avez cru pouvoir y échapper, et bien non : Blogborygmes s'attaque à ce qu'il y a de plus sacré : la ferveur et la naïveté de l'enfance, sa foi entière et totale envers le Père Noël et sa hotte insondable et généreuse, dispensatrice de toutes les joies et de tous les plaisirs. Le pauvre petiot crédule, il a bien le temps d'apprendre que dans la vie, on a que le bon temps qu'on se donne...

Ô Tannenbaum ! Paroles et musique

Mon chaud lapin, viens me fourrer
Que j'aime ta membrure
Quand par derrière, t'es égaré
Tu m'as touillé les deux entrées
Mon gros gourdin, roide foret
Tu dardes ta mâture...

Et Le petit papa Noël, bien sûr ! Paroles et musique

C'est la belle nuit de Noël
Et je caresse mes seins blancs
Et les yeux levés vers le ciel,
À genoux, le souffle haletant,
Les mains jointes, séminifères,
Pour une sorte de prière...

Petite pipe au miel
Quand tu montes au septième ciel
Avec tes joujoux écrémés,
N'oublie pas mon petit brasier...

Avant de t'endormir
Il faudra bien m'obéir
Tous tes petits plaisirs grivois
C'est un peu beaucoup grâce à moi...

Il me tarde tant de sentir tes lèvres
Et ta langue me fureter
Les gros braquemarts que je vois en rêve
C'est de la gnognotte, à côté...

jeudi 28 décembre 2006

ManouJuin 1982



Depuis 2 ans, je passe à peu près autant de temps sur les bancs du lycée qu'au café du coin, un ancien bougnat du 19e arrondissement. Je joue au 421 dans ledit café quand ma mère arrive radieuse, un billet de 100 francs à la main. "Tu as eu ton BTS". Elle me colle deux gros bisous sur les joues puis ressort aussi sec. Je nage dans le bonheur en offrant une tournée générale, particulièrement heureuse d'éviter l'oral.

Le répit sera de courte durée. Mon contrat de travail est déjà signé. Je commence à bosser dans 15 jours.
Bonjour la vie active.

De quelle musique de film s'agit-il ?

mercredi 27 décembre 2006

Tant-BourrinImmoralité

Que t'arrive-t-il donc ? Tu n'en peux plus ? Tu cales
Au moment de conclure ? Ah flute, c'est trop con !
Par bonheur, il y a les gâteries buccales
Pour pallier ces soucis. Ouiiii, vas-y, que c'est bon !



Moralité :

Mmmm... oralité !

mardi 26 décembre 2006

Saoul-FifreFondre

Trois ans en arrière, presque jour pour jour, nous avons pu constater que tous nos supports musicaux, si fermes et solides en apparence, perdent toute tenue et toute dignité si on les présente à la chaleur d'une flamme. Il a suffi d'un simple échauffement au niveau de l'alimentation de notre chaîne stéréo, pendant notre absence, pour qu'un mini-sinistre se déclare et suffise à faire fondre tous nos vinyles, tous nos cédés et nos cassettes qui étaient, bêtement en l'occurrence, mais logique et couramment pratiqué, rangés tout autour, à portée de main.

Alors on cherche à se refaire, petit à petit, avec quand même un peu les boules. Certes, c'est l'occasion de renouveler le stock, de découvrir des nouveautés, de s'ouvrir à l'actuel. Certes, cela a correspondu à la démocratisation du gravage, à la facilité du téléchargement en "plus pire que pire", en français dans le texte, mais un cédé reste un bel objet, avec sa maquette et son livret contenant les paroles des chansons, et puis il faut bien que tout le monde vive, comme dit la belle-mère à Byalpel ...

Mon fils N° 1, qui me connaît comme si je l'avais fait, a donc glissé pour moi sous le sapin un cédé de Fersen, le N° 4 avec le cheval. On y trouve aussi une allusion à son lointain ancêtre, ami de Marie-Antoinette, qui organisa (mal) la fuite à Varenne. Le bestiaire très fourni de cet auteur est une des raisons pour laquelle j'aime Fersen.

Oiseaux, hirondelles, crocodile, mouettes, vers blancs, rossignol, sardine, moineau, chien, oiseaux, lions, chats, poissons, pigeons, cheval, corbeau, cygnes, grue, papillon, Poisson, canasson, cheval, jument, toutou, papillons, oiseau, loup, gazelle, ours, souris blanche, chat, ver, gorille, grue, boeuf, belette, blattes, insectes, mite, araignée, chien, rat, mouettes, cloporte, hibou, cochon, roses pachydermes, éléphanteau, colombe, rennes, lion, abeille, moucheron, fourmi, sangsue, morpion, mouche, mule, bique, âne, lapin, crapaud, chameau, souris, chien, bourdon, cafard, chauve-souris, baleine, papillon, chat, puce, chient, chouette, ver, mulot, araignée, poule, Chat botté... et je n'ai pas encore écouté son dernier "Le pavillon des fous" (2005)

Son N° 4 est mon préféré. En tout cas, il contient la chanson de lui que je préfère. "Dugenou" est une merveille, un bijou, un conte de Noël émouvant, elle parle au cœur de tous les élèves qui étaient plus poètes mots-dits que winners au sourire carnassier... Si vous ne la connaissez pas, ne ratez pas la version Live dans son album "Triplex". J'ai eu la chance de voir le gonze l'interpréter en public et je n'étais visiblement pas le seul à avoir un faible pour cette chanson. Croyez-moi, je me méfie férocement de tout phénomène de foule, de toute fan-attitude, de tout suivisme. Je suis un individualiste forcené vraiment pas à l'aise en groupe. Et bien je me suis vu hurler à en perdre la voix, avec le restant du public :

Mon p'tit Luuuu
Ma colooooombe
Mon Jésuuuuus
Mon loukoooum
Ou ma fèèèèèèèèèèèèèèèève

...pour consoler l'adorable jeune Thomas boutonneux, timide et moqué par les filles...

Un autre truc qui me fout les boules et "me casse les couilles", comme répète à l'envi ma fille de 13 ans à propos de tout et de n'importe quoi, est que "Dugenou" n'apparaîtra jamais dans une compilation des "100 chansons les plus belles du siècle" !

Et pourtant...

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