Blogborygmes

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mardi 20 mai 2008

LorentPetit bonheur du jour

Nanti d'une flemme phénoménale, j'avais envoyé un mot d'excuse aux autorités compétentes pour me dispenser de billet du jour. Mais un sursaut d'énergie et une matinée à faire travailler les jambes sans la tête m'ont permis de retrouver au fin fond de mon vide cérébral quelques mots à vous dire.

C'est pas grand chose, juste vous faire partager mon petit bonheur du jour. On court tous après le bonheur, c'est humain, pourquoi s'entêter à être malheureux, hein ?

Mon petit bonheur du jour, il est tout simple. Pour commencer, j'ai la joie et le privilège de partager mon existence avec une femme, deux enfants, mais aussi quatre quadrupèdes : deux beaucerons et deux bouledogues français. La répartition des tâches est simple : les gros gardent l'extérieur, et les autres le lave-vaisselle. Redoutables d'efficacité chacun dans leur domaine.




Pour que ce petit monde garde une forme olympique, j'ai un petit bout de terrain, ça évite les balades en laisse, j'abomine.

Quel temps il a fait chez vous ces jours ? Nous, une bonne pluie, du soleil, et une température plutôt douce, idéale pour les fruits, les cerises sont d'enfer, et aussi malheureusement pour les chardons et autres chiendenteries. Ce matin, je me suis donc armé de courage, et d'une débroussailleuse Stihl 40cm3, 2.2cv pour pour mettre bon ordre aux mauvaises herbes.

C'est là que j'ai béni le seigneur d'avoir doté chaque être vivant d'un système digestif redoutable d'efficacité. Sachant qu'ici les quadrupèdes bénéficient de deux repas quotidiens facilement assimilables, donc d'une défécation aisée, sachant qu'un chien idéalement constitué ne recule pas devant trois popos quotidiens, sachant, ouf, que le phénomène d'érosion concerne aussi les déjections canines, que j'évalue à 70 jours le temps nécessaire à la dissolution d'un de ces popos moyens, donc 4x3x70= 840 étrons de textures, couleurs et arômes variés littéralement hachés à 12 000 tours minute, bonjour les éclaboussures.

Alléluia, il est là mon petit bonheur du jour, alors avant d'aller prendre une douche, laissez-moi partager mon bonheur avec vous, que je vous serre très très fort dans mes bras, et plein de bisous en prime.

dimanche 18 mai 2008

Saoul-FifreVous connaissez pas la dernière ?

Le vital s'est accéléré jusqu'à instaurer l'état d'urgence.

Le couvre-feu des mots.

Pourquoi écrire et raconter au lieu de vivre ?

Ces jours-ci ont été pour nous intenses en couleurs, en sensations.

Les émotions de la recherche aléatoire en quête de racines profondément enfouies ont envahi le champ des possibles.

La rencontre marinée suavement dans l'amitié fraîchement éclose.

L'exacerbation du temps qui ne permet plus le recul, la pause, la sieste, ou alors en filigrane de l'action.

Les phrases sont pourtant calées dans les startingblocks, carrées, précises, prêtes à s'élancer dans un récit échevelé de la réalité vraiment vécue, mais l'envie jaillissante n'est pétrie que de gnose et de poésie, à parts égales.

Le pauvre auteur est l'esclave de son inspiration frauduleuse.

L'heure n'est pas ce soir aux racontars anecdotiques mais au fatras sémantique et au détricotage en direct live.

La description pure atterrira un jour si les aiguilleurs du verbe lui accordent l'aval.

En attendant que ce sésame germe dans son biotope idéal, n'escomptez nul avoir sous forme de culpabilité.

Gagnez votre consolante à force d'abnégation.

La pluie sert accessoirement à nous laver les yeux.

Là, l'orage s'est enfui, mon billet dérobé en bandoulière.

vendredi 16 mai 2008

ManouBlogborygmes a 3 ans !












Ce n'est pas si grave ...

jeudi 15 mai 2008

AndiamoLe paradis blanc

Monsieur ! Monsieur ! Réveillez-vous !

Serrez-moi la main, Monsieur !

Ouvrez les yeux !

Serrez-moi la main, Monsieur !

Qu'est-ce-qu'il a ce mec ? Pourquoi veut-il que je me réveille ? Je dors si bien !

J'émerge lentement, brouillard ou coton ? Je ne sais, vaseux en tout cas, mal...

Et ce type qui me braille dans les oreilles : "serrez-moi la main, Monsieur !"

O.K, je vais lui serrer la louche, après il me foutra la paix, dor... dormir, encore.

On va vous "détuber", retirer l'assistance respiratoire, c'est terminé, vous avez été opéré, tout s'est bien passé, ça va aller.

Bizarre sensation, un long serpent qui sort de mon oesophage, un bruit de succion, et c'est terminé.

Soif, à boire...

Tout à l'heure, pas maintenant, c'est trop tôt, rendormez-vous.

Jour ou nuit agité ? Je ne sais pas, aucune notion de temps, quand j'ouvre les yeux, il me faut un moment pour me situer dans l'espace, le mur est plafond, et vice-versa.

Des tubes et des câbles partout, certains sortent de moi, d'autres y entrent, je suis relié à la "vivre-machine" !

J'imagine la centrale nucléaire, les énormes câbles, les transfos, les lignes à haute tension qui zèbrent nos campagnes, puis elles s'enfouissent, se terrent, courent dans les égouts, pour ressurgir là, alimenter la "vivre-machine".

Je suis en réanimation, ça n'est pas un vain mot, nous sommes tous de véritables mort-vivants !

Le personnel est là, omniprésent, attentif, souriant, des infirmiers aux allures d'athlètes, et pourtant si délicats, quand il faut bouger un malade, toujours un sourire, un mot gentil, les infirmières, d'un niveau de compétence impressionnant.

Et enfin la pompe à morphine : merci Monsieur Kouchner ! Je ne dis pas que c'est la panacée, mais ça aide énormément.

Près de moi, les machines veillent, je ne les vois pas, elles sont placées derrière le lit, mes courtes visites me l'apprendront, elles veillent sur tout, gardiennes infatigables...

Chaque jour des massages, quel bienfait ! Petit baratin à la masseuse Antillaise, pour qu'elle prolonge un peu la séance, je suis cassé de partout ! Elle se marre, et prolonge gentiment le massage, je lui promets une biguine quand ça ira mieux, elle rit de bon coeur.

J'ai même eu droit, comble du raffinement, à une douche au lit ! A l'aide de gants de toilettes trempés dans l'eau très chaude, et tordus au-dessus de mon dos... Le pied, incroyable le bienfait que cela procure.

Décidément le personnel de Bichat est formidable.

Après quelques jours de réa, transfert dans un autre service, elles m'avaient prévenu les petites : vous ne serez pas "bichonné" comme ici ! Terminé le petit déjeûner avec les tartines beurrées et "confiturées" par nos soins, le rasage quotidien assuré par l'infirmier de service, et toujours dans la bonne humeur ! Un quatre étoiles, la réa, first classe !

Elles sont bien gentilles tout de même dans le nouveau service, mais elles ont chacune beaucoup plus que trois malades à s'occuper, ça ne fait rien, le sourire est toujours là !

Comme il semble beau, le périph', après plusieurs jours à devoir contempler un mur blanc ! Il bouge lui au moins, ça me rappelle brusquement ces poilus, décrits dans un billet de T-B, l'un d'eux, blessé au cours d'une bataille, hospitalisé dans un hôpital loin du front, se réjouissait du spectacle qu'il apercevait depuis la fenêtre : une route, et cerise sur le gâteau, la voie ferrée ! Un spectacle bien reposant, après toutes les horreurs encaissées dans les tranchées.

Ce petit billet pour remercier tous ceux qui m'ont accompagné et soutenu moralement, mes proches bien sûr, les copains, ceux que je connais que par blogs interposés, et tout le parsonnel de Bichat, du professeur Nataf qui m'a opéré, mon cardio traitant, les internes, les médecins, les infirmières et infirmiers, les aides-soignantes et toutes ces personnes adorables qui répondent au moindre de vos désirs avec gentillesse.

Allons, tout ne marche pas si mal, l'A.P en est un exemple, des soins au top, un suivi formidable, le personnel administratif m'a dégoté un hôpital pour la rééducation cardiaque, magnifique : cadre somptueux, un immense parc... trois étoiles, j'vous dis !

Mesdames, je sais que beaucoup rêvent de perdre quelques kilos, les vacances approchent, le test du maillot est impitoyable (à vos yeux, car pour moi, seule la p'tite flamme au fond de vos mirettes requiert mon attention)... Qui a dit fayot ?

Alors une tite op' à Bichat (ou ailleurs) et hop ! 4 kilos en moins !

Comment ça : non merci ?

mardi 13 mai 2008

Tant-BourrinInitials T.B.

Il ne se passe pas une journée sans qu'un(e) fan éploré(e) se jette sur moi dans la rue en me suppliant de lui signer un autographe et en me demandant mille conseils pour devenir, comme moi, une des plus grandes stars de la blogosphère, dont le génie éclatant suinte de chacun de ses billets.

Las, jeune fan éploré(e), je serais bien en peine de te délivrer la moindre recommandation, si ce n'est celle de devenir schizophrène.

Oui, schizophrène, comme moi. Car quiconque me connait dans la vraie vie, effacé, poli, conformiste, timide, pour ne pas dire terne, ne peut imaginer un seul instant que je me mue en l'être hippoforme ravagé et destroyos qu'est Tant-Bourrin aussitôt que je m'installe devant l'ordinateur.

Et pourtant, j'ai vécu plus de dix ans vingt ans trente ans quarante ans (bon sang, qu'est-ce que ça file !) seul dans mon enveloppe charnelle. Jusqu'à ce soir où la malédiction m'est tombée dessus. Oui, ce soir où...

Mais laissez-moi (ou plutôt "laissez Tant-Bourrin") vous raconter tout ça en chanson... Le tout en détournant légèrement une chanson de l'immense Serge Gainsbourg, que vous reconnaîtrez sans peine.



Tant-Bourrin - Initials T.B.


(Téléchargeable directement ici)


    Initials T.B.
    (musique : Serge Gainsbourg - paroles détournées : Tant-Bourrin)



    Une nuit que j'étais
    Dans ma glandouille
    A boire et me gratter
    Un peu les couilles
    Nappé d'émanations
    De mon vomi
    Me vint une vision
    Dans l'Champomy

    (T... Initials...)
    (T... Initials...)
    (T... Initials T.B.)

    (T... Initials...)
    (T... Initials...)
    (T... Initials T.B.)


    Tandis qu'à ses naseaux
    Des mouches d'or
    Vombrissent un scherzo
    Vif et sonore
    Sa crinière en pétard
    Comme un écrin
    Donne à mon avatar
    Un air bourrin

    (T... Initials...)
    (T... Initials...)
    (T... Initials T.B.)

    (T... Initials...)
    (T... Initials...)
    (T... Initials T.B.)


    Et plantée dans sa croupe
    De percheron
    Sa queue fait une houppe
    Jaune et marron
    C'est mon alter ego
    Tout en ganache
    Qui file au mégalop
    Avec panache

    (T... Initials...)
    (T... Initials...)
    (T... Initials T.B.)

    (T... Initials...)
    (T... Initials...)
    (T... Initials T.B.)


    Les mille flatulences
    Qu'il dégazait
    Ourlaient la fausse aisance
    Qu'il dégageait
    Exhibant le vernis
    De ses sabots
    Bruyamment il hennit :
    Ecce Blogbo

    (T... Initials...)
    (T... Initials...)
    (T... Initials T.B.)

    (T... Initials...)
    (T... Initials...)
    (T... Initials T.B.)

dimanche 11 mai 2008

ManouSablés






















vendredi 9 mai 2008

LorentChicken run

Je fais un métier formidable. Je vis dehors à l'abri d'un auvent, après des années d'enfermement culinaire, je me découvre presque sociable, je vois des gens, des sympas, des têtes de con, des jeunes, des vieux, des jeunes déjà vieux et des vieux bien marrants. Le vieux est bon client, son plus grand tort est de mourir plus souvent que le jeune, ça attriste, et c'est mauvais pour le chiffre d'affaires.

Au printemps, les premiers seins nus apparaissent sur la plage du dimanche, moins souvent dans les villages de semaine et c'est vraiment dommage. Au fil des ans, on note des tendances : si le petit insolent a toujours la cote, on note une forte recrudescence du surdimensionné, stabilité du gant de toilette.

Sur la route du boulot, vers cinq heures, je croise souvent des sangliers, des renards, et je suis parfois un lapin : le lapin c'est très con, ça court en zig-zag au milieu de la route sur des centaines de mètres et ça fait perdre du temps, faudra raccourcir la pause de sept heures. Je croise aussi des cinglés motorisés, l'impression que l'époque rend pas mal de gens suicidaires. Suicidaires d'accord, mais visez les platanes, pas mon capot please, pensez à ma pause.

Cette année, je pense que les préfectures ont donné des consignes aux mairies : agrandissez les marchés, laissez de la place aux petits nouveaux que l'ANPE a encouragés dans leur création d'entreprise, ahahahaha. Facile neuf sur dix qui vont se bananer, enjoy, mais pendant ce temps tu sors des stats...

Partout où les mairies ont changées, branle-bas de combat, vite, reréglementer le marché, déplacer, interdire, décréter, sans surtout consulter les principaux concernés, des forains tu penses, peuvent bien se la fermer. Ça finira comme d'hab, on les aura à l'usure.

Rayon innovation, après des contrôles de gendarmerie classiques, répression des fraudes, services vétérinaires, DASS, arrivée de la gendarmerie maritime, sans ses palmes. Surement que le bronzage de Paola les avait chagrinés, raté, papiers en règle.

Pas encore l'été et déjà fatigué, faut dire que vous ne m'aidez pas : que les prix ceci, que l'euro cela, que lui il a grillé la file, oui, lui l'étranger qui fait semblant de pas comprendre parce que ça l'arrange bien, que moi je suis client à l'année et que je veux passer avant les touristes.

Les fournisseurs qui partent en sucette : pénurie organisée, panique dans le poulailler.

Et ce putain de mistral.

STOP !

Ou je vais finir par mordre quelqu'un......

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