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lundi 26 mars 2007

Tant-BourrinAquarium


Après le succès interplanétaires de mes deux précédents singles, "Chopin" et "Boîtes" (14 exemplaires vendus, dont 12 achetés par moi-mêmes et 2 par erreur), ce n'est pas sans une certaine émotion que je vous annonce la sortie de mon nouveau tube : "Aquarium".

Un morceau majustueux qui dormait - cela paraît, je le sais, peu croyable - au fond d'un tiroir depuis quelques années. Heureusement, le talentueux PDG de Bourrin Records (moi-même) a eu le nez un peu plus creux que ses homologues des grandes multinationales du disque et a décelé le potentiel tubesque de ce morceau.

Ecrit par un talentueux parolier (moi-même), interprété par un talentueux chanteur (moi-même), enregistré par un talentueux producteur (moi-même), composé par un talentueux musicien (moi-même) et la musique est extraite du "Carnaval des animaux" de Camille Saint-Saëns.

S'il vous plait, soyez chics, achetez-le !... Sinon je fais frire Bubulle à la poêle !




Tant-Bourrin - Aquarium

(Paroles : Tant-Bourrin / Musique : Camille Saint-Saëns)

Téléchargeable directement ici

Paroles (© Tant-Bourrin)

   Je suis un p'tit poisson
   Sans fin, je tourne en rond
   Dans c'bocal rond, cet aquarium, je m'dis "à quoi bon ?"

   Une prison de verre blanc
   Un avenir de néant
   C'est sûr je n'm'en irai d'céans qu'les nageoires devant

   Mais les hommes vivent-ils mieux ?
   Sont-ils donc plus heureux ?

   Vois, leur vie tourne aussi en rond
   Seule, dans la société-aquarium

dimanche 25 mars 2007

Saoul-FifreLa méfiance en soi

Désolé, Maréchal , pour cette fin constructive, mais cette fille si mal barrée dans la vie a fini par rencontrer l'Amour. Sa façon de bader et d'admirer son "trognon" était même drôlatique : j'imagine que son bonheur était inversement proportionnel à ses souffrances intérieures passées ? Voici ce qu'elle m'avait inspiré, dans sa "mauvaise" période.

Dans les rues de la grande ville
Brillent les vitrines et les phares
Les garçons te trouvent gracile
Tu passes sans les voir.

Dans ta chambrette toujours sombre
Tu rentres dans ton traquenard
Et tu t'enfermes avec tes ombres
Tes amoureux du soir.

Le bel éphèbe de tes rêves
S'évanouit sans dire Bonsoir
Sa place est froide et tu te lèves
En pleurant dans le noir.

Des amis te rendent visite
Et tu leur contes tes déboires
Ta course triste après la fuite
Tu te remets à boire.

La tête sur le drap gris-mauve,
Ton visage semble d'ivoire
Tes yeux vers le dehors se sauvent
Tu regardes pleuvoir.

Les formes rondes, savoureuses
Sous ta robe couleur trottoir
Tu les trouves rudes, rugueuses,
Tu les crois repoussoirs.

La désillusion qui t'enroule
Dans ses replis si dérisoires
Te fera devenir maboule
Plonger dans le brouillard,

Mais il se peut aussi qu'arrive
La lumière au bout du couloir
Que tu atteignes l'autre rive
Réapprennes l'espoir ?

samedi 24 mars 2007

ManouIrena Sendlerowa - (Claire Soarès)




Le nom de mon grand-père figure parmi d’autres noms, allée des Justes, à Paris. Ce soir, dans le Courrier International, je suis tombée sur cet article.

Simplement juste

L'Oskar Schindler polonais est une femme, et elle habite dans une maison de retraite. Contrairement à l'industriel allemand, elle n'a jamais eu à sa disposition de moyens matériels et financiers. Pourtant, cette ancienne employée de la santé publique a sauvé deux fois plus de juifs des horreurs de l'Holocauste. Près de 2 500 enfants ont échappé au ghetto de Varsovie et à une mort quasi certaine dans les camps de concentration grâce à Irena Sendlerowa, aujourd'hui âgée de 97 ans, présentée pour le prix Nobel de la Paix.

M"'' Sendlerowa a transporté des bébés et des enfants juifs dissimulés dans des sacs, les a fait passer par des canalisations ou les a cachés sous des civières dans les ambulances. Puis ils ont été placés dans des familles d'accueil non juives, où on leur a donné de fausses identités, appris à parler polonais et à ânonner des prières chrétiennes afin de leurrer la Gestapo. "L'instinct de survie nous pousse à nous sauver nous-mêmes. Elle, elle a sauvé les autres", affirme Elzbieta Ficowska, l'une des rescapées. Alors que l'Europe sombrait dans la guerre, en novembre 1940, Elzbieta et près de 400 000 autres juifs polonais étaient parqués dans une zone à peu près de la taille de Central Park, le ghetto de Varsovie.

Dans la Pologne occupée, quiconque aidait les juifs risquait la peine capitale, ce qui n'a pas suffi à dissuader l'employée des services de santé, qui, par ses fonctions, était autorisée à pénétrer dans le ghetto. "On m'a élevée dans l'idée qu'il faut sauver quelqu'un de la noyade, quelles que soient sa religion ou sa nationalité", explique-t-elle. Au beau milieu du tumulte de la guerre, Irena eut la présence d'esprit de dresser une liste méticuleuse de ceux qu'elle aivait sauvés, afin de leur permettre de retrouver les leurs plus tard. M"' Sendlerowa recopia soigneusement les informations concernant chaque enfant sur du papier à cigarettes, en deux exemplaires pour plus de sécurité. Ces précieuses données furent ensuite conservées dans deux bouteilles de verre scellées, enterrées dans le jardin d'un collègue.

Mmr Sendlerowa travaillait sous les auspices de Zegota (une organisation secrète soutenue par le gouvernement polonais en exil), mais elle était la seule en charge de la protection des archives des enfants. Ce qui n'allait pas sans risques. Elle frôla la catastrophe en octobre 1943, quand une escouade de soldats nazis débarqua chez elle à l'aube, mit la maison sens dessus dessous et emmena Irena au siège de la Gestapo. Des officiers la torturèrent afin de lui extorquer des informations, allant jusqu'à lui briser les os des jambes et des pieds, mais elle resta muette.

"je porte encore sur moi les cicatrices de ce que ces 'surhommes allemands' m'ont fait à l'époque, raconte-t-elle. j'ai été condamnée à mort... mais, à part ça, j'étais aussi rongée par l'angoisse à l'idée que la seule trace de ces enfants disparaîtrait si je mourais." Ses collègues de Zegota réussirent à corrompre un officier allemand, qui accepta de fermer les yeux sur son évasion en échange d'un sac de dollars. Elle fut dès lors contrainte de vivre dans la clandestinité, sous de fausses identités, dans l'impossibilité de rentrer chez elle.

Claire Soarès

vendredi 23 mars 2007

Tant-BourrinLa machine à réveiller les morts

Après des années et des années de recherches, Artur Bontin avait fini par découvrir le secret de la vie.

Certes, il eût été incapable de créer de toutes pièces une quelconque forme de vie, mais il avait réussi à mettre au point la plus extraordinaire invention de toute l'histoire de l'humanité : une machine à réveiller les morts.

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jeudi 22 mars 2007

Saoul-FifreSonia

La journée de « travail » des cabres ne commence qu'à 11 H 30, à l'heure du « Grand Lâcher », mais démarre sur les chapeaux de roues, intensivement, à la saison des glands, qui sont un peu les calissons d’Aix ou les nougats noirs d'Allauch des chèvres.

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mercredi 21 mars 2007

ManouCeci n’est pas une montre




Cet objet m’a été transmis par le seul, l’unique, le merveilleux Michou. J’ai pour mission d’en faire un billet (On peut toujours compter sur Michou) puis de le confier à un autre bloggueur qui devra à son tour en faire un billet.

La chose de couleur rose parait avoir été maltraitée. Verre cassé, bracelet absent. Elle n’émet pas le tic-tac que l’on serait en droit d’attendre d’elle. Elle reste surtout insensible à mes recettes malgré plusieurs bains dans de l’engrais pour bonzai. Je la crois issue d’un croisement entre une lampe de bureau et un malabar à aiguilles. Nous ne réfléchissons pas suffisamment au mode de reproduction d’une lampe de bureau et d’un malabar à aiguilles, englués que nous sommes dans le rythme quotidien.

Je suis très attachée à ce que cette chose soit heureuse les quelques jours qu’elle passera avec moi. Demain je l’emmène sur le toit de la grande arche de la Défense visiter l’exposition « passé et futur dans le présent de l’architecture guatémaltèque ». Je compte ensuite l’utiliser comme projectile avec mon lance-pierre pour abattre les pigeons du parvis nécessaires à mon repas du soir.

Si vous êtes intéressé par cette chose, si vous désirez ardemment la tenir entre vos mains, si vous souhaitez écrire sur elle un billet comme jamais personne n’a su en écrire jusqu’à ce jour, racontez-moi un peu vos motivations profondes et je me charge du reste.

La chose qui tient la chose rose n'est pas à transmettre. Il s'agit aussi d'un cadeau de Michou dont je ne saurais me défaire sans raison profonde.

mardi 20 mars 2007

Tant-BourrinLa chanson emmêlée

Histoire de fêter dignement la victoire du XV de France dans le Tournoi des six nations, j'ai exhumé du fond de mon tiroir un texte de chanson que j'avais écrit il y a une petite dizaine d'années.

Un texte qui n'est, certes, pas d'une finesse démesurée, mais qui rendait hommage au rugby de papa, le bon vieux rugby amateur d'avant le professionnalisme, le rugby commenté par Roger Couderc. Un rugby qui n'était pas pratiqué par des terminators au look de play-boys, un rugby où les premières lignes bedonnaient et mettaient cinq minutes pour arriver en ahanant sur les regroupements, un rugby où les trois quarts étaient filiformes mais jouaient aux anguilles dans les lignes adverses. Un rugby peut-être moins spectaculaire et physique que celui d'aujourd'hui, mais un rugby qui était alors l'art de l'évitement et non un combat de percussions bovin.

Bref, un rugby tout en créativité et non pas, comme à l'heure actuelle, tout en créatinité.

Et la créativité n'était alors pas que dans les cadrages-débordements des ailiers : le pack débordait aussi d'inventivité, mais dans un tout autre registre, celui des mêlées. Notamment les mêlées ouvertes qui étaient bien plus confuses que celles d'aujourd'hui. Un arbitre actuel siffle rapidement dès qu'un empilement n'arrive pas à accoucher du ballon, bridant ainsi la créativité des avants. Mais il y a quelques années de cela, les mêlées ouvertes étaient une magnifique foire d'empoigne où les comptes se réglaient en douce. Enfin, quand je dis "en douce", ce n'est qu'une façon de parler : les soigneurs avaient fort à faire, et un match sans au moins une bagarre générale pouvait alors être considéré comme un mauvais match.

C'est ce rugby que Iturria avait su magnifiquement croquer dans sa bande dessinée "les Rubipèdes", publiée alors dans le journal Sud-Ouest puis en albums, qui me fait aujourd'hui encore pisser de rire.



Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Mais revenons-en donc au texte de chanson promis. Le voici. Vous comprendrez en le lisant qu'il était surtout fait pour être entendu et non lu, l'avant-dernier vers de chaque refrain étant à double sens phonétique. Mais baste !




Chanson emmêlée
    (© Tant-Bourrin Inc. International Ltd)

C’est une question essentielle
Que vous n’avez pu démêler,
C’est une angoisse existentielle
Devant le poste de télé...

Ah oui, vraiment, ça vous agace
Quand les joueurs, tels des béliers,
Poussent ensemble, tous en masse :
Que se passe-t-il sous la mêlée ?

Moi qui suis pilier, messieurs dames,
Et pas seulement de bistrot,
Je vais vous dire ce qui se trame
Sous ces agrégats magistraux

Quand je vois le pilier d’en face
Avant que l’arbitre ait sifflé,
On se jette un regard de glace,
Puis v’là c’qu’on fait sous la mêlée...

Je le cogne
Sans vergogne,
Il m’décoche
Une bonne gauche,
Me fout en l’air
Deux, trois molaires,
Et il se becte
Un direct,
Il m’écrase
Bien le nase,
M’dépareille
Les oreilles,
J’lui frictionne
Les neurones,
Puis je lui toque
Les breloques,

Car final’ment
On s’aime,
On s’aime...
Les coups à tous vents !

Vous d’vez commencer à comprendre
La philosophie de ce sport :
Quand on vous donne, faut savoir rendre ;
Si tu me frappes, moi j’te mords...

Sans parler des mêlées ouvertes,
Quand tout le monde est empilé,
J’en vois des pas mûres et des vertes...
S’en passe de drôles dans ces mêlées !

J’mange une beigne,
Une châtaigne,
Il s’renifle
Une mornifle,
Je le dessoude
A coups de coude
Et il m’aligne
Une belle pigne,
Je fourchette
Ses mirettes
Il m’arrache
La moustache,
Il me piétine
Les narines,
Et j’asticote
Bien ses côtes,

Car final’ment
On s’aime,
On s’aime...
Les coups à tous vents !

Mais après l’match, on fait la fête
On s’marre avec l’autre pilier
Des coups qu’on s’est mis sur la tête
Quand on était sous la mêlée

Quand enfin, débordant de bière,
Pinté, je regagne mon palais,
Ma femme m’attend, la mine guerrière,
V’là un aut’ genre de démêlés !

Elle m’tartine
Une praline
Et s’acharne
Sur ma carne,
Elle me décoche
Une taloche,
Puis elle m’éclate
La prostate,
Je m’avale
Une mandale,
Elle me gnaque
La barbaque,
Elle me pète
Les roupettes,
Et écrabouille
Mes petites couilles,

Car en effet
Elle m’aime,
Elle m’aime...
F’rait un bon pilier !

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